Israël s’inquiète de la livraison de missiles sol-air S-300 russes à la Syrie

24 mai 2013 – 17:39

Depuis que son chef, Hassan Nasrallah, a reconnu son implication armée aux côtés du régime de Bachar el-Assad, le Hezbollah ne se cache plus. Et les récents combats de Qousseir, une ville située à une dizaine de kilomètres du Liban, la milice chiite libanaise aurait perdu au moins 75 combattants.

Pour le professeur Thomas Pierret, un spécialiste de la Syrie qui enseigne à l’Université d’Edimbourg, cet engagement du Hezbollah s’explique par la nécessité de “protéger les points stratégiques syriens qui lui permettent d’acheminer des armes venues d’Iran.” Car, a-t-il confié à Francetv.info, la milice chiite est avant un allié du régime de Téhéran, qui lui-même soutien celui de Bachar el-Assad.

Quoi qu’il en soit, le transfert d’armes vers le Hezbollah n’est pas acceptable pour Israël, qui a affronté cette milice en 2006. D’où les raids menés en territoire syrien par l’aviation militaire israélienne pour les empêcher.

Seulement, Damas peut compter sur le soutien de Moscou. Et notamment sur la fourniture de systèmes perfectionnés de défense aérienne S-300, mais aussi de missiles anti-navires Yakhont. Et cela peut changer singulièrement la donne, étant donné que les appareils israéliens auront plus de difficultés à réaliser de nouvelles frappes aériennes contre d’éventuels nouveaux transferts d’armes vers la milice libanaise. De même que cela rendra plus compliqué l’instauration d’une zone d’exclusion aérienne, comme certains responsables occidentaux l’avaient imprudemment avancé en août 2012.

En déplacement en Russie la semaine passée, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a bien cherché à convaincre le Kremlin de renoncer à ces livraisons. Peine perdue : le président russe, Vladimir Poutine a mis en garde son interlocuteur contre “tout acte pouvant déstabiliser davantage la situation dans le conflit syrien.”

Et les autorités russes d’expliquer que les systèmes S-300 “ne modifiaient pas le rapport de force dans la région”, “ne violaient aucun accord international” et n’allait donner aucun avantage au régime de Bachar el-Assad dans le bras de fer qui l’oppose aux rebelles.

“Les S-300 livrés par la Russie et les missiles iraniens déstabilisent la région. Les Etats-Unis sont décidés à régler cette question, non seulement pour assurer la sécurité d’Israël, mais aussi par préoccupation pour le Proche-Orient”, a, au contraire, estimé John Kerry, le chef de la diplomatie américaine, le 23 mai.

Plus généralement, la chute de Bachar el-Assad fait craindre le pire au gouvernement israélien, dans la mesure où il perdrait un adversaires qu’il connaît bien au profit d’une nébuleuse jihadiste prête à agir à ses frontières. Qui plus est, cette dernière pourrait également s’emparer d’armes sophistiquées, voire même chimiques et biologiques.

Or, comme pour le Hezbollah, cette hypothèse n’est pas non plus acceptable chez les dirigeants de l’Etat hébreu. Ce qu’a rappelé le général Amir Eshel, le chef d’état-major des forces aériennes israéliennes.

“Si la Syrie s’effondre demain, nous devrons mener des actions préventives pour empêcher que des armes perfectionnées tombent dans n’importe quelles mains”, a-t-il affirmé, le 22 mai, lors d’une conférence à l’institut Fisher pour les études spatiales et aéronautiques. “Nous devons être prêts à affronter tous les scénarios, avec seulement quelques heures de préavis”, a-t-il poursuivi.

Et un éventuel conflit s’annnonce difficile. “Les gens s’attendent à ce qu’on envoie l’adversaire au tapis, à quelque chose de chirurgical où Israël ne sera pas touché, mais ça ne se passera pas comme ça. L’arrière sera frappé, quoi que nous puissions faire”, a-t-il expliqué. “Si nous partons en guerre dans le Nord, nous pouvons gagner, sans doute, mais les choses seront totalement différentes de ce que nous avons connu dans le passé. Pas question de dire qu’on pourra régler l’affaire en deux mois… C’est bien plus compliqué que cela”, a encore estimé le général Eshel.


