Les Moudjahidines indiens ont revendiqué les attentats de Jaipur

16 mai 2008 – 15:31

Le 13 mai, une série d’attentats à la bombe ont ensanglanté Jaipur, qui est aussi la capitale de l’Etat indien du Rajasthan. Selon un bilan établi le lendemain, près de 63 personnes ont été tuées et 216 blessées lors de l’explosion quasi simultanée de sept bombes devant un temple hindouiste et sur des marchés de cette ville qui passe pour être un haut lieu touristique de l’Inde. Un engin explosif fixé sur une bicyclette a par ailleurs été désamorcé par les forces de sécurité.

Portrait robot d'un suspect impliqué dans les attentatsSuite à ces attaques, une “douzaine de personnes” ont été arrêtées, selon les autorités de l’Etat du Rajasthan. Les soupçons concernant les auteurs de ces attentats se sont portées sur les groupes islamistes séparatistes du Cachemire qui contestent la souveraineté indienne sur une partie de ce territoire, qui fait l’objet d’un différend avec le Pakistan.

“Les responsables de ces attentats ont des connections avec l’étranger”, a ainsi déclaré Shiprakash Jaiswal, le vice-ministre indien de l’Intérieur. Ces propos viennent en écho à ceux du Premier ministre de l’Etat du Rajasthan, M. Raja, pour qui ces attaques semblent avoir été menées par un “groupe international.”

Cependant, ces attentats ont été finalement revendiqués par un groupe terroriste islamique juqu’alors inconnu, les “Moudjahidines indiens”. Des chaînes de télévision ont ainsi reçu une vidéo par email dans laquelle cette organisation indique le numéro de série de la bicyclette piégée retrouvée par les policiers du Rajasthan.

Selon le ministre de l’Intérieur de cet Etat, Gulab Chand Kataria, ce message était en outre assorti de menaces visant l’Inde, le Royaume-Uni et les Etats-Unis. “Vous soutenez l’Amérique et la Grande-Bretagne et nous mettrons la pression sur eux et sur vous” y était-il écrit. Le courriel aurait été envoyé à partir d’un cybercafé dont le propriétaire a été arrêté mercredi soir par la police de l’Etat d’Uthar Pradesh.

La bicyclette retrouvée par les forces de sécurité constitue un début de piste sérieux pour la police. En effet, le portrait robot de son propriétaire - qui l’aurait achetée peu avant les attaques, a pu être établi par les policiers en charge de l’enquête.

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Afghanistan : le 8e RPIMa sera déployé dès juillet

15 mai 2008 – 17:27

Conformément aux engagements pris par le président de la République lors du sommet de l’Otan de Bucarest, le 2 avril dernier, la France va déployer un bataillon de 700 militaires dans l’Est de l’Afghanistan.

Sauf contre-ordre, ces renforts, placés sous le commandement de la Force internationale d’assistance à la sécurité de l’Otan, seront essentiellement composés par des personnels du 8e Régiment parachutiste d’infanterie de marine (RPIMa) de Castres. Ce dispositif sera complété par des AMX-10 RC du 1er régiment étranger de cavalerie (REC), basé à Orange.

Le 8e RPIMa est un régiment de relativement jeune. Héritier du 8e Bataillon de Parachutistes Coloniaux, créé le 28 février 1951, il s’est illustré pendant les guerres d’Indochine et d’Algérie. Dissous en mai 1954 après la bataille de Dien Bien Phu, où ce régiment aura perdu la quasi totalité de ses effectifs, il renaît lors du conflit algérien. Rentrée en France en 1961, cette une unité finit par s’installer à Castres après avoir été en garnison à Nancy pendant un an.

Récemment, le 8e RPIMa a participé à plusieurs opérations extérieures, notamment en Afrique (Gabon en 1990, RCA en 1996, Congo-Brazaville en 1997, RDC en 1998), au Cambodge en 1992 et surtout dans les Balkans (Bosnie, Macédoine et Kosovo).

Le 1er REC a souvent été déployé sur les mêmes terrains d’opérations que le 8e RPIMa. Créé en 1921 à Sousse (Tunisie), grâce à l’incorporation de soldats russes fuyant la révolution bolchévique, le 1er REC respecte aussi bien les traditions de la Légion étrangère que celles de la cavalerie. Equipé d’AMX-10 RC, ce régiment dispose d’un escadron d’éclairage et d’investigation apte à effectuer des missions de recherche et de renseignement.

