Le président Sarkozy annonce le retrait d’Afghanistan des « forces combattantes » avant la fin 2013

27 janvier 2012 – 19:13

L’on attendait des annonces à l’occasion de la visite en France du président afghan, Hamid Karzaï, venu à Paris ce 27 janvier pour signé un traité de coopération. Surtout après l’assassinat de quatre militaires français désarmés par un soldat de l’armée afghane…

Ce drame avait conduit l’actuel locataire de l’Elysée, Nicolas Sarkozy, a suspendre les opérations de formation menées par l’armée française au profit de son homologue afghane dans l’attente de nouvelles mesures visant à améliorer la sécurité de ses soldats.

Manifestement, le gouvernement afghan a dû donner des gages satisfaisants en la matière puisque le président Sarkozy a annoncé la reprise des missions de formation à compter du 28 janvier. Des mesures ont toutefois été également prises du côté français.

Mais la principale annonce faite par le chef de l’Etat est l’accélération du calendrier de retrait d’Afghanistan des troupes françaises, avec un transfert de la responsabilité de la sécurité de la province de Kapisa, là où est déployée la brigade La Fayette, à l’armée nationale afghane dès mars 2012.

Ce délai paraît cependant court car les conditions pour que la transition se fasse en bon ordre sont loin d’être réunies, le secteur de Tagab restant encore un point noir. D’autre part, la province de Kapisa a une certaine importance stratégique, compte tenu que l’axe Vermont la traverse et qu’elle verrouille l’accès à Kaboul : il est donc à craindre que les insurgés y fassent porter l’essentiel de leurs efforts à l’avenir.

D’où l’appel lancé à la France par le secrétaire général de l’Otan, Anders Fogh Rasmussen, pour qu’elle respecte le calendrier adopté lors du sommet de l’Alliance organisé à Lisbonne en novembre 2010, lequel fixe l’échéance de la fin de l’année 2014 pour le transfert total de la responsabilité de la sécurité aux forces afghanes.

« Pour ce qui est de la contribution française à nos opérations en Afghanistan, laissez-moi insister sur le fait que nous étions tous d’accord au sommet de Lisbonne sur un processus de transfert des responsabilités de sécurité aux forces afghanes selon un calendrier bien défini » a ainsi déclaré Anders Fogh Rasmussen, lors d’une conférence de presse, le 26 janvier. « Nous avons exposé les grandes lignes d’un plan d’action et il est important pour le succès de nos opérations de maintenir notre engagement envers ce plan » a-t-il ajouté.

Cela étant, le président Sarkozy a donc décidé d’accélérer le mouvement. « La poursuite de la transition et ce transfert graduel des responsabilités de combat permettront de planifier le retour de la totalité de nos forces combattantes dès la fin de l’année 2013″, soit un an avant la date limite fixée par l’Otan, a-t-il expliqué.

Et dès 2012, le contingent présent en Afghanistan sera réduit de 1.000 militaires (sur les 3.600 actuellement déployés) alors que les plans initiaux prévoyaient le retour de seulement 600 hommes.

Toutefois, il restera encore des militaires français au-delà de l’année 2013, pour des missions de formation de l’armée afghane avec un effectif « résiduel ». « Il sera à tout le moins de l’ordre de quelques petites centaines » d’hommes, a déclaré le président Sarkozy.

Cette évolution de la politique française en Afghanistan fait penser à celles du Canada et des Pays-Bas. Ces deux pays ont en effet mis fin aux opérations de combat de leurs troupes – tout en prévenant leurs alliés de l’Otan relativement assez tôt – pour mener désormais des missions de formations au profit de l’armée nationale afghane.

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De nouveaux casques pour l’armée française

27 janvier 2012 – 18:40

Alors que le « produire en France » est l’un des thèmes de ce début de campagne électorale, la société MSA Gallet, implanté à Châtillon-sur-Chalaronne, dans l’Ain, a indiqué avoir remporté un appel d’offres émis par le Centre d’Expertise du Soutien des Combattants et des Forces (CESCOF) afin de livrer, dans les quatre ans qui viennent, entre 16.000 et 64.000 casques de combat avec leurs accessoires.

