Un F-16 piloté par une intelligence artificielle a été testé lors de combats aériens à portée visuelle

Secrétaire de l’US Air Force, Frank Kendall a récemment fait savoir qu’il volerait bientôt à bord d’un F-16 piloté par une intelligence artificielle [IA]. « Il y aura un pilote qui se contentera de regarder, comme moi, le fonctionnement de cette technologie », a-t-il dit, lors d’une audition au Sénat. « J’espère que ni lui ni moi ne serons nécessaires pour piloter l’avion », a-t-il ajouté.

L’appareil évoqué par M. Kendall est le X-62A VISTA [Variable In-flight Simulation Test Aircraft], c’est un dire un F-16 de l’US Air Force Test Pilot School sur lequel ont été intégrés des algorithmes d’intelligence artificielle issus des programmes AACO [Autonomous Air Combat Operations] et ACE [Air Combat Evolution] menés respectivement par l’Air Force Research Laboratory [AFRL] et la DARPA, l’agence du Pentagone dédiée à l’innovation.

Dans le détail, le premier vise à développer une IA pour le combat aérien au-delà la portée visuelle [BVR – Beyond Visual Range]. Quant au second, il a fait l’objet de beaucoup de publicité en 2020, à l’occasion de la compétition « AlphaDogfight », au cours de laquelle un pilote expérimenté de F-16, privé de ses repères habituels, avait été mis en échec par un algorithme d’IA produit par l’entreprise Heron Systems, à l’issue de cinq combats aériens simulés.

« Que l’humain ou la machine remporte le combat aérien final importe peu étant donné que les essais AlphaDogfight visent à accroître la confiance dans l’intelligence artificielle », avait relativisé le responsable du programme ACE, à l’époque. « Mais si une intelligence artificielle gagne le respect d’un pilote de F-16, nous aurons fait un pas de plus vers la réalisation d’une interface homme-machine efficace pour le combat aérien, ce qui est notre objectif », avait-il toutefois estimé.

Quoi qu’il en soit, en 2022, le X-62A Vista réalisa douze vols d’essais avec les algorithmes « AACO » et ACE » aux commandes. Au cours de ceux-ci, l’appareil effectua des « engagements individuels au-delà de la portée visuelle contre un adversaire simulé » tandis que les « agents d’IA » furent « engagés dans des combats aériens », avait expliqué l’US Air Force, à l’époque.

Restait alors à passer à l’étape suivante, c’est à dire mesurer les capacités de l’IA face à un F-16 piloté en conditions réelles. Ce qui a récemment été fait, selon un communiqué publié par la DARPA, le 17 avril.

Ainsi, entre décembre 2022 et septembre 2023, dans les environs de la base d’Edwards [Californie], le X-62A a effectué 21 vols au cours desquels il a affronté un F-16 piloté en combat aérien à portée visuelle [ou « dogfight »], qui est peut-être la forme d’engagement la plus périlleuse pour un pilote de combat [et elle l’est sans doute davantage quand l’adversaire est une IA…].

À noter cependant que deux pilotes étaient à bord du X-62A durant ces vols pour surveiller les systèmes et, si nécessaire, reprendre les commandes.

Le commandant de l’US Air Force Test Pilot School, le colonel James Valpiani, a expliqué que le X-62A avait commencé par voler dans une posture défensive, avant de passer à des manœuvres plus offensives. « Les avions volaient de manière agressive, à moins de 600 mètres l’un de l’autre », a-t-il dit.

Lequel des deux s’en est le mieux tiré ? La DARPA n’a pas souhaité le dire. « Le but du test était de démontrer que nous pouvons tester en toute sécurité ces agents d’IA dans un environnement de combat aérien critique pour la sécurité », a seulement déclaré le lieutenant-colonel Ryan Hefron, le responsable du programme ACE.

Conformément à l'article 38 de la Loi 78-17 du 6 janvier 1978 modifiée, vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données vous concernant. [Voir les règles de confidentialité]

65 contributions

  1. Robmac dit :

    Bientôt les pilotes ne serviront que pour les défilés lors des fêtes nationales ; plus tard se seront les équipages de chars, puis les artilleurs.

    On pourra faire des économies sur les officiers.

    Heureusement, pour que les guerres restent de VRAIES guerres, les soldats d’infanterie et les civils seront massacrés.

