À nouveau, l’US Air Force envisage de lancer un programme d’avions ravitailleurs furtifs

En 2011, et à l’issue d’une longue procédure qui ne fut pas épargnée par les rebondissements, le Pentagone fit part de son intention de commander 179 avions ravitailleurs KC-46A « Pegasus » auprès de Boeing, aux dépens d’Airbus [EADS à l’époque] qui, associé à Northrop Grumman, avait défendu la candidature de l’A330 MRTT [appelé « KC-45A » outre-Atlantique].

Cependant, Boeing ayant visiblement cassé ses prix pour remporter la mise, le développement du KC-46A, qui n’existait alors que sur la planche à dessin, fut émaillé de difficultés techniques, lesquelles engendrèrent des surcoûts.

Cela étant, et même si des problèmes subsistent, notamment au niveau du système permettant de surveiller le transfert de carburant [le RVS, pour Remote Vision System], Boeing a fini par livrer les premiers KC-46A à l’US Air Force. Et, depuis, avec ses nouveaux appareils, celle-ci a mené plusieurs expérimentations, dans le cadre de son concept « Agile Combat Employment », élaboré en vue d’accroître sa flexibilité et sa résilience dans des environnements « contestés ».

Mais la commande des 179 KC-46A n’était que la première phase d’un programme plus vaste. En effet, en juin 2021, la Pentagone a donné le coup d’envoi du projet « KC-Y », en vue de se procurer 140 à 160 avions ravitailleurs supplémentaires. Ce marché devrait se jouer entre Boeing et Lockheed-Martin qui, associé à Airbus, a l’intention de soumettre la candidature du LMXT, dont la conception repose sur l’A330 MRTT.

Toutefois, il n’est pas certain que ce projet KC-Y soit mené jusqu’à son terme. En juin 2022, l’Air Force Life Cycle Management Center [AFLCMC] a émis une demande d’informations auprès de l’industrie au titre du programme AAR FoS [Advanced Aerial Refueling Family of Systems] en vue de développer une « nouvelle famille d’avions ravitailleurs », l’objectif étant de pouvoir disposer de capacités à la fois plus performantes et diverses [comme le ravitaillement en vol des drones et la guerre électronique].

« Les ravitailleurs actuels et futurs devront avoir une capacité de commandement et de controle [C2], communiquer efficacement à l’échelle mondiale, naviguer avec précision dans des environnements dégradés et effecter des opérations à un rythme élevé dans des milieux contestés », avait alors expliqué l’AFLCMC, prenant apparemment le contre-pied du général David Goldfein, l’ancien chef d’état-major de l’US Air Force.

En effet, en 2019, celui-ci avait « enterré » l’idée d’un avion ravitailleur furtif, estimant que l’époque des projets de « plates-formes particulières » qualifiés de « game changers » [ou de changeurs de jeu] était dépassée. Toutefois, un an plus tôt, il avait plaidé en faveur « d’avions ravitailleurs non habités […] qui pourraient opérer de manière autonome dans le cadre d’une flotte logistique vaste pouvant soutenir l’attrition dans des conflits ».

Or, lors d’un récent « webinaire » organisé par le Council of Foreign Relations [CFR], rapporte Air&Space Forces Magazine, le secrétaire à l’Air Force, Frank Kendall, n’est pas allé sur ce terrain… Car il a soutenu l’idée que les avions ravitailleurs devraient être « furtifs » à l’avenir. Et cela vaudrait également pour les avions de transport.

« L’approche traditionnelle consistant à transformer un avion commercial comme le DC-10 ou le B-767 en ravitailleur ou en avion cargo […] ne répondra plus aux besoins de l’US Air Force » car les nouvelles menaces « nous enlèvent cette liberté », a-t-il dit. « Des adversaires, comme la Chine, sont capables de détecter, de suivre et d’abattre des avions américains sur des distances de plus en plus longues, de sorte que les ravitailleurs devront être conçus en gardant à l’esprit leur capacité de survie », a-t-il développé.

C’est ce qui expliquerait une autre demande d’informations qui, émise en juillet 2022 par la Defense Innovation Unit [DIU], portait sur le développement de nouveaux avions ravitailleurs [et de transport] à voilure mixte [ou aile volante]. Confirmé en octobre par l’US Air Force, ce projet entre dans le cadre des efforts du Pentagone pour diminuer sa consommation de carburant. En effet, un aéronef conçu selon une telle configuration serait moins gourmand en kérosène [-30%] et… aurait également l’avantage d’avoir un profil plus mince…et donc une Surface Équivalente Radar réduite.