Une vidéo sur le 8e RPIMa :

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Filières irakiennes : le verdict est tombé

15 mai 2008 – 16:41

Les sept membres de la “filière irakienne” du XIXe arrondissement de Paris, qui avaient comparu devant la 14e chambre du tribunal correctionnel de Paris en mars dernier, ont été condamnés à des peines allant de 18 mois à sept ans de prison ferme pour avoir recruté, formé et envoyé des aspirants djihadistes en Irak en 2004.

Ainsi, le chef de ce réseau démantelé en janvier 2005, Farid Benyettou, a été condamné à une peine de six ans de prison ferme, assortie d’une période de quatre ans. Son second, Boubakeur El Hakim, a, quant à lui, écopé d’une peine plus sévère de sept ans ferme. Le tribunal a en effet considéré que ce dernier, arrêté en Syrie avant d’être expulsé en France, a joué un rôle plus important au sein de cette filière que celui de Benyettou, ayant été à la fois “combattant”, “incitateur pour les jeunes Parisiens du XIXe arrondissement” et “superviseur”.

Le tribunal a rendu une décision conformé aux réquisitions du procureur en condamnant Nacer Eddine Mettai, le fournisseur des faux papiers du réseau, à quatre ans de prison. Déjà en détention, cette peine ne devrait pas s’ajouter à celle qu’il purge actuellement.

Trois autres prévenus ne retourneront pas en prison. Arrêtés avant leur départ pour la Syrie, pays à partir duquel ils auraient dû rejoindre l’Irak, Mohammed El Ayouni, Thamer Bouchnak et Cherif Kouachi ont été condamnés à trois ans de prison, dont 18 mois de sursis, une peine déjà accomplie en détention provisoire. Enfin, Said Abdellah, poursuivi pour ses relations avec des réseaux djihadistes, dont la filière irakienne, devra effectuer sept ans derrière les barreaux.

Les avocats de la défense n’ont pas encore fait savoir si ils avaient l’intention de faire appel.

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Un centre de défense cybernétique pour l’Otan

15 mai 2008 – 14:57

En avril 2007, l’Estonie subissait la première offensive cybernétique de grande ampleur. Des attaques massives par dénis de service (DoS) des serveurs Internet du gouvernement, des banques et des médias avaient gravement perturbé l’activité ce pays très en avance sur l’utilisation des nouvelles technologies de l’information.

Bien qu’elle s’en était défendue, la Russie avait alors été soupçonné d’être à l’origine de cette bataille d’un nouveau type dont les conséquences avaient amené Tallinn à invoquer l’application de l’article 5 de la charte de l’Otan qui prévoit la solidarité automatique entre les membres de l’Alliance dans le cas où l’un d’entre eux est attaqué. Cependant, cette demande n’avait pas fait l’unanimité parmi les alliés dont une majorité avait alors considéré que la défense cybernétique n’entrait pas dans les prérogatives de l’Otan. Mais, devant la gravité de la situation, l’Alliance avant néanmoins envoyé des experts en Estonie.

Depuis, la menace cybernétique est devenue une des priorités de l’Otan. En mars dernier, le directeur du centre de sécurité informatique de l’Alliance, Suleyman Anil, avait déclaré que la défense des systèmes informatiques “devaient être placée au même niveau de priorité que la défense militaire aérienne et la lutte mondiale contre le terrorisme.”

Ainsi, sept pays de l’Alliance (Allemagne, Espagne, Estonie, Italie, Lettonie, Lituanie et Slovaquie) ont signé, à Bruxelles, le 14 mai, un protocole d’accord portant sur la création d’un “Centre d’excellence de l’Otan pour la défense cybernétique” qui sera implanté à Tallinn pour être opérationnel en janvier 2009.

Les missions de cette nouvelle structure seront, selon le général Ants Laaneots, le chef d’état-major de l’armée estonienne, “d’améliorer l’interopérabilité, la coopération et les mécanismes juridiques” dans le domaine de la défense cybernétique. Il s’agit également de “renforcer les capacités défensives de l’Otan par des simulations d’attaques cybernétiques.”

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Des responsables afghans complices d’Al-Qaida

14 mai 2008 – 11:08

L’attentat qui avait visé, le 27 avril, le président Hamid Karzaï pendant un défilé militaire à Kaboul laissait supposer que les terroristes avaient bénéficié de complicités au sein même des services de sécurité afghan.

