La réparation du sous-marin « La Perle » fait courir un « risque calendaire » pour le programme Barracuda

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74 contributions

  1. Matou dit :

    Cela pose la question des infrastructures et la capacité de résilience. S’il y avait une Europe de la défense, on pourrait peut-être emprunter l’infrastructure d’un autre pays sous réserve de disponibilité et de faisabilité matérielle. Mais à l’heure actuelle, ce n’est sans doute qu’un voeux pieu. Et le nombre de commandes est probablement insuffisant pour autoriser l’ouverture d’un autre site en France, au-delà du temps nécessaire à la construction. Je ne sais s’il est possible de rendre des bassins polyvalents, je ne suis pas un expert du sujet. La France a pourtant raison dans sa logique de souveraineté, y compris européenne. L’article suivant me paraît plus qu’éclairant à ce sujet :
    https://www.meta-defense.fr/2020/11/25/les-etats-unis-ne-sont-pas-aptes-a-sengager-sur-deux-fronts-simultanement-selon-la-fondation-heritage/
    Attendons la présidence de la France en Europe. Peut-être avancerons nous un peu plus. En attendant, la course à l’armement s’accroit et le volume rejoint le qualitatif chez nos ennemis potentiels. Le risque est de se retrouver en faiblesse au pire moment (trou capacitaire sur la flotte océanique à cause de décisions stupides dans les gouvernements précédents). C’est navrant mais maintenant, il faut gérer, pas le choix.

    • Paddybus dit :

      Un peu idéaliste le coup de la cale des copains européens…. parce qu’il faudrait aussi dédoubler le savoir faire et transférer le matériel et le personnel…sans doute assez lourd pour ce faire…. matériel qui inévitablement manquerai sur le site de fabrication des Barracuda…. non, le mythe de l’ue ne peut pas se décliner au rythme des fantasme…

      • Matou dit :

        Ce n’est pas du fantasme, c’est sans doute une utopie. Pour les arguments techniques, j’y souscris en l’état de la situation.

    • Pierro dit :

      Oui, bien sûr.
      Le seul autre pays à avoir des SM nucléaires c’est le Royaume-Uni, et il ne fait plus parti de l’UE.
      Bon courage pour faire entretenir un SM nucléaire dans un autre pays.

      • Fralipolipi dit :

        « Bon courage pour faire entretenir un SM nucléaire dans un autre pays. »
        Ah ça oui, avec toutes les contraintes spécifiques des normes nucléaires (sécurité et autre), j’imagine tout à fait demander à un coupe de main à l’Allemagne ou aux Pays-Bas …
        … j’imagine déjà les médias allemands au moment de l’arrivée au port de Kiel d’un SNA à désosser sur place 🙂
        … même si fondamentalement, dans le cas précis du SNA Perle, toutes les parties dites à risque avaient déjà été débarquées à Toulon AVANT l’incendie.
        Mais bon, plus sérieusement, d’une manière générale, je vois bien mal le leader – Naval Group – demander au terrible concurrent TKMS de venir faire de la sous-traitance pour elle.
        Faut pas rêver.

    • Aymard de Ledonner dit :

      Les commandes de l’Etat sont échelonnées de manière à lisser la charge de travail pour Naval group. La construction de sous-marins nécessite de nombreux métiers très spécifiques. Si Naval Group n’avait plus de commandes pour faire travailler ses spécialistes, il serait obligé d’en laisser partir et perdrait en compétence. Pour éviter cela les constructions de SNA s’enchaînent, ensuite on fait des SNLE, et ensuite on enchaîne sur la génération suivante de SNA.
      Comme les commandes de l’Etat sont au plus juste, il y a très peu de marge de manœuvre car le vivier de personnel qualifié est petit et en cas de souci comme maintenant, ça coince.

    • Gandalf dit :

      C’est un SNA donc nucleaire et strategique. On ne ferait pas des travaux dans des chantiers a l’etranger meme si cela etait techniquement possible, car c’est secret defense et securite nationale en jeux.

    • vrai_chasseur dit :

      @Matou
      Il y a des possibilités pourtant.
      A Cherbourg il y a l’ancienne Cale 1, qui servait aux SNLE 1ere génération. Désaffectée, elle sert aujourd’hui de zone de stockage. Naval Group semble vouloir la réhabiliter mais a minima, juste pour prééquiper les SNA mais pas comme cale de mise à l’eau. Le site d’OpenHydro est aussi disponible. Ce consortium (dont Naval Group est partie prenante) est en liquidation 2 ans à peine après son inauguration. Il devait fabriquer la plus grande ferme éolienne d’Europe près du Raz Blanchard. Le site et le bâtiment flambant neuf sont disponibles pour des repreneurs mais n’intéressent pas Naval Group.
      La décision d’investir appartient à Naval Group, qui raisonne vraisemblablement par rapport à son carnet de commande.

  2. Nicolas M. dit :

    Bonjour, je me permets une petite remarque. Contrairement aux SNLE français de la classe Le Triomphant (« Le Triomphant », « Le Téméraire », « Le Vigilant », « Le Terrible »), l’article « Le ou La » ne fait pas partie intégrante des noms des SNA. On écrit ou dit donc « le sous-marin Perle » et non « le sous-marin la Perle ». Cette question qui peut sembler très insignifiante avait fait l’objet de tout un débat dans la presse française il y a un siècle. J’ai écrit plusieurs articles sur l’usage des articles devant les noms des navires de guerre français, je me permets (une seconde fois) de donner deux liens. Bien cordialement.
    https://troisponts.net/2019/07/22/doit-on-dire-le-sous-marin-la-minerve-ou-le-sous-marin-minerve/
    https://troisponts.net/2015/09/29/lusage-de-larticle-devant-les-noms-des-navires/

    • Louis 56 dit :

      Pour moi c’est… La Perlouse … et c’est un bon bateau.

    • ScopeWizard dit :

      @Nicolas M

      Merci de cette utile et intéressante précision façon mise au point ; dès à présent , perso , j’ essaierai de m’ en souvenir et de l’ appliquer . 🙂

      Cordialement

      Scope plus instruit

    • Cricetus dit :

      Merci, tres intéressant.

  3. Fralipolipi dit :

    En parallèle, le SNA Perle vient de sortir de son bassin toulonnais.
    https://www.corlobe.tk/article47748.html
    .
    Bon sinon, quand est-ce qu’on le commande ce 7ème SNA classe Suffren ?

    • Aymard de Ledonner dit :

      Vu que le premier vient juste d’être livré, je pense qu’on a encore de la marge. Le sixième, le Casabianca, a été commandé l’année dernière.L’année prochaine il y aura une nouvelle loi de programmation militaire, et tout sera probablement plus clair. J’espère un 7eme SNA mais vu le prix de la bête, je pense qu’il ne faut que modérément espérer….

    • Le Suren dit :

      Ce serait le minimum. Bon, + 6 sous-marins non nucléaire ne seraient pas de trop.

