Violents combats dans le sud de l’Afghanistan

3 juillet 2009 – 18:04

Au deuxième jour de l’opération Khanjar (Strike of the Sword ou Coup de poignard), les 4.000 Marines américains et les 650 militaires et policiers afghans ont repris le contrôle du district de Khanishin, où les taliban avaient établi un gouvernement parallèle depuis quelques années. Ces derniers ont préféré éviter la confrontation directe avec les troupes alliées et se sont enfuis.

Une base des insurgés a été détruite, au sud de la ville de Garmser, chef lieu du district éponyme. Là encore, les soldats américains et les forces de sécurité afghane n’ont pas rencontré une forte résistance. Mais pour le général Larry Nicholson, le commandant du corps des Marines en Aghanistan, “cela ne veut pas dire que l’ennemi est parti”.

Globalement, les unités engagées dans cette opération, qui vise à à sécuriser les districts de Garmser et de Nawa avant la tenue de l’élection présidentielle d’août prochain, ont rencontré “une légère resistance” lors de première journée de l’offensive. Cependant, un soldat américain a été tué au cours d’un accrochage avec les insurgés.

Mais, ce 3 juillet, et toujours selon le général Nicholson, des soldats américains sont “engagés dans un sacré combat dans le sud du secteur” de Garmser, situé dans la province du Helmand, bastion des taliban.

“Garmser est au trois-quart calme mais il y a des combats à Toshtay, que nous compter bien mener à bout aujourd’hui” a précisé l’officier américain. “Mais cela ne veut pas dire que l’ennemi est parti. Dans les prochains jours, il va observer nos faits et geste pour évaluer la situation” a-t-il estimé.

Quant au district de Nawa, qui fait également partie des objectifs à traiter, “il est trop calme” d’après le général Nicholson. “Quelque chose est bizarre, l’ennemi se cache” a-t-il déclaré.

Par ailleurs, au moins 20 taliban et un soldat afghan ont perdu la vie, le 2 juillet au soir, dans la province de Zaboul, située dans le sud du pays. “Des rebelles armés ont attaqué hier soir un poste de l’armée afghane dans le distreict de Shinkai. Un soldat afghan a été tué et un autre blessé. Les forces afghanes et internationales ont alors lancée un opération, où 20 talibans ont été tués” a affirmé le chef de la police locale. “Tous les corps des rebelles tués ont été retrouvés sur place” a-t-il poursuivi tout en précisant que 14 corps “ont été emportés par des chefs de tribus locaux”. Quant aux six rebelles tués, ils seraient d’origine pakistanaise.

Justement, dans le nord-ouest du Pakistan, et plus précisément dans la zone tribale du Sud-Waziristan, où l’armée pakistanaise mène actuellement des opérations, deux raids aériens menés par des drones américains ont visé un camp d’entraînement présumé du chef des taliban locaux, Baitullah Mehsud, dont la tête a été mise à prix à 615.000 dollars par Islamabad, et un centre de communication utilisé par les insurgés. Selon des responsables des services de renseignement pakistanais, ces deux frappes auraient fait 17 morts et 27 blessés.

Share/Save/Bookmark


Tags: , , , , , , , , ,

Un officier supérieur britannique tué en Afghanistan

3 juillet 2009 – 17:11

Le lieutenant-colonel Rupert Thoneloe, le commandant du 1er bataillon de Welsh Guards, a été tué le 1er juillet, en compagnie du soldat Joshua Hammond, tu 2nd Royal Tank Regiment, par l’explosion d’un engin explosif improvisé près de Lashkar Gah, dans la province du Helmand.

L’officier allait alors voir ses hommes, actuellement engagés dans une opération contre l’insurrection quand la bombe placé sur la route à détruit le blindé de type Viking dans lequel il avait pris place.

Les véhicules Viking seront par ailleurs retirés du théâtre afghan, en raison de leur trop grande vulnérabilité aux IED. Il seront remplacés, à compter de l’année prochaine, par de nouveaux blindés.

Cela étant, le lieutenant-colonel Thoneloe est le premier officier supérieur britannique a être tué en opération depuis la guerre du Golfe de 1991. Depuis 2001 et l’intervention militaire pour chasser les taliban, la Grande-Bretagne a perdu 171 soldats en Afghanistan.