« Le nouveau casque (…) offre une protection balistique de dernière génération, renfonrçant la sécurité pare-balles et pare-éclats. Il présente également plusieurs avancées techniques, comme un revêtement améliorant le camouflage du soldat et un intérieur en pads (cales de suspension), apportant plus de confort et d’ergonomie », précise MSA Gallet par voie de communiqué.

L’ex-CGF Gallet (devenue MSA Gallet en 2002 après son intégration par l’américain MSA) est un fournisseur relativement ancien du ministère de la Défense puisque l’entreprise fabrique notamment les casques SPECTRA pour l’armée de Terre, les casques F1 de la Brigade des Sapeurs-Pompiers de Paris ainsi que ceux destinés aux pilotes de l’armée de l’Air et de la Marine nationale (modèle LA-100).

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L’achat de Rafale ou de F-18 évoqué au Royaume-Uni

27 janvier 2012 – 14:54

Avoir un porte-avions, c’est bien. Et pouvoir mettre des aéronefs dessus, c’est encore mieux. Normalement, la Royal Navy, qui doit mettre en service, d’ici 2019, un navire de ce type, le HMS Prince of Wales, devrait disposer d’environ 50 F-35 C, c’est à dire la version navale de l’appareil développé par le constucteur américain Lockheed-Martin.

Seulement, le programme Joint Strike Fighter accuse de nombreux problèmes, lesquels générent, en plus des retards, des surcoûts de plus en plus importants. Qui plus est, selon un rapport interne au Pentagone, intitulé « DOD F-35 Concurrency Quick Look Review », la version navale de cet avion est loin de donner entière satisfaction.

En effet, sur 8 tentatives d’appontage du F-35C sur un porte-avions ont échoué, toutes ont échoué en raison d’une mauvaise position du crochet servant à accrocher les brins d’arrêt. Et le rapport en question de craindre l’apparition d’autres défauts sur cette version du F-35 compte tenu que l’appareil n’a pas été testés dans d’autres domaines.

D’où l’inquiétude, outre-Manche, de ne pas pouvoir aligner dans les temps les F-35C commandés, ce qui retarderait d’autant plus la ré-acquisition des capacités aéronavales des forces armées britanniques, qu’elles ont été contraintes d’abandonner après la publication de la Strategic Defense and Security Review (revue stratégique de défense) et à cause du contexte budgétaire.

Et l’annonce, aux Etats-Unis, de l’étalement du programme Joint Strike Fighter a de quoi alimenter les doutes, à Londres, quant à la pertinence du choix de cet appareil. Au point que l’amiral Trevor Soar, qui vient juste de quitter ses fonctions de chef d’état-major de la Royal Navy, aurait jeté un pavé dans la mare, si l’on en croit les informations du quotidien The Times.

En effet, il aurait confié, lors d’un discours prononcé devant les membres de l’Advancing UK Aerospace, Defense & Security (ADS) que la Royal Navy serait en train d’étudier une alternative au F-35C en cas d’augmentation de ses coûts ou de nouveaux retard dans sa mise au point. Et comme les avions occidentaux ayant des capacités navales ne sont pas nombreux – dommage pour le Typhoon! – l’officier a cité le Rafale de Dassault Aviation et le F-18 Super Hornet de Boeing comme candidats potentiels. Mais il s’agirait-là d’une solution « temporaire ».

Quoi qu’il en soit, l’ancien chef d’état-major de la Royal Navy (il a quitté son poste le 6 janvier) a indiqué que le F-35C serait l’un des dossiers importants abordés lors de la prochaine revue stratégique de défense qui sera publiée en 2015.

