Equipement militaire Promodis

Jean-Yves Le Drian nommé ministre de la Défense

16 mai 2012 – 19:30

C’était attendu mais l’on n’était pas à l’abri d’un changement de dernière minute, le nom de Laurent Fabius, qui voulait « engranger les dividendes de la paix » au lendemain de la chute de l’URSS, ayant circulé pour le poste de ministre de la Défense.

Finalement, ce sera bel et bien Jean-Yves Le Drian qui succèdera à Gérard Longuet à l’Hôtel de Brienne. Le président de la région Bretagne connaît bien les questions militaires – avec un tropisme pour la Marine nationale – au point qu’il a été le conseiller du candidat François Hollande lors de la dernière campagne présidentielle.

Considéré comme étant un « homme d’écoute », Jean-Yves Le Drian, 65 ans le 30 juin prochain, avait décliné le poste de ministre de la Défense que lui avait proposé, dit-on, Nicolas Sarkozy en 2007, au titre de l’ouverture.

Proche de François Hollande (espérons qu’il aura l’oreille du président pour traiter les dossiers sensibles qui l’attendent), cet agrégé d’histoire et ancien inspecteur général honoraire de l’Éducation nationale, a longtemps été le maire de Lorient (1981-1998), sa ville natale, où il fut naguère un militant de la Jeunesse étudiante chrétienne, avant de rejoindre le Parti socialiste en 1974.

Elu député du Morbihan en 1978, il connaîtra sa première expérience gouvernementale en qualité de secrétaire d’Etat à la Mer dans l’équipe emmenée par Edith Cresson, de 1991 à 1992.

Par ailleurs, Jean-Yves Le Drian sera secondé par un ministre délégué aux Anciens combattants, en la personne de Kader Arif. Ayant travaillé pour un cabinet d’architectes puis pour un tour operator tout en conciliant ses activités militantes au sein du PS, ce passionné de rugby était le premier Secrétaire du Parti socialiste de la Haute-Garonne. Elu député européen en 2009, il a notamment siégé au sein de la commission du commerce international et a été membre suppléant de la commission des affaires étrangères.

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Un rapport américain s’inquiète des ventes d’armes européennes à la Russie, l’industrie de l’armement russe aussi

16 mai 2012 – 16:55

Le sénateur américain Richar Lugar (Parti républicain) avait demandé, au début de cette année, au Congressional Research Service d’établir un rapport afin d’évaluer les conséquences de ventes d’armes à la Russe par des pays membres de l’Otan. Et le document en question a été publié la semaine passée.

Ainsi, et comme l’on pouvait si attendre, ce rapport de 31 pages explique que ces contrats d’armement passés avec Moscou préoccupent certains pays membres de l’Otan, à commencer par ceux de l’Europe centrale et de l’Est ainsi que par les Etats baltes, qui craignent toujours l’attitude de la Russie à leur égard, les contentieux du passé n’ayant toujours pas été évacués.

Le document s’attaque surtout à la vente par la France de deux bâtiments de projection et de commandement (BPC) de type Mistral pour 1,2 milliard d’euros ainsi que celle de deux autres en option.

« Il s’agit de la première vente d’armements offensifs importants par un pays membre de l’OTAN à la Russie. Ce contrat met en lumière les tensions au sein de l’Alliance sur les relations à adopter avec la Russie » fait valoir le rapport. Cela étant, il n’y a rien de neuf dans cette affirmation, dans la mesure où, déjà, plusieurs parlementaires américains ont critiqué ce contrat. Et si l’administration Obama ne l’a pas vu non plus d’un bon oeil, elle a laissé faire au titre de sa politique de « reset » à l’égard de Moscou.

Mais le rapport ne mentionne pas que les ventes françaises : des pays comme l’Allemagne et l’Italie sont également cités. Le premier, via le groupe Rheinmetall, a signé un contrat de 131 millions de dollars pour construire un centre d’entraînement, qualifié de « plus avancé au monde » par le document.