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Les services britanniques sur la sellette après le meurtre d’un soldat à Londres

24 mai 2013 – 16:07

Le militaire britannique qui a été sauvagement assassiné en plein jour, dans le quartier londonien de Woolwich, le 22 mai, a été identifié. Il s’agit du soldat Lee Rigby (photo ci-contre), du 2e Bataillon du Royal Regiment of Fusiliers. Engagé dans la British Army en 2006, à l’âge de 19 ans, il avait notamment servi à Chypre et en Afghanistan. Marié, il était le père d’un petit garçon de deux ans.

Quant à ses deux meurtriers, qui appartiennent à la mouvance jihadiste, des détails à leur sujet commencent à émerger. L’un deux a été formellement identifié : il s’agit de Michael Adebolajo, 28 ans, est d’origine nigériane. Converti à l’islam il y a une dizaine d’années, il avait été interpellé en 2006 lors d’échauffourées entre des islamistes radicaux et des policiers britanniques.

D’après The Times, il avait été arrêté une seconde fois lors d’une tentative pour rejoindre les milices Shebab, proches d’al-Qaïda, en Somalie. Enfin, il aurait fréquenté l’organisation islamiste al-Mouhajiroun, désormais interdite au Royaume-Uni. Cela étant, peu d’informations concernant son acolyte ont été pour le moment donnés. Les deux hommes, blessés lors de leur arrestation, seront interrogés quand leur état le permettra.

Toutefois, la police britannique a procédé à plusieurs perquisitions et placé en garde à vue un homme et une femme, tous deux âgés de 29 ans. Ce qui accréditerait l’hypothèse d’un complot plus vaste.

Quoi qu’il en soit, et étant donné que le parcours de Michael Adebolajo ne pouvait pas laisser indifférent les services de sécurité d’outre Manche, la presse britannique cherche à savoir pour quelles raisons les intentions des deux meurtriers n’ont pas pu être déjouées.

“Les tueurs étaient sous surveillance, alors pourquoi le MI5 n’a pas agi ?” s’interroge ainsi le Daily Express. Le quotidien The Guardian indique de son côté que Michael Adebolajo s’était plaint d’être harcelé par le MI5 après avoir attiré l’attention de ce service, il y a 3 ans. Qui plus est, affirme également le journal, lui et son complice avaient été estimés comme étant “secondaires”.

Cela étant, le gouvernement britannique a reconnu que les informations publiées dans la presse n’étaient “pas fausses” et promis l’ouverture d’une enquête parlementaire pour déterminer d’éventuelles failles dans les services de renseignement et de police, tout en faisant valoir la difficulté de prévoir de tels actes.

“J’ai rencontré des spécialistes de la sécurité expliquant combien il était difficile de contrôler tout le monde dans une société libre. Il y a un monde entre avoir des positions extrémistes et commettre un meurtre”, a ainsi affirmé Eric Pickles, le ministre des Collectivités locales.

En clair, nous ne sommes pas encore dans le monde de “Minority Report”… Ancien chef du contre-terrorisme au MI6, le service de renseignement extérieur du Royaume-Uni, Richard Barrett a expliqué, qu’effectivement, il reste “incroyablement difficile” de prévenir ce genre de drame. Selon lui, les deux meurtriers “viennent probablement d’un petit groupe sans liens avec l’étranger ou sans liens plus larges au Royaume-Uni qui attireraient davantage l’attention des forces de sécurité.

“Quand est-ce qu’une personne exprimant des points de vue radicaux (…) devient un extrémiste violent ? Pour trouver des indices, (…) je pense que c’est extrêmement difficile”, a estimé M. Barrett. “C’est une chose de noter leurs noms, c’en est une autre d’agir pour suivre leurs déplacements” a-t-il ajouté.


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Niger : Les forces spéciales françaises sont intervenues à Agadez

24 mai 2013 – 14:13

Il avait été donné pour mort (mais la France n’avait toutefois pas confirmé) mais apparemment, il bouge encore. Le chef jihadiste Mokhtar Belmokhtar, alias Mr Marlboro, qui a fondé sa propre katiba (brigade), appelée les “Signataires par le sang” après avoir quitté al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), aurait supervisé les deux attaques commises le 23 mai à Arlit et Agadez, au Niger, lesquelles ont fait 19 victimes.

C’est du moins ce que prétend El-Hassen Ould Khlil, alias Jouleibib, le porte-parole des “Signataires par le sang”, cité par l’agence mauritanienne Alakhbar. “C’est Belmokhtar qui a supervisé lui-même les plans d’opération des attaques” qui ont “visé les forces d’élite françaises assurant la sécurité des installations de la firme nucléaire (Areva) et une base militaire nigérienne”, a-t-il en effet affirmé.