      • NRJ dit :

        @Le Suren
        +6 sous-marins ? Et puis aussi 3 GAN, 300 Rafales, 500 chars Leclerc, une armée professionnelle d’un million d’hommes. On peut aller très loin comme ça…

        • Matou dit :

          2 GAN, + 5 frégates au moins, 300 rafales et 500 chars Leclerc (ou équivalent modernisé), ce serait une bonne cible. Une armée pro de 1 millions d’hommes, pas la peine mais cela pose quand même la question du volume en haute intensité et la capacité de mobilisation vs temps et moyens matériels. Vous pouvez y ajouter l’espace (je vous invite à lire l’avant dernier numéro de Air et Cosmos). De vrais questions stratégiques et une vrai question de moyens. D’où aussi la question de l’UE avec son cortège épouvantable d’antagonismes et divergences diverses mode nuage qui se déplace et dont on ne sait où il va atterrir.

          • NRJ dit :

            @Matou
            Intéressant que mes propos avec lesquels je cherchais à caricaturer soient considérés plausible. Dites moi faut il que je vous rappelle qu’on a une crise sanitaire et économique ? On aura à la clé des centaines de milliers milliers voire des millions de chômeurs supplémentaires. Mais l’armée pourra faire joujou avec des armes… Qui lui serviront à quoi d’ailleurs ? Pour rappel, l’armée n’est un poids à l’économie. On est obligé de piquer dans la richesse créée par le pays pour l’investir dans un secteur qui lui-même ne rapporte rien.

        • Le Suren dit :

          Je ne parle pas du reste, je dis que 6 sm de plus ne seraient pas un luxe quand on prétend avoir ees ambitions « mondiales ».

          • NRJ dit :

            @Le Suren
            Donc avoir seulement 6 sous-marins de plus ? Pourquoi pas. Mais à mon avis, une marine avec trop de sous-marins serait une marine trop déséquilibrée. On parle de 16 sous-marins. On aurait plus de sous-marins que de frégates. Si on cherche à défendre la ZEE française, des frégates seraient plus efficace. Les sous-marins ne sont qu’une arme de contestation de l’espace maritime.

        • ScopeWizard dit :

          @NRJ

          Mais enfin , ce n’ est pas parce que les successifs incompétents qui nous gouvernent vous ont habitué à toujours devoir faire autant ou plus avec toujours moins jusqu’ à un point où le minimum en service n’ offre plus de marge de sécurité ne garantissant même plus un minimum vital , qu’ il s’ agit d’ une situation acceptable dans sa normalité , voyons !

          Alors oui , les effectifs de notre sous-marinade devraient sortir de cette ridicule ineptie de portion-congrue et adopter un format plus conséquent , donc 6 SNLE avec les têtes qui vont bien + 10 SNA ne seraient vraiment pas du luxe pour une nation maritime tel que la France qui de surcroît doit veiller à la deuxième plus grande ZEE en superficie après celle des USA tout aussi étendue sur tous les océans de la planète .

          Et tant que nous y sommes , peut-être pas 3 GAN et 300 Rafale , mais 2 GAN et 80 ou 100 Rafale , oui pourquoi pas , ce serait même très bien .

          Parce que certes , « on » peut effectivement aller très loin dans un sens , celui du « toujours plus » mais « on » peut également aller très loin dans son sens opposé , celui du « toujours moins » ………….

          • NRJ dit :

            @Scope
            Ah oui d’accord, carrément. 6 SNLE + 10 SNA. A 1 milliard l’unité, c’est tranquille hein ?

            Heureusement vous trouvez des sources d’économie. Seulement 2 GAN. Il n’y a pas à dire, vous êtes un sacré cost killer…. Mais dites moi, si on perd un GAN en opérations, on risque de n’avoir aucune réserve puisque l’autre pourrait être en IPER et on se retrouverait sans porte-avions… Non il faut 3 porte-avions minimum. Et pour chaque zone maritime française. Soit 4 pour la métropole (car c’est la métropole, le coeur du territoire). 3 pour la zone Pacifique et 3 pour la zone Atlantique sud. Ce serait mieux comme ça non ?

            Maintenant revenons dans la réalité. Le vrai défi pour une armée, ce n’est pas si taille à une certaine date. Son défi est de maintenir dans la durée ses capacités, c’est-à-dire pouvoir payer, former et entraîner les marins, soldats et pilotes qui ont utiliser son matériel. Et il faut le faire dans un contexte évoluant. Si on lance un effort, il faut qu’il soit suivi. Et si l’effort demandé est trop important, il ne le sera pas. Il suffit de voir les anglais : 2 porte-avions, une flotte d’Eurofighter, et une flotte de F-35. De très grands projets. Résultat : ils ont sacrifié leur armée de terre. Et pour qu’elles capacités ? Des porte-avions dont on a réduit les capacités (pas de catapultes, donc pas d’Awacs et que des F-35B aux performances médiocres,en absolu). L’un est même transformé en bateau pour les attaques amphibies, mission pour lequel il est surdimensionné, car ils n’avaient pas les moyens de remplacer le bateau précédent. Et ces porte-avions n’auront pas les frégates pour les escorter. Il faut un effort de dernière minute de Boris Johnson (dont on se demande bien d’où les milliards proviennent) pour éviter la catastrophe, tellement, la situation est catastrophique. Voilà où mène la politique démagogique et irresponsable que vous appelez à faire. On peut faire le même parallèle avec le Rafale : un programme plutôt bien mené. Mais qui ne prenait pas en compt notre incapacité financière à soutenir ses coûts et surcoûts -pourtant relativement faibles- sur la durée. Ça nous a amené probablement à arrêter le programme Talarion (sauf si on considère que l’arrêt du programme pour raison financière et l’achat de Rafales supplémentaires l’année suivante est une coïncidence) et aux sociétés de projet, projet qui consistait à vendre l’armée française.

            . C’est très satisfaisant de se dire « là on va faire un grand effort. Et comme je suis génial, ça va marcher du tonnerre ». Sauf que dans la réalité, ça ne marche pas. C’est peu satisfaisant intellectuelleent, mais si la réalité était facile ça se saurait.

          • ScopeWizard dit :

            @NRJ

            Ah oui , je vois …………….

            Pourquoi ne cessez-vous de contrer les propositions d’ augmentation de format de tout ou partie de notre armée en vous servant UNIQUEMENT de ce qui relève de la seule logique comptable qui fatalement vous fait sombrer dans le 100 fois ressassé et dans le piège du pur baratin ?

            Les gens expriment ce qu’ ils pensent et hop , en bon détenteur de vérité absolue , immédiatement vous leur sortez le panneau STOP quitte à comparer avec d’ autres nations SANS rien rappeler du contexte historique qui les a mené à la situation qui est la leur , ce qui vous permet de brandir la pancarte « moi je suis réaliste , les autres sont des démagos et des irresponsables » ; c’ est très facile comme ça .

            À un moment donné , il faut ce qu’ il faut , c’ est tout .

            Tant que vous n’ approfondirez pas et ne sortirez pas de cette logique qui ne prend en compte que l’ un des aspects du problème , toujours le même, et que ce seront des individus dans votre genre qui décideront , jamais nous ne nous en sortirons .

            Je vous rappelle que les 6 SNLE , nous les avions ; mais c’ était avant les missiles intercontinentaux à têtes multiples , donc ce chiffre n’ a rien de farfelu ou de fantaisiste .

            Le reste , je n’ ai même pas envie d’ en discuter .