À ce jour, Boeing a sans doute une longueur d’avance… avec le X-48A, un démonstrateur conçu selon une configuration d’aile volante à fuselage intégré dans les années 2000.

Conformément à l'article 38 de la Loi 78-17 du 6 janvier 1978 modifiée, vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données vous concernant. [Voir les règles de confidentialité]

36 contributions

  1. DarkCed dit :

    Perso je pense que l’avenir du ravitaillement passe par des drones de type aile volante (genre B21) en nombre pour contrer l’attrition. En plus de mettre du kéro dedans on peut facilement imaginer une petite soute pour 2 ou 4 missiles d’auto protection et une guerre électronique de type Spectra. Bref Dassault à toutes les compétences pour aller la dessus, mais manque de vision de nos politiques et manque de courage de Dassault de dev sur fonds propres ne serait-ce qu’un model numérique.

    • Vdunord dit :

      Je ne sais pas si votre réflexion est bonne sur l’évolution des besoins, mais dire que Dassault manque de courage pour le développement sur fonds propres me semble ahurissant !
      Une société qui fait environ 12 milliards de CA n’a pas en plus de ses investissements nécessaires la capacité à développer sans financement ce genre d’appareils. Sauf à avoir des commandes…. Et faire seulement un modèle numérique je doute que vous soyez dans le secret de leurs BE (tout comme moi) et ayez une idée des études qu’ils y font

    • Lothringer dit :

      Je pense que les USA ont raison d’avancer sur ce sujet.
      Je pense que la France (Dassault) a les moyens technologiques de proposer un prototype voire un démonstrateur.

      Mais il ne faut pas se leurrer : Dassault est une minuscule entreprise en comparaison des mastodontes américains. Dassault ne peut pas se permettre financièrement de multiplier des projets X Y Z sur fond propres. Ils doivent déjà gérer les aléas d’un développement problématique (exemple : la mise au point trop tardive du moteur SilverCrest par Safran a obligé Dassault a changer son fusil d’épaule et abandonner le développement du Falcon 5X, ce qui lui a fait perdre du temps).

      Toutefois, il faut prendre en compte les capacités de catapultage du PA ou PA-NG.
      Un Rafale au taquet c’est 24t , un HawkEye au taquet c’est 23t, on est sur le même ordre de masse pour les F/A-18C Hornet qui se sont posés sur le Charles-de-Gaulle.

      Donc un drone-nounou pour porte-avion, au demeurant très utile j’en suis convaincu, aura une capacité de stockage limité.

      C’est pour cela que je milite depuis un bon moment sur ce forum, malgré les sarcasmes de certains, pour une cellule à turbopropulseur 500 à 600km/h, multi-usage , à grande autonomie (transatlantique soit 6500 à 8000 km) , qui puisse faire :
      – drone-nounou
      – patmar (avec soute) en remplacement du Atlantique-2
      – AWACS concurrent du HawkEye
      – drone (ou piloté humainement) cargo pour ravitailler le GAN (groupe aéronaval) en courriers et pièces détachées diverses
      Et qui sur le plan esthétique ressemblerait aux vieux NorAtlas (avion bi-poutre). Après, Dassault aurait toujours la possibilité de traiter les lignes générales (et les matériaux employés) pour obtenir de la furtivité.
      Si on part sur une masse à vide de 8t, et 1 t d’équipements, on pourrait envisager 15t d’emport de carburant pour un total de 24t. A comparer au Rafale-nounou qui ne peut délivrer « que » 2 tonnes de carburant.
      Une telle cellule multi-usage permettrait d’amortir les coûts de développement sur une grande série de fabrication, et même envisager de l’export.

      • Lothringer dit :

        Dans les 15t d’emport de carburant, il faut inclure le carburant nécessaire pour ce ravitailleur lui-même. Selon l’usage qui en est fait (drone-ravitailleur ou autre usage) et la distance à franchir pour remplir sa fonction de drone-ravitailleur (le point de rencontre avec les Rafale-M) la dispo réelle pour les avions à ravitailler est très variable.

  2. HMX dit :

    Intéressant… à condition que le prix unitaire de ce futur appareil reste dans les limites du raisonnable. On peut imaginer que pendant une longue période, la flotte de nouveaux ravitailleurs cohabitera avec les « vieux » ravitailleurs non furtifs, qui seront mis à contribution pour les missions les moins risquées.

    Sur le principe, limiter la vulnérabilité des ravitailleurs (talon d’Achille d’une force aérienne opérant loin de ses bases…) constitue logiquement un objectif de l’US Air Force. Sans aller jusqu’à parler de furtivité, le fait d’obtenir une relative discrétion radar et IR serait une excellente chose, permettant à ces appareils de se faire détecter et engager moins facilement par les chasseurs russes et chinois de dernière génération.