Quant au second, il a accordé une licence à la société d’Etat russe Oboronservis afin de l’autoriser à assembler des véhicules tactiques blindés à roues LMV. Appelés Lynx par l’armée russe, certains ont été vus à la traditionnelle parade militaire organisée tous les 9 mai sur la Place rouge. Conçu par Iveco, ce modèle a déjà été livré à plusieurs forces armées de l’Otan.

L’autre dossier qui concerne l’Italie est celui de la vente du char à roues Centauro, produit par Oto-Melara. Deux blindés de ce type ont récemment été envoyés en Russie à des fins d’évaluation. Selon un responsable de l’entreprise italienne, il se pourrait que Moscou obtienne une licence pour produire ce modèle. Seulement, cette éventualité, quand elle ne suscite pas du scepticisme, n’est pas du goût de tout le monde en Russie, à commencer par les industriels de l’armement, qui s’opposent aux importations de matériels étrangers.

Ainsi, en février dernier, le vice-premier ministre de l’époque, Dmitri Rogozine, avait déclaré que la Russie « renoncera à acheter des véhicules blindés à l’étranger dans les meilleurs délais ». « Le ministère russe de la Défense critique régulièrement le faible niveau de sécurité des blindés produits en Russie. Les producteurs nationaux prennent en considération ces réclamations et perfectionnent les véhicules en question » avait-il ajouté, se faisant ainsi l’avocat des industriels de l’armement locaux.

Cela étant, l’état-major russe voit les choses autrement. Etant donné qu’il doit moderniser 70% de ses équipements à moyen terme, il lui faut du matériel qui ne soit pas technologiquement dépassé et livré dans les temps. Ce que l’industrie russe n’est pas toujours en mesure de faire…

« En se fournissant ailleurs, le gouvernement russe maintient la pression sur son industrie de défense nationale afin de l’inciter à une plus grande compétitivité, tant sur la qualité que sur les prix et les délais de livraison » avait expliqué, en octobre 2011, au Monde Diplomatique, Rouslan Poukhov, le directeur du Centre d’analyse des stratégies et des technologies (CAST)

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Un gendarme en butte avec sa hiérarchie

16 mai 2012 – 15:07

L’affaire par un contrôle mouvementé effectué par des gendarmes du peloton de surveillance de Bar-le-Duc à la sortie d’une boîte de nuit, le 6 novembre dernier. L’un des militaires, un adjudant, fait alors usage de sa bombe lacrymogène afin de calmer les esprits de quatre « noceurs » alors échauffés par l’alcool et les vérifications dont ils font l’objet.

Par la suite, et alors qu’aucune interpellation n’a été faite, le sous-officier a rendu-compte des faits dans lesquels il a été impliqué et évoque, par conséquent, l’usage de gaz lacrymogène. Seulement, cela n’est pas du goût de sa hiérarchie, qui le sanctionne de 20 jours d’arrêt avec sursis.

L’incident aurait pu être considéré comme classé, aucune plainte n’ayant été en outre déposée. Sauf que l’adjudant apprend en février qu’il est muté d’office dans un brigade en Moselle, située à 150 km de Bar le Duc. Etant donné que ses deux enfants sont scolarisés dans cette ville et que son épouse y occupe un emploi de vendeuse, le sous-officier conteste en référé cette décision devant le tribunal administratif de Strasbourg.

Et ce dernier a rendu une ordonnance suspendant l’ordre de mutation de ce gendarme, en faisant valoir le risque de perte d’emploi de son épouse et de descolarisation de ses enfants et, surtout, en mettant en doute la légalité dee cet ordre, estimant qu’il s’agissait d’une « sanction disciplinaire déguisée » qui n’avait pas lieu d’être étant donné que le militaire avait déjà été puni. « L »exécution de la décision du 21 février 2012 du général de corps d’armée […] est suspendue » a donc tranché le tribunal administratif.