Share/Save/Bookmark


Tags: , , , , , ,

Nouvelle initiative pour les blessés de l’armée de Terre

3 juillet 2009 – 14:32

L’embuscade de la vallée d’Uzbeen, en août 2008 en Afghanistan, a fait 10 tués parmi les rangs français, mais aussi 21 blessés, dont certains sont revenus en France dans un état sérieux.

Bien évidemment, une blessure, reçue au cours d’une opération extérieure ou non, peut avoir des conséquences lourdes, non seulement pour la victime, mais aussi pour son entourage. Elle peut entraîner un handicap et causer des sequelles psychologiques. Selon sa gravité, elle est susceptible de changer le cours d’une vie.

Mise en place le 1er septembre 1993 et placée sous l’autorité du gouverneur militaire de Paris, la Cellule d’assistance aux blessés de l’armée de Terre (CABAT) vient justement en aide à ceux qui ont été touchés dans leur chair dans l’exercice de leur métier en leur apportant des conseils et en les accompagnant dans la durée.

La CABAT est soutenue dans ses actions par l’association Terre Fraternité. Cette dernière qui ne reçoit aucune subvention publique et qui a recours au bénévolat pour fonctionner; a lancé plusieurs initiatives récemment pour recueillir des fonds au profit des blessés de l’armée de Terre, comme par exemple lors du Festival de musique militaire, qui s’est tenu en juin dernier.

Pour financer les actions de la CABAT, via l’association Terre Fraternité, le gouverneur militaire de Paris, le général de corps d’armée Dary a lancé une nouvelle campagne, intitulée “une pensée pour nos blessés”. Elle consiste à vendre des autocollants représentant une fleur, à l’occasion du 14 juillet et plus généralement lors des différentes manifestations organisées par les unités de l’armée de Terre. Le principe reprend celui du Bleuet de France, dont les bénéfices sont consacrés au soutien des anciens combattants et des victimes de guerre.

Si vous souhaitez faire un don, vous pouvez établir un chèque à l’ordre de Terre-Fraternité et l’envoyer à l’association Terre Fraternité, 1 bis, rue de Martignac, 75007 Paris.

Share/Save/Bookmark


Tags: , , , , , ,

La Marine canadienne veut se concentrer sur l’Arctique

2 juillet 2009 – 19:58

Quand, le 1er juillet 1909, l’explorateur québécois Joseph-Elzear Bernier a proclamé la souveraineté du Canada sur les îles de l’Arctique, il ne se doutait pas que ce continent allait devenir aussi attractif en raison des richesses potentielles qu’il recèle et qui pourront être exploitées en raison du changement climatique. En effet,  ses fonds pourraient receler 13% des réserves de pétrole et 30% des réserves de gaz naturel non découverte de la terre.

Ces perspectives font que les Etats-Unis, la Norvège, le Danemark, la Russie et le Canada cherchent à préserver leur pré-carré sur le continent blanc, si ce n’est à étendre leur souveraineté à d’autres territoires. Et Ottawa et Moscou se disputent notamment la dorsale de Lomonossov, une chaîne de montagnes sous-marine située à 4.000 mètres de profondeur. Or, si cette dernière est une prolongation naturel du plateau continental canadien ou russe, l’un ou l’autre aura le droit d’exploiter les ressources naturelles de 200 à 350 milles, selon la Convetion des Nations unies sur le droit de la mer.

Pour la Russie, l’Arctique constitue une priorité car il s’agit pour Moscou d’en faire “une base stratégique de ressources” à l’horizon 2015. Cet intérêt marqué explique les vols réguliers de bombardiers russes au-dessus de l’Atlantique Nord et à proximité de l’espace aérien canadien, ce qui agace les autorités d’Ottawa.

Ces dernières entendent veiller jalousement sur les territoires qui leur appartiennent. Et pour cela, la Marine canadienne est en première ligne, d’autant plus qu’elle aura à surveiller de nouvelles routes maritimes, ouvertes grâce à la fonte des glaces.

Le nouveau chef des forces navales canadiennes, le vice-amiral Dean McFadden, qui a pris ses fonctions le 21 juin dernier, a confié à la Presse Canadienne que la Marine “est la meilleure gardienne des eaux arctiques”, à condition de disposer d’une flotte correctement équipée.

En effet, les 12 frégates de la classe Halifax ainsi que les sous-marins de type Victoria recevront de nouveaux équipements dans les années qui viennent, pendant que les destroyers de commandement devraient être remplacés.

