La Direction générale de l’armement va renforcer la surveillance de ses sites d’essais avec des drones captifs

Entre le ballon captif et le drone filaire, la Direction générale de l’armement [DGA] a choisi le second, nettement moins coûteux et plus facilement déployable. En effet, pour renforcer la surveillance de ses sites relevant de ses centres d’expertises « Essais de missiles » [DGA EM] et « Essais en vol » [DGA EV], elle a notifié un contrat cadre à l’entreprise Elistair pour se procurer des drones filaires Orion 2.

« Le marché a été passé pour répondre aux besoins des sites Landes et Méditerranée de DGA EM et des sites Méditerranée et Aquitaine de DGA EV », a en effet indiqué Elistair, via un communiqué publié ce 17 mai. La valeur du contrat n’a pas été précisée.

« Pendant les essais d’une durée de plusieurs heures, l’Orion 2 aura pour mission la sécurisation de la zone de tir et le recueil d’images utiles à l’analyse des opérations terrestres, aériennes et côtières », explique l’industriel.

En effet, conçu pour voler à une altitude de 100 mètres pendant 24 heures et en portant une charge utile de 2 kg, l’Orion 2 va renforcer la surveillance des sites où il sera mis en oeuvre, en « balayant » un rayon de 10 km, quelles que soient les conditions météorologiques. En outre, il est insensible au brouillage et aux éventuelles interférences grâce à sa liaison filaire.

« L’Orion 2 a passé avec succès les tests d’homologation SSI [Sécurité des Systèmes d’Information] de la DGA », souligne Elistair.

Par ailleurs, il peut également diffuser simultanément des images électro-optiques et infrarouges géoréférencées ainsi que servir de noeud de communication 4G/5G.

« Ce nouveau contrat est un jalon important pour Elistair, et nous sommes fiers de la confiance que la DGA renouvelle
à cette occasion dans nos solutions », s’est félicité Guilhem de Marliave, le Pdg de l’industriel. « L’Orion 2 a été sélectionné et validé après un travail important de nos équipes sur le durcissement et la sécurisation des systèmes d’information, et ce nouveau succès renforce son positionnement comme drone filaire tactique de référence pour la protection de périmètres », a-t-il encore fait valoir.

Photo : Elistair

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46 contributions

  1. berger dit :

    utilité indiscutable… sous réserve que le lascars devant l’écran ne pique pas un roupillon…

    • Too dit :

      Ce n’est même pas sur.
      Pour développer actuellement des analyse d’image en temps réel par « IA » (pour reprendre le terminologie que tout le monde utilise, même si c’est plus du « machine learning »), il est tout a fait envisageable de déléguer la détection des anomalies (mouvement/ intrusion) à un ordinateur qui du coup alerterait les opérateurs.

    • MLTAB dit :

      La critique est facile, mais l’art est difficile!

  2. Félix GARCIA dit :

    Bravo à celui qui avait suggéré ça (ici) en rapport avec l’accident en Côte-d’Ivoire : soit vous avez été entendu, soit les grands esprits se rencontrent.

    • José LECHAT dit :

      @felix, vous parlez du berger qui a franchit les limites du polygone de tir et s’est fait tué ?

  3. Carin dit :

    C’est pas mal, mais 100 mètres d’altitude, ça fait peu…
    Je comprends qu’il faille prendre en compte le poids du fil, additionné au vent, mais ça fait peu… a cette altitude, non seulement ont le voit très bien, de jour, mais en plus on l’entends, de nuit, quand le bruit de fond s’atténue.

    • AirTatto dit :

      On ne parle pas de champ de bataille mais de surveillance ou l’endurance est le facteur premier. Qu’on le voit, c’est fait pour ça.

      • Carin dit :

        @AirTatto
        Je pensais plus au chasseur du dimanche…
        Ou au jeune avec son lance pierres et un écrou de 14…

    • Loufi dit :

      J’aurai imaginé une station de recharge qui serait un ballon captif, pour permettre au drone de se détacher et de se balader un peu si besoin.

      • tschok dit :

        Comment ça, si besoin? Vous pensez que le drone a besoin de s’aérer un peu l’esprit?

        Après 24 heures de veille continue, j’en ai marre, je rompe les amarres, je retourne chez ma mère!

        Nan Môssieur. Un drone qui travaille pour la DGA est dépourvu de tout esprit de fantaisie, il est sérieux et fidèle.