            En substance , vos « affirmations » au sujet de l’ inutilité voire de la nuisibilité des troupes parachutistes , par exemple des raisons qui ont fait que l’ Opération Merkur n’ a été qu’ un fiasco pour les unités de Fallschirmjäger et que c’ est cela qui a motivé Hitler à ne plus faire appel à eux ou presque , m’ ont suffi ; d’ évidence , vous parlez d’ un sujet que vous ne maîtrisez pas et qu’ une énième fois vous ne considérez que sous un seul angle en oubliant tous les autres qui pourtant constituent une vue d’ ensemble de l’ explication , mais puisque vous tenez absolument à avoir raison envers et contre tous , je vous le laisse………..

          • NRJ dit :

            ScopeWizard 27 novembre 2020 à 15:36
            @NRJ

            Ah oui , je vois …………….
            qui fatalement vous fait sombrer dans le 100 fois ressassé et dans le piège du pur baratin ?

            Les gens expriment ce qu’ ils pensent et hop , en bon détenteur de vérité absolue , immédiatement vous leur sortez le panneau STOP quitte à comparer avec d’ autres nations SANS rien rappeler du contexte historique qui les a mené à la situation qui est la leur , ce qui vous permet de brandir la pancarte « moi je suis réaliste , les autres sont des démagos et des irresponsables » ; c’ est très facile comme ça .

            À un moment donné , il faut ce qu’ il faut , c’ est tout .

            Tant que vous n’ approfondirez pas et ne sortirez pas de cette logique qui ne prend en compte que l’ un des aspects du problème , toujours le même, et que ce seront des individus dans votre genre qui décideront , jamais nous ne nous en sortirons .

            Je vous rappelle que les 6 SNLE , nous les avions ; mais c’ était avant les missiles intercontinentaux à têtes multiples , donc ce chiffre n’ a rien de farfelu ou de fantaisiste .

            Le reste , je n’ ai même pas envie d’ en discuter .

            En substance , vos « affirmations » au sujet de l’ inutilité voire de la nuisibilité des troupes parachutistes , par exemple des raisons qui ont fait que l’ Opération Merkur n’ a été qu’ un fiasco pour les unités de Fallschirmjäger et que c’ est cela qui a motivé Hitler à ne plus faire appel à eux ou presque , m’ ont suffi ; d’ évidence , vous parlez d’ un sujet que vous ne maîtrisez pas et qu’ une énième fois vous ne considérez que sous un seul angle en oubliant tous les autres qui pourtant constituent une vue d’ ensemble de l’ explication , mais puisque vous tenez absolument à avoir raison envers et contre tous , je vous le laisse………..
            @Scope
             »
            Pourquoi ne cessez-vous de contrer les propositions d’ augmentation de format de tout ou partie de notre armée en vous servant UNIQUEMENT de ce qui relève de la seule logique comptable ». Pour une raison simple : le préalable à toute augmentation du format de la Marine Nationale, ce n’est non pas le discours ou le rêve « si on avait 2000 Rafales », mais le budget adéquat. Donc du comptable (les ressources industrielles et humaines viennent seulement après et découlent en bonne partie du premier).

            « Les gens expriment ce qu’ ils pensent et hop , en bon détenteur de vérité absolue , immédiatement vous leur sortez le panneau STOP quitte à comparer avec d’ autres nations SANS rien rappeler du contexte historique qui les a mené à la situation ». Tout ce que je fais, c’est énoncer, en me basant sur des pays proches qui ont connu des situations comparables à celles que vous souhaitez, et les conséquences de ce que vous annoncez (et donner mon avis aussi…). Si vous y voyez un panneau stop, c’est vous-même qui l’interprétez comme ça. Et comment voulez vous juger une politique si vous vous contentez de rêver et de vivre dans un monde d’illusions. La réalité est dure, et cela doit être pris en compte quand on juge une action.

            Sur les paras je n’ai jamais dit qu’ils étaient inutiles. Tout ce que je dis, c’est que les parachutistes sont une arme obsolète. Obsolète, ça veut dire dépassée, périmée, médiocre. Et la raison est simple : depuis la seconde guerre mondiale, l’hélicoptère a été créé.

        • Aymard de Ledonner dit :

          Ce n’est pas forcément incongru. La France a par le passé disposé d’une flotte de sous-marins classiques à coté de ses SNA. Les agosta ont navigué jusqu’à la fin des années 90. Les SNA sont incomparablement plus chers. Donc pour le prix d’un SNA on pourrai avoir une petite flotte de scorpène qui pourrait sécuriser notre façade maritime et intervenir en méditerranée, libérant nos SNA pour d’autres tâches et démultipliant nos capacités.

          • Le Suren dit :

            Entièrement d’accord.

          • NRJ dit :

            @Aymard
            Le programme Barracuda aura coûté 9 milliards. Il y a deux solutions :

            1) Soit on réduit le nombre de SNA acquis (on passe à 4 sous-marins par exemple) pour acquérir des sous-marins AIP. Mais là, d’une part, on retrouvera le problème trouvé sur les frégates FREMM dont on avait réduit le nombre: une légère réduction du coût du programme et un prix unitaire qui va exploser. Donc au lieu d’avoir 6 SNA, on aura 4 SNA + 2 ou 3 (grand max, faut bien payer la R&D) sous-marins AIP aux performances bien inférieures (mais qui coûtent entre 500 millions et 1 milliard l’unité). 2ème conséquence : on avait dimensionné les Barracuda pour des missions de renseignement qui vont être repris par les Scorpène. Donc non seulement le but du nombre ne sera pas atteint, mais on aura finalement gâché les possibilités qui donnaient un intérêt à la formule SNA+AIP (car les SNA Barracuda ont, du coup, été plus ou moins dimensionné pour faire toutes les missions de la MN), le seul intérêt des sous-marins AIP étant d’apporter du nombre (et des performances moindres). On peut faire le même parallèle avec le programme FREMM dont on a supprimé plusieurs exemplaires pour les remplacer par des FDI tout aussi chères (R&D oblige) mais moins performante.

            2) On acquiert les 6 SNA Barracuda. Puis les 4 SNLE 3G. Et puis, si on a de l’argent à profusion, on pourra réfléchir à l’acquisition de sous-marins Scorpène. Je trouve cette solution beaucoup plus acceptable. Mais elle conduit à repousser à la St Glinglin le programme AIP qui restera, selon toute vraisemblance, noyé au fond de la mer.

          • Aymard de Ledonner dit :

            @NRJ
            Je suis d’accord que ce serait une énorme erreur de diminuer le nombre de SNA. Après le programme FREMM, il faut espérer qu’on soit vacciné contre ce type de c…ies.
            Mais le budget d’investissement augmente. Peut être sera t’il possible d’avoir les fonds pour acheter quelques AIP sans développer un nouveau modèle mais en adaptant simplement une version déjà vendue comme ceux vendus au Brésil par exemple.
            La probabilité est très faible, on d’accord, mais il me semble que ce ne serait pas complètement idiot.

          • ScopeWizard dit :

            @NRJ

            C’ est du discours de politicard ça , genre la Montchalin et autre Milliène ; c’ est à dire un discours qui se pare des beaux et nobles habits d’ une rigueur rationnelle et logique tendant vers l’ objectivité et l’ exhaustivité , mais qui est en réalité un discours « fermé » qui d’ entrée cloisonne tout débat en écartant nombre de possibilités .

            Donc pour moi , en résumé ça vaut que dalle , par contre niveau foutage du gueule le compte y est .