Pour rappel, ce double attentat avait été rapidement revendiqué par le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), actif dans le secteur de Gao, au Nord-Mali. Il était l’un des trois groupes principaux établis dans cette région en 2012, avant d’en être chassé par les forces françaises de l’opération Serval.

Plus tôt, dans un communiqué mis en ligne sur des sites de la mouvance jihadiste, le groupe de Belmokhtar, par ailleurs responsable de la prise d’otages géante sur le site gazier algérien d’In-Amenas, en janvier dernier, a aussi menacé de “mener plus d’opérations” au Niger et de s’en prendre également à la France ainsi qu’à tous les pays engagés militairement au Mali. Et le double attentat commis la veille était sa “première réponse à une déclaration du président du Niger (Mahamadou Issoufou, ndlr), inspirée de ses maîtres à Paris, affirmant que les jihadistes ont été écrasés militairement.”

L’attaque ayant visé un camp militaire à Agadez a été la plus sanglante des deux (l’autre, commise contre une filiale d’Areva, a fait 1mort et 14 blessés). Selon un bilan donné par le ministre nigérien de l’Intérieur, Abdou Labo, 18 soldats nigériens ont été tués tandis que 15 autres ont été touchés, dont 6 gravement.

La chronologie des évènements reste imprécise. Cela étant, l’assaut des terroristes a commencé par l’explosion d’une voiture piégée à l’intérieur du camp. Des jihadistes en auraient profité pour s’enfermer dans un local en prenant en otage des élèves officiers alors en stage à Agadez.

Et, une source sécuritaire nigérienne avait indiqué, hier, que des forces spéciales françaises avaient été déployées aux côtés des troupes nigériennes afin de les aider à libérer les otages. Ce que le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a confirmé ce 24 mai.

“A l’heure où je vous parle, la situation est stabilisée, en particulier à Agadez, où nos forces spéciales sont intervenues en soutien des forces nigériennes à la demande du président (nigérien Mahamadou) Issoufou”, a-t-il affirmé, alors qu’il était interrogé par BFMTV. Environ 60 militaires appartenant au Commandement des opérations spéciales (COS) seraient affectés à la protection du site minier d’Areva à Arlit.

Le ministre a précisé qu’au moins deux “terroristes” ont été tués lors de l’assaut, lequel a eu lieu “à l’aube”. Son homologue nigérien, Mahamadou Karidjo , avait quant à lui affirmé que l’opération s’était terminée le 23 mai au soir…

“Leur objectif était que le Mali devienne un sanctuaire islamiste, ça ne le sera pas. Il faut maintenant éviter qu’il y ait, soit au Nord-Niger, soit dans une partie du Tchad, des risques identiques”, a par ailleurs affirmé M. Le Drian, en évoquant les groupes jihadistes.

Quant au président Hollande, il avait averti la veille que la France appuierait “tous les efforts des Nigériens pour faire cesser la prise d’otages” et “anéantir” le groupe responsable des attaques à Arlit et à Agadez.


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Le président Hollande veut ouvrir une “nouvelle étape de l’Europe de la Défense”

24 mai 2013 – 12:55

Dans un discours prononcé ce 24 mai à l’Institut des Hautes Etudes de la Défense Nationale (IHEDN), le président Hollande a indiqué que le budget de la Défense sera “fixé en 2014 à 31,4 milliards d’euros c’est à dire exactement le même montant qu’en 2012 et en 2013″. Et d’affirmer que “l’effort pour notre défense” sera maintenu “à son niveau actuel.”

Seulement, ce n’est pas tout à fait exact. Car s’il est alloué à la Défense le même montant de crédits qu’en 2012 et 2013, cela veut dire que l’inflation (2% l’an passé) n’est pas prise en compte. De facto, les ressources affectées aux armées diminueront d’autant. En outre, ll faudra compter sur des recettes dites exceptionnelles, dont on sait, par expérience, qu’elles sont aléatoires…

D’ailleurs, si l’effort de défense était maintenu, l’on se demande bien pourquoi le ministère de la Défense devra supprimer 24.000 postes supplémentaires dans les années qui viennent pour rester dans les clous de son enveloppe budgétaire. Sans surprise, ce chiffre a été confirmé par le chef de l’Etat. Et cela revient à supprimer 10% des effectifs.