        Et puis de toute façon, on les sélectionne. On ne prend pas n’importe quel drone. Casier vierge et références indispensables. Olala, ça rigole pas.

    • Spider dit :

      « non seulement ont le voit très bien, de jour, mais en plus on l’entends, de nuit, quand le bruit de fond s’atténue. »
      Il n’est pas demandé à ce drone d’être discret et invisible. Il sera déployé dans des zone acquises (nos bases). Il n’est qu’une sorte de caméra de surveillance un peu plus déportée. Et il sera toujours moins visible qu’un ballon captif. L’altitude est suffisante pour voir à 10km. C’est largement suffisant pour détecter des curieux. Et le faire monter plus haut aurait des contraintes par rapport à l’aviation (il faudrait dire aux hélicoptères autour de pas trop descendre quoi).
      Et un commando qui le repèrerait et le détruirait devrait pour ça avoir parcouru les 10km sans être vu…
      Si le commando arrivait à le détruire c’est que nous aurions un plus gros problème que de la simple surveillance.

    • Haha dit :

      Je pense pas que l’intérêt du truc soit qu’il ne soit pas visible, c’est une sorte de caméra de surveillance, c’est la pour être la.
      Tout ce qui est dessus de 100 mètres c’est sûrement des trucs qui volent et donc détecté par les radars.

    • Aymard de Ledonner dit :

      Le drone est assez gros mais je ne suis pas sur qu’on l’entende à cette altitude. On parle quand même de la hauteur de trois immeubles!
      En tout cas ce n’est clairement pas le cas pour l’anafi même à une altitude 5 fois plus faible.

    • Patatra dit :

      Humm du coup le bruit ne serait-il pas dissuasif en cas de surveillance de site connu ?

    • jd666666 dit :

      Le fait que ce drone soit visible et entendu n’a pas d’importance, il va servir à faire de la surveillance, pas à faciliter l’insertion de forces spéciales en environnement ennemi…

  4. Félix GARCIA dit :

    HS : Aujourd’hui, un avion que je n’ai absolument pas reconnu est passé au-dessus de Saint-Maixent l’École (pour être précis, j’étais à La Brousse au moment des faits), dans les Deux-Sèvres ;
    Un avion avec des ailes fines, comme un Alphajet il me semble, c’est possible ?
    Je demande, car je ne vois que des Mirages et des Rafales passer au-dessus de chez moi habituellement, et je ne saurais pas reconnaitre un Alphajet avec certitude.

  5. dompal dit :

    « « Le marché a été passé pour répondre aux besoins des sites Landes et Méditerranée de DGA EM et des sites Méditerranée et Aquitaine de DGA EV » »

    Quelles est la différence de site entre ces deux trucs ???

    Je connais le site de Biscarrosse dans les Landes et l’île du Levant en méditerranée….y a-t-il d’autres sites que je ne connais pas ???

  6. Guillotin dit :

    Est-il vraiment indispensable de dépenser encore beaucoup d’argent, pour « surveiller » des sites sur lesquels il ne se passe quelque chose qu’ environ tous les six mois ? J’aimerais beaucoup voir l’aspect des drones lors d’une des célèbres tempêtes du golfe de Gascogne, qui sont nombreuses, sans parler du vent moyen qui est quasiment permanent et fort dans cette zone, sous les surfeurs le savent bien..En fait ici ce sont nos armées qui veulent surfer sur une prétendue modernité dont l’efficacité reste à prouver

    • Bench dit :

      Etonnant commentaire de la part d’un commentateur qui passe son temps, entre autre, à critiquer de prétendus trous dans la raquette de la surveillance des espaces aériens sensibles. L’efficacité de vos commentaires reste une fois de plus à prouver mon cher GuiGui.

    • Alpha (α) dit :

      Guigui qui déverse une nouvelle fois son vomi n’a rien compris !
      On ne parle pas de « nos armées » pour cette acquisition de drones… Mais de la DGA, qui est une administration…et même si cette dernière travaille avec les armées, pour les armées. Mon pov’vieux !
      Et puis en plus, comme le dit @Bench, question cohérence avec certains de posts, vous repasserez…
      Ah, les ravages de l’âge …

