Le robot terrestre estonien THeMIS est capable de tout faire… même de remorquer un VBCI

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40 contributions

  1. Fralipolipi dit :

    Quand on voit les Rovers envoyés sur Mars qui résistent et fonctionnent des années durant sans aucun entretien, malgré des conditions météo autrement plus difficile qu’au Mali (on parle d’amplitude thermique alentour à 80°C, avec également des tempêtes de