Les marins canadiens pourront également compter sur un nouvel hélicoptère, le CH-148 Cyclone, qui va remplacer les vieux Sea King, et sur des avions de surveillance stratégique terrestre et maritime CP-140 Aurora modernisés. Enfin, la Force maritime du Canada doit aussi remplacer ses navires ravitailleurs, en service depuis les années 1960, et se doter de six brise-glace, à l’instar des garde-côtes, afin de pouvoir patrouiller dans l’Arctique.

Share/Save/Bookmark


Tags: , , , ,

Afghanistan : Grande offensive aéroportée américaine dans le sud

2 juillet 2009 – 17:16

“L’insurrection est plus au moins forcée de concentrer ses efforts dans l’Helmand et Kandahar. Dans un laps de temps très court, (…) nous lancerons de nouvelles opérations d’envergure (…) pour sécuriser le centre et le sud de la province d’Helmand et stabiliser Kandahar” avait déclaré, le 25 juin dernier, le général néerlandais Mart de Kruif, le commandant de la Force internationale d’assitance à la sécurité (ISAF) de l’Otan pour le secteur RC-S.

“Nous entrons dans une nouvelle phase opérationnelle” avait-il encore ajouté, estimant par ailleurs entre 10.000 et 18.000 le nombre de combattants taliban présents dans la région placée sous sa responsabilité.

Ces opérations d’envergure annoncées par le général Mart de Kruif ont en fait commencé quelques jours plus tôt, le 19 juin, avec les Britanniques, qui ont engagé 500 militaires, dont 350 soldats du Royal Regiment of Scotland, appuyés par des hélicoptères d’attaque et des chasseurs Harrier, dans le secteur de de Babaji, situé au nord de Lashkar Gah, la capitale provinciale du Helmand. Cette mission, appelée Panther’s Claw et dont le but a été de chasser les taliban avant la tenue des élections présidentielles d’août prochain, a permis de découvrir des caches d’armes ainsi que des stocks de graines de pavot.

Presque au même moment, ce sont les militaires canadiens qui ont mené une opération près du village de Salavat afin d’interdire aux insurgés une voix d’accès à la ville de Kandahar, qui accueille par ailleurs une importante base aérienne de l’Otan dans le pays. Selon le major Steve Jourdain, du Royal 22e Régiment de Valcartier, l’opération a également visé à détruire “la composante militaire des insurgés autour de Nakhoney”.

Mais la mission la plus ambitieuse et la plus importante a débuté dans la nuit, ce 2 juillet. Baptisée “Strike of the Sword” (coup de sabre), son objectif est de prendre le contrôle de l’ensemble de basse vallée de l’Helmand, qui est un bastion de l’insurrection menée par les taliban. Cette opération aéroportée, qui est une des plus importantes depuis la fin de la guerre du Vietnam, implique près de 4.000 Marines américains, 650 militaires afghan et une cinquantaine d’avions. Des milliers de soldats supplémentaires sont par ailleurs en soutien.

“L’idée, c’est d’y aller en force, d’y aller fort et d’y aller vite. En agissant ainsi, on sauvegardera des vies dans les deux camps” a estimé le général Larry Nicholson, le commandant du corps expéditionnaire des Marines en Afghanistan.

La première phase de l’opération doit durer 36 heures. Elle consiste à prendre le contrôle des districts de Garmser et de Nawa, qui sont deux fiefs des talibans en bordure des zones tribales pakistanaises. Jamais les forces de l’ISAF n’ont pu s’y établir durablement jusqu’à présent. Le mouvement devrait prendre les insurgés en tenaille puisque l’armée pakistanaise s’est déployée de l’autre côté de la frontière pour empêcher leur fuite vers les régions où ils se replient habituellement.

Pour l’instant, quelques petits accrochages ont eu lieu entre les Marines et les taliban, sans faire de victimes. Mais il est fort probable que les combats se durcissent si la détermination des insurgés est semblable à celle affichée par un de leur commandant, le mollah Hayat Khan. “Des milliers de moudjahidines sont prêts à combattre les troupes américaines engagées dans cette opération” a-t-il assuré.

Au cours de ces deux derniers mois, les Etats-Unis ont renforcé leur contingent de 8.500 soldats, principalement dans la province du Helmand. Près de 17.000 hommes supplémentaires sont attendus en Afghanistan d’ici à la mi-juillet et 4.000 autres rejoindront le pays à la fin du mois d’août pour assurer la formation des forces de sécurité afghanes. Au total, 68.000 militaires américains seront présents en Afghanistan à la fin de l’année 2009.

