Selon la Marine, le sous-marin nucléaire Perle a été victime d’une « combustion sans flamme » [MàJ]

Le 26 septembre, à 12h42, un nouvel incendie s’est déclaré dans un compartiment dédié au stockage des vivre situé au niveau de la proue du sous-marin nucléaire d’attaque [SNA] Perle, alors en maintenance à la base navale de Toulon. « Le feu reste circonscrit dans le local concerné par l’évènement initial et aucun risque radiologique n’est à craindre », a expliqué la préfecture maritime de la Méditerranée.

Le Plan d’urgence interne [PUI] ayant été déclenché, les marins-pompiers de la base naval sont immédiatement intervenu, avant de recevoir le renfort d’une cinquantaine de leurs camarades du Bataillon des marins-pompiers de Marseille [BMPM].

Selon un nouveau communiqué publié dans la soirée par la préfecture maritime, l’incendie a été déclaré éteint à 21h19. Un travail de pompage des eaux d’extinction et de refroidissement ayant été entrepris, des « investigations plus poussées à l’intérieur de la Perle » ont « permis de s’assurer de l’absence de points chauds résiduels », a précisé le texte.

S’il a été mis fin au PUI, le sous-marin est cependant resté sous la surveillance des équipes d’intervention.

Pour rappel, l’avant du SNA Perle avait déjà été ravagé par un incendie en juin 2020, alors qu’il se trouvait en cale sèche pour son dernier arrêt technique majeur. Après un examen des dégâts, il fut décidé de le réparer en remplaçant sa proue par celle du SNA Saphir, désarmé quelques mois plus tôt. Cette opération, très compliquée, avait été réalisée à Cherbourg, par Naval Group.

Quoi qu’il en soit, le porte-parole de la préfecture maritime, le capitaine de frégate Pierre-Louis Josselin, a par la suite donné quelques précisions. Se gardant de parler d’un « incendie », celui-ci a expliqué que la Perle avait été victime d’une « combustion sans flamme […] a priori de matériaux isolants ».

Selon le laboratoire national de métrologie et d’essais, un feu couvant est « un processus de combustion lente, sans flamme ni émission de lumière. Les principaux risques de cette combustion ‘invisible’ proviennent du fait qu’elle peut être facilement déclenchée par des sources de chaleur trop faibles pour allumer des flammes. Ce phénomène opère sur certains matériaux fibreux ou poreux. La plupart des isolants thermiques sont donc tout naturellement sujets à ce type de feu ».

Cette combustion lente à bord de la Perle a donc pu être detectée à temps… « Ce sinistre n’était pas comparable à celui de 2020, qui était un feu industriel, avec des flammes importantes », a insisté le capitaine de frégate Josselin.

Pour le moment, les causes de cet incident n’ont pas encore été déterminées. Et on ignore quelles en seront les conséquences sur le cycle opérationnel du sous-marin, celui devant reprendre la mer au cours du premier semestre 2023.

MàJ : Ce 27 sepembre, le capitaine de vaisseau Alexandre Marchis, chef du SIRPA Marine, a expliqué qu’une « combustion lente » avait eu lieu « dans un frigidaire du bateau ». Puis elle s’est « propagée et il a fallu contrôler pendant plusieurs heures pour vérifier qu’elle ne s’étende pas à l’ensemble du local », a-t-il confié à franceinfos. « On fait en permanence de la soudure, du découpage, donc cela peut créer des étincelles », a-t-il ajouté. Depuis le retour d’expérience de l’incendie de juin 2020, « pendant des travaux dangereux, il y a des rondes en permanence et cela a permis tout de suite de détecter les fumées. Là, vous avez une intervention immédiate qui a été faite par les équipes à bord », a-t-il précisé. Enfin, ce sinistre ne devrait avoir aucun conséquence sur le retour à la mer du SNA Perle, prévu au début de l’année 2023.

Photo : Préfecture maritime de Méditerranée

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74 contributions

  1. BleihMoor dit :

    J’ose espérer qu’il n’y avait pas de « Kapok » à bord? les brassières en kapok, quand elles sont mouillées ont déjà provoqué des incendies à bord de bateaux il y a longtemps!