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a expliqué que cette dimunition des effectifs affecterait le moins possibles les forces opérationnelles… Et pourtant, le dernier Livre Blanc sur la Défense et la Sécurité nationale (LBDSN) propose bel et bien de supprimer une brigade de combat de l’armée de Terre…

Cela étant, dans le contexte écononomique actuel, le président Hollande a annoncé de nouvelles initiatives afin de relancer “l’Europe de la Défense” d’ici le conseil européen de décembre 2013, lequel portera sur cette question.

“Les opérations militaires récentes ont montré combien nous devions travailler avec l’Union européenne, notamment pour être en mesure de répondre aux crises. C’est pourquoi la France veut ouvrir une nouvelle étape de l’Europe de la défense”, a en effet fait valoir le président Hollande.

Et d’expliquer : “La maîtrise des finances publiques partout en Europe exige et invite à mutualiser les capacités, à prendre davantage d’initiatives et à nous appuyer sur les matériels fabriqués en coopération”, en soulignant que “c’est ce que la France fait déjà avec le Royaume Uni, pour construire notamment une force d’intervention conjointe.”

“C’est aussi ce que la France veut faire avec l’Allemagne, y compris pour des interventions militaires extérieures”, a ajouté le chef de l’Etat, qui a également dit souhaiter “poursuivre nos partenariats avec la Belgique, l’Italie ou l’Espagne et associer les nouveaux membres de l’Union européenne à cette démarche. A commencer par la Pologne et les pays du groupe de Visegrad” (Hongrie, Pologne, République tchèque, Slovaquie), “car l’Europe de la défense, ça doit être l’Europe tout entière.”

S’agissant d’une éventuelle initiative avec l’Allemagne pour des missions extérieures, l’on peut émettre quelques doutes… Car pour que ce projet aboutisse, encore faudrait-il qu’il y ait une harmonisation des “caveats”, c’est à dire des règles d’engagement, entre les armées des deux pays. D’ailleurs, ces divergences, expliquait un rapport parlementaire publié en novembre 2011, “empêchent d’envisager un déploiement opérationnel immédiat plein et entier de la BFA (ndlr, Brigade Franco-Allemande).”

Enfin, le chef de l’Etat a annoncé qu’il ferait “des propositions sur ces sujets d’ici le conseil européen de décembre 2013 qui doit être consacré à la défense”, en précisant que ces dernières “porteront sur nos présences dans les Balkans, en Méditerranée, au Proche-Orient, en Asie” et “concerneront aussi les coopérations”, notamment “dans les domaines du transport aérien, des satellites d’observation, du ravitaillement, des drones.”


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Le Chine envisagerait de participer à la mission des Nations unies au Mali (MàJ)

24 mai 2013 – 11:08

En juillet prochain, les 6.500 soldats de Mission internationale d’aide au Mali (MISMA), la force déployée non sans mal par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) aux côtés des troupes françaises de l’opération Serval, constitueront la moitié des effectifs prévus de la future Mission intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma), créée le mois dernier.

Reste donc plus de 6.000 casques bleus à trouver. Et a priori, l’ONU pourra compter sur la Chine étant donné que Pékin aurait proposé, selon des sources diplomatiques, d’envoyer plus de 500 soldats au Mali. Cette contribution à cette opération de maintien de la paix serait ainsi la plus importante jamais consentie par les autorités chinoises.

Le Mali et la Chine ont établi leurs premières relations diplomatiques en 1960 et, depuis, Bamako a pu compter sur le soutien de Pékin, notamment, depuis quelques années, en matière économique. Ainsi, des entreprises chinoises ont mené à bien plusieurs projets d’infrastructures (forage, le bâtiments, routes, ponts) et y ont établi des “joint-ventures”, en particulier dans le secteur du textile.

En 2008, les échanges commerciaux entre les deux pays se sont élevés à 230 millions de dollars. En outre, déjà producteur d’or, le Mali aurait également du potentiel pour d’autres ressources minières, ce qui n’est pas sans intéresser Pékin.

D’ailleurs, cette décision de prendre une part relativement signifivative (fournir 500 casques bleus n’est pas le bout du monde pour l’Armée populaire de libération) peut être interprétée comme étant une initiative visant à renforcer les liens de la Chine avec l’Afrique, continent qui livre à cette dernière une bonne part de ses importations pétrolières.