      Ceci dit, laissons le vieux machin dans son EHPAD, et revenons à beaucoup plus intéressant :
      Pour ce qui est du drone de la société française Elistair Orion 2, et en plus de ce qui est mentionné dans l’article de notre hôte, il est déjà utilisé par une trentaine de pays et conçu pour des environnements exigeants. Avec ses moteurs puissants, il est beaucoup moins soumis à la force des vents qu’un ballon, et son ,micro-fil très résistant permettra de le diriger ou repositionner facilement. D’ailleurs, il peut voler pendant 24H maxi quelles que soient les conditions météo, il se pose en douceur et en automatique en cas de panne de batterie, et il est équipé d’un parachute pour éviter les atterrissages brutaux.
      Si Elistair ne communique pas sur le prix de l’Orion 2, il se dit (donc sous réserve de ma part…) que son tarif avec sa station au sol est entre 60 000 et 80 000 € l’unité…

      • Guillotin dit :

        @ Alpha (z) : Votre insistance vulgaire à parler de l’âge des gens sans même le connaître, non seulement c’est le signe d’une immaturité inquiétante, c’est aussi la marque d’un manque d’éducation, et globalement le signe d’un mépris pathologique envers les personnes d’un certain âge. Je n’aimerais pas être à la place de vos parents.

  7. Stéphane Leroy dit :

    100m d’altitude, 10km de rayon…
    C’est débile comme réflexion, je le conçois…
    Il est fait pour être utilisé en mer?
    Ils font comment pour la gestion des obstacles (les pins des Landes) avec le fil à la patte?

  8. Ppsd dit :

    Il sert à quoi le file ?

    • Dolgan dit :

      Liaison énergie. Voir Liaison de données.

    • Dpsd dit :

      A l’empecher d’éviter des obstacles.

    • tschok dit :

      C’est pour éviter qu’il se mette en orbite. La Terre tournant sur elle-même, au-dessus de 100 m d’altitude, tout ce qui vole est attiré vers l’espace en raison de la force centrifuge.

      C’est pour ça que la tour Eiffel est solidement ancrée dans le sol.

  9. Elwin dit :

    Je crois que dans ce cas précis ils se moquent d’être vus, ce sont des miradors dronisés, ni plus ni moins.

  10. Rapha dit :

    Ce type d’engin peut il être adapté sur un véhicule blindé de reconnaissance ? Évidemment il ne faut pas passer sous un pont …

  11. Borda dit :

    100m horizon de l ordre de 4okm suffisant pour la surveillance.
    Quand à la detection du drone, en quoi est ce un PB ?

  12. VinceToto dit :

    Il y aurait des très intéressants projets d’analyse informatique à partir des données récoltées en vue d’une utilisation futur, plus que tactique, de ce type de drones sur des zones de combat.
    Je ne sais pas si ils vont faire cela, mais l’utilisation de ces drones permettra au moins l’entrainement d’utilisateurs.

  13. HMX dit :

    Très bonne initiative de la DGA. Ces drones captifs sont très utile pour de la surveillance semi-permanente, sur 24h, alors que les ballons captifs sont pour leur part plutôt dédiés à de la surveillance de très longue durée (plusieurs jours, voir plusieurs semaines). les deux sont donc parfaitement complémentaires : des ballons pour la surveillance permanente des bases et sites sensibles, des drones captifs pour la surveillance et la protection d’un évènement particulier. Les applications potentielles sont évidemment très nombreuses.

    S’agissant des ballons, on pense particulièrement à la surveillance de zones frontalières pour le contrôle des flux et des migrations (fleuve Oyapock en Guyane à la frontière avec le Brésil, Mayotte, mer Méditerranée…), ou à la surveillance des bases en France et à l’étranger, ainsi qu’à la surveillance des sites sensibles (centrales nucléaires notamment). A noter que ces ballons pourraient aussi jouer un rôle actif dans le cadre de la lutte anti-drones, ce qui n’est pas à négliger. Mais on pourrait aussi avoir un peu plus d’ambition, en étudiant la faisabilité d’installer des ballons captifs de plus grande dimension sur des navires, en dotant ces ballons soit de capteurs passifs, soit pourquoi pas d’une grande antenne AESA pour en faire l’équivalent d’un mini-AWACS. Interfacées avec le système de combat du navire, les données fournies par les capteurs du ballon offriraient à ce dernier des capacités inédites.

    S’agissant des drones filaires, on pourrait aussi envisager d’en doter une grande partie de notre parc de véhicules terrestres. Un mini-drone comme le Novadem NX70 (1kg, portée 3km) dispose d’un mode « filaire », et peut ainsi être transformé instantanément en « tour de guet » grâce à un câble d’alimentation, qu’il peut d’ailleurs largueur à tout moment si besoin. Particulièrement utile pour sécuriser une position, un bivouac, une route où des IED pourraient avoir été posés, déjouer une embuscade… Ce genre de système devrait faire partie de la dotation standard de nos véhicules, blindés ou non (au moins ceux déployés en OPEX…).