    • joe dit :

      Oui et ont peut compter sur les dictateurs pour alimenter ces guerres, absolument nécessaires à leur survie qui n’est basée que sur l’existence des voisins… tous bien sur les fomenteurs de complots qui visent à détruire la nation.

    • Scipion dit :

      Les fantassins seront peut-être remplacés par des robots…des sortes de « Terminator ».

  2. Expression libre dit :

    Cela ne va pas plaire à l’AAE, on a déjà raté le passage aux drones. Quand je pense que dans un passé assez récent, on se posait la question de savoir si on devait armer nos Reaper.

    • Pascal, (l'autre) dit :

      « on se posait la question de savoir si on devait armer nos Reaper. » Oui mais en France nous avons des vâââleurs, la mort délivrée par une machine, mais quelle horreur!

  3. Ricko dit :

    Un IA c’est une chose. C’est une boîte de conserve qui se pirate à l’heure où tous les systèmes sont interconnectés.
    Pour le cerveau d’un humain cela reste possible mais c’est plus long et difficile à réaliser à grande échelle pour un ennemi.
    Le seul intérêt d’un IA c’est de conseiller un pilote et lui éviter de faire des erreurs.
    Puisque l’IA est piratable, il faudra un humain dans dans l’avion.
    Les performances de appareils resteront limitées à ce que peut supporter un humain.
    De plus ce qui est important c’est la compréhension de l’environnement : la meilleure des IA sera toujours limitée par les capacités de détection de l’avion.
    Il serait intéressant de connaître les conditions de cet expérience concernant la façon dont l’IA est renseignée sur la position de l’avion adverse. Capteurs optiques ? Radar au sol ? transmission des informations depuis l’avion adverse ?

    • Cortex, c'est moi ki di ki ki rentre et ki ki rentre po dit :

      en cyber la faille est le plus souvent à 30 cm de l’écran…

    • tnato dit :

      j’ai bien rigolé : on voit que vous êtes un spécialiste cyber vous et que vous faites des suggestions en connaissance de cause

    • NulH dit :

      Un bon début de questionnement… Merci

  4. desi dit :

    Ben voyons. Reprenez , bien sûr , tous les éléments de langage de la guerre informationnelle américaine et leurs armes dignes de Star wars. Mieux que le Pentagone: Hollywood !
    Voilà comment on finit avec un F22 « invincible » qui se fait abattre au canon par un Rafale !
    Ou comment une guerrilla islamique sunnite en sandales et à Kalach finit par faire partir l’oncle Sam après 20 ans de guerre.
    Article déjà paru sur twz.com, par ailleurs et en toute indépendance éditoriale, bien entendu…

    • joe dit :

      Pourquoi cracher sur des faits : les équipements divers et variés seront de plus en plus pilotés sans humain. Personne ne dit que ces matériels sont invulnérables. Les robots fabriquer en masse coûtent moins cher que de former plusieurs centaines de milliers de soldats, très fragiles sur un champ de bataille. Un robot c’est une réactivité d’analyse et de tir de précision sans commune mesure avec un humain, par tout temps, sans jamais se fatiguer. Les démocraties sont allergiques (à juste titre) à la mort de ces citoyens. D’autre part, s Talibans ont gagnés parce que la géographie et le tissu social est basé sur les tribus. Même situation que le Vietnam, si les populations ne voient pas la nécessité de mourir pour une faction politique, ceux qui noyautent la société gagnent forcement avec le temps, quelque soit la technologie ou les milliards injectés.

    • Matriochka dit :

      Sauf que pour l’instant, dans la vraie vie, l’invincible Terminator est bien russe et ne montre pas d’une efficacité époustouflante en Ukraine, le F-22 abattu au canon aurait très probablement descendu notre magnifique Rafale avant même qu’il ne se soit aperçu de sa présence, les USA sont partis d’Afghanistan parce que ça ne sert à rien d’y rester et que ça coute un bras sans aucun espoir de faire changer ce « shithole » un jour, mais pas à cause d’un Dien Bien Phû sauce pavot.

  5. Prof de physique dit :

    Excusez le hors sujet, je vous prie.
    Quelqu’un peut-il me dire si cette information est valable ?