L’enquête actuellement en cours confirme cette hypothèse. Ainsi, le 5 mai, le chef des services de renseignements afghans, Amrollah Saleh, a annoncé l’arrestation d’un médecin détaché auprès du ministère de l’Intérieur et d’un employé du ministère de la Défense. Ces derniers auraient été en relation avec des membres d’Al-Qaida localisés dans la région de Miranshah, située au Waziristan du Nord, une zone tribale pakistanaise proche de la frontière afghane.

Lundi dernier, huit hauts-responsables de l’armée afghane - dont sept généraux - ont été suspendus de leurs fonctions en raison de soupçons concernant leur implication dans l’organisation de l’attentat contre Hamid Karzaï. Plus inquiétant encore, il s’avère que parmi ces huit hommes figurent le chef de la police de la capitale, le chef du contre-terrorisme et le chef du renseignement à Kaboul.

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Les rangers prennent la quille

13 mai 2008 – 11:34

Il fallait s’y faire à cette paire de rangers… Les premiers crapahuts laissaient en général des ampoules aux pieds des jeunes recrues qui n’avaient pas toujours appliqué le conseil de les casser avec le tabouret réglementaire de la chambrée afin de les assouplir. Mais à la longue, on finissait par s’y faire et même à les bichonner en y appliquant de la graisse et du cirage les jours de revue.

Les rangers, familièrement appelée “rangeots”, vont bientôt faire partie du passé, au même titre que les brodequins cloutés du poilu de 14-18 et les Pataugas.

Le général Elrick Irastorza, Major général de l’armée de Terre (MGAT), a en effet annoncé, dans les colonnes du dernier numéro de Terre Magazine, que de nouvelles chaussures de type “Meindl” vont prochainement faire partie du paquetage et remplacer ainsi les actuelles rangers.

Le général Irastorza a également annoncé des changements dans la politique d’habillement de l’armée de Terre. Ainsi, à, partir du 1er janvier 2009 et à prime d’équipement constante, la distribution des tenues se fera en fonction des affectations. Par exemple, un militaire travaillant au sein d’un état-major sera autorisé à commander davantage de chemises par rapport à celui qui sert dans une unité opérationnel dont les besoins en treillis sont plus importants.

Des économies vont être également réalisées pour dégager des marges de manoeuvres sur d’autres équipement. Par exemple, le tee-shirt bariolé actuellement en vigueur sera remplacé un sous-vêtement basique vert Otan. Cette simple mesure permettra d’économiser 870 000 euros qui pourront être ensuite employés pour l’achat de treillis FELIN qui coûtent 108 euros l’unité (contre 37 euros pour celui actuellement en vigueur).

Enfin, le général Irastorza a rappelé “que l’achat sur deniers personnels d’effets ou d’équipements de combat majeurs, non réglementaires, doit être fortement prohibé”, étant donné que “sauf dans des situations opérationnelles particulières, le paquetage de combat en dotation permet au militaire d’être engagé dans des conditions satisfaisantes.”

En novembre dernier, dans un courrier adressé à ses officiers, le général Bonnemaison, commandant la 9e Brigade légére blindée de marine, avait manifesté son irritation devant les tenues non-réglementaires de certains de ses subordonnés.

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Séance de rattrapage : l’ennemi intime

12 mai 2008 – 19:17

Réaliser un film de guerre n’est pas un exercice facile, surtout si le sujet porte sur la guerre d’Algérie dont les blessures qu’elle a laissées des deux côtés de la Mediterranée saignent encore chez ceux qui l’ont vécue. Les bons films de guerre sont rares car le plus souvent, ils servent une propagande peu ou prou inavouée ou alors ils sombrent dans la caricature. Inutile d’évoquer la plupart de ceux produits à Hollywood, rendus peu crédibles par leur sentimentalisme mélangé à des scènes de combat, ce qui ferait presque oublier que la guerre est une chose sérieuse.

Le film de Florent Emilio Siri, “L’ennemi intime” évite tous ces pièges. Des exactions du FLN à la torture pratiquée par certains éléments de l’armée française pour obtenir du “renseignement”, à la pression exercée sur les villageois par les indépendantistes algériens à l’usage du napalm (alors officiellement appelé le “bidon”) par les Français, le cinéaste n’occulte rien.

L’Ennemi intime raconte l’histoire d’un jeune lieutenant idéaliste (Benoît Magimel) affecté à un poste situé dans les hautes montagnes kabyles. Il y rencontre le sergent Dougnac (Albert Dupontel) qui est déjà un vieux baroudeur. Ce duo fait penser à celui interprété par Jacques Perrin et Bruno Cremer dans la 317e Section, le remarquable film de Pierre Schoendoerffer. Cependant, les dures réalites de cette guerre qui n’avoue pas son nom vont finir par avoir raison de l’idéalisme du jeune officier…

Pour ceux et celles qui n’auraient pas eu l’occasion de le voir en salle au moment de sa sortie, ce film vient de sortir en DVD.