  2. Momo dit :

    On comprend tout l’embarras de la Royale et la nécessité de dire quelque chose mais c’est quand même extrêmement pauvre.
    Si les matériaux isolants étaient réellement susceptibles de ce risque de combustion en mettrait-on dans les soum?
    Franchement?
    Alors maintenant silence. Toutes les énergies pour remettre en état le vaisseau tout en investiguant avec des gens sérieux pour remonter aux vilains et les éradiquer.
    A ce niveau il n’y a pas d’autre solution, et bien sûr remplacer tous les responsables qui le sont aussi de cette nouvelle débâcle.

    • ryvan dit :

      CQFD ! Sans être complotiste, j’ai l’impression qu’on nous prend pour des lapins de six semaines ! J’ose espérer que le personnel étatique ainsi que le sous-traitant est «clean» !

      • Momo dit :

        +1
        On peut effectivement le souhaiter mais cela reste à démontrer.
        Nul doute que des petites mains mais subtiles sont au travail notamment sur ce point là.

    • EchoDelta dit :

      Avant de remplacer les responsables, il faut qu’il donnent leur RETEX, et qu’ils réparent. Ces sujets étant complexes et les compétences rares, je préfère toujours quelqu’un qui a fait une erreur et qui sait pourquoi et comment c’est arrivé, et le résultat obtenu, plutôt qu’un nouveau venu qui fera les mêmes erreurs ou d’autre encore plus grave (les anciens responsables de l’incendie ont ils été écartés ? Si oui cela n’a pas empêché ce nouvel incident…).
      L’expérience c’est une somme d’erreurs accumulées, et assimilées, qui construit un socle de certitudes sur lequel s’appuyer.
      Pour tous ceux qui ont déjà traité des sujets complexes en R&D, ils savent que l’erreur est à tous les coins de rue, et que seuls ceux qui n’ont jamais pris de risque peuvent ne pas faire d’erreur, et encore…
      Là nous avons eu une prise de risque maximum en soudant et raccordant deux coques de sous marins, nous avons réussi une sorte d’exploit technique, probablement que tout n’a pas été maîtrisé, mais si ce bâtiment reprend un jour la mer et le service actif, nous aurons fait un pas de géant dans notre capacité à réparer, ou remettre à niveau des bâtiments anciens, malgré les risques, malgré les difficultés techniques, et malgré les incompréhensions des uns et des autres.
      Et en temps de guerre, cette capacité et cette ingéniosité est généralement ce qui finit par faire pencher la balance dans le bon sens.
      Tous les aviateurs du Normandie Niemen auraient pu vous le dire, leurs Yack 3 n’est pas plus performants, mieux armé ou solide que les Me109 qu’ils affrontaient sur le papier, mais à l’usage, ils étaient suffisamment rustiques et fonctionnels, pour faire la différence, et beaucoup d’ingéniosité de conception le rendait apte à combattre en froid extrême, et donc capable de plus de disponibilité (comme nous dirions de nos jours) que les avions allemands.
      Ceci est un exemple de cette capacité qu’il faut travailler et cultiver pour être performant, et notamment en temps de guerre.

      • Momo dit :

        Vous avez tout à fait raison, il est capital d’apprendre des erreurs, les siennes et celles des autres.
        Il y a des gens intelligents dans la Royale (mais pas que, on précise pour éviter le melon…) et il est certain que les évidences de cette déconfiture s’imposent au moins à quelques chefs à plumes.
        Par contre il n’est pas dit qu’on ait le fin mot avant de longues années.
        Pas grave, l’important est de nettoyer les écuries d’Augias version Toulon.

    • lerespect dit :

      Vous êtes à coté de l’explication, relisez ce qu’est un feu couvant et vos remarques digne d’un expert internet vous pouvez les garder.

      • Momo dit :

        Mais bien sûr, c’est évident, d’ailleurs c’est très fréquent, dans les sous-marins en particulier.
        Au mieux vous êtes un doux rêveur, c’est sympa les doux-rêveurs, tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil ^^

    • john dit :

      Ou alors vous ne connaissez rien du sujet et ne cherchez pas à comprendre?
      Vous pensez que c’est aussi facile que cela de trouver des matériaux qui:
      – ne sont pas un risque pour la santé des marins et des ouvriers
      – sont légers
      – sont efficaces et prennent un volume réduit

      Si vous vous intéressez aux risques d’incendies de sous-marins, c’est de loin la menace n°1. C’est une des raisons pour lesquelles les exercices anti-incendie sont si fréquents à terre et en mer.
      Et lorsque un sous-marin est à quai, en cours de réparations / modifications, oui, il y a des éléments qui chauffent, et donc des risques qui vont avec !