Photo : Des Marines débarquent d’un hélicoptère Chinook (c) US Marines Corp.

Share/Save/Bookmark


Tags: , , , , , , , ,

Briefing du 2 juillet 2009

2 juillet 2009 – 17:11

 

Share/Save/Bookmark


EADS va sécuriser les frontières saoudiennes

2 juillet 2009 – 17:05

Dans les années 1990, l’Arabie Saoudite souhaitait protéger sa frontière avec l’Irak avec un système de surveillance électronique. Initialement appelé MIKSA (Ministry Interior Kingdom Saudi Arabia), puis, plus tard, SBGDP (Saoudi Border Guard Development Program), ce projet a finalement été étendu aux 9.000 kilomètres de frontières du royaume.

Dès le départ, le français Thomson CSF (rebaptisé Thales en 1998) faisait figure de favori pour remporter ce contrat. A plusieurs reprises, le spécialiste français de l’électronique de défense a été très proche de signer un accord. Mais finalement, le 1er juillet, c’est EADS, allié au groupe saoudien de BTP Al-Rashid, qui a remporté la mise devant tous les autres prétendants, parmi lesquels figuraient, outre Thales, le britannique BAE Systems et l’américain Raytheon.

Déjà, en septembre dernier, le groupe européen d’aéronautique et de défense avait remporté une première manche avec l’attribution discrète d’un contrat portant sur la surveillance de la frontière commune entre l’Irak et l’Arabie Saoudite.

Le contrat que vient de signer EADS consiste à fournir à l’Arabie Saoudite un système intégré global composé par des radars, des détecteurs de personnes, des réseaux de télécommunication cryptés et des centres de commandement. Il s’agit de bâtir un réseau “info-centré”, qui permettra aux différents composants (avions, blindés, frégates, drones, etc…) de communiquer entre eux. Ainsi, il sera possible de contrôler les frontières aériennes, terrestres et maritimes du royaume.

Le chantier devrait durer au moins cinq ans et emploiera au moins 1.000 personnes au sein du groupe EADS. Le montant de ce projet est estimé à entre 1,6 et 2,5 milliards de dollars, selon les différentes sources.

Avec ce contrat, EADS se renforce dans le secteur de la défense et réduit sa dépendance à l’égard de celui de l’aéronautique civile. Par ailleurs, le groupe européen a ouvert une brèche importante dans le marché saoudien de la défense et de la sécurité, habituellement dominé par les Américains et Britanniques.

Share/Save/Bookmark


Tags: , , , , , , ,

Les forces américaines se retirent des villes irakiennes

1 juillet 2009 – 15:49

Conformément à l’accord de sécurité conclu entre Bagdad et Washington en novembre dernier, les forces américains ont terminé leur retrait des centres urbains irakiens au soir du 30 juin. “Ce jour, que nous considérons comme une fête nationale, est à mettre au crédit de tous les Irakiens” a déclaré Nouri al Maliki, le Premier ministre du pays, lors d’une allocution télévisée.

Depuis 2007, la situation sécuritaire en Irak s’est considérablement améliorée, notamment en raison de l’application des recommandations faites à l’administration Bush par le général David Petraeus, actuellement chef de l’US Centcom, le commandement américain en charge de l’Asie centrale et du Moyen Orient.

Ces dernières ont consisté à augmenter le contingent américain dans le pays pour le porter à près de 160.000 hommes et de mettre en application des techniques contre-insurectionnelles - inspirées d’ailleurs par le théoricien français David Galula - afin de retourner la population civile contre les rebelles et de convaincre les tribus sunnites pour combattre al-Qaïda.

Ainsi, le nombre des attaques s’élevait en moyenne à 160 par jour en 2007 contre 10 à 15 pour le premier semestre de l’année 2009. Les attentats suicides sont donc en constante diminution, de même que l’afflux de djihadistes étrangers, notamment au cours des 10 derniers mois, si l’on en croit le général Ray Odierno, le commandant des forces américaines en Irak.