Pour autant, et en dépit de l’ordonnance du juge des référés de Strasbourg, le général commandant la Région de Gendarmerie de Lorraine, n’est pas encore revenu sur sa décision de muter le sous-officier. Et ce dernier a d’ailleurs rejoint sa nouvelle affectation. Ce qui justifie, ironie de l’histoire, la passivité de la région de gendarmerie Lorraine dans cette affaire.

« Lorsque l’ordonnance de référé, en urgence, est tombée, (l’adjudant) avait déjà déménagé. Nous attendrons donc le jugement du tribunal sur le fond du dossier qui, il est vrai, peut intervenir dans plusieurs mois. La gendarmerie se pliera alors à cette décision » a en effet déclaré son porte-parole, interrogé par le Républicain Lorrain.

Autrement dit, il est exclu que le gendarme puisse revenir à Bar-le-Duc, d’autant plus qu’il lui a été proposé une affectation à Gondrecourt-le-Château, à 40 km de la cité meusienne.

Cela étant, ce n’est pas la première fois que la justice considère illégal un ordre adressé à des gendarmes. En décembre 2010, le tribunal administratif de Melun avait en effet annulé la mutation de 13 militaires de l’orchestre de la gendarmerie mobile, lesquels avaient été sanctionnés de 20 jours d’arrêt pour avoir refusé leur transfert du fort d’Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) vers la caserne de Maisons-Alfort (Val-de-Marne).

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La Défense canadienne revoit son organisation

16 mai 2012 – 11:58

En 2011, le lieutenant-général Andrew Leslie, ancien numéro deux de la coalition internationale en Afghanistan, a rendu un rapport au gouvernement canadien dans lequel figuraient plusieurs recommandations visant à rationnaliser les structures de la défense du pays. « Couper dans le gras aujourd’hui pour investir dans les dents de demain », tel était le mot d’ordre de l’officier.

En plus de dix ans, les dépenses militaires du Canada ont progressé significativement, passant de 9 à 21 milliards en 2010, ce qui représente le 13e budget de la Défense au niveau mondial. Pour autant, étant donné que des efforts restent à faire en matière d’équipements (remplacement des CF-18, nouvelle flotte de surface, etc…) et que les ressources financières sont limitées, il est donc apparu nécessaire de dégager des marges de manoeuvres en revoyant l’organisation des forces armées canadiennes (FC).

Actuellement, ces dernières comptent le « Commandement Canada », qui gère ses opérations intérieures, le « Commandement de la Force expéditionnaire du Canada », qui, comme son nom l’indique, s’occupe des missions extérieures et le « Commandement du soutien opérationnel du Canada ».

Désormais, dans quelques mois, ces structures, nées après le 11 septembre 2001, vont fusionner au sein d’une seule, appelées « Commandement des opérations interarmées du Canada » (COIC).

« La mise en place du COIC permettra d’obtenir une organisation plus petite et plus efficace qui continuera à offrir la même excellente en matière d’appui opérationnel à toutes nos troupes, au Canada comme à l’étranger. Un seul centre de commande et de contrôle nous aidera de plus à disposer des capacités nécessaires pour faire face aux conflits actuels et mieux planifier en vue des futurs défis en matière de sécurité mondiale», a expliqué le général Walt Natynczyk, le chef d’état-major de la des Forces armées canadiennes.

Cette mesure vise ainsi à réduire de 25% les coûts indirects liés au commandement et au contrôle, ce qui devrait se traduire, dans le même temps, par une diminution des effectifs jusque là affectés aux trois commandements appelés à fusionner.

Par ailleurs, la Marine royale canadienne (MRC) va également subir quelques transformations. Ainsi, une « direction de la force sous-marine » va être créée afin de gérer au mieux la flotte de 4 sous-marins qu’elle met en oeuvre (ou du moins qu’elle essaie… étant donné qu’ils ont passé plus de temps au radoub qu’en mer). De même qu’une « seule autorité de gestion du calendrier de la flotte » et d’une « direction de l’introduction des nouvelles capacités ». Enfin, les centres de coordination du personnel (CCP) côtiers vont être regroupés en « une seule autorité », comme les cinq établissements d’instruction navale.