            Mais je vous en prie continuez ; vous m’ avez déjà bien fait rigoler avec vos affirmations sur le C-17 , il n’ y a pas de raison que ça s’ arrête en si bon chemin , et puis au moins à condition toutefois de le prendre avec bonne humeur , je reconnais , ça peut détendre ………….. sauf que ce n’ est déjà pas facile de le prendre avec une si bonne humeur que ça tellement tout cela est consternant , disons que la tendance générée serait à la sidération , du moins dans un premier temps , avant de sincèrement agacer voire bien plus à force d’ insister .

          • NRJ dit :

            @Scope
            « mais qui est en réalité un discours « fermé » qui d’ entrée cloisonne tout débat en écartant nombre de possibilités . » Et bien ouvrez le discours 😉

            @Aymard
            Espérons effectivement qu’on ne refasse pas les mêmes erreurs. Mais si des amateurs qui connaissent la « chose » militaire refont l’erreur avec la proposition d’achat de Scorpène, comment pourrait on en vouloir aux civils qui n »y connaissent rien de faire également l’erreur ?

            Après vous avez raison, ce n’est pas idiot. Mais à la condition (énorme) que ça n’empiète pas sur les autres programmes et l’armée, comme les Rafales. Et cette condition est rarement respectée. Après je pense que ça vaudrait peut-être mieux d’acheter plus de Barracuda dont les frais de R&D sont déjà payés et l’industrialisation déjà faite., A moins qu’on souhaite avoir un nombre trop important de sous-marins (à partir de 5) et rapidement. Mais là, à part si on est en guerre, je ne vois pas comment on pourrait avoir ce besoin.

    • Paul Bismuth dit :

      @ Fralipolipi
      C’est en cours selon la phraséologie consacrée:
      http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2020/11/26/le-sous-marin-perle-21654.html
      Pour le 7ème SNA, il faut pas rêver.

  4. Vevert250 dit :

    Il serait plus intéressant au contraire d’accélérer la construction du Duguay-Trouin et commander un Barracuda supplémentaire que bidouiller deux morceaux de vieilles coques qui de toute façon auront une durée de service limitée. Il est vrai qu’a 1 milliard le Barracuda ont est loin des 110 millions annoncés pour la réparation du Perle et de la prolongation de service du Rubis.

    • Jean-Michel dit :

      Il y a le problème de la disponibilité de Cherbourg.
      Les ressources pour construire un SNA sont très rares et sont déjà prévues pour la construction des 6 SNA de classe Barracuda et des 4 futurs SNLE 3G (dont la construction du premier vient juste de commencer) et on peut difficilement compresser le temps de construction d’un sous-marin (dont l’organisation de la construction est prévu plusieurs années à l’avance) ou former de nouveaux ouvriers et pousser les murs pour construire plusieurs sous-marins en même temps. Il n’y aura pas sans doute pas de créneaux de libre durant la prochaine décennie. Donc pas de livraison possible avant 2031 (après le Casablanca en 2030) et la marine devrait alors faire avec 5 SNA durant une décennie puis gérer 7 SNA la décennie suivante.
      Il est à craindre que la réparation du Perle entraîne un léger retard pour les futurs sous-marins.

      • Fralipolipi dit :

        @Jean-Michel
        « des 4 futurs SNLE 3G (dont la construction du premier vient juste de commencer) »
        … la construction en elle-même, non, vraiment pas.
        Mais vous vouliez sans doute dire ‘les études amonts de conception’ (?)

      • Fralipolipi dit :

        @Jean-Michel
        …  » on peut difficilement … pousser les murs pour construire plusieurs sous-marins en même temps »
        En fait, sans avoir besoin de pousser les murs, nous pouvons tout à fait construire 2 sous-marins en simultanée à Cherbourg.
        La preuve en image : https://actu.fr/normandie/cherbourg-en-cotentin_50129/cherbourg-cinq-autres-sous-marins-en-construction_34116613.html
        .
        Le problème ne semble donc pas être au niveau du chantier de construction Laubeuf, mais au niveau de la forme Cachin et de son ascenseur à sous-marin.
        C’est ce que nous apprend le CEMM cité dans cet article : « Le risque que fait porter cette opération sur le programme ‘Barracuda’ est d’ordre calendaire. L’industriel nous garantit sa capacité à réaliser la soudure entre la partie avant du ‘Saphir’ et l’arrière de ‘La Perle’, avant que le ‘Duguay-Trouin’ qui est actuellement en phase de construction, n’ait besoin du dispositif de mise à l’eau de Cherbourg à l’été 2021 ».
        .
        Ma (semi)surprise est plutôt qu’il faille absolument « monopoliser » la forme Cachin durant tout le temps de la réparation de la coque du SNA Perle,
        sachant que (sauf erreur de ma part) cette forme a très longtemps été en travaux (et donc non utilisable) entre fin années 80 et début 90 (en prévision des travaux et de la sortie du très grand SNLE Le Triomphant) et qu’à ce moment là, en parallèle, les SNA Perle et Casabianca (notamment) continuaient à sortir des arsenaux de Cherbourg (..?).
        Ce qui voudrait dire que ce qui était possible dans les années 80/début 90 ne l’est plus aujourd’hui (?)
        (… un vieil asenceur à sous-marin démantelé par ailleurs entre temps ?)
        .
        Cela dit, comme le diable se cache toujours dans les détails, il est certain que plusieurs facteurs (aussi précis qu’inconnus de nous) expliquent que cette forme Cachin représente désormais une contrainte au double projets simultanée de : sortie du SNA Duguay-Trouin & réparation du SNA Perle.
        .
        Pour les curieux, ici, la forme Cachin : https://lemarin.ouest-france.fr/secteurs-activites/chantiers-navals/35620-cherbourg-premiere-divergence-du-reacteur-du-sous-marin

  5. Thierry dit :

    c’est un gouvernement fromage ou dessert, alors qu’on peut avoir les deux sans que ça coute plus cher puisque l’argent est détourné à d’autres fins.

    vous voulez être soigné ou vous voulez que vos enfants aillent à l’école ?
    vous voulez la sécurité ou la liberté ?
    vous voulez qu’on rénove les routes ou les lignes de chemin de fer ?

    c’est ce qu’ils appellent nous donner le choix….

    • NRJ dit :

      @Thierry
      « alors qu’on peut avoir les deux sans que ça coute plus cher puisque l’argent est détourné à d’autres fins. ». Pourriez vous préciser ? Ça sent la critique à 2 sous, mais il est possible qu’elle s’avère vraie.

      • Sinope dit :

        @ Thierry balancer sans rien prouver c’est ne rien dire, il faut développer.

        ___________________________________________________________

        @ NRJ je reponds à votre denier message sur la BCE sous (http://www.opex360.com/2020/11/22/selon-son-chef-detat-major-la-marine-nationale-va-connaitre-une-decennie-difficile-au-niveau-capacitaire/) car les commentaires y sont fermés.

        Je ne vais rentrer dans chaque détail de votre argumentaire sur les rachats car je pense que nous ne parlons pas de la même chose en ce qui concerne les conséquences des rachats de la BCE.