En mai, les pertes civiles ont atteint le niveau le plus bas depuis l’intervention militaire de coalition emmenée par les Etats-Unis en mars 2003. Cependant, tout est loin d’être encore idyllique. Depuis le début de l’année, ce sont près de 1.800 personnes qui ont été victimes de violences. Et si les attaques sont moins nombreuses, elles sont en revanche plus meutrières, comme celle qui a visé le quartier chiite de Choula, à Bagdad, (40 morts), le 20 mai dernier, ou encore celle qui a fait, un mois plus tard, 72 tués à Taza, une localité située près de Kirkouk. La semaine passé, un attentat sur un marché dans le quartier chiite de Sadr City a tué 72 civils et en a blessé 150 autres.

Et le jour même où les troupes américaines se sont retirées des cités irakiennes pour être remplacées par 500.000 policiers et 250.000 militaires irakiens, la ville de Kirkouk a encore une fois été le centre d’un attentat (26 morts, 56 blessés). “Ne vous y trompez pas, il y aura encore des jours difficiles. Nous savons que la violence va perdurer en Irak” a estimé le président Barack Obama au cours d’une brève intervention. “La paix reste fragile et réversible” confiait récemment le général Petraeus.

Plusieurs éléments incitent à la prudence quant à l’avenir de la situation irakienne. En effet, même si al-Qaïda a subit un revers majeur dans le pays avec son échec d’imposer une guerre civile inter-confessionnelle en 2006-2007, il en reste pas moins que l’organisation est toujours présente et qu’elle est encore capable de mener des actions meurtrières, comme l’ont montré les récents attentats. La ville de Mossoul, par exemple, reste encore un bastion de la mouvance djihadiste. Les divisions entre les différentes communautés subsistent (arabes contre kurdes, sunnites contre chiites) et de nouvelles tensions peuvent apparaître sur la question de la répartition des recettes pétrolières. Sans oublier le voisin iranien, qui selon plusieurs rapports du Pentagone, cherche à influencer la politique irakienne.

En cas de besoin, les forces de sécurité irakiennes pourront toujours demander le soutien des militaires américains. Mais à partir de la fin de l’année 2011, elles devront assumer toutes seules les missions qui lui incombent. En effet, dès 2010, les unités combattantes américaines auront quitté le pays. Il ne restera ensuite qu’entre 35.000 à 40.000 hommes affectés à des tâches de formation et de logistique jusqu’au retrait final.

Share/Save/Bookmark


Tags: , , , , , ,

Malaise au Mossad

30 juin 2009 – 17:13

Nommé en 2002 à la tête du Mossad, les services secrets israéliens, puis reconduit à ce poste par Ehud Olmert en 2008, le général Meïr Dagan a été maintenu  une année supplémentaire dans ses fonctions par le Premier ministre Benjamin Netanyahu, le 21 juin dernier.

Cet ancien officier des commandos, âgé de 64 ans, a su gagner la confiance des dirigeants politiques. Sous sa responsabilité, plusieurs opérations aussi délicates que sensibles ont été menées.

Parmi celles-ci, on peut compter l’assassinat, en Syrie, d’Imad Moughieh, le chef militaire du Hezbollah libanais, à l’origine de nombreux d’enlèvements et d’attentats, dont celui qui avait visé l’immeuble Drakkar, le 23 octobre 1983, dans lequel 58 parachutistes français avaient perdu la vie.

Selon toute vraisemblance, le Mossad aurait recueilli des renseignements de première importance concernant les installations nucléaires secrètes syriennes, bombardées en septembre 2007 par l’aviation israélienne et au sujet desquelles une enquête de l’Agence internationale pour l’énergie atomique est en cours. La Syrie étant en état de guerre contre Israël, Meïr Dagan avait prédit que Damas ne réagirait pas au raid israélien. Et c’est ce qu’il s’est effectivement passé : les risques du défaite militaire aurait sans doute signifié la fin du régime de Bachar al-Assad, ou du moins le faire vaciller.

Fin analyste, le chef du Mossad avait aussi prévenu son Premier ministre, Ehud Olmert, que les raids aériens menés par Israël au Liban, à l’été 2006, contre le Hezbollah ne permettrait pas de détruire l’appareil militaire de l’organisation politico-terroriste chiite. Une fois de plus, les faits lui ont donné raison.

Mais ce qui justifie sans doute son maintien à la tête du Mossad est sa position à l’égard du nucléaire iranien, qu’il considère être la première menace à laquelle doit faire face l’Etat hébreu. On le dit même partisan d’une intervention militaire contre Téhéran, ce qui pourrait être une option probable en cas d’échecs des négociations internationales et des sanctions prises à l’égard de la république islamique.