    Il pourrait s’avérer particulièrement intéressant de droniser, totalement ou partiellement, cette mission de plus en plus risquée. Les ravitailleurs, furtifs ou non, resteront en effet toujours des cibles prioritaires pour l’adversaire… autant limiter le risque de pertes humaines !

    par ailleurs, quitte à concevoir une nouvelle cellule en partant des besoins militaires, pourquoi ne pas décliner le concept en concevant dès le départ un appareil polyvalent, optionnellement piloté, capable d’assurer des missions de transport, de ravitaillement en vol, de lancement/récupération de drones, de lancement de missiles de croisière depuis sa soute, etc…

    Il serait très intéressant qu’Airbus se lance dans la compétition pour un tel programme, en proposant un successeur (ou plutôt, un appareil complémentaire) à son A330 MRTT. Quelle que soit l’issue de la compétition américaine, l’appareil d’Airbus pourrait bien faire naître un vif intérêt de ce côté-ci de l’Atlantique…

    • Dambrugeac dit :

      pourquoi Airbus, c’est à dire les allemands, espagnols, belge, hongrois, roumains, polonais et tutti quanti dont grand duché du Luxembourg..m, gentils membres qui achetent tous americain en piquant notre savoir faire pour 11% de parts qui nous restent ? Dessault semble LA solution nationale à privilégier pour etudier et modeliser s’il nous reste un semblant d’amour propre patriotique face à une clique de faux culs patentés ! Ah, Clemenceau, de Gaulle où êtes vous ?

      • Moddus dit :

        Primo, avec nos « malheureux » 11%, la France reste le plus gros actionnaire d’airbus.

        D’autre part, même si Dassault reste un fleuron national, avec environ 7 milliards de chiffre d’affaires, il reste nettement en dessous de Boeing, Lokeed Martin ou Airbus qui tournent tous autour de 45-50 milliards.

      • h dit :

        Pourquoi Airbus ? Parce que Airbus dispose déjà d’une solide implantation aux USA, avec des usines d’assemblage, et qu’il espère toujours y gagner des contrats militaires (ça a failli marcher avec l’A330 MRTT, déclaré vainqueur, avant que la procédure soit finalement annulée). Il serait logique qu’Airbus cherche à rentabiliser ses investissements aux USA, en participant à une compétition pour ce futur ravitailleur furtif, en s’alliant bien évidemment avec un acteur « local » comme Lockheed Martin, face à Boeing.

        pour ce qui concerne Dassault, tout est possible, mais on notera que construire un ravitailleur serait une grande première pour la société. Leur cœur de métier, ce sont les avions de combat, et les jets privés…

  3. Lex dit :

    J’aimerai beaucoup voir le remplacent du C5 Galaxy avec un profil d’aile volante, ça risque de ne pas passer inaperçu ! ! !

  4. Ulysse dit :

    Toujours (presque) un temps d’avance les US !

    • RIP dit :

      Ulysee : Dans le domaine de la fiction, peut-être. Dans le réel, par contre, ils ont le F-35 et on voit ce que ça donne…

  5. Fralipolipi dit :

    De notre côté, ne disposant pas de flotte d’avions de combat dits furtifs (comme le F22), … et la Chine restant bien lointaine (même de la Nouvelle Calédonie) , la problématique se présente différemment.
    Nous n’avons vraisemblablement pas un besoin si saillant de ravitailleurs furtifs que les US, mais
    .
    – pour la MN : notre PAN CDG (lui qui est là pour pouvoir porter le feu très loin de nos frontières) pourrait bien trouver une certaine utilité au drone ravitailleur MQ-25 Stingray (qui est sans doute lui-même pas mal furtif vu son profil, et qui embarque bien plus de kérosène qu’un Rafale gréé en Nounou => accroissement du rayon d’action des frappes dites discrètes, depuis le PAN CDG ou le PAN NG).
    .
    – pour l’AAE : sans aller chercher forcément à acquérir le MQ-25 Stingray, l’AAE gagnerait sans doute déjà pas mal à acquérir des nacelles Narang et à acquérir les mêmes capacités de ravitaillement buddy-buddy que celles de la MN sur Rafale.
    Car un Rafale gréé en nounou sera toujours beaucoup plus furtif et résilient sur un champs de bataille qu’un A330MRTT. Il pourra s’aventurer bien plus en avant qu’un MRTT.
    De tels Rafale Nounou pourraient alors servir pour des missions ponctuelles critiques, en tant que derniers ravitailleurs de la chaîne (après les MRTT ayant déjà ravitaillé tout le monde en amont, … au préalable).
    On perçoit assez vite un intérêt potentiel pour des missions stratégiques, en zone de haute intensité, comme celles des FAS, par exemple, ou même pour du strike Scalp ou AASM lourd.