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Thales va réduire le nombre de ses cadres

16 mai 2012 – 9:39

La semaine passée, le Canard Enchaîné a indiqué que Thales allait supprimer 1.500 emplois de cadres sur les 5.163 que compte le groupe d’électronique de défense, au sein duquel, selon l’hebdomadaire, 57% d’entre eux « n’ont qu’entre 1 et 6 personnes sous leurs ordres » alors que « dans l’idéal » ce ratio devrait être « entre 7 et 12 salariés ».

Seulement, la direction de Thales a précisé, le 14 mai, qu’il n’est pas question de « réduire l’emploi » mais qu’il s’agit en revanche « d’optimiser l’organisation » du groupe en supprimant « des postes de managers pour créer des postes d’experts ».

Ce projet, appelé « Socle Project », entre dans le cadre du plan Probasis, qui, lancé en décembre 2009, vise à simplifier les structures du groupe afin de réaliser des gains de productivité à hauteur de 1,3 milliard d’euros sur 5 ans et d’améliorer sa marge opérationnelle. Pour cela, et comme l’a expliqué un porte-parole de Thales à l’AFP, l’objectif est donc de « simplifier les processus de décision » et « d’améliorer la réactivité et l’accès au manager ».

Pour cette réorganisation, recommandée par le cabinet Boston Consulting Group, Thales, qui emploie 68.000 salariés, dont la moitié en France, mise sur « la politique de mobilité interne », « les départs à la retraite » et la valorisation des « filières d’expertises ».

Cela étant, les mois qui viennent risquent d’être délicats pour le groupe d’électronique, dans la mesure où le nouveau président de la République, François Hollande, n’a pas fait mystère de son intention de revoir les orientations prises par son prédécesseur, Nicolas Sarkozy, en matière de consolidation de l’industrie française de défense, laquelle s’est faite autour de Dassault Aviation et de Thales.

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Pour la première fois, la force navale européenne Atalante frappe une base de pirates somaliens

15 mai 2012 – 16:32

Dans la nuit du 14 au 15 mai, un hélicoptère appartenant à la force navale européenne Atalante, déployée au large de la Corne de l’Afrique, a « visé des bateaux de pirates » situés sur une plage, dans la région de Galmudug, en Somalie.

Selon un communiqué publié par la force Atalante, cette « opération a été conduite dans le cadre de la Résolution 1851 du Conseil de sécurité et avait le soutien total du gouvernement provisoire » somalien. « Même si l’évaluation des résultats est en cours, la surveillance de la zone pendant l’opération indique qu’aucun somalien n’a été blessé à terre à la suite de cette opération » fait encore valoir le document.

Cependant, aucune précision n’a été donné au sujet de la nationalité des moyens militaires engagés dans cette action, décrite comme ayant été « précise, concentrée et proportionnée ».

Jusqu’à très récemment, la force Atalante n’avait pas le mandat pour réaliser des frappes contre des bases pirates situées sur le littoral somalien. Ce type d’opération a été autorisé le 23 mars dernier, lors d’un Conseil de l’Union européenne afin notamment d’empêcher la préparation de nouvelles attaques contre des navires de commerce croisant dans la région, à la condition, toutefois, de veiller à ce qu’il n’y ait pas de « dommages collatéraux ».

L’amiral Duncan Potts, le commandant de l’opération Atalante, a ainsi déclaré que cette opération va « encore accroître la pression sur eux et perturber leurs efforts pour sortir en mer afin d’attaquer des navires ». Et de préciser que « les Somaliens et les pêcheurs, dont beaucoup d’entre eux ont tant souffert de la piraterie, peuvent être rassurés: notre objectif est de viser des dépôts dûment répertoriés et cela restera de même à l’avenir ».