        Je vais décomposer le mécanisme tel que je le comprends pour la France :
        – Etape 1 : l’état émet de la dette
        – Etape 2 : les banques qui syndiquent l’emprunt prêtent en souscrivant, actuellement à taux négatif
        – Etape 3 : ces banques revendent une partie des titres d’emprunts à d’autre créanciers, donc avec une légère décote par rapport à ce qu’elles ont prêté
        – Etape 4 : la BCE rachète soit aux banques syndics soit aux autres créanciers ces dettes avec là aussi une petite décotte, elle injecte donc de l’argent dans l’économie
        – Etape 5 : les états sont de ce fait endettés auprès de la BCE et lui remboursent au fil de l’eau, donc juridiquement ils remboursent bien, les apparences sont sauves, et comme c’est à taux négatif ils reversent moins que ce qu’ils ont reçu des banques,
        – Etape 6 : comme indiqué la BCE reverse ensuite les intérêts reçus aux actionnaires qui sont les ex Banques centrales nationales dont la Banque de France qui reçoit l’argent versée par la France au fil de l’eau puis reverse à l’état. La BCE fonctionnant sur son budget et ses opérations normales c’est indifférent pour elle (elle fonctionnait très bien avant les rachats d’actifs).

        Donc en théorie, si ce mécanisme était sans danger, oui les états pourraient s’endetter indéfiniment grâce à ce système circulaire ce d’autant qu’il a entrainé des taux négatifs.

        En pratique c’est du jamais vu. La première limite c’est la survie de la monnaie car sa valeur est en danger si son volume enfle. La deuxième c’est l’hyperinflation, en théorie, car en pratique toujours pas. Comme inflation et déflation ne sont pas corrélées, il est possible que l’hyperinflation soit là mais contrebalancée par une déflation rampante, mais je ne m’avancerais pas.

        La BCE ne va pas tuer l’euros donc elle ne va pas réduire son bilan en ce qui concerne les dettes publiques, c’est-à-dire revendre les titres de dette publique ce qui étranglerait les états sous la hausse des taux, car ces derniers sont négatifs du fait des rachats. Le tout forcerait la BCE a sauver l’euros par un mécanisme similaire mais dans des conditions bien pire.

        Sinon sur le reste :
        – C’est la BCE qui dit qu’elle combat un risque de déflation et de récession, l’indice qui dit qu’elle a peut être raison c’est qu’en théorie l’inflation folle devraient déjà être là depuis des mois avec cette politique
        – Sur la création monétaire classique (distinct du rachat d’actifs) pas de désaccord
        – C’est bien les états qui forcent la main à la BCE car comme évoqué ce qu’elle fait est une violation de ses statuts, attribuer cela à Drahi c’est pour maintenir la fiction de l’indépendance. La CJUE ne l’a accepté que sous un prétexte fallacieux pour que les états restent à flot financièrement, elle a prétendu que ce n’était pas du financement des états par création de monnaie (!) mais une aide à l’économie pour forcer l’inflation à rester autour de 2% (sous-entendu sans ça elle baisse). L’indépendance de la BCE n’est plus qu’une fiction juridique.

        • Thierry dit :

          merci pour votre argumentaire intéressant et ses détails technique, mais regardons d’encore plus haut la globalité de la situation en laissant les détails de coté:

          Jusqu’à la nouvelle crise post coronavirus les revenus du dividende (la rente) ont augmenté tandis que les revenus du travail ont baissé, c’est pourquoi les riches gagnent toujours beaucoup plus d’argent en cas de crise financière.

          Plus vous avez d’argent, plus vous gagnez par la rente, et moins vous avez d’argent, plus vous dépensez, c’est logique dans une telle situation, mais ce modèle n’est pas durable à long terme, car ce qui fait gagner à Wall Street ou en Europe, c’est la consommation de masse. Mais comment de plus en plus de pauvres peuvent acheter ce dont ils ont le plus besoin s’ils gagnent de moins en moins, c’est là que la bulle financière s’installe à travers les instruments du marché, ce qui permet aux riches de gagner davantage malgré une consommation restreinte.

          Le rôle de la banque est de prêter pour la consommation, mais moins de revenus de l’emprunteur signifie plus de risque, ce qui augmente le défaut de remboursement de la banque. puis viennent la FED ou la BCE pour acheter des investissements pourris voués à l’échec à cause du surinvestissement et du manque de consommation.

          Ils impriment de l’argent pour le marché financier, comme des subventions aux riches puisqu’il faut être riche pour que la rente vous les offre. Et c’est clairement une drogue pour la finance devenu dépendante.

          Ils n’ont plus besoin de production pour générer des profits, ils s’intéressent de plus en plus à la crise financière pour gagner de l’argent facilement et sur le moyen de la provoquer (Voir Trump et le scandale permanent ou Macron et l’organisation des pénuries).

          Mais tôt ou tard, la réalité revient dans le jeu avec la croissance des pauvres, du chômage, de la violence urbaine, de la liberté restreinte et de la haine de son voisin comme un bouc émissaire. Trump était à coup sûr le symbole du pouvoir électoral accaparé par les riches pour eux-mêmes seulement, mais maintenant, les personnes mécontentes de cette situation sont beaucoup plus nombreuses qu’auparavant.C’est de là que viendra le changement pour inverser la tendance.

          Tout le monde aura observé que les riches sont toujours plus riche après chaque crise financière, par les aides des banques centrales qui leur arrive directement dans la poche, et les pauvres toujours plus pauvre parce que la pauvreté ça devient hors de prix.

          • Sinope dit :

            @ Thierry je vous en prie.

            Il y a des contres exemples à ce que vous dites sur les riches qui s’enrichissent lors des crises: lors de l’enchainement guerre de 14 + crise de 1929 + 2nd guerre mondiale les riches sortent appauvris de la saga de crise alors que le PIB par habitant augmente entre 1910 et 1950.

            La BCE n’achète des titres de dettes privés que pour éviter des failites d’entreprises, donc du chomage, tout comme elle rachète des dettes d’état pour faciliter le refinancement de ces états, et donc des prestations sociales. Quand elle achète des titres de dette privés il y a peut être des titres pourris mais les dettes d’état c’est loins d’être mal noté.

            Par contre oui c’est une forme de drogue ce mécanisme de rachat. Il alimente aussi le système financier car c’est lui qui prête aux états. C’est un engrenage dont il est difficle de sortir, si on arrête demain l’économie plonge. Comme cela surenchérie le coût de certains actifs, car il faut bien placer l’argent injectée, ceux qui possèdent ces actifs (souvent des gens déjà riches) s’enrichissent mais c’est propre à notre situation. Situation où les actifs prisés le sont encore plus, ce n’est pas une règle absolue comme évoqué. Exemple si demain les actifs prisés ne sont plus des entreprises type GAFA leur valeur peut baisser.

            Donc je ne vois pas en quoi les financiers auraient intérêt à provoquer une nouvelle crise derrière celle là. En cas de récession accompagnée d’une déflation c’est la cata pour le système bancaire et financier qui s’effondre. Le mieux pour les riches c’est croissance plus une faible inflation qui évite une baisse de la valeur de la monnaie qui rembourse leur créance. En cas de récession le débiteur peut faire faillite ou rembourser sans consommer plus. Et l’actif qui produisait le rente, exemple un appartement ou une entreprise, va voir en prime sa valeur baisser si la déflation arrive avec une difficulté pour payer (un loyer ou des dividendes par exemple).