      Le Royal Navy a subi 44 incendies dans ses sous-marins nucléaires en 4 ans, annoncé en 2014. La Navy a 14 sous.marins en service.

      La Russie a aussi eu des incendies de sous-marins nucléaires en cours de réparation.

  3. VinceToto dit :

    Incendie déclaré à 12:42, déclaré éteint à 21:19, dans un compartiment de stockage de vivres(très probablement vide).
    Cela sent le gros cafouillage, mais je ne serais dire exactement qui, quoi.

    • Patatra dit :

      ou déclaré à 12:42 éteint entre temps et finalemetn déclaré éteint après un délais de surveillance.

    • fab le vrai dit :

      je pense pour ma part que l’incendie est déclaré éteint quand l’autorité été sûre qu’il n’y avait plus de risque de combustion supplémentaire… j’imagine que les mesures de sécu dans ce cadre sont très poussées… ne serait-ce que pour ré-ouvir l’accès au soum..

    • Sempre en Davant dit :

      Basiquement si c’est isolé c’est qu’il y a de l’énergie qui passe dedans.

      Que ce soit de l’électricité ou un fluide chaud il faut couper la source pour faire cesser le problème.

      Ce n’est pas nécessairement aussi simple que de basculer un disjoncteur.

      Quoiqu’il y aurait alors un problème avec la redondance souhaitable… Ce qui peut n’être que transitoire pendant une ou plusieurs phases des travaux.

      Où alors c’est le bocal de piment vert que la maman d’un réunionnais a envoyé au fiston. Un inconscient a goûté et posé la cuillère à côté pour aller plonger au plus vite…

    • PK dit :

      Éteint, ça veut dire plus aucun risque chez les SP. Donc le boulot d’extinction est fini et il n’y a (théoriquement) aucun risque de reprise.

      Il y a « feu circonscrit », qui veut dire que les SP maîtrise la situation et que le feu est un peu près éteint. Il ne reste plus selon les cas à chasser les braises et les points chauds pour éviter une reprise. Cela peut être le temps majoritaire d’une intervention (dans un feu classique, on tape vite les flammes et c’est plié rapidement… La chasse au feu dure des heures en revanche).

      Maîtriser un feu dans un secteur hyper clos et mal ventilé comme un sous-marin demande beaucoup de savoir-faire. Qu’il faille 9h entre le départ du feu et l’extinction complète ne me paraît pas anormal. Mais quoi qu’il en soit, ce n’est pas un PETIT feu.

  4. HMX dit :

    C’est apparemment un calorifugeage en liège qui s’est consumé. La cause est pour le moment inconnue. Encore un éclairage de chantier bricolé ?…
    A priori pas de gros dégâts, rien à voir en termes de conséquences avec le 1er incendie. Reste que ça fait franchement désordre pour Naval Group…
    https://www.meretmarine.com/fr/defense/le-sna-perle-evacue-apres-un-incendie-heureusement-limite

    • VinceToto dit :

      Hypothèse, si c’était en accès externe, l’incendie aurait été vite maitrisé. Si c’était entre plaques, fallait de grosses rentrées d’airs pour la combustion (des gros trous de partout dans un sous-marin, ce n’est pas forcément plus rassurant qu’un incendie).

  5. Prof de physique dit :

    Un local de stockage alimentaie. Un fromage français serait il suspect ?Toujours se méfier des émanations gazeuses de ce genre de nourriture qui développe sa vie interne.
    Maroille ou camembert ?

    • rga dit :

      corse! comme dans Astérix.

      • EchoDelta dit :

        Non cela aurait explosé avec un fromage corse, surtout en mèche courte…

        • Robert dit :

          Comme disait un comique, en parlant des superbes minettes, quand on choisit une bombe autant choisir une corse.

    • Lothringer dit :

      ou Munster

    • Auguste dit :

      Vieux Lille: on le mange sous cloche,c’est dire la dangerosité de l’animal.