Le format des troupes chinoises qui seraient projetées au Mali n’est pas encore arrêté, un responsable des Nations unies ayant indiqué que des pourparlers sont actuellement en cours. Cela étant, le contingent chinois devrait être composé d’au moins 150 ingénieurs (ou sapeurs?).


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Mali : Le GTIA “Désert” prend la relève

23 mai 2013 – 17:36

Au plus fort de l’opération Serval, les forces terrestres françaises étaient organisées selon 3 Groupement tactiques interarmes (GTIA). Maintenant que les groupes jihadistes ont subi de lourds revers au Nord-Mali, le dispositif français a commencé à se réduire dès avril dernier, avec notamment le départ du GTIA TAP (troupes aéroportées).

Et, cette tendance se poursuit à l’occasion de la relève des unités qui ont été projetées sur ce théâtre à partir du 11 janvier. D’ici juillet prochain, il ne devra plus rester que 2.000 soldats français environ. Dans le même temps, la Mission intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali (MINUSMA) devrait avoir commencé à prendre le relais.

En attendant, le GTIA 2, qui était jusqu’alors sous le commandement du colonel Bruno Bert, par ailleurs chef de corps du 92e Régiment d’Infanterie de Clermont-Ferrand, va s’effacer au profit du GTIA “Désert”, aux ordres du colonel Eric Ozanne, commandant le 2e Régiment Etranger d’Infanterie (REI) de Nîmes.

La cérémonie du transfert d’autorité a eu lieu le 20 main en présence du général Laurent Kolodziej, commandant de la brigade Serval ainsi que de la 6e Brigade légère blindée; laquelle fournit les unités qui vont armer le GTIA Désert.

Ainsi, ce dernier sera composé d’un état-major tactique et d’une compagnie du 2e REI, d’une compagnie VBCI du 1er Régiment de Tirailleurs (1er RTIR), d’une compagnie de combat, d’un détachement de fouille opérationnelle spécialisée (FOS) ainsi que d’une Equipe opérationnelle de déminage (EOD) du 1er Régiment Etranger de Genie (REG), d’un escadron AMX-10RC du 1er Régiment Etranger de Cavalerie (REC), lequel retrouve le Mali après la projection d’une de ses unités depuis le Tchad, en janvier, et, enfin, d’un groupement d’artillerie doté de Camions équipés d’un système d’artillerie (CAESAR) et de mortiers de 120mm.


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Gel de 400 millions d’euros de crédits de paiement pour les petits programmes d’armement?

23 mai 2013 – 17:00

En 2008, le général Bruno Cuche, alors chef d’état-major de l’armée de Terre (CEMAT) avait adressé une lettre au chef d’état-major des armées (CEMA) de l’époque, le général Jean-Louis Georgelin, pour dénoncer ce qu’il appelait “l’amorce d’une paupérisation globale” des forces qu’il avait sous ses ordres.

En cause, selon lui, la réduction des crédits alloués aux programmes d’équipement, et notament aux “nombreuses réalisations à faible visibilité politique”, comme par exemple la modernisation de blindés, l’acquisition de matériels non-létaux ou de jumelles à visée nocturne, lesquelles sont indispensables à “cohérence organique” de l’armée de Terre.

La “dégradation importante sur le plan des équipements” est de nature à remettre en cause “l’adéquation de la qualité opérationnelle des matériels aux missions confiées à l’armée de terre”, avait alors estimé le général Cuche.

Va-t-on assister à la même chose dans les mois qui viennent? Si l’on en croit La Tribune, c’est bien parti pour. Déjà que le budget 2013 de la Défense est serré, le journal économique nous apprend que 400 millions sur les 1,5 milliard d’euros en crédits de paiement (CP) destinés aux Autres opérations d’armement (AOA), c’est à dire les petits programmes d’armements, auraient été gelés.

“C’est la direction générale de l’armement qui a averti l’Etat-major des armées (EMA) qu’elle neutralisait 400 millions d’euros”, a-t-on confié à La Tribune. Cela étant, cette dernière indique que le ministère de la Défense a précisé ne pas avoir encore pris de décision.

Et la principale victime, si ce gel de 400 millions devient effectif, sera l’armée de Terre, dont deux tiers des programmes seraient menacés par cette décision, notamment ceux concernant le remplacement de roquettes anti-chars.