    • FNSEA dit :

      Dans nos campagnes, nous avons rarement l’occasion de voir passer un porte-avions.
      En revanche, les pâturages, les près et les champs, nous connaissons bien.
      C’est pour cette raison que nous pouvons affirmer avec certitude que le mot champ s’écrit sans s au singulier.
      Un champ de bataille, un champ de blé, le champ d’honneur, le champ de luzerne.

      • Fralipolipi dit :

        FNSEA
        … ce n’est pourtant pas le syndicat du temps libre ?!
        Vous par contre semblez en avoir … du temps libre … réjouissez-vous 🙂
        .
        Pour info, de mon côté, je rédige vite fait (et parfois mal), souvent depuis une foutue tablette, et je n’ai pas toujours le temps de relire ma prose … car je ne suis pas à la retraite … et manifestement ce n’est pas pour demain 🙂
        Ma priorité est d’exprimer ma pensée. Pas de faire éditer ma prose de misère.
        .
        Sinon, sur le sujet de l’article, un truc à dire peut-être (un ou des trucs, avec des « s ») ?

    • Fralipolipi dit :

      Voilà par exemple un type de déploiement de 2.000 kms depuis le PAN CDG , dans ce cas vers Singapour, qui aurait pu être assuré avec 2 ou 3 MQ-25 Stingray, directement depuis le PAN CDG, sans avoir recours à un « vulnérable » A330MRTT (après, je me doute que pour cette mission là qui va durer plusieurs jours à Singapour, l’A330MRTT embarque aussi du personnel au sol, et sans doute également qques matériels / pièces détachées au cas où).
      https://corlobe.tk/article50390.html

    • EchoDelta dit :

      J’avoue que je suis partagé de mon côté. Un ravitailleur est par nature exposé, on peut lui adjoindre une escorte et des contremesure électronique voir des armements mais il sera toujours plu vulnérable qu’un furtif. Une approche d’avion civile facilement transformable en station service volante me semble une bonne approche et déterminante si un jour nous avons besoin de 250 Tankers rapidement.
      En revanche produire 250 ravitailleurs furtifs prendra beaucoup de temps et d’argent pour un gain potentiel qui me semble assez faible sur le papier.
      Ma recommandation à moi serait de ne pas dépenser de sous sur ce terrain des ravitailleurs furtifs.
      En revanche que l’on ai des rafales nounou, là oui et certainement oui ne serait-ce qu’en version navale.

  6. Mike dit :

    Une aile volante à faible SER et à forte capacité d’emport carburant pourrait permettre aux US de mieux contrer les chasseurs lourds chinois équipés de missiles longue portée qui sont effectivement une menace pour des ravitailleurs d ‘origine civiles peu manœuvrant et très peu furtifs.
    Cela permettrait également à Boeing avec des crédits militaires de développer une plateforme  » presque duale » pour un futur programme civil : se rappeler du C135 qui a permis le développement du 707 quelques années après.

  7. Niko dit :

    Une nouvelle carrière pour les B2 après leur remplacement par les B21? Les débarrasser de leurs équipements de combat pourrait peut-être faire gagner quelques tonnes d’emport…

    Je divague, laissez tomber.

  8. Dambrugeac dit :

    pourquoi Airbus, c’est à dire les allemands, espagnols, belge, hongrois, roumains, polonais et tutti quanti dont grand duché du Luxembourg..m, gentils membres qui achetent tous americain en piquant notre savoir faire pour 11% de parts qui nous restent ? Dessault semble LA solution nationale à privilégier pour etudier et modeliser s’il nous reste un semblant d’amour propre patriotique face à une clique de faux culs patentés ! Ah, Clemenceau, de Gaulle où êtes vous ?

    • john dit :

      Le vilain monde contre la gentille France…
      Quelle compétence volée pour être précis?

    • Souvenirs d'Asie Centrale Soviétique dit :

      On est plus dans l’Empire français de 1924 ultra puissant !!! Faudrait que tu comprennes cela …

  9. Paddybus dit :

    Alors, la question suivante est: combien de jerrican de 20L peut-on mettre dans la soute d’un B21…!!! ;0))))

  10. Thierry le plus ancien dit :

    Un avion ravitailleur furtif est un atout certain pour accompagner les chasseurs furtif le plus loin possible et leur assurer un ravitaillement dans les plus bref délais pour remplir leur mission quand les avions adverse devront rentrer avec le réservoir à sec.