    • Frede6 dit :

      Je me souviens de Livarots stockés à cet endroit. Ben après quelques semaines de patrouille ca peut effectivement faire sauter un soum

    • Pascal, (l'autre) dit :

      « ou camembert  » Jamais compris que le camembert était systématiquement classé dans les « fromages qui puent » même s’il peut devenir odorant surtout s’il a été « oublié ». Il fait partie des fromages dit « à croute fleurie » c’est à dire qu’il y a une moisissure sur la croute. Les « fromages qui puent » eux font partie des fromages à croute lavée comme le Livarot, le Pont l’Evèque, l’époisse, le Munster, le Langres et le plus « puissant » le Maroilles avec sa déclinaison le Vieux Lille où gris de Lille!
      Pour en revenir à notre affaire je doute qu’il n’y ait pas du tout de superstition dans la sous marinade. Certains vont se persuader que ce vaisseau a désormais le « mauvais œil »

  6. Alex dit :

    quand même un peu le bazar ce truc, sans doute quelques processus de sécurité à revoir

    • PK dit :

      Du Poutine, voire Meloni… À moins que ce ne soit les Gilets Jaunes.

      • lgbtqi+ dit :

        mais non, tout le monde sait que poutine est toujours innocent, que c’est une perpétuelle victime. Notamment grâce à vous.

        J’espère qu’il est reconnaissant au moins. Parce que bosser gratuitement tous les jours ça fait bizarre…

        • PK dit :

          Votre obsession poutinienne n’a d »égale que votre obsession affichée dans votre nom.

          • lgbtqi+ dit :

            Vous amorcez le sujet. Ne vous étonnez pas qu’on vous réponde.

            Ensuite, vous qualifiez cela comme vous pouvez, c’est votre affaire et la mesure de votre intelligence et de vos dispositions…

  7. rga dit :

    ….y aurait-il un lapin à bord? le marin étant superstitieux, je gage que former un équipage pour test en plongée profonde, cela va être croquignolesque. Mais quand un navire remue une telle poisse, la question se pose

    • Logos dit :

      Rhalalalaaaaa !!!
      Cousin du lièvre, on dit ! l’autre nom de la bête à dents, chuuut, c est un aimant à emm…
      Quoi, superstitieux, moi? Jamais, ça porte malheur 😉

    • Momo dit :

      En l’occurrence ce n’est pas de la poisse dans les deux cas, c’est certain.
      Dans le premier c’est au mieux du je m’en foutisme et du laisser-aller. Mais c’est peut être pas seulement ça.
      Dans le deuxième cas ce n’est certainement pas le hasard, évidemment accompagné d’incompétence dans la gestion de ce projet.

  8. Marco dit :

    Selon l’Amiral Vandier, CEMM : « L’efficacité des procédures et le professionnalisme des industriels et des marins que je salue a conduit à des dégâts limités qui permettront un retour du sous-marin dans le cycle opérationnel ».

    Je vois tout de suite la parano monter et ceux qui veulent voir des têtes tomber mais les départs de feux ne sont pas exceptionnels sur un chantier naval (voir ce qui se passe ailleurs aussi … USA, Russie entre autres).
    Ce qui n’est pas normal, par contre, est le fait de ne pas avoir d’intervention rapide à bord (juin 2020).

  9. vno dit :

    Prenez un morceau de liege normal peint, même pas ignifugé, essayez de l’enflammer avec un briquet ! La peinture brule, cela pue et fait de la fumée. La flamme s’éteint des que vous enlevez le briquet… Je n’ai pas de chalumeau pour faire un essai ou de liquide à barbecue. Du liège, il y en a des tonnes à bord. Que dit l’étude de sureté nucléaire ?

    • et v'lan passe moi l'éponge dit :

      Effectivement c’est ce qui est troublant le liège ne se consume pas naturellement il lui faut une certaine température. reste a savoir si cette température est capable d’occasionner des dégâts structuraux.

    • M.W dit :

      sans doute un pet bien gras, d’un sous marinier qui a mis le feu sans flamme , attention les russes entendant tout…..

  10. Lyonpuce dit :

    Hé bien, n’y aurait-il pas un sous-marin dans le sous-marin par hasard ?
    J’espère que les services secrets militaires vont mener une enquête afin de débusquer les éventuels agents étrangers…

  11. Youpe dit :

    Une ponte du service de com des armees parlait d un pb au niveau du circuit electrique d un frigo de stockage il me semble. C etait sur france info.