Seulement, les déclarations prêtées à l’amiral Soar ont provoqué quelques remous. Tout d’abord, l’ADS a diffusé un communiqué selon lequel les commentaires tenus par l’officier à propos du F-35 lui avaient été « incorrectement attribués ». Mais, a priori, l’intéressé ne les pas encore démentis…

Du côté du ministère britannique de la Défense, l’on ne confirme pas les déclarations supposées faites par l’amiral Soar. « Nous continuons de planifier la livraison du Joint Strike Fighter en même temps que l’arrivée du porte-avions à partir de 2020, comme indiqué dans la revue stratégique de défense » a fait valoir un responsable. « Le Royaume-Uni est confiant, la révision de la politique de défense américaine n’affectera pas les plans britanniques » a précisé un porte-parole.

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Le prochain budget du Pentagone baissera de 9%

27 janvier 2012 – 10:48

Le secrétaire américain à la Défense, Leon Panetta, a donné les orientations budgétaires du Pentagone pour l’exercice fiscal 2013, lequel commencera le 1er octobre prochain, au cours d’une conférence de presse donnée le 26 janvier.

Sachant que l’armée américaine devra trouver 487 milliards de dollars d’économies lors des dix années qui viennent, c’est donc un budget en baisse de 9% qui a été annoncé par Leon Panetta.

Les dépenses militaires américaines s’éleveront ainsi à 525 milliards de dollars pour l’exercice 2013, montant auquel il faut ajouter les 88,4 milliards concernant les opérations en Afghanistan. « Nous sommes à un tournant stratégique après une décennie de guerre et une augmentation substantielle de nos dépenses » a expliqué le chef du Pentagone.

Ces orientations budgétaires sont dans la droite ligne de la nouvelle stratégie américaine, dévoilée par le président Obama au début de ce mois. Il n’est en effet désormais plus question pour les Etats-Unis de se lancer dans de longues et coûteuses opérations de contre-insurrection. En revanche, la région Asie-Pacifique et le Moyen-Orient ont été définis comme des priorités du Pentagone.

« Ce budget protège, et dans certains cas augmente, les investissements qui sont cruciaux pour notre capacité à projeter notre puissance en Asie et au Moyen-Orient » a affirmé Leon Panetta.

Bien que le projet de budget du Pentagone sera officiellement présenté le 13 février prochain, le secrétaire à la Défense en a livré quelques tendances. D’ici 2017, l’US Navy devrait ainsi retirer du service quelques navires parmis les plus anciens qu’elle met en oeuvre, soit 7 croiseurs et 2 navires amphibies) tandis que l’US Air Force pourrait perdre 6 escadrons de chasse sur les 60 qu’elle compte actuellement et voir sa flotte de transport aérien réduite. A priori, les unités de réservistes (Air Force Reserve) seraient les plus concernées.

Mais ce sont les forces terrestres qui vont être le plus affectées par les coupes budgétaires, ce qui était attendu étant donné que leurs effectifs ont considérablement augmenté depuis les attentats du 11 septembre 2001.

Ainsi, les effectifs de l’US Army vont passer de 565.000 à 490.000 militaires d’ici 2017 et ceux de l’US Marine Corps seront ramenés de 201.000 à 182.000 hommes. « Nous avons fait en toute conscience le choix de ne pas maintenir plus d’effectifs que nous ne pouvons nous permettre d’entraîner et d’équiper correctement » a avancé Leon Panetta, pour qui ces coupes ne remettront pas en cause la capacité des Etats-Unis à « vaincre n’importe quel adversaire sur terre », tout en soulignant l’effort qui sera fait en faveur des « satellites, drones et autres technologies d’observation ainsi que les forces spéciales ».

Ces réductions d’effectifs auront pour conséquence la suppression de 2 brigades permanentes en Europe ainsi que la fermeture de nombreuses base outre-Atlantique. Celles appelées à disparaître seront désignées par une commission du Congrès américain. « Ne vous y trompez pas, les économies que nous proposons auront des effets dans les 50 Etats et dans de nombreux districts à travers l’Amérique » a prévenu Leon Panetta.