    L’Australie présente ses sous-marins sans pilote
    https://www.medias-presse.info/laustralie-presente-ses-sous-marins-sans-pilote/189091/

    Anduril Industries a dévoilé le premier des trois véhicules sous-marins autonomes extra-larges Ghost Shark en Australie.

    Le dévoilement a été accompagné de l’annonce selon laquelle le projet de 140 millions de dollars australiens (100 millions de dollars) est en avance sur le calendrier et le budget.

    Anduril s’associe au ministère australien de la Défense pour concevoir, développer et construire les sous-marins de la Royal Australian Navy (RAN), dont la livraison est prévue en 2025.

    “Nous avançons incroyablement rapidement dans ce programme en étroite collaboration avec notre ASCA (Advanced Strategic Capabilities Accelerator), DSTG (Defence Science and Technology Group) et les partenaires RAN”, a déclaré David Goodrich, PDG d’Anduril Australie .

    • Slasher dit :

      C’est un truc de 5 mètres de long. Pas comparable avec un sous-marin conventionnel.

    • Thaurac dit :

      Et ça ne bricole pas..
      « Le sous-marin modulaire sera doté de capacités furtives et autonomes à longue portée pour des missions persistantes de renseignement, de surveillance, de reconnaissance et de frappe.

      Le premier prototype de Ghost Shark, dévoilé en décembre 2022, était capable de fonctionner à une profondeur d’environ 19 685 pieds (6 000 mètres) et de rester sous l’eau pendant 10 jours. »
      Alors les protos suivants…
      Là où celà aurait duré 10 ans, il faut plutôt compter en mois pour ces protos, bravo!

      • Why not dit :

        Thaurac. « capable de fonctionner à une profondeur de 6000 mètres » ? J’ai des doutes! 600 mètres seraient déjà beaucoup…

      • Math dit :

        Ça, c’est bien plus malin que des sous marins improbables qui mettent 10 ans à être construits et dont on a que 3 ou 4 exemplaires.

      • Ceci cela dit :

        Ni le pronom démonstratif « cela » ni sa version familière « ça » ne prennent d’accent.

        Là où cela aurait duré 10 ans.

  6. Rakam dit :

    C’est couru d’avance…IA va tout régenter dans ce monde ,des gens le souhaitent, et même le désir,pourquoi….what is the question?

  7. Ventoux dit :

    Est-ce-que si l’I.A. gagne , elle paye sa tournée au bar ?
    Ou les 2 pils du X 62A?

    • JILI dit :

      il y a eu la révolution industrielle, il y a maintenant la révolution IA qui arrive, et va nous permettre de passer à l’humanité un autre niveau ou nouveau monde, comme celui de la conquête des étoiles. Bien sûr qu’il y a des hackers, qui dans le monde militaire et technologique industriel représentent une nouvelle méthode d’espionnage, mais encore vaudra-t-il qu’ils puissent percer les défenses des systèmes pour les dominer car là encore une puissance technologie de défense existera. Pour exemple, est-ce qu’aujourd’hui des hackers ou d’autres systèmes peuvent mettre hors d’état de nuire nos missiles lorsqu’ils volent pour atteindre leurs cibles, leur base d’où ils partent comme des bateaux etc., et bien non. Par contre, il existe des systèmes d’interception très efficaces qui existent comme le dôme de fer etc., mais ils ne sont efficace que pour contrer des missiles peu élaborés pour se protéger. Bref, on va pouvoir discuter sur le sujet durant des lustres car en plus, il va y en avoir des innovations !

  8. Remy Beaumont, de Villeurbanne dit :

    ça va plaire aux hackers du monde entier, dont ceux de certains pays très en avance dans ces domaines, et ennemis des USA . Ils se feront un plaisir d’injecter ceci et cela dans les serveurs, dans les banques de données, et dans les flux de data, tandis que leurs copains utiliseront diverses armes électromagnétiques ou à impulsions de ceci ou de cela, pour achever la désorientation complète du chasseur inhabité, auquel on dira au final d’aller se vautrer dans un champ .

    Encore une avancée humaine, cette I.A ! Il y a plus d’intelligence dans une usine de fabrication de balais, que dans la moindre  » Intelligence artificielle  » ! essayez , vous en aurez la preuve tout de suite !
    ( au fait, j’ai consaté la nouvelle tendance des commentateurs, à mettre la ville de résidence, en plus de leur nom ou pseudo : c’est sympa, ça rend les échanges un peu plus concrets)

    • tschok dit :

      @Rémy,

      Et vous avez eu le bon goût d’insérer une virgule, ce qui évite de penser que vous voulez vous donner des origines aristocratiques.