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Deux enquêtes cibleraient les militaires hostiles au “mariage pour tous”

23 mai 2013 – 16:29

Malgré le fait qu’elle ait été adoptée par le Parlement, validée par le Conseil constitutionnel et promulguée par le président Hollande, la loi sur le mariage continue de faire l’objet de protestations, notamment de la part du mouvement “La manif pour tous.” Et si ce débat concernant cette question agite l’opinion publique, il en va naturellement de même au sein des forces armées.

Ainsi, si l’on en croit l’anecdote rapportée par La Lettre A, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a été interpellé sur cette loi à l’issue de la présentation du dernier Livre Blanc, le 29 avril dernier, au Conseil supérieur de la fonction militaire extraordinaire (CSFM).

“Rassurez-nous, monsieur le ministre, le mariage pour tous, ça ne s’appliquera pas aux armées?” Vous imaginez si, à la soirée du régiment, le colonel déboule avec son copain?” lui aurait demandé l’un des militaires présent ce jour-là. Ce à quoi M. Le Drian, qui n’en serait pas “revenu”, a répondu : “C’est une loi de la République, elle s’applique à tous.”

Dans son édition du 22 mai, le Canard Enchaîné est revenu sur cet épisode, avec un article un poil caricatural. Cela étant, le dernier, qui fait la liste des actions entreprises par des militaires opposés au mariage pour tous, nous apprend que deux enquêtes sont actuellement en cours au sein des armées. Deux enquêtes qui visent essentiellement ceux qui voient d’un oeil favorable le mouvement de la “Manif pour tous”, qui, jusqu’à la preuve du contraire, n’est pas une formation politique.

“L’activisme des militaires antigays a été jugé assez sérieux pour que le gouvernement ordonne deux enquêtes”, peut-on en effet lire dans les colonnes de l’hebdomadaire satirique. “Troublé par le nombre d’enfants d’officiers parmi les jeunes interpellés (les “veilleurs” qui font des sit-in pacifiques)”, le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, “a demandé à la DCRI de s’informer sur ce que ces ‘agités’ (sic) manigançaient”, écrit le Canard Enchaîné. A croire que la France est à deux doigts de connaître un nouveau putsch des généraux!

Quant à l’autre enquête, elle a été confiée à la DPSD (Direction de la Protection et de la Sécurité de la Défense) afin de “repérer les meneurs au sein de l’Institution” militaire.

En fait, il s’agirait de garder un oeil sur les militaires ayant des liens avec l’Institut Civitas, une organisation catholique proche de l’extrême-droite et qui se veut aussi être un mouvement politique (4 officiers généraux en 2e section siègent à son conseil d’administration) ou encore avec le Bloc indentitaire. D’ailleurs, en février dernier, la Lettre A rappelait qu’un officier supérieur de la DPSD avait été interpellé à Bordeaux en compagnie d’activistes de cette formation.


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Le Mujao revendique deux attentats commis au Niger

23 mai 2013 – 13:17

Pour la première fois de son histoire, le Niger a été le théâtre d’un attentat suicide. Ce dernier a été commis ce 23 mai contre le site du groupe nucléaire français Areva à Arlit, là même où 7 de ses employés furent enlevés il y a bientôt 3 ans. Actuellement, 4 d’entre eux (Daniel Larribe, Thierry Dole, Marc Féret et Pierre Legrand) sont toujours aux mains d’al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI).

L’attaque a précisément visé la centrale électrique de l’usine de traitement d’uranium, située à 7 km d’Arlit et exploitée par la Somaïr (Société des mines de l’Aïr), une filiale d’Areva. Selon un témoin, un homme ayant revêtu un treillis militaire a conduit un véhicule 4×4 bourré d’explosifs devant le site avant de la mettre à feu. Selon le groupe français, 13 employés, tous de nationalité nigérienne, ont été blessés. Par voie de communiqué, il a annoncé un renforcement de la sécurité de ses emprises dans le pays.

Cet attentat était le second de la journée étant donné que, une demi-heure plus tôt, une attaque a visé le principal camp militaire de la zone nigérienne de défense n°2, à Agadez, à 240 km au sud d’Arlit, avec quasiment le même mode opératoire car, visiblement, un véhicule chargé d’explosifs a là aussi été utilisé. Sauf que là, des jihadistes ont lancé un assaut après l’explosion du 4×4. Ces derniers ont finalement été encerclés.