Pour ce qui concerne les investissements et les programmes d’armement, le programme Joint Strike Fighter (F-35), qualifié « d’essentiel » par le patron du Pentagone, verra une partie des commandes d’appareils reportée. Le projet de développer un nouvel avion de bombardement stratégique ne sera pas remis en cause, de même que la modernisation de la flotte des sous-marins.

Ce projet de budget maintiendra donc l’ensemble des composantes de la force de frappe américaine (missiles intercontinentaux, sous-marins et bombardiers) ainsi que, comme attendue, les 11 porte-avions de l’US Navy et prévoit également d’investir massivement dans les capacités cybernétiques.

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Nouvel accord de défense entre la France et la Côte d’Ivoire

26 janvier 2012 – 18:44

Lors de la présentation de ses promesses électorales, le candidat du Parti socialiste, François Hollande, a déclaré vouloir « rompre avec la Françafrique ». Seulement, l’actuel locataire de l’Elysée, Nicolas Sarkozy, a déjà pris les devants lors de son quinquennat, notamment en révisant les accords de défense qui liaient Paris avec ses anciennes colonies africaines. Selon lui, en effet, la France « n’a pas vocation à maintenir indéfiniment des forces armées en Afrique », continent qui « doit prendre en charge ses problèmes de sécurité ».

Et d’annoncer, lors d’un discours prononcé en Afrique du Sud en février 2008, la refondation des relations franco-africaines sur « le principe de transparence ». En clair, ces accords de défense revus et corrigés allaient être totalement publiés, ce qui n’était pas le cas par le passé, des clauses secrètes ayant servi de cadre à des interventions militaires françaises afin d’aider un dirigeant africain contesté à se maintenir au pouvoir, voire, dans certains, à le « débarquer » en fonction des intérêts de Paris.

La politique de la France à l’égard du continent africain consiste désormais à développer des pôles de coopération régionaux, via l’Union africaine. Les forces françaises ont ainsi réduit significativement la voilure en Afrique. Et ce n’est peut être pas terminé car le dispositif Epervier pourrait également subir de sérieux ajustements à l’avenir, Paris et N’Djamena étant officiellement liés par un accord « d’assistance technique logistique et de renseignement ».

Au total, 8 accords de défense passés avec des pays africains devaient être revus. Il n’en restera désormais plus qu’un seul à renégocier après la visite officielle en France du président ivoirien, Alassane Ouattara. En effet, ce dernier a signé avec son homologue français un nouveau texte qui abroge celui négocié et paraphé en 1961 par Houphouët-Boigny, le « père de l’indépendance » de la Côte d’Ivoire.

Pour le président ivoirien, ce nouvel accord de défense doit être « ambitieux et transparent ». La France doit rester dans notre pays plus longtemps et de manière plus substantielle. Je comprends les contraintes budgétaires, mais Paris doit bien prendre en compte la fragilisation de l’Afrique du Nord. Il est important que nous ayons une coopération plus forte en matière d’équipement et de formation mais aussi dans le renseignement et la lutte contre le terrorisme » a ainsi déclaré Alassane Ouattara, dans les colonnes du quotidien Le Monde

Mais la France n’entend pas, visiblement, laisser un contingent trop important en Côte d’Ivoire étant donné qu’elle dispose déjà de forces prépositionnées relativement importantes au Gabon. Alors qu’au cours des 10 dernières années, la Force Licorne, qui a renforcé en 2002 le 43e Bataillon d’Infanterie de Marine (BIMa) au début de la crise politico-militaire qui a agité le pays, a compté près de 5.000 hommes, il ne serait plus question pour Paris que de déployer environ 300 militaires pour assurer principalement une mission de formation au profit de l’armée ivoirienne.

Selon l’Etat-major des armées, il y aurait eu encore, jusqu’à l’été 2011, environ 750 soldats français en Côte d’Ivoire, pour armer un état-major, le bataillon Licorne (BATLIC) et un détachement d’hélicoptères.