            A l’avenir je dirais que nous allons probablement nous appauvrir et ce que quoi qu’on fasse, la tendance ne va pas s’inverser. Car pour l’instant, faute de sources d’énergies pour des raisons de baisse de rentabilité de gisements de moins en moins nombreux, la croissance va ralentir quelque soit le gouvernement en place. Sauf découverte d’un produit miracle qui remplace nos sources d’énergie actuelles (je n’y crois pas vraiment) nous allons vers un choc pétrolier en pente douce par baisse du volume disponible, avec éventuellement hausse du prix (ce prix étant largement cartelisé par l’OPEP impossible à prédire).

            Il n’y a pas un volume de richesse stable et immuable, ce volume changer de nature, peut baisser ou s’agrandir. S’il s’agrandit cela peut effectivement être au seul bénéfice des riches ou maintenir une situation proportionnelement stable comme au XIXe siècle. Mais cela peut aussi enrichir de nouvelles persones qui deviennent plus riches que les anciens riches comme lors de l’industrialisation ou la bulle actuelle de la tech.

            On ne peut pas le prévoir car chaque crise se déroule dans un contexte économique différent. Il n’est pas possible de prendre appuie sur le passé en la matière pour prédire l’avenir. En un mot rien n’est écrit c’est ce qui fait le sel de la vie.

        • NRJ dit :

          @Sinope
          Je suis d’accord avec vos étapes 1, 2, 3, 4. On pourrait simplifier en disant que l’Etat emprunte directement ou indirectement à la BCE.

          A l’étape 5, justement les Etats ne remboursent pas. En témoigne la dette française qui ne s’est pas réduite depuis 10 ans. C’est justement la source du problème que j’évoque. Si on ne rembourse pas cet emprunt, que se passe t’il ? 1er cas: il s’agit d’injection d’argent dans l’économie de manière ‘non classique ». 2ème cas: la BCE arrêtera de nous prêter, comme n’importe quelle banque normale, elle si continue de nous prêter, elle sera de facto dans le rouge financièrement. Et là, la sistuation deviendra encore plus absurde puisqu’il lui faudra alors soit créer encore davantage de monnaie pour combler ses pertes (on retrouve le 1er cas), soit demander aux Etats, via leurs banques centrales, de la subventionner (du coup en alant s’endetter chez les milieux financiers classiques). Ca vous parait logique comme raisonnement, ou c’est juste moi qui divague ? C’est en ça que je dis qu’on ne peut pas s’endetter indéfiniment, même avec le quantitative easing de la BCE. On retrouverait le même principe qu’une bulle spéculative, de plus en plus instable, qui n’a finalement comme issue que l’implosion .

          « En pratique c’est du jamais vu. La première limite c’est la survie de la monnaie car sa valeur est en danger si son volume enfle. La deuxième c’est l’hyperinflation, en théorie, car en pratique toujours pas. Comme inflation et déflation ne sont pas corrélées, il est possible que l’hyperinflation soit là mais contrebalancée par une déflation rampante, mais je ne m’avancerais pas. »
          Reprenons la base: d’où vient la déflation ? De la croissance. Si on reprends la boulangerie, à l’année A, le boulanger vend son croissant 1€. A l’année A+1, par l’amélioration de son efficacité, il le vend 2 croissants pour 1€. Donc pour compenser cette baisse (qui est la déflation), on injecte 1€ dans l’économie. Ca fait plus d’argent en circulation et par conséquent, le croissant sera toujours vendu 1€. Et c’est seulement l’évolution du prix du croissant entre l’année A+1 et 1 qu’on observe avec l’inflation ou la déflation, rien de plus, rien de moins. Du coup, déflation et inflation sont décorrélés, mais la société vit sur un équilibre entre les éléments qui produisent la déflation (la croissance) et les éléments qui produisent l’inflation (l’injection de monnaie).

          Ce que vous dites marche, à mon avis, pendant les périodes de croissance, puisqu’il faut compenser la déflation causéee par la croissance. Cela expliquerait pourquoi la dette française n’a augmenté que de 10% en 10 ans alors que notre déficit annuel y a toujours été supérieur à 3% (à l’inverse, l’Allemagne a réduit d’environ 30% sa dette avec un excédent budgétaire inférieur à 1% entre 2013 et 2019). Par contre, ce beau système ne tient pas en période de récession comme on a en cette année 2020, car la création anarchique de monnaie produisant l’inflation explose, tout en perdant ce qui la compensait jusque là. Du coup, je pense qu’on verra l’hyperinflation sans doute l’année prochaine, les effets n’étaient pas immédiats (en particulier dans une période de crise économique où l’investissement est fortement ralenti). Est-ce que ça vous semble absurde ?

          • NRJ dit :

             » (en particulier dans une période de crise économique où l’investissement est fortement ralenti) ». L’investissement privé, cela s’entend. Pas celui de la BCE qui explose.

          • Sinope dit :

            @ NRJ sur l’étappe 5 votre raisonnement se tient si nous ne remboursons pas, c’est à dire si nous faisions défaut à une ou plusieurs échéances. J’ai compris que les états remboursaient à chaque echéance jusqu’ici donc aucun défaut. Si la dette de la France a augmenté c’est parce que nous emettons régulièrement de nouveaux emprunts, en partie pour rembourser les anciens.

            Je pense effectivement que c’est à terme intenable. Mais lequel c’est la question, je parierais sur la monnaie qui pourrait elle même souffrir si les marchés considèrent qu’elle ne vaut plus grand chose compte tenu du niveau de liquidité injecté.

            Sur la déflation je pense que c’est le cas Japonais qui inquiète la BCE, cas où croissance et déflation sont décorrelées: pas de croissance mais déflation quand même (https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/09/12/au-japon-ancre-dans-la-deflation-la-generation-qui-a-20-ans-ne-reve-pas-en-grand_6051934_3234.html). Le japon continue dans cette voie alors que nous empruntons une trajectoire similaire pour certains (https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/09/12/inflation-negative-croissance-en-berne-endettement-en-zone-euro-le-spectre-d-une-spirale-a-la-japonaise_6051933_3234.html). J’en déduis que la déflation peut avoir lieu sans croissance ou avec une croissance stagnante, au moins dans le cas d’une économie comme le Japon.

            Cela ne me paraît pas absurde qu’on ait de l’hyperinflation si la BCE poursuit cette politique et qu’une forme de croissance revient dans le même temps. Par exemple si à force d’injecter de la liquidité des bulles spéculatives émergent sur certains actifs dont la hausse de valeur peut porter la croissance.

          • Sinope dit :

            Sur les étapes 1, 2, 3, 4 entièrement d’accord, l’Etat emprunte indirectement à la BCE avec pour issue l’étape 6 qui est l’objectif recherché.

            S’il n’y a pas emprunt directement c’est pour éviter de trop violer les statuts de la BCE et injecter des liquidités dans le système financier aux étapes 2 et 3.

            Mais en angleterre cela se fait directement par exemple: https://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/coronavirus-la-banque-dangleterre-va-financer-directement-letat-1193650.

          • Thierry dit :

            La monnaie nouvelle injecté par la BCE reste dans les marchés financiers puisque les dividendes versés sont dans leur immense majorité réinvestit sur des titres et ne deviennent pas des achats de biens et services.

            Cela permet d’éviter que l’Euro ne vale plus rien dans l’immédiat, puisqu’une partie du trop plein d’argent virtuel à chaque crise boursière est effacé par les pertes, Voyez la bourse qui ne descend jamais bien bas même en cas de chômage record et de pertes sans précédant.