  12. fab le vrai dit :

    « poisse »??? sur la tard alors parce que je crois me rappeler que le Perle a été admis au service en 1993… jusqu’à récemment, avait-il porté malheur à ses occupants/utilisateurs?

  13. Martin Marib dit :

    L’ex DCN, DCAN dont Naval Group est l’héritier a toujours les mêmes tares!
    Le mensonge et l’incompétence coupable des équipes de petits bras qui sont mises à bord des navires en IPER.
    Les protocoles passés entre le SSF et Naval Group fait que le navire est entièrement remis aux soins de « l’industriel ».
    Donc comme la première fois il y a eu des travaux à feux nu, sans suivi des permis de feux ni mise en place de pompiers compétents ni ronde de sécurité de fin de travaux et de fin de journée.
    C’est un classique de l’arsenal de Toulon ou les de l’arsenal « Job » ne craignent dégun! Car il disent travailler bien – Déjà par le passé le groupe de musique local Aïoli les dénonçaient avec ce refrain
    « Oh a l’arsenal
    C’est l’idéal
    Oh a l’arsenal
    On fait que dalle
    On se la coule douce
    Ici c’est bon pour tous
    Un jour par promotion
    Un petit ingénieur
    Est venu de Lyon
    Pour nous remettre a l’heure
    Il nous a parlé mal
    Il a dit  » travailler  »
    Il a fini en cale
    A moitie fracassé »
    c’était en 1995…
    Bref un ramassis d’incompétents encadrés par des pédants chefs de travaux et autre ingénieurs. Et sans que le SSF ne bronche.
    Il faut remettre de l’ordre dans ce système de monopole captif pour les navires nucléaires de la Royale (qui sont la chasse gardée de Naval group) et victime de la nonchalance des équipes en place.

    • Marco dit :

      Et depuis 2004, changement de statut, les personnes et les mentalités changent. Avec les départs en retraite de ceux qui se pensaient planqués à l’Arsenal, arrivent des jeunes qui ont une culture industrielle. Le rythme est peut être un peu trop lent mais ça suit son cours.

  14. phil135 dit :

    heureusement que ça ne s’est pas produit en mission. mais quand même, pour des application en sous-marin on doit bien pouvoir mettre 15€ de plus et avoir des isolants incombustibles, non ?
    100 pompiers dans l’avant … ils arrivaient encore à bosser ?

    • PK dit :

      Au feu, les SP au contact du feu sont minoritaires, car il y a bien des postes à pourvoir pour amener l’eau sur le feu. Et puis, sous ARI, vous tenez un quart d’heure en moyenne, donc vous devez faire un roulement.

  15. Guillaume dit :

    En gros cela n aurai meme pas du etre reporté.
    Beaucoup de bruit, 2 articles pour pour un degagement de fumée…

  16. Alfred dit :

    On pourrait s’étonner de l’emploi de liège classé M3/M4 moyennement/facilement inflammable) dans un sous marin, malgré ses autres qualités, à moins qu’il ait subi un traitement ignifuge ? Mais comme il est impermeable aux liquides et aux gazs….

  17. sentinelle dit :

    trop de coïncidences logique dans l’ambiance actuelle

  18. Aymard de Ledonner dit :

    L’incident semble mineur. S’il n’y avait pas eu d’incendie il y a deux ans, on n’aurai probablement jamais parlé de celui-ci. L’attention médiatique fait que si quelqu’un se coince le doigt dans une porte sur ce bateau, il y aura un article….
    En réalité, pas d’impact sur le calendrier donc pas de réel sujet.

  19. Curieux dit :

    En tout cas. Si ce sous-marin voit le jour (sic), les sous mariniers qui le servent sont bien courageux vu les péripéties qu’il aura subi avant d’entamer sa carrière.

  20. NF Citoyen dit :

    Ça commence à bien faire. Pr intensité électrique ou condensation ou faute de maintenance, ça manque de sérieux, de responsabilité et de sanctions.

  21. TDK dit :

    2 incendies. 2 catastrophes. Mais le navire s en sort chaque fois. J y vois plutot de la chance

    • précision dit :

      je m’étais aussi fait la remarque. Mais à ce compte là on pourrait aussi bien dire que le DD-579 William D Porter était chanceux…

  22. Antikraut dit :

    Serait-il possible que cet incendie est un rapport avec le nouveau compartiment de stockage ajouté dans la section gagnée après l’assemblage des deux sous-marins ?