D’ailleurs, les forces aériennes israéliennes (IAF) ont mené un exercice de grande ampleur, en juin 2008, au-dessus de la Méditerranée orientale, impliquant des appareils F15, F16 ainsi que des avions ravitailleurs. A l’époque, ces manoeuvres ont été présentés comme une répétition générale avant une possible attaque des sites nucléaires iraniens, à l’image du raid qui, en 1981, avait été conduit en Irak pour détruire la centrale d’Osirak.

Cela étant, les raisons pour maintenir Meïr Dagan à son poste ne manquent pas. Et pourtant, cette décision suscite quelques remous au sein du Mossad. En effet, elle a été le prétexte de la démission du directeur adjoint des services secrets israéliens, dont l’identité reste confidentielle. Surnommé “Taf”, ce qui correspond à la première lettre hébraïque de son nom, il serait un ancien membre d’une unité d’élite. Il est, en outre, le responsable de plusieurs opérations du Mossad.

Ce n’est pas la première fois qu’un dirigeant du service isralien démissionne pour ce que l’on pourrait qualifier d’une incompatiblité d’humeur avec Meïr Dagan. L’ancien responsable de l’unité Kidon du Mossad, Hagai Hadas, avait quitté ses fonctions pour cette raison.

Share/Save/Bookmark


Tags: , , , , ,

Accident de l’A310 : Des moyens militaires pour les recherches aux Comores

30 juin 2009 – 15:48

Presque un mois après la perte du vol AF447 Rio-Paris au-dessus de l’Atlantique, un Airbus A-310 de la compagnie aérienne Yemenia s’est abîmé en mer, à 1h50 (heure locale) ce 30 juin, au large de l’archipel des Comores. L’appareil avait décollé un peu plus tôt de l’aéroport de Sanaa pour rejoindre Moroni, sur l’île de Grande-Comore.

L’incident s’est produit au moment de l’approche pour atterrir. L’avion transportait 153 passagers dont 66 Français et 11 membres d’équipage. Pour l’instant, aucune explication n’est privilégiée par rapport à une autre. Toutefois, et selon le directeur de l’aéroport de Moroni, les conditions météorologiques étaient “défavorables” au moment de l’atterrissage, “avec de fortes rafales de vent”.

Le secrétaire d’Etat français aux Transports, Dominique Bussereau, a quant à lui précisé que l’A310, acheté d’occasion, présentait “un certain nombre de défauts” lors d’une visite de contrôle menée par la Direction générale de l’aviation civile (DGAC), en 2007. “La compagnie (ndlr: Yemenia Airlines) ne faisait pas partie de la liste noire mais faisait l’objet de notre part d’un contrôle renforcé et devait être auditionnée prochainement par le comité de l’Union européenne” a expliqué le secrétaire d’Etat.

Le président de la République, Nicolas Sarkozy, a “immédiatement demandé aux armées de tout mettre en oeuvre, notamment à partir de Mayotte et de la Réunion, pour porter secours aux passager et membres de l’équipage de l’Airbus de la compagnie yéménite”. Ainsi, un avion de transport Transall a décollé de Gillot, à Saint-Denis de La Réunion, avec à son bord une douzaine de plongeurs du Service départemental Incendie Secours (SDIS) et de la Marine nationale, trois médecins ainsi que trois psychologues.

Par ailleurs, deux bâtiments de la Marine nationale doivent également rejoindre la zone de l’accident. Il s’agit du patrouilleur P400 “La Rieuse” et de la frégate de surveillance “Nivôse”, qui s’est récemment illustrée en capturant une vingtaine de pirates somaliens en deux fois. Le navire dispose en outre d’un hélicoptère Panther. Selon le commandant des forces armées du sud de l’océan Indien (FAZSOI), le général Bruno de Bourdoncle de Saint-Salvy, les conditions de recherche “s’annoncent difficile” en raison de l’état de la mer.

Cela étant, et pour l’instant, un enfant a été retrouvé vivant par les sauveteurs. Ces derniers ont également repêché les corps sans vie de trois passagers de l’avion accidenté.

Photo : La frégate de surveillance Nivôse (c) Marine nationale

Share/Save/Bookmark


Tags: , , , , , , , , , , ,