            Mais le problème le plus grave c’est la dette des états qui épongent des pertes abyssal avec de l’argent réel (issue de transactions marchandes et non financières) pour renflouer des gouffres financiers sans fond, et cet argent là va se mêler à celui injecté de la BCE sans redescendre en bas du cycle économique sous forme de salaires ou pensions, etc.

            Par ce mécanisme plus la BCE subventionne les pertes financière plus l’argent liquide se fait rare et plus la valeur de l’euro monte, ce qui donc favorise les rentiers qui non seulement récupèrent plus que leur pertes, mais dont la valeur du montant de l’argent qu’ils possèdent grimpe. Un monde parfait pour les ultrariches.

            la faille c’est que le coût de la vie devient prohibitif et que les pauvres n’ont plus les moyens de vivre en France ou dans les pays riche (les gilets jaunes), tout augmente toujours sauf les revenus en courbe inversé.

            Dans la réalité l’euro a peu de chance de survivre car bien que produit en masse sa valeur est trop surévalué, les quantités lâchés sur les marchés sont phénoménales et à l’instant ou cette argent ira déboucher dans l’économie réel va être cataclysmique tel un tsunami, car cela est inévitable à terme, que ce soit sous forme de dette ou de valeur, il va entrer en collision avec l’économie réel, déjà attaqué par le Covid.

          • Sinope dit :

            @ Thierry j’ai assez longuement écrit au dessus et je pense que je réponds largement à vos affirmations.

            Je relèverais qu’il est piquant de dénoncer la logique du bouc émissaire pour, « en même temps » en désigner.

            Il est aussi piquant de vous voir dire que les financiers font des pertes alors que la crise est exogène à l’économie et que la bourse grimpe générant des profits pour eux.

            Il est très piquant de lire que les injections de liquidité n’iraient pas dans l’économie alors que le prix d’actifs bien réels notamment immobiliers flambe car la bourse ne peut pas tout absorber.

            Il est surtout piquant de se dire que le constat marxiste : »la religion est l’opium du peuple » s’applique parfaitement au marxisme à la lecture de votre message.

          • NRJ dit :

            @Sinope
             » J’ai compris que les états remboursaient à chaque echéance jusqu’ici donc aucun défaut ». Effectivement, la France paie ses emprunts…. Par de nouveaux emprunts. Donc dit simplement : la France ne rembourse pas sa dette (phrase d’autant plus vraie si le seul créancier est la BCE).

             » l’Etat emprunte indirectement à la BCE avec pour issue l’étape 6 qui est l’objectif recherché ». Je ne suis pas d’accord. Ce n’est à mon avis, pas l’objectif recherchée, car la BCE ne va pas gagner d’argent avec les États (sinon ce n’est qu’une autre forme d’injection de liquidités, puisque l’argent revient indirectement à l’Etat).

            Après on a peut être le risque japonais. C’est possiblement conjoncturel car peu d’enfant ne peut pas augmenter la productivité (produire plus avec moins n’est pas aisé). L’Europe vivrait la même difficulté avec les mêmes conséquences (peu d’enfants en Allemagne notamment), c’est une logique qui se tiendrait.

    • Optimist dit :

      Ben ça c’est comme au restaurant. Si t’as les sous t’as fromage ET dessert.
      Mais en France, un pays ou plus de 50% ne paye pas d’impôts, et ou les transferts sociaux sont les plus importants au monde, vis à vis essentiellement des non-imposables, le Français moyen il veut Entrée – Plat (de préférence entrecôte avec sauce aux cèpes), fromage ET dessert… pour le tarif du plat du jour, payé en tickets restau de préférence…
      Alors forcément, tu fais semblant de payer, on fait semblant de te servir … parce qu’en plus le Français il râle. Il râle et il en est fier.
      C’est pas « EUX » qui nous donnent le choix. C’est nous qui les faisons les choix. Mais on les assume pas, alors on préfère parler de « EUX », les « ZELITES », le grand complot….etc…

      • C-PAFO dit :

        Vous avez parfaitement décrit l’état d’esprit d’une partie des Français. Vous avez juste oublié de préciser que cette part est également la plus bruyante. Ce faisant, elle croit/donne l’impression d’être majoritaire 😮

  6. Plusdepognon dit :

    La sécurité des chantiers de par le monde aura montrécette année qu’il ne suffit pas que d’en parler…
    https://www.ouest-france.fr/normandie/cherbourg-en-cotentin-50100/cherbourg-en-cotentin-incendie-dompte-sur-le-sous-marin-l-indomptable-7054751

  7. Loufi dit :

    Par contre à la cantine de l’assemblée et du sénat c’est homards ET Petrus

  8. Frede6 dit :

    Donc acte à partir du moment où il y eu décision de réparation à Cherbourg, il y nécessairement un risque pour Barracuda. Si je comprends bien un retard sur la phase soudage pourrait faire glisser le tout de quelques semaines uniquement. .. j’allais dire que l’on est plus à ça près pour Barracuda.

    Brest a longtemps revendiqué l’obtention de l’entretien des SNA au motif que le site dispose de capacités pour l’entretien/refonte des SNLE. Est ce quelqu’un sait si l’option brestoise a été serieusement envisagée pour la Perle ?

    Merci

  9. Bob dit :

    Encore à cause des erreurs de Naval Group qui est en charge des réparations de la perle, leur assureur ne va payer que 50 millions alors que les contribuables français vont payer le reste 70 millions a dit la ministre car la réparation de la perle est annoncé à 120 millions, à moins d’erreurs de communication. En plus, le programme Suffren a un retard de 4 ans, cela n’aide pas d’avoir un taux de MCO convenable. Il est permis de douter comme le dit le CEMM que NG soit capable de réaliser les réparations dont il est responsable. Mais NG n’a en rien à faire, il a remporté le contrat du siècle en Australie. Avec les offset, on pourrait demander à l’Inde, au Brésil à l’Australie de construire nos SNA ou au moins aider la France à les réparer.
    C’est douteux d’annoncer que les coûts sont faibles et de l’autre dire que le calendrier est serré. Cela sous-entend que l’opération n’est pas aussi ardue que cela et qu’avec plus de moyens, cela se ferait plus vite et mieux.
    Il est un peu marrant cet CEMM qui se plaint de la taille de la flotte depuis les années 2012 et la crise économique car il était là le bougre pour accepter les modalités de la taille de la fotte comme les choix acceptés par ses prédécesseurs mais sans doute que la place de CEMM est trop alléchante pour refuser. Le temps pour la royale est un temps long surtout pour les autres.
    Il y a problème au niveau des réductions temporaires de capacité liées aux SNA mais les caisses sont vides. C’est sûr que de n’avoir que 3 SNA opérationnels en ce moment est sacrément limité surtout qu’il y en a un en Australie ou à Guam apparemment, avec 1 à Brest. Il en reste un pour l’entraînement des équipages.
    Mais heureusement, nos alliés de l’OTAN avec leur marine sont là pour maintenir un certain rang mais cela est largement insuffisant pour les territoires ultra-marins français de l’Indo-Pacifique.

    • vno dit :

      Il n’y a pas de sous-marin pour l’entraînement des équipage, c’est un roulement continu à l’embarquement après entrainement au simulateur et une remise en condition opérationnelle rapide, plus longue si cours commandement. Si urgence, la dernière phase peut être purement annulée.