      Sinon, vous avez deux façons de considérer l’IA: ontologique et outil mathématique.

      Quand on parle d’IA avec des gens qui n’y connaissent rien, donc des gens comme moi, ils se représentent l’IA sous la forme d’un être conscient. Notez que dans cette représentation mentale de l’IA c’est le facteur conscience qui vient avant l’intelligence à proprement parler. En effet, les quidams que nous sommes ont en réalité assez rapidement intériorisé la possibilité que les IA puissent être complètement connes. C’est d’ailleurs votre position.

      Mais on peut aussi en parler avec des gens qui savent ce que c’est et, eux, envisagent l’IA en tant qu’outil mathématique (des algorithmes) pouvant fonctionner de façon automatisée, ce qui lui fait prendre une forme informatique (des logiciels).

      Donc on a deux grandes catégories de discours critiques de l’IA: un discours critique qui relève de l’approche ontologique et qui, en règle générale, est à côté de la plaque, parce que l’IA ne se présente pas en tant qu’être conscient, et un discours critique qui relève de l’approche outil et qui, lui, est encore plus méfiant à l’égard de l’IA parce qu’il anticipe les conséquences négatives de cet outil sur l’activité humaine, voire sur le destin de l’espèce humaine toute entière.

      Dans quelle direction voulez-vous orienter la conversation? L’approche ontologique, ou l’approche outil? Je vous demande ça parce que je constate assez souvent une non-discrimination de ces deux branches qui, dans mon esprit, sont distinctes.

      On peut néanmoins faire l’observation suivante: dans l’article de notre hôte il est bien précisé que l’un des objectifs de l’expérience est de créer une relation de confiance (« Que l’humain ou la machine remporte le combat aérien final importe peu étant donné que les essais AlphaDogfight visent à accroître la confiance dans l’intelligence artificielle »).

      Mieux: il est même question de respect: « Mais si une intelligence artificielle gagne le respect d’un pilote de F-16, nous aurons fait un pas de plus vers la réalisation d’une interface homme-machine efficace pour le combat aérien, ce qui est notre objectif ».

      Il apparaît donc que les gens qui font cette expérience avec une IA – donc qui savent ce que c’est – on en réalité une approche partiellement ontologique, alors que la chose dont nous parlons n’est qu’un outil mathématique informatique.

      Donc, en définitive, les deux branches sont poreuses, si je puis m’exprimer ainsi. Enfin disons qu’elles vont s’entrelacer.

    • Math dit :

      Facile de dire ça. Comme ça paraît simple en mode y’a qu’à. Et comme c’est difficile en vrai.

    • joe dit :

      Ah bon, les codes nucléaires et autres missiles de tous types ont été crackés ? Il y a une légère difference entre hacker un hôpital et contrôler un système militaire aux multiples couches de protection, software ET hardware. On voit bien que le danger réside plutôt dans le fait qu’une démocratie comme les US, peut être bloquée pendant plus de 8 mois par un seul homme (le Speaker) ou un hurluberlu du genre de Trump qui est un véritable danger pour les institutions d’une démocratie.

    • Matriochka dit :

      Parce qu’aujourd’hui une IEM ne présente pas de danger pour un avion, que les systèmes de navigation ou de communication ne sont pas piratés? Vous devriez postuler au Mindef ou à la DGA.

    • Fasol dit :

      Rémy : « au fait, j’ai consaté la nouvelle tendance des commentateurs, à mettre la ville de résidence, en plus de leur nom ou pseudo : c’est sympa, ça rend les échanges un peu plus concrets »

      Super sympa, ça fait site de rencontre. En plus, il y en a qui mettent même une photo. Peut-être qu’un troll va trouver l’âme sœur et va enfin parvenir à se reproduire.
      Et ne doutons pas que personne ne mentira et que nous allons enfin connaître la ville de résidence de certains de nos agents provocateurs les plus acharnés.