Quoi qu’il en soit, ce n’est pas la première fois que des pirates somaliens sont visés alors qu’ils sont sur le littoral. Cela avait déjà été le cas en avril 2008, lors de l’opération Thalatine, au cours de laquelle des pirates impliqués dans l’attaque contre le voilier Ponant furent interpellés sur la terre ferme par des commandos français.

Après des tensions liées aux opérations au large de la Libye, la force Atalante (Task Force 465), actuellement commandée par le contre-amiral Jean-Baptiste Dupuis, installé avec son état-major sur le BCR Marne, compte actuellement 9 navires, dont la frégate de surveillance française Nivôse, dotée d’un hélicoptère Panther et dispose également d’avions de patrouille maritime.

Par ailleurs, – et est-ce une relation de cause à effet? – le 10 mai dernier, l’hélicoptère de type Lynx de la frégate néerlandaise Hr Mr Van Amstel, affectée à la TF 465, a été visé par des tirs venant du sol alors qu’il survolait les côtes somaliennes, sans pour autant être atteint. « Mais il n’ya aucune raison de prendre des mesures préventives supplémentaires, toutes les troupes néerlandaises sont bien préparées et n’ont pas été en situation dangereuse. Ces vols de surveillance n’ont rien d’exceptionnel, ils sont menés presque quotidiennement » a estimé le ministère néerlandais de la Défense.

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Le général John Allen pressenti pour être le prochain commandant suprême des forces alliées en Europe

15 mai 2012 – 14:24

Voilà maintenant près de trois ans que l’amiral James Stavridis occupe la fonction de commandant suprême des forces alliées en Europe (SACEUR). Depuis la création de l’Otan, ce poste est toujours revenu à un officier général américain, la fonction de secrétaire général de l’Alliance atlantique étant, quant à elle, traditionnellement occupée par un Européen.

Le temps passé à la tête du SHAPE (Supreme Headquarters Allied Powers in Europe) par un officier venu d’outre-Atlantique est variable. Ainsi, le général Dwight D. Eisenhower n’y est resté qu’à peine 13 mois alors que le général Bernard W. Rogers a occupé ce poste de 1979 à 1987. Mais depuis les années 2000, la durée moyenne de commandement est de trois ans.

Aussi, la question du successeur de l’amiral Stavridis se pose à Washington. Et, selon le Washington Post, qui a cité des responsables américains, le général John Allen, l’actuel commandant de la Force internationale d’assistance à la sécurité (ISAF), déployée en Afghanistan sous la bannière de l’Otan, tient la corde pour devenir, l’année prochaine, le prochain SACEUR.

Le général Allen, du corps des Marines, a pris la tête de l’ISAF en juillet 2011, en remplacement du général David Petraeus, appelé à prendre la direction de la CIA. C’est donc pendant son temps de commandement qu’un accord de partenariat stratégique a été conclu entre Kaboul et Washington, que de multiples incidents ayant impliqué des militaires américains auraient pu compromettre.

Mais avant de rejoindre le SHAPE de Mons, en Belgique, le général Allen doit encore superviser le retrait progressif d’Afghanistan des troupes américaines tout en veillant à la montée en puissance des forces de sécurité afghanes, et cela à un moment clé étant donné que le printemps marque la reprise de l’offensive des insurgés.

Et si la décision de Paris de quitter le pays plus tôt que prévu se confirme lors du sommet de l’Otan, à Chicago, il lui faudra aussi veiller à ce que la transition dans la province de Kapisa, zone de responsabilité de l’armée française, se passe au mieux. En clair, il lui faudra faire tout aussi bien mais avec moins d’effectifs et de moyens.

Pour le moment, l’éventuel successeur du général Allen à la tête de l’ISAF n’a pas encore été désigné. Le nom du général David Rodriguez, son numéro deux, a été avancé par le Washington Post. De même que celui du vice-amiral Robert S Harward, un ancien Navy Seal.