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La Corée du Nord détaille une partie de son programme nucléaire

11 mai 2008 – 19:14

Lors des accords de Pékin conclus en février 2007 entre les deux Corées, les Etats-Unis, la Chine, le Japon et la Russie, Pyongyang s’était engagé à démanteler son réacteur de Yongbyon et à fournir, avant la fin de l’année dernière, des informations complètes concernant ses activités nucléaires en échange d’une aide énergétique et d’un retrait de la Corée du Nord de la liste noire américaine portant sur les pays soutenant le terrorisme.

Si l’engagement pris sur le réacteur de Yongbyon avait bien été respecté, la Corée du Nord s’était montrée plus réticente à donner les informations demandées, arguant du fait que Washington n’avait pas encore modifié sa liste noire et que l’aide énergétique promise n’avait été que partiellement reçue.

Mais Pyongyang a finalement commencé par céder. Les négociateurs nord-coréens ont effet fourni aux Etats-Unis 18.000 pages de documents concernant la centrale nucléaire de Yongbyon et sa production de plutonium en vue d’une utilisation militaire jusqu’en en juillet 2007. La quantité produite de ce combustible a été évaluée à une cinquantaine de kilogrammes, ce qui est suffisant pour fabriquer au moins huit bombes nucléaires.

Seulement, ces informations restent incomplètes pour Washington, étant donné qu’elles ne couvrent pas la totalité des activités nucléaires nord-coréennes, à commencer par celles concernant les transferts de technologie vers la Syrie.

“Les Etats-Unis et les autres parties continuent de faire pression sur la Corée du Nord pour qu’elle remplisse ses engagements en matière de déclaration”, a précisé le Département d’Etat dans un communiqué.

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Les lacunes du FBI dans la lutte contre le terrorisme

11 mai 2008 – 19:11

Près de huit ans après les attentats du 11 septembre, un rapport publié jeudi dernier par la commission du Renseignement du Sénat américain a pointé les insuffisances du FBI en matière de lutte contre le terrorisme.

Ainsi, selon le document, l’agence fédérale, qui fête son centième anniversaire cette année, a encore des efforts à faire pour gagner en efficacité, notamment au niveau de la collecte du renseignement et de son organisation.

La commission a recommandé qu’un calendrier précis soit mis en place pour combler au plus vite les lacunes constatées. Parmi les insuffisances constatées, le rapport met en avant des problèmes concernant la formation de centaines d’analystes engagés depuis le 2001 et le manque de personnels qualifiés. Ainsi, la cellule en charge du dossier d’Al Qaida aurait 20% des ses postes vacants.

Le document a également révélé que seulement un tiers des agents et des analystes du renseignement ont un accès à Internet à partir de leur bureau et que d’une manière général, les personnels du FBI n’ont pas les moyens nécessaire pour stocker et de partager les données relatives à leurs enquêtes.

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Les capacités insuffisantes des hôpitaux américains face au risque terroriste

11 mai 2008 – 19:07

Une enquête menée par une commission de la Chambre des représentants et portant sur une trentaine d’hôpitaux de sept grandes villes américaines a mis en lumière les insuffisances en matière d’accueil d’éventuelles victimes d’un attentat.

Les parlementaires se sont donc intéressés aux centres hospitaliers de New York, Chicago, Los Angeles, Washington, Houston, ainsi que les deux villes qui accueilleront les conventions des Républicains et des Démocrates pour l’élection présidentielle.

Ainsi, le rapport, présenté par le président de la Commission, le démocrate Henry Waxman, indique que les hôpitaux de ces villes pouvant faire l’objet d’une attaque terroriste n’auraient pas les capacités suffisantes pour accueillir un afflux important de victimes. Selon les parlementaires, les salles d’urgence ne seraient pas adaptées pour soigner un trop grand nombre de blessés et les unités de soins intensifs manqueraient de lits disponibles.

“Les résultats de l’enquête montrent qu’aucun hôpital étudié des sept villes a une capacité suffisante pour les soins d’urgence en cas d’une attaque terroriste causant autant de victimes que lors des attentats de Madrid”, ont déclaré les membres de la Commission dans une communiqué commun.

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