    Même un ravitailleur de petite capacité ferait très bien l’affaire, il suffit d’en multiplier le nombre.

    • basstemp dit :

      Heu ouais, maizencore ? C’est gentil de venir détailler ce dont on se doute tous quand a l’usage qu’ils auraient voulu en faire … Mais bon on se sent quand meme un poil prit pour des gogols …

      Je crois qu’ici , y a pas un seul lecteur qui ignore l’usage possible , du coup : Mais bon sang , pourquoi ces posts qui servent a rien et qui ne questionnent meme pas les pour & contre ?

  11. basstemp dit :

    Perso c’est du vain ce projet et donc de l’argent balancé par les fenetres : Au vu aujourd’hui ce qu’on peut faire en termes d’autonomie carburant avec un fighter si tant est bien entendu qu’on a la volonté de travailler dessus … (Ce qui il est vrai n’est pas le point fort des US) rajoutez a cela toute l’allonge possible qu’on peut envisager en missiles de croisière :

    Reste il un pays après avoir optimisé tout cela d’ou il est impossible de pouvoir taper en son centre géographique , tout en conservant a l’abris vos ravitailleurs ? Même le centre de la Russie serait a mon sens vulnérable dans un scénario ou les ravitailleurs se contenteraient de rester au dessus de la zone du pole Nord (et les fighters tombant sur le centre de la Russie par le cercle arctique et délivrant tout ce qu’ils ont a 1000 km de la cible et ciao retour rapido aux ravitailleurs …)

    Franchement … Ca sert a rien que de vouloir a tout prix furtiviser ce moyen la ! Ils auraient tellement meilleur compte a travailler sur la consommation des fighters & bombardiers furtifs de la prochaine génération plutot que de devoir envisager un tout nouveau type d’appareil qui va couter les yeux dla tête pour au final faire … Quoi ? Sachant les allonges de dingues qu’ils peuvent déja envisager sur les tomawacks et donc une version Air – Sol (il existe une version du tomawack qui peut envisager 2500 km de course ! Alors certes certainement pas avec une charge explosive bien lourde et d’ailleurs il me semble c’est une version nucléaire …)

    Après oui, ça implique il est vrai de n’envisager le bombardement qu’avec des vecteurs les + couteux possibles c’est vrai … Mais a quoi bon aller emmener tout un raid pour bombarder avec des bombes lisses de 10-15-20 km de portée : Pour cela il me semble qu’ils développent déja un furtif qui aura une très grande autonomie de rayon d’action

    Du coup non : Je vois pas ce qui justifie une telle dépense

  12. Achille-64 dit :

    Eh oui, car un F-35 devant taper à 600 nautiques et revenir n’est pas du tout furtif, même vu par devant et en bas.
    Sauf miracle, d’ici à ce que ce ravitailleur furtif soit en escadron, une empoignade sévère aura déjà eu lieu entre USA (avec ses obligés) et la Chine. Du même coup, un AWACS furtif s’impose aussi.
    Les besoins pourraient alors un C-XY à grande capacité pour des EvaSan furtives.

  13. Mike dit :

    Oui et non!! ; Développer la seule cellule du M4000 en son temps sur crédit propre était possible. Sans fiche programme de la DGA/AAE c’est probablement difficile mais si DA veut résister à la stratégie d’encerclement d’Airbus GmbH ( briques du SCAF visant le TRL 6) qui dispose de sources de financement plus important il va falloir prendre qq risques . Mr Trappier et son BE en sont capables je l’espère.

  14. Mike dit :

    je partage l’analyse . Du Neuron au MQ25 « francisais » y a t il une marche trop importante pour le BE de Dassault et le budget de nos armées si le besoin opérationnel existe pour la MN? Je ne sais pas mais espère que nos penseurs militaires y réfléchissent sans attendre la réflexion venant d’en haut.

  15. P4 dit :

    Les USA sont impayables, totalement dominés dans le domaine du ravitaillement par Airbus et son A330 MRTT ils inventent un besoin sur lequel personne ne pourra suivre financièrement et ainsi ils espèrent dicter un nouveau standard comme ils le font dans l’aviation de chasse avec le F35 sauf qu’il n’y aura pas les volumes pour amortir l’investissement et que les partenaires OTANiens n’auront pas la ressources pour en acquérir,

  16. Nauatg dit :

    Avec tout ce que doit sortir un ravitailleur, en quoi peut il rester invisible?
    je comprends pas.