  9. Rakam dit :

    Ah? Pas vraiment…

  10. bil36 de Saint etienne dit :

    beaucoup de commentaires parfois intelligents sur ce site ( surtout celui de Rémi de Villeurbanne) , je me souviens d’un science e vie de 2010 qui prédisait l’absence de pilote dans les avions en 2020, je me souviens d’Elon Musk qui disait chaque année que « dans deux ans il vendrait des des voitures autonomes » il l’ a dit pendant 5 ans et depuis… Il dit plus rien (cela dit mercedes semble avoir pris le leadership en matière). Une remarque, windows 98 avait la puissance suffisante pour gérer l’intégralité de la circulation de tous les trains Français, nous avons toujours des « mécano » payés ( grassement) pour conduire nos locomotives. Que faut il en conclure ? Il me semble plus complexe de conduire un avion dans un espace trois d qu’un train sur des rails dans un voie privatisée ? Je ne pense pas que le maintien d’un conducteur dans la quasi intégralité des trains soit dû à la présence de la CGT (ou d’un quelconque syndicat affublé d’une fossile et d’un marteau)

    • tschok dit :

      @bil36,

      Je ne suis pas un spécialiste, mais j’ai l’impression que le pilotage d’un avion est en réalité moins complexe que la conduite d’une automobile parce que les possibilités de collisions sont beaucoup plus élevées, surtout en milieu urbain.

      Le vol est une activité hyper-réglementée et très compartimentée: dans l’aviation civile, il est inconcevable qu’un petit avion de tourisme passe sous le nez d’un avion de ligne pour atterrir avant lui, en l’obligeant ainsi à remettre les gaz en urgence afin d’éviter la collision, par exemple. Alors que dans la circulation urbaine, les usagers font à peu près n’importe quoi, donc il faut tout prévoir, ce qui représente un très grand nombre de situations possibles à numériser et à interpréter.

      L’analyse de la multitudes des situations possibles générées par la circulation automobile me semble bien plus complexe.

      J’ai donc l’impression que, paradoxalement, il est plus facile de mettre une IA aux commandes d’un avion que d’une voiture. Quand Elon Musk prédisait il y a une quinzaine d’années que dans deux ans il vendrait des voitures autonomes, il avait peut-être sous-estimé la complexité de la circulation automobile par rapport à la circulation aérienne, la première étant en réalité complètement chaotique, alors que la seconde est hyper-canalisée par construction.

      Sinon, à ma connaissance, l’automatisation de la conduite d’un train ne nécessite pas l’intervention d’une IA. Mais la gestion automatisée des flux sur un réseau complexe, oui. C’est plutôt dans le centre de gestion du trafic que je vois l’IA, pas tellement dans le train lui-même (ou alors pour gérer la sécurité, genre identifier une vache sur la voie par imagerie infrarouge et déclencher les freins). Sinon, vous aurez de l’IA dans les trains, mais à dispo des passagers et du personnels et ce sera lié à un service pour les uns et à des nécessités d’exploitation commerciale pour les autres).

    • Scionnère Dick dit :

      « un quelconque syndicat affublé d’une fossile (sic) et d’un marteau »

      « Fossile », c’est un jeu de mots relatif à l’archaïsme de ce syndicat ou c’est un régionalisme ligérien pour écrire faucille ?

      • bil36 dit :

        MDR, ni l’un ni l’autre c’est juste une erreur de mon correcteur d’orthographe (bel exemple de limite des capacités cognitives d’un ordinateur, de là à parlé de synchronicité 😉 ) en même temps merci d’avoir souligné cette erreur car certains syndicats remplaceraient avec plaisir l’outil de travail désigné par un vulgaire caillou du néolithique… Aucun régionalisme ligérien là dedans (même à Saint Etienne on vend des Bescherelles)

        @ Gruff : évidemment je me suis mal exprimé je parlais de la capacité de calcul dévolue aux ordinateurs de l’époque

    • Gruff dit :

      « windows 98 avait la puissance suffisante » (..)

      D’un point de vue purement IT, çà ne veut absolument rien dire.
      Aucun OS n’a « de puissance » en soit, qu’il s’agisse d’une version de Windows, d’une distribution Linux ou d’un Unix..
      Ce qui fera la capacité de traitement, c’est surtout la partie hardware sur laquelle il est posé.
      Au delà du socle, l’efficacité du code de l’OS repose sur son architecture, le type de langage utilisé et la logique de programmation. Dans le cas évoqué, pour ce type de traitement et dans cette génération d’OS.. un Windows NT4 (pro) se révèle bien plus performant qu’un 98 destiné essentiellement au grand public.