Par ailleurs, la succession du général Stéphane Abrial, actuellement à la tête de l’Allied Command Transformation, dont la responsabilité revient désormais à un officier français, devrait être évoquée à Chicago. Le général Jean-Paul Palomeros, l’actuel chef d’état-major de l’armée de l’Air, serait pressenti pour occuper cette fonction.

Chargé des questions doctrinales et de transformation, l’ACT est l’autre commandement majeur de l’Otan. Et dans un contexte marqué par les restrictions budgétaires qui oblige les alliés à mutualiser leurs moyens et à rationaliser leurs investissements militaires, son rôle est appelé à prendre de plus en plus d’importance.

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Un canon à son sera déployé pour la sécurité des JO de Londres

15 mai 2012 – 11:32

Un dispositif de sécurité imposant sera mis en place à l’occasion des prochains Jeux Olympiques, qui seront organisés à Londres du 27 juillet au 12 août 2012. En tout, plus de 40.000 personnes seront mobilisées, dont 13.500 militaires.

L’armée britannique mettra en alerte des avions de combat « Eurofighter » et déploiera sur la Tamise des navires de guerre, dont le porte-hélicoptères HMS Ocean. Le 30 avril dernier, il a même été annoncé que des batteries de missiles sol-air seraient installées sur six sites londoniens, ce qui sera une première depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale.

En plus de ces moyens, il est également question que les Royal Marines mettent en oeuvre une arme acoustique, dite à « létalité réduite ». Il s’agit du Long range acoustic device (LRAD) 1000 xi, un engin développé par la firme American Technology Corp, établie à San Diego, en Californie.

Selon le ministère britannique de la Défense (MoD), ce LRAD, qui est une sorte de mégaphone très puissant, sera utilisé en premier lieu pour diffuser des messages aux bateaux évoluant sur la Tamise. Mais ce système peut aussi servir à disperser des foules, comme cela a été le cas lors du sommet du G-20 de Pittsburgh, en septembre 2009, ou encore comme l’a fait l’armée américaine en Irak.

En effet, ce canon acoustique directionnel peut émettre un son strident à une fréquence comprise entre 2.000 et 3.000 hertz pouvant dépasser le seuil des 150 décibels à un mètre. En clair, cela devient vite insupportable pour des manifestants qui y sont exposés et une exposition prolongée peut provoquer une sensation d’étouffement et, au pire, des dommages auditifs.

Le LRAD, qui a été mis au point après l’attentat contre l’USS Cole, au Yémen, en 2000, et qui sert aussi à décourager une attaque de pirate, a été essayé par l’armée britannique au cours de manoeuvres récemment organisées près de Weymouth.

« Une grande variété d’équipements sera utilisée par les forces armées dans le cadre de leur contribution à l’effort de sécurité pour les jeux », a souligné un porte-parole du MoD. « Cela inclut le LRAD, qui sera déployé principalement pour être utilisé parmi d’autres mesures pour stopper le trafic sur la Tamise », en cas d’incident, a-t-il expliqué.

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L’armée suisse va acheter 2.800 bicyclettes

14 mai 2012 – 17:35

Par le passé, la bicyclette a rendu d’éminents services aux forces armées. Ainsi, pendant la Première Guerre Mondiale, il y avait des compagnies d’infanterie cycliste. De telles unités avaient plusieurs missions : le soutien à la cavalerie, le renseignement, la liaison et même le transport.

Plus tard, lors des guerres d’Indochine et du Vietnam, la bicyclette a été largement employée par la guérilla communiste pour acheminer des charges pouvant atteindre les 180 kg sur les pistes traversant la jungle. Le dernier lauréat du prix Goncourt, Alexis Jenni, y consacre d’ailleurs quelques pages de son roman « L’art français de la guerre ».

De nos jours, les régiments d’infanterie cycliste se font rares. En Europe, l’un des derniers à être resté opérationnel jusqu’en 2003 faisait partie de l’ordre de bataille de l’armée suisse. Cette dernière compterait encore 7.000 bicyclettes à 7 vitesses, achetées en 1993 auprès de l’entreprise Condor.