  23. WhatTheFrites dit :

    Dans l’article précédent, on a vu fleurir des commentaires parlant de d’incompétence, de complot, d’inconscience ou de laxisme 🙁 … Au final, il s’agit d’un banal court-circuit dans un frigo 😮 !!!

    J’attends impatiemment que le nom du constructeur du frigo soit dévoilé. Ainsi, nous connaîtrons le responsable de ce sabotage honteux.

  24. Catoneo dit :

    Si ce n’est un lapin c’est probablement le chat noir du coq.
    Recruter pour plonger dans ce sous-marin à combustion spontanée va être coton !

  25. Daniel 1945 dit :

    Malheureux, pas de lapin dans la Marine.

  26. Enduriste du dimanche dit :

    la, je comprends pas.
    un soum, je connais pas.
    Mais les isolant oui.
    Même de la ‘ laine de roche est classé M1′ ( pot d’échappement, porte  »coupe feux.’..
    je fais des ‘audits’, chez les particuliers.
    barrière au’ feux’ protection des spots ( même led) vérifier la Vmc et j’en passe.
    La, je comprends pas. c’est un SNA.
    De plus une cocotte, il y a pas longtemps et d’énormes travaux….

    • lgbtqi+ dit :

      La laine de roche est classée comme cancérogène en Allemagne, au même titre que l’amiante.

      Prochain scandale en France…

      • ScopeWizard dit :

        @lgbt

        De toute façon , je vais te dire , pour en avoir manipulé et posé plus d’ une fois , nul besoin de quelque révélation officielle , d’ instinct tu comprends que cette matière ( tout comme la laine de verre ) est dangereuse , qu’ il vaut beaucoup mieux ni l’ inhaler , ni la respirer , ni s’ en mettre dessus à même la peau ou pire une plaie , rien ; le mot d’ ordre c’ est LOIN .

        Mais bon , encore faut-il avoir le choix….

        Bref : gants + masque….

        Je ne te dis pas l’ été par 40° C au soleil sous les combles , la torture et le risque que tu cours rien qu’ avec une bouteille d’ eau qui a pu se contaminer…..

        Et il en va de même pour l’ enveloppe blanche des ampoules et des tubes fluor ou néon .

        Et s’ il n’ y avait que ça !

        • lgbtqi+ dit :

          masque = FFP3, et c’est encore peu vu l’exposition du reste du corps.

          Je ne suis pas au courant pour cette enveloppe des éclairages. Des précisions ? Merci.

  27. Sempre en Davant dit :

    Deux questions : les rondes ce font’elles avec une caméra thermique??? Ou même un simple thermomètre sans contact à 20€ sur le web?
    Les normes écolos sont applicables au frigos des soums ?!? Ayant un frigo A+ d’il y a 1x ans au ??? il est marqué danger combustible Mais non de bleu dans un sous marin?!?
    Les sous-mariniers à la rescousse! Si c’est permis bien sur.

  28. Thierry le plus ancien dit :

    Voir le sabotage des gazoduc Nordstream 1 et 2, c’est de la même origine, une campagne de sabotage et désinformation à grande échelle, il reste à trouver les incendiaires comme ils ont déjà trouvés les trolls qui ont mal aux cheveux et la gueule de bois :

    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2022/09/27/meta-annonce-avoir-demantele-deux-reseaux-de-desinformation-d-origine-russe-et-chinoise_6143419_4408996.html

    • précision dit :

      Thierry vous êtes toujours inénarrable. Les responsables des pays occidentaux se gardent bien d’annoncer pour le moment le responsable des probables sabotages sur les gazoducs (sauf Radoskaw Sikorski, ancien ministre de la défense polonaise et actuel député européen qui a twitté « merci les USA » avant de se raviser… https://fr.wikipedia.org/wiki/Rados%C5%82aw_Sikorski Si un pro-russe avait écrit quelque chose de symmétrique de nombreux commentateurs se seraient pressés d’y voir une preuve irréfutable de la culpabilité de X ou Y ).