      • Ceci cela dit :

        Le pronom démonstratif « ça » ne prend pas d’accent. Il est la forme familière de « cela », qui n’en prend pas non plus.

        D’un point de vue purement IT, ça ne veut absolument rien dire.

        Cependant, le mot « çà » accentué existe bien, que ce soit sous la forme d’un adverbe de lieu (comme dans l’expression « çà et là ») ou sous celle d’une interjection (comme dans « Ah çà ! »).

        • Gruff dit :

          Je devrais vous embaucher immédiatement car dans mon univers il n’y a pas un ingé capable de faire deux lignes sans faute. Et côté rédaction, je suis de loin le meilleur. C’est vous dire le niveau des autres.. 🙂

      • Soi soie soient sois soit dit :

        Soit il a de la puissance, soit il n’en a pas, mais un OS n’est en soi qu’un système d’exploitation.
        Et si un OS était en soie, alors le « S » voudrait dire « Silk ».

    • joe dit :

      Les statistiques actuelles montrent que ramené au nombre de millions de KM parcourus, l’IA a moins d’accidents (tôles et humains) que les conducteurs. L’IA ne va que progresser, par l’intermédiaire de processeurs toujours plus compacts et puissants, d’algorithmes adaptés aux différentes situations, par l’apprentissage (tout est filmé et les mesures de capteurs peuvent être étudiés comme dans une boite noire d’avion). La notion de 3D versus 2D pour un avion ne change rien. Cela existe déjà dans les calculateurs + radars embarqués dans certains missiles. Est-ce plus complexe ? oui, mais pour une IA qui peut déjà calculer des milliers de données par secondes et réagir en conséquence, cela n’est pas une problématique majeure. Pour les conducteurs de trains…. Il existe déjà des lignes de métro autonomes. La difficulté sur un TGV réside dans le fait de la vitesse et de l’environnement qui est non clos, contrairement aux rames automatiques. De fait, payer un homme pour ajouter une couche de sécurité est conforme aux attentes. Jusqu’à ce que l’IA soit formée aux problématiques d’un TGV… Un conducteur réagit à des stimulus versus règlements. Si les capteurs (multiples) d’une IA lui permettent d’être précise dans sa lecture de l’environnement… la réactivité d’une IA est très largement meilleure que le meilleur des conducteurs. D’autant qu’il s’agit soit d’accélérer, soit de freiner, plus ou moins fort. Et elle le fait 24/24 sans problématique de changement d’équipes.

    • Robert Collins dit :

      Plutôt que l’anglicisme « leadership » je vous propose la bien française « prééminence ». En plus, ça en jette, non ?

      • Pascal, (l'autre) dit :

        « je vous propose la bien française « prééminence ». En plus, ça en jette, non ? » Trop connoté « sous-vêtements »!

        • Robert Collins dit :

          Je vous aurais bien proposé « suprématie » à la place, ce mot charrie quelques relents nauséabonds.
          Il y a aussi « la tête », mais « prendre la tête » risque d’être mal compris par certains…
          « Commandement », « direction », « prédominance », « hégémonie » (peut-être un peu fort, celui-ci), « domination » (un peu scabreux, avec tous les esprits mal tournés), « chefferie » (bof), « chef de filat » (carrément technocratique, celui-là).

  11. Raphaël dit :

    le combat aérien simulé avec le pilote était tout pourri, on aurait dit un geek sur DCS, ses manœuvres allait à l’inverse du bon sens, il tirait constamment du 9g en se tortillant sur son fauteuil de gamer, bref, regardez comment notre IA est forte. la supercherie était très grossière.

    • Soad dit :

       » il tirait constamment du 9g »
      Alors si vous avez une vidéo je suis preneur… Mais si le pilote devait tirer jusqu’à 9g « constamment » (on a compris que vous parlez des tests en simulateur), c’est peut-être parce que l’IA n’a elle, pas de limites à ce niveau là…
      Mais bon, vous devez être super balèze.
      Et sinon sur DCS vous êtes un as?

      • Raphaël dit :

        dans le hud du pilote, en bas a gauche, le facteur de charge était lisible. l’IA n’a pas de limite de G, certes, mais le machin ailé autour, en l’occurrence un autre F16 je crois, oui. donc rien n’était vraiment convainquant. Moi je suis très plan plan, mon kif, c’est condor 2, un excellent simulateur de vol a à vol, et je suis loin d’être un as.