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Elections 2012 : Les (vagues) promesses de François Hollande en matière de politique de défense

26 janvier 2012 – 13:26

Le candidat du Parti socialiste à la prochaine élection présidentielle, François Hollande, a dévoilé, ce 26 janvier, les 60 propositions du programme qu’il compte soumettre aux électeurs. Et c’est en toute fin de liste que l’on peut trouver celles qui concernent uniquement la politique de défense.

Cependant, François Hollande a promis de mettre un terme à la Révision Générale des Politique Publiques (RGPP), laquelle concerne, depuis 2007, l’ensemble des ministères. Par conséquent, l’on peut penser que cela aura des conséquences sur celui de la Défense, qui, dans le cadre de cette réforme, a notamment mis en place le système des bases de défense et a dû supprimer 54.000 postes.

En matière de RGPP, le ministère de la Défense reste l’un des bons élèves étant donné qu’il a atteint tous les objectifs qui lui avaient été fixés (améliorer la gouvernance du ministère, renforcer le pilotage des investissements de défense, adapter les capacités opérationnelles aux nouveaux conflits et l’efficacité du soutien aux opérations, mutualiser des moyens de soutien par zone géographique, favoriser une gestion optimale des ressources humaines, contribuer à la maîtrise du coût de fonctionnement, etc…).

Quant à la politique de défense à proprement parler, elle est abordée aux points 59 et 60 du programme du candidat socialiste. Sans surprise, François Hollande promet « un retrait immédiat de nos troupes d’Afghanistan ». Et de préciser « qu’il n’y aura plus de troupes françaises dans ce pays à la fin de l’année 2012″.

Etant donné que le vainqueur de l’élection présidentielle sera connu le 6 mai et qu’il faudra attendre les résultats des élections législatives qui permettront, ensuite, de former un gouvernement, les délais seront trop courts pour permettre de tenir cette promesse, d’autant que ce retrait posera un énorme défi logistique (ce sont des milliers de véhicules et de conteneurs qu’il faudra rapatrier) avec des contraintes de sécurité évidentes, les convois français pouvant être la cible d’attaques d’insurgés, notamment par engins explosifs improvisés.

Quant à l’Otan, l’on savait déjà, par son conseiller aux affaires de défense, Jean-Yves Le Drian, que François Hollande ne comptait pas revenir sur le retour de la France au sein commandement milliaire intégré de l’Alliance. Dans son programme, il précise qu’il s’attachera à ce que cette organisation « retrouve sa vocation initiale :la préparation de la sécurité collective ».

Par ailleurs, François Hollande promet de maintenir « une ambition nationale élevée pour notre outil de défense » et d’être « très vigilant dans l’action contre le terrorisme ». Et de préciser qu’il entend « fixer un cap à nos forces armées, en conservant les deux composantes de notre dissuasion nucléaire » et « en resserrant les liens entre l’armée et la nation. »

Le député corrézien indique aussi vouloir « veiller à ce que les armées disposent des moyens de leur mission et d’une organisation performante » ainsi que « relancer une politique industrielle de défense ambitieuse ».

Alors que la révision du Livre blanc sur la Défense et la Sécurité nationale (LBDSN) est en cours et que le contexte budgétaire n’incite pas à l’optimisme, il reste à voir maintenant quelles sont les ambitions que François Hollande en la matière, d’autant plus que le sujet se prête à de probables tensions avec les alliés écologistes de son parti. Car, pour le moment, tout cela demeure encore flou : on n’imagine mal un candidat de premier plan dire qu’il ne veut pas donner les moyens nécessaires aux armées pour qu’elles ne puissent pas remplir leurs missions ou encore qu’il souhaite relâcher le lien armée-nation…

Aussi, l’on peut se demander si le contrat opérationnel des forces armées ainsi que leurs missions seront-ils les mêmes par rapport à maintenant. Pour avoir une réponse à ces questions, il faudra attendre mars prochain: le candidat socialiste doit en effet détailler ses propositions en matière de défense devant un « public spécialisé ».