      Mais là om les responsables occidentaux évitent dans leur grande majorité de désignez un coupable, vous, par contre, vous affirmez savoir que c’est la même origine. Difficile de faire plus ridicule…

      Et quand je lis l’article que vous citez, c’est beaucoup de bruit pour rien : si – je cite – « l’opération d’origine russe la plus importante et la plus complexe que nous ayons interrompue depuis le début de la guerre en Ukraine  » consiste à cloner des sites webs et propager ces faux-sites aux moyens de bêtes achats publicitaires ou faux comptes, il n’y a pas de quoi fouetter un chat, et cela illustrerait plutôt le déclassement technologique des russes.

  29. Bob dit :

    Pas clair leur histoire d’incendie sans flammes, sans source de chaleur. Ce n’est guère rassurant sachant le passif des bourdes commises par naval group payés par les contribuables alors que leur assureur ne paie que la moitié des travaux liés aux ravages de l’incendie (un vrai).
    Ils ont évacué par principe de précaution ne sachant pas ce qui se passait réellement. Le Suffren est opérationnel et avec un SNA en arrêt technique majeur et un à l’entraînement, il ne reste que 3 SNA en mer au maximum. Et le format du nombre de SNA ne va pas changer sauf surprise. La royale a été plus préservée après la baisse du budget liée à la chute des soviétiques russes en 1991 contrairement à l’AT avec son format de corps expéditionnaire luttant contre des irréguliers comme avec la défaite de Barkhane cette année où les djihadistes recontrôlent des territoires au Mali donc ils n’ont pas été vaincu. Fichtre !

    • Thierry le plus ancien dit :

      Ceux qui voyaient partout des terroristes à combattre l’ont fait à nos dépends en pur perte et au détriment de la France, imaginez donc ce que l’armée française aurait pu s’offrir comme matériel rien qu’avec les 1 milliard par an gaspillé au Mali. Ils auraient jeté des billets de banque dans un brûlot tous les jours devant l’Élysée que c’était pareil.

      Hollande s’était retiré d’Afghanistan pour aller s’embourber dans un autre patelin avec les mêmes conséquences, dès le premier jour on savait comment ça finirais.

  30. UnKnown dit :

    Le volume de complotisme est sidérant… L’âge sans doute…

    • Momo dit :

      Absolument.
      Qu’un Sous-marin Nucléaire d’Attaque soit au même endroit deux fois de suite victime d’un incendie est à l’évidence le fait du hasard.
      En terme de stat, ou mieux de proba, c’est irréfutable! (non, je rigole, je m’adresse aux wokes là)
      Je ne vous dis pas mon âge vous seriez embarrassé aussi sur cette partie de votre commentaire ^^
      Qui est de fait doublement rigolo 🙂

  31. lym dit :

    Heureusement plus de peur que de mal sur ce coup, pile au moment ou la vulnérabilité des infrastructure sous-marines (maintenant les gazoducs, demain les câbles? et quoi pour dissuader les saboteurs…) maintes fois évoquée se précise, c’est un incendie qui a eu un sacré sens du timing.

  32. Scott Moribond dit :

    Au pire, on peut le vendre aux australiens dans le cadre d’un accord sur l’agro alimentaire.

  33. Roland DESPARTE dit :

    Un feu couvant est parfois difficilement détectable…
    Ce ne peut être qu’un échauffement anormal de laines ou fibres minérales ou de bois ou de liège.
    Diverses normes et protocoles de certification sont encore en phase de développement ou de révision au LNE (Laboratoire National d’Essais), ce qui en dit long sur les difficultés rencontrées avec ce type de feu sans aucune flamme ni fumées suspectes visibles…
    La source n’est certainement pas une flamme mais une source de chaleur « X » qui provoque un échauffement anormal des matières. Détecté à temps, à priori aucun risque pour l’équipage ou le SNA ; il suffit de « dégarnir » la ou les matières en question, et après un protocole de surveillance très militaire (plusieurs heures), par l’observation et caméra thermique, le feu est enfin déclaré « éteint ». Reste le temps de l’analyse pour comprendre le pourquoi de cette élévation de température.
    En tant qu’expert incendie il faut avouer que parfois nous sommes dans l’incapacité immédiate de définir le pourquoi de certains incendies, et l’on ne peut que travailler sur des hypothèses…
    Quoiqu’il en soit, les protocoles de surveillance et la réactivité des personnels sont à louer !