      • Bidule dit :

        les vidéos des duels ont étés analysées par Ate Chuet sur youtube.
        il ne trouve pas le pilote très bon d’ailleurs.
        Acte a aussi fait des combats sur DCS, c’est très intéressant.

  12. rakotomanga dit :

    Les chinois et les turcs ont chacun un/des prototypes de drones intercepteurs.
    Qui est alors le plus avancé?

  13. Le Suren dit :

    Effectivement, se pose la question du piratage. L’US Navy veut 400 navires avec 1/3 sans personnel. Si l’ennemi en prend le contrôle à distance, il peut retourner le navire contre le reste de la flotte. Donc, il faudra toujours un équipage mini pour passer en « manuel » et reprendre le contrôle de la situation. Même si le navire ne ré-engage pas, on peut lui éviter de retourner les armes contre les autres.

    Je me suis laissé dire que la Corée du Nord possède d’excellents pirates du Net. Alors, gaffe !

    • tschok dit :

      Et que pensez-vous de l’idée de mettre une IA dans ce type de navires précisément pour éviter ce genre de détournements? En plus de toutes les autres choses qu’on peut lui faire faire, puisque s’il n’y a pas d’humain à bord il faudra nécessairement les remplacer par autre chose.

  14. Nexterience dit :

    A quand Une THL30 sur le dos du Rafale?

  15. Thierry le plus ancien dit :

    Une frappe aérienne israélienne sur l’Iran vendredi a endommagé un système de défense aérienne, selon des responsables occidentaux et iraniens, et semblait calculée pour transmettre le message selon lequel Israël pourrait contourner les systèmes défensifs iraniens sans être détecté et les paralyser.

    La frappe a endommagé une batterie défensive près de Natanz, une ville du centre de l’Iran qui est essentielle au programme d’armes nucléaires du pays, selon les responsables.

    Même si l’attaque israélienne était une représailles au barrage aérien iranien de la semaine dernière, elle n’a utilisé qu’une fraction de la puissance de feu déployée par Téhéran. Cette attaque, interceptée par Israël et ses alliés, n’a causé que des dégâts minimes.
    source :
    https://www.nytimes.com/live/2024/04/20/world/israel-iran-gaza-war-news
    ————————————————————————————–

    C’est bien entendu une allusion au F-35 que les israéliens possèdent et qui peuvent s’affranchir de toutes les défenses que l’Iran possède, sans exception aucune, l’Iran actuelle ne peut rien contre une telle suprématie aérienne, et cela prouve également que les avions avec pilote dans le cockpit sont bien loin d’être fini, je dirais même plus qu’ils commencent une nouvelle carrière, un peu différente d’avant.

    L’IA tout en étant désormais indispensable (loyal wingman) n’est pas non plus la panacé et je ne doute pas qu’au fil des entrainements, les pilotes finissent par repérer des automatisme de l’IA qui la rendront prévisible et qu’il pourront retourner contre elle.

    A noter que l’IA ne change rien au problème que posent les avions furtif, si l’IA ne peut le détecter, elle ne peut pas le combattre non plus.

  16. Thierry le plus ancien dit :

    L’IA va permettre une longévité des avions de 4ème génération restant comme loyal wingman et c’est le moins mauvais destin que l’on peut souhaiter pour les Rafales. Car en cette période de l’histoire le ciel leur est désormais interdit sous format classique comme on le voit en Ukraine.

    • Carin dit :

      @titi le trop ancien……
      Vous êtes le seul au monde à voir des Rafale en Ukraine….
      Cela devrait vous inquiéter mais… non!
      C’est d’ailleurs à ça qu’on vous reconnais…

    • Pascal, (l'autre) dit :

      « Car en cette période de l’histoire le ciel leur est désormais interdit sous format classique comme on le voit en Ukraine. » Ce sont les Russdes qui vous ont fait des confidences?

  17. Beuaaargh dit :

    T’en a pas marre, de nous polluer avec ton arnaque à deux balles ?

  18. Gruff dit :

    Un petit captcha sur le formulaire de post de commentaire pourrait se révéler utile pour contrer l’illuminé de service. (bot)
    De même qu’une fonctionnalité de signalement.