    • Daniel BESSON dit :

      Cit :[ Mais on pourrait aussi avoir un peu plus d’ambition, en étudiant la faisabilité d’installer des ballons captifs de plus grande dimension sur des navires, en dotant ces ballons soit de capteurs passifs, soit pourquoi pas d’une grande antenne AESA pour en faire l’équivalent d’un mini-AWACS. ]

      Heureusement qu’on ne vous a pas attendu ! ;0)
      Cela fait déjà 173 ans , comme le temps passe vite … ;0)
      110 ans pour les ballons relais TSF à bord des navires …

      • HMX dit :

        Sauf erreur, la conception et la mise en œuvre depuis un navire d’un ballon doté de capteurs intégrés au système de combat du navire, et notamment d’une antenne radar à longue portée, constituerait une authentique innovation du XXIème siècle. On est assez loin du simple ballon antenne-relais…

        On pourra bien sûr y voir un clin d’œil de l’histoire, et une lointaine filiation avec les ballons relais TSF, mais vous conviendrez que la finalité n’est pas du tout la même. Et en 2 siècles les technologies ont un peu évolué…

  14. Meunier dit :

    Pourquoi ne pas utiliser le câble de rétention pour alimenter les batteries du drone ?

    • Dolgan dit :

      C’est à ça que sert le câble.

    • tschok dit :

      @Meunier(tu dors),

      Mais c’est le cas. Le fil sert à deux choses: transmettre des données (qui viennent des capteurs du drone, donc descendantes, et qui viennent de la station au sol, pour le piloter à partir d’un poste de commande, donc montantes). Et puis faire passer le courant électrique qui provient d’une génératrice ou d’une batterie, je ne sais pas trop, qui se trouve dans une sorte de bloc compact.

      De sorte que le système complet tient dans deux fardeaux: le bloc électrique + un container contenant le drone, son câble et la station.

      Et accessoirement, le câble sert à récupérer le drone si jamais il prend le large pour une raison ou un autre, vu qu’il peut être mis en oeuvre en zone littorale, donc à cause du zef, le drone peut se faire la malle sans prévenir.

      Ce drone a deux sécurités: une batterie de secours en cas de rupture du câble, et un parachute. Comprenez que le drone ne vole normalement pas sur sa batterie. Il reçoit le jus directement du sol. La batterie, c’est du secours. Et si tout lâche, il reste le parachute pour au moins récupérer le drone à peu près intact.

      Vu qu’on parle d’un drone à 80.000 €, quand même.

      Disons que je vois le truc comme ça, en regardant la vidéo.

    • Ératosthène dit :

      @Meunier, c’est une bonne idée, mais il faudrait voir si faire tourner un moteur porté par le drone, avec l’électricité du câble, pourqu’ensuite la dynamo du drone récupère de l’électricité est plus efficace.

    • Carin dit :

      @Meunier
      Je pense que l’installation au sol pour permettre le chargement en cours d’utilisation du drone serait conséquente…
      Ou nécessiterait une présence humaine, ce qui rendrait l’utilité du drone presque obsolète.

  15. Félix GARCIA dit :

    Jetson ONE – Take Off in Tuscany
    https://www.youtube.com/watch?v=dcDwu_EdJCo
    Jetson ONE – Flying Through The Forest
    https://www.youtube.com/watch?v=NSCvsW-z2LE

    Un truc pareil (« militarisé »), relié ou non par câble (ça ne doit pas avoir une autonomie gigantesque, mais il y a probablement des applications intéressantes malgré tout), piloté ou non, ça peut le faire pour accomplit plusieurs types de missions et tâches, non ?
    Transport de personnes entre des navires par exemple, surveillance et patrouille etc etc …

  16. Ératosthène dit :

    Il faudrait un second drone au milieu du câble pour porter la moité de celui-ci, comme-ça le premier drone pourrait aller à 200 m d’altitude.
    Et si le second drone est aussi équipé d’une caméra, on obtiendra des images en 3D.

  17. Daniel BESSON dit :

    Désolé d’insister mais le TARS date de 1980 . Des radars ont été installés dès 1945 sur des ballons.