“Les assaillants ont été neutralisés”, a affirmé Mahamadou Karidjo, le ministre nigérien de la Défense. “Ce sont des peaux rouges”, a-t-il précisé, en faisant allusion à des membres de la communauté arabe ou touareg. Cela étant, aucun bilan précis de cette attaque n’a été donné, même si certains sources parlent d’au moins 10 tués dans les rangs des militaires nigériens.

Etant donné que Niamey a envoyé des troupes au Mali dans le cadre de la MISMA, la force africaine déployée dans ce pays par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), les soupçons concernant les auteurs de ces attaques se sont portés naturellement vers les groupes jihadistes chassés du Nord-Mali lors de l’opération française Serval.

Et le fait est. Le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), notamment actif dans la région de Gao, au Mali, a revendiqué ces deux attentats. “Grâce à Allah, nous avons effectué deux opérations contre les ennemis de l’islam au Niger”, a ainsi déclaré, selon l’AFP, Abu Walid Sahraoui, le porte parole de ce groupe. “Nous avons attaqué la France et le Niger pour sa coopération avec la France dans la guerre contre la charia”, a-t-il ajouté.


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Meurtre “terroriste” d’un soldat britannique à Londres (MàJ)

23 mai 2013 – 11:19

Il était environ 14h30, ce 22 mai quand un homme portant le sweat-shirt de l’association caritative “Help for Heroes” a été renversé par une voiture type Opel Tigra, près de la caserne du Royal Artillery, dand le quartier londonien de Woolwich.

La suite est épouvantable. Deux individus noirs qui étaient à bord du véhicule se sont précipités sur lui et l’ont sauvagement tué à coups d’hachoir à viande, de machette et de couteau (des témoins ont même parlé de décapitation), le tout en criant “Allah Akbar” (Dieu est grand).

L’un des deux meurtriers a ensuite pris le temps de donner les raisons de cet acte devant une caméra. “Par Allah tout puissant que nous continuerons de vous combattre jusqu’à ce que vous nous laissiez en paix”, a-t-il déclaré avec un accent londonien. “Nous devons les combattre tout comme ils nous combattent. C’est Å“il pour Å“il, dent pour dent. Nous jurons par Allah le tout puissant que nous n’arrêterons jamais de vous combattre”, a-t-il ajouté. A une passante, il a expliqué que sa victime était un “soldat britannique” qui avait “tué des musulmans” en Afghanistan.

Cet individu et son acolyte n’ont à aucun moment cherché à fuir la scène de leur crime. Au contraire, ils ont même demandé aux passants de les filmer à visage découvert. Les deux meurtriers seront ensuite blessés lors de l’intervention des policiers, contraints de faire usage de leurs armes pour les neutraliser.

La victime, âgée d’une vingtaine d’années, est effectivement un militaire. D’après la presse d’outre-Manche, affecté à un centre de recrutement situé dans le centre de Londres, il revenait à la caserne du Royal Artillery quand il a été renversé par la voiture des tueurs.

Pour les autorités britanniques, il ne fait aucun doute que cet assassinat est un acte de terrorisme. Le Premier ministre, David Cameron, a ainsi immédiatement demandé la tenue d’une réunion de crise au sein du Comité Cobra, lequel est constitué des ministres en charge de la sécurité.

Cette affaire fait penser à celle de Mohamed Merah, qui a tué de sang froid 3 militaires français pour des raisons similaires à celles avancées par les deux assassins de Woolwich. Voire même à l’agression dont a été victime un gendarme isérois, le 7 mais dernier, commise par un individu criant, là aussi, “Allah akbar”. En outre, en 2008, Parviz Kahn a été condamné pour avoir planifier l’enlèvement et le meurtre d’un soldat britannique à Birmingham.

Quoi qu’il en soit, ce type d’actions était préconisé par plusieurs hauts responsables de la mouvance jihadiste, dont Anwar al-Aulaqui, qui était l’idéologue d’al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQPA).

Tué lors d’une frappe américaine au Yémen en semptembre 2011, il avait exhorté les militants islamistes à commettre des attentats suicides dans les centres commerciaux ou de s’en prendre directement aux militaires occidentaux, considérant que des opérations plus sophistiquées étaient plus difficiles à réaliser en raison de l’efficacité des services et des mesures anti-terroristes des pays “cibles”. En outre, al-Aulaqui était passé à la pratique en encourageant le major américain Nidal Malik Hasan à réaliser la fusillade de Fort Hood, en novembre 2009 (13 tués et 42 blessés).


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