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Un général italien nommé à la tête de la FINUL

26 janvier 2012 – 10:57

Le général italien Paolo Serra a été nommé, le 24 janvier, chef de mission et commandant de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) et remplacera prochainement le général espagnol Alberto Asarta Cuevas, dont le mandat se termine le 28 janvier.

Né en 1956 et diplômé de l’académie militaire de Turin, le général Serra a notamment été à la tête de la région Ouest de la Force internationale d’assistance à la sécurité (ISAF), déployée en Afghanistan sous l’autorité de l’Otan. Cet ancien commandant de la brigade alpine italienne « Julia » a également occupé les fonctions d’attaché militaire à l’ambassade d’Italie à Washington.

Cela étant, le commandement de la FINUL aurait dû revenir à un officier français, la France, avec 1.300 hommes, ayant l’un des plus importants contingents présents dans le pays. Mais Paris aurait finalement décidé de passer son tour. Sans doute parce que les autorités françaises estiment que la force des Nations unies est « arrivée au bout de ce qu’elle pouvait faire militairement », comme l’avait souligné, en 2010, l’amiral Guillaud, le chef d’état-major des armées (CEMA), les casques bleus n’ayant pas réussi à empêcher le Hezbollah, la milice chiite libanaise soutenue par l’Iran, de poursuivre son réarmement.

Par ailleurs, le président Sarkozy avait menacé, en août dernier, de revoir la contribution française à la FINUL dans un courrier adressé à son homologue libanais, après un attentat ayant visé le contingent français près de Saïda (5 blessés).

« L’attaque du 26 juillet 2011, si elle devait se renouveler, ne pourrait que poser la question de la justification pour la France de maintenir ses soldats face à des risques qui ne seraient pas traités comme ils devraient l’être par le pays d’accueil. Il est en conséquence essentiel que des actions rapides de sécurisation soient prises, notamment sur l’axe de communication nord-sud » avait-il écrit.

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Soupçons d’irrégularités concernant le Gripen en Suisse

25 janvier 2012 – 18:05

Nouveau rebondissement dans le dossier des nouveaux avions de combat destinés à remplacer les F-5 Tiger des forces aériennes suisses. En novembre dernier, le contrat avait été remporté par le groupe suédois Saab, qui avait soumis son Gripen, au détriment de l’Eurofighter et du Rafale. Et cette décision ne fait toujours pas l’unanimité en Suisse.

Il y a d’abord ceux qui estiment que l’achat de nouveaux avions de combat, quels qu’ils soient, n’est pas une priorité en ces temps de crise économique au point qu’une « votation » au sujet de ce contrat devrait être organisée.

Et puis il y a ceux qui contestent le choix du Gripen, passant pour le être le moins performant des trois appareils ayant répondu à l’appel d’offres. Mais qui est aussi le moins cher. Or, c’est cette variable qui a été déterminante dans le le choix du Conseil fédéral hélvétique.

Mais, d’après la presse suisse, les choses pourraient être bien plus compliquées que ça… En effet, un courrier de 5 pages, signé par un mystérieux « Groupement pour une armée crédible et intègre » a été envoyé à des rédactions ainsi qu’à des parlementaires. Et les accusations d’irrégularités au sujet du contrat concernant le Gripen ont été jugées assez graves et crédibles pour que le Conseil national suisse décide de créer une sous-commission pour y voir plus clair, même si Armasuisse a démenti ses allégations.

Ainsi, selon le quotidien Le Temps, qui a eu accès à cette lettre, « le Gripen aurait été jugé insatisfaisant en vol lors des évaluations de 2008 et 2009″. Et le quotidien de poursuivre : « par la suite, la firme suédoise avait proposé des améliorations qui ne figurent que sur le papier. Les évaluateurs avaient appliqué des facteurs de pondération liés aux risques technologiques non évalués. Le directeur du projet aurait ordonné de supprimer ces facteurs de pondération, ramenant le Gripen dans les minima ».