  10. Orvile dit :

    Question qui me turlupine (charme du français !): comment le sous-marin endommagé rejoint (ou rejoindra) Cherbourg?

  11. Parabellum dit :

    Et si au contraire on commander des sous marins en plus nucléaires ou classiques mais au moins trois unités de plus …qu on ne nous parle plus de dette ou de déficit puisque celle du covid est abyssale et ne sera rembourser que dans 30 ans ou plus…au delà d ailleurs de la durée de vie politique de nos dirigeants …profitons par exemple des séries à l export pour cela…faut il toujours subir cette politique de gribouille comptable…?

    • jccdm dit :

      Ce n’est pas possible. Il ne s’agit pas seulement de payer « le prix catalogue’ pour 3 soums de plus. Il faut penser en coût complet, tout au long de la vie de l’armement, car il s’agit aussi de payer :
      – Les coûts des entretiens divers et variés, dont de couteuses IPER (avec parfois de grandes refontes au cous de la vie de l’armement).
      – La masse salariale , la formation et l’entraînement de 6 équipages supplémentaires (2 par soum).
      Cela, tous les ans. Y compris … au delà de cet horizon des 30 prochaines lois de finance.
      Et ça chiffre 😉
      Mais sinon, c’est sûr : 3 Barracudas de plus, moi aussi ça me fait rêver!

    • NRJ dit :

      @Parabellum
      Un nouveau sous-marin, c’est entre 500 millions et 1 milliard (et plutôt 1 milliard si on cherche des capacités égales). En réparant ce sous-marin, c’est 70 millions pour l’Etat.

      Et si vous êtes assez naïfs pour vous dire que notre dette ne sera remboursée que dans 30 ans… (Ça montre cependant un certain mépris pour les prochaines générations : ils ne seront là que pour payer nos dettes. Nous on se fait plaisir, et eux se démerdent).

      • Frede6 dit :

        Au rythme où ca va ils seront envorz plus plaisirvet demanderont à leurs enfants de payer et ainsi de suite 😉
        Cdlt

        • NRJ dit :

          @Frede6
          Sans doute. Mais c’est amusant qu’on soit après en train de critiquer les traders et leurs bulles spéculatives, sachant qu’on fait exactement la même chose. Le principe est le même. Et l’issue… égale.

  12. Raymond75 dit :

    D’un strict point de vue technique, être capable de concevoir et construire de tels engins, et de réaliser ce type de réparation, est à l’honneur de la France, et de ses potentialités industrielles. Malheureusement, ces potentialités sont dilapidées par la recherche hystérique du profit à court terme, qui depuis 20 ans détruit notre économie et décourage celles et ceux qui travaillent ou font des études. Ce que devient notre société me répugne.

    • yakafokon dit :

      @Raymond : « Ce que devient notre société me répugne »
      .
      Personnellement, ce qui me répugne c’est les commentaires systématiquement négatifs sur CHACUN des articles présentant la moindre difficulté (voire même lorsque les articles évoquent des évolutions positives !). Dans tous ces commentaires, le coupable est tout désigné : tout le monde sauf l’auteur du commentaire.

      • Raymond75 dit :

        Vous êtes bien le seul à ne pas vous offusquer de la désindustrialisation de la France, la plus importante de toute l’Union Européenne.

  13. Lassithi dit :

    Ben au début, le programme était de 8 SNA.
    Comme nos brillants politiques ont trouvé le moyen de faire jouer la variable d’ajustement, il a été coupé de 2 SNA. C’est une grande mode.
    On se retrouve 20 après, avec un amiral qui parle de ruptures capacitaires à venir en même temps qu’on parle de conflit à haute intensité et qu’on reconstruit l’outil de défense à tout petit pas.

    Bref, on est bien dans le nouveau monde. Vivement qu’il devienne l’ancien…

    • Captain Pif dit :

      Bonsoir, soyons clairs: vous parlez des pierres précieuses (6 construits / 8 prévus initialement), pas des baracuda (le programme a toujours été de 6).

      • Lassithi dit :

        @Captain Pif
        Ben oui, en la matière la liste est longue de tous ces programmes rabotés par bêtise, avec la complicité des étoilés.
        La cible d’aujourd’hui reste ridicule, comme dans tous nos programmes. On fait une armée d’échantillon incapable de gérer la pression opérationnelle qu’on lui demande.*, d’user le peu de matériel qu’elle a à vitesse grand V en opération.
        Mais pour certains, tout va bien… Si nos soldats n’ont plus de pain, qu’ils mangent de la brioche.

  14. Boldax dit :

    Le réparation du Perle sera une bonne excuse afin de justifier le retard du Dugay-Trouin,
    Note industriel demandera a se faire payer ce retard à cause du Perle
    Bref le contribuable paiera et la réparation du Perle et le retard du Dugay : bien joué !!

  15. ScopeWizard dit :

    Hmm……………

    En toute logique , la France est une nation qui par l’ étendue de son domaine maritime et l’ ensemble des frontières qui le jouxtent devrait disposer d’ une marine militaire nettement plus conséquente car elle se retrouve de facto en situation de forte présence dans le Monde ; ce n’ est même plus une question d’ ambitions ou de politique étrangère cherchant à étendre une éventuelle « sphère d’ influence » , c’ est un fait .

    À partir de là , soit « on » la joue « profil bas » et posséder une telle ZEE ( qui peut même un jour , pourquoi pas , être à tel endroit tellement riche en ressources qu’ elle pourrait constituer une manne en mesure de nous permettre de disposer d’ un fonds souverain ce qui pour notre pays serait un + très appréciable ) , ne nous sert pas à grand-chose voire profite majoritairement à d’ autres qui la pillent sans vergogne et il vaut mieux s’ en débarrasser .

    Soit , comme on dit , il faut nous donner les moyens de nos ambitions , c’ est à dire assurer une présence telle qu’ elle en est dissuasive du moins impose t-elle un certain respect par les moyens déployés ou stationnés sur-place .

    Par conséquent , il faut pouvoir compter sur une flotte de surface suffisante en quantité mais aussi en qualité qui soit correctement équipée et armée , ainsi qu’ une sous-marinade à la hauteur capable de la soutenir et de la seconder ; et pour parvenir à ça , ce ne sont pas 15 frégates et contre-torpilleurs ( destroyers ) fussent-ils de premier-rang voire en loge VIP ainsi que 10 sous-marins SNA et SNLE confondus qui vont suffire , faut pas se la raconter ……………

    Donc , 2 GAN + 30 navires de premier rang tel que cités supra + 10-12 SNA + 6 SNLE + une panoplie de moyens aéronavals en quantité = nous serions déjà plus cohérents .

    Mais après , il y a évidemment tout le reste ; sachant que d’ après moi l’ accent devrait être mis sur un nombre de patrouilleurs de haute-mer comme côtiers bien armés et rapides d’ intervention , ainsi que sur plus de moyens aériens de surveillance dont des drones de très haute altitude et très longue endurance capables de renforcer la surveillance satellitaire avec une grande discrétion .

    Mais bon , au jeu du yakafokon …………… entre ce qui est vrai , ce qui peut se faire , ce qu’ il sera prévu de faire , ce qui va se faire , et ce qui réellement se fera , du rêve à la réalité il y a parfois une Mer Rouge à ouvrir en deux ………….. minimum ; n’ empêche que ! 😉