Mais il est prévu d’en remplacer une partie. En effet, selon le NZZ am Sonntag, l’armée suisse va passer une première commande de 2.800 vélos au pris de 2.500 francs suisses auprès de la société zurichoise Simpel. Le modèle retenu, appelé « vélo 12″, est muni d’un cadre en aluminium, de 8 vitesses ainsi que de freins à disque et pèse 15 kilos.

L’explication donnée pour justifier cet achat est que ces bicyclettes serviront au transport et aux déplacements dans les casernes. Cela étant, cette commande n’est pas du goût de tout le monde en Suisse.

« J’en parlerai en commission…. mais il y a des dépenses plus énormes qui posent problème dans l’armée. D’une manière générale, je constate qu’elle continue de dépenser souvent sans trop savoir pourquoi, que ce soit pour des avions ou des vélos » a déclaré, au quotidien Le Matin, Christian van Singer, un membre de la commission de sécurité du Conseil national, qui, visiblement, n’était pas au courant de cet achat.

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L’équipe spéciale de gymnastique des sapeurs-pompiers de Paris va disparaître

14 mai 2012 – 14:37

Le dérapage d’un bizutage, commis le 6 mai dernier dans un car ramenant de Colmar à Paris l’équipe spéciale de gymnastique de la Brigade des Sapeurs-Pompiers de Paris (BSPP) n’en finit pas de faire des vagues.

Après les plaintes déposées par deux militaires de cette unité, et dans le cadre de l’enquête ouverte pour viol et violences que l’un et l’autre auraient subi, 12 pompiers de cette équipe sportive ont été mis en examen. Et l’un d’entre eux a été placé en détention provisoire à la prison de la Santé.

Dans un premier temps, le général Gilles Glin, le commandant de la BSPP, a décidé de suspendre « de leurs fonctions les personnels mis en examen », et cela, « au vu des avancées des enquêtes ». Selon le porte-parole de cette unité, le lieutenant-colonel Pascal Le Testu, il s’agit « d’une mesure admninistrative conservatoire dans l’attente d’une décision de justice ou disciplinaire ».

En outre, le lieutenant-colonel Le Testu a tenu à démentir « formellement toute complaisance du commandement vis-à-vis du bizutage, des actes humiliants et dégradants ». « Le bizutage est contraire à nos valeurs, il est strictement interdit par le commandement et tout manquement est lourdement sanctionné » a-t-il insisté.

Seulement, cette affaire porte atteinte à l’image de la brigade. Aussi, l’officier a refusé tout amalgame  » que certains veulent faire entre les faits évoqués, s’ils sont avérés, et les 8.500 hommes et femmes de la BSPP », lesquels « réalisent chaque année plus de 500.000 interventions, soit une toutes les 63 secondes, ont sauvé plus de 20.000 vies en 2011″. Et d’ajouter que « plus de 200 d’entre eux ont été blessés en intervention ».

Mais finalement, le général Glin a décidé d’aller encore plus loin en annonçant, ce 14 mai, la dissolution pure et simple de cette équipe de gymnastique, après avoir décidé de suspendre ses activités.

Au cours de l’allocution qu’il a prononcée à huis clos au quartier général de la brigade, porte Champerret (XVIIe), le général Glin a fait état d’un « sentiment d’une trahison car ces faits sont totalement inacceptables et contraires à nos valeurs ». Il a également réaffirmé que la BSPP apportera « toute son aide à la manifestation de la vérité ».

« Depuis toujours, le sapeur-pompier a une exigence d’exemplarité », a continué le général Glin, ajoutant qu’un « sapeur-pompier ce n’est pas seulement des compétences professionnelles mais aussi un exemple irréprochable sur le plan du comportement moral ». Enfin, il a fait savoir à ses hommes qu’il leur « garde toute sa confiance » et leur a également assuré qu’il avait réçu de « nombreux témoignages de soutien de la population parisienne ».

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