Mais ce n’est pas tout. Les Forces aériennes suisses n’ont pas eu l’autorisation d’évaluer le nombre d’appareils dont elles auraient eu besoin en fonction de leurs performances. Ainsi, là où, par exemple, il faudrait 24 Gripen, seulement 15 Rafale suffiraient.

Et le chef du Département fédéral de la défense, Ueli Maurer, n’échappe pas aux accusations. Toujours d’après le journal genevois, ce dernier aurait reçu directement une offre faite par Saab pour ensuite faire part de sa préférence pour l’avion suédois. Pour faire bonne mesure, le commandant des Forces aériennes aurait subi des pressions pour effacer les mauvais points du Gripen dans ses rapports.

« Tout cela ne sent pas très bon. Ces informations précises viennent d’un insider, et certaines accusations sont troublantes. Je n’aimerais pas que cela tourne en nouvelle affaire des Mirage », a estimé Yvan Perrin, un élu du Conseil national.

Ce n’est pas la première fois que le Gripen est cité dans des affaires litigieuses, comme par exemple en République Tchèque ou encore en Afrique du Sud.

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Les forces spéciales américaines libèrent deux otages en Somalie

25 janvier 2012 – 17:03

Deux travailleurs humanitaires du Danish Demining Group, Paul Thisted, 60 ans, de nationalité danoise et Jessica Buchanan, 32 ans, une citoyenne américaine, avaient été enlevés le 25 octobre dernier à Galkayo, une localité située dans la région semi-autonomme de Galmudug, dans le centre de la Somalie.

Mais désormais, leur détention n’est plus qu’un souvenir car ces deux travailleurs humanitaires ont été libérés dans la nuit du 24 au 25 janvier par un commando des forces spéciales américaines, vraisemblablement des Navy Seals. L’opération, autorisée par le président Obama, a eu lieu dans une zone côtière connue pour abriter des pirates somaliens.

D’après des responsables américains en poste en Afrique de l’Est, cités par la BBC, le commando supposé des Navy Seals a été parachuté près du lieu où les deux travailleurs humanitaires étaient retenus. L’opération aura duré moins d’une heure, c’est à dire juste le temps de neutraliser au moins 8 ravisseurs et d’embarquer à bord d’hélicoptères à destination de Djibouti.

L’intervention a pu être planifiée sur la foi de renseignements précis, sans doute obtenus par des informateurs et confirmés par des drones de surveillance. Les Etats-Unis disposent de plusieurs bases dans la corne de l’Afrique afin de pouvoir mettre en oeuvre ce type d’appareils. Le feu vert a été donné à l’opération en raison d’inquiétudes concernant l’état de santé d’un des deux otages. C’est du moins ce qu’a indiqué Villy Soevndal, le ministre danois des Affaires étrangères.

Ce n’est pas la première fois que des forces américaines opèrent en Somalie. Par le passé, plusieurs raids ont visé des responsables d’al-Qaïda réfugiés dans ce pays instable et en proie à une guerre civile entretenus par des milices islamistes.

Quelques uns ont fait appel à un AC-130 Gunship, d’autres, à des hélicoptères, comme le 14 septembre 2009, jour une opération de ce type a été fatale au kenyan Saleh Ali Saleh Nabhan, suspecté d’être impliqué dans les attentats commis contre des touristes israéliens à Mombasa, en 2002. Il aurait auparavant échappé de peu à un missile de croisière tiré par un sous-marin de l’US Navy. Plus récemment, ce furent des pirates somaliens qui eurent à faire aux commandos américains, après s’en être pris au yacht S/V Quest et tué ses quatre occupants.

Par ailleurs, il est faut encore rappeler que Denis Allex, un ressortissant français membre de la Direction générale de sécurité extérieure (DGSE), est retenu en otage, en Somalie, par la milice islamiste des Shebabs depuis le 4 juillet 2009.

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Afghanistan : L’Otan parle de « succès remarquables » obtenus en 2011

25 janvier 2012 – 15:29

Pour la Force internationale d’assistance à la sécurité (ISAF), déployée en Afghanistan sous le commandement de l’Otan, l’année 2011 aura été marquée par des « succès remarquables » ainsi que par des « avancées considérables » contre les mouvements insurgés afghans.

C’est du moins ce qu’a fait valoir son porte-parole, le général allemand Carsten Jocobson, le 24 janvier, confirmant ainsi d’autres déclarations antérieures faites par des officiers de l’ISAF.

Ainsi, dans le sud afghan, et notamment à Kandahar, cible d’une vaste offensive de la coalition internationale en 2010, les insurgés ont perdu l’initiative. D’où la raison pour laquelle, selon le général Jacobson, ils ont désormais davantage recours aux engins explosifs improvisés dissimulés le long des routes.

Dans l’est du pays, théâtre d’une importante activité du réseau Haqqani, dont le gros des troupes a établi ses bases arrière au Pakistan, deux offensives menées l’an passé ont permis de pertuber le fonctionnement et de neutraliser 500 combattants de cette faction.

Cela s’est traduit par une diminution – la première depuis 2003 – des pertes de l’ISAF, avec 566 tués contre 711 en 2010, ce qui reste supérieur à celles enregistrées deux ans plus tôt. Cette baisse peut aussi s’expliquer par le fait que la coalition internationale intervient de plus en plus en appui des forces afghanes. En revanche, le contingent français, avec 26 tués dans ses rangs, a vu ses pertes multipliées par 1,6 par rapport à l’année précédente. Une des explications est que les troupes françaises sont déployées dans une zone stratégique pour accéder à Kaboul et à Bagram, d’où la pression des insurgés sur ce secteur.

Par ailleurs, et c’est là l’un des points essentiels de la stratégie arrêtée en novembre 2010 lors du sommet de l’Otan à Lisbonne, laquelle vise à transférer la sécurité de l’Afghanistan aux forces de sécurité locales d’ici fin 2014 (50% du territoire concerné au printemps 2012), les effectifs de l’armée nationale afghane ont atteint le seuil de 180.000 hommes tandis que ceux de la police a été porté à environ 144.000 personnels. Toutefois, des doutes subsistent non pas tant sur la capacité de ces troupes à manier des armes mais sur leur fiabilité.

Aussi, ces progrès « considérables » pour reprendre les termes du général Jacobson restent fragiles et doivent être nuancés, notamment sur le plan militaire.D’une part, les chiffres avancés par l’ONU font état d’une hausse de 39% des incidents armés en 2011 et les insurgés sont toujours en mesure de planifier des coups d’éclat, comme par exemple l’attaque en plein Kaboul de l’ambassade américaine.

Aussi, et comme la coalition internationale a la montrealorsque les insurgés ont le temps pour eux, l’on pourra tirer un bilan positif ou négatif de l’action de l’ISAF après 2014, quand les forces afghanes auront à assumer seules la sécurité de leur pays.

Sur le plan civil, le général Jacobson a communiqué les quantités de drogues saisies en 2011, ce qu’il n’avait pas fait au début de cette année, se contentant de parler de prises « incroyables » faites par les troupes de la coalition. Ainsi, ce sont 160 tonnes de graines d’opium, 98 tonnes d’opium, et 9 d’héroïnes ainsi que 149 tonnes de haschich et 61 autres de marijuana qui ont été confisquées. Pour rappel, le trafic de produits opiacés, dont l’Afghanistan fournit 90% de la production mondiale, sert à financer les opérations de l’insurrection.

Le porte-parole de l’ISAF a également mis en avant le nombre d’enfants afghans désormais scolarisés. De moins d’un million à l’être en 2008, ils seraient désormais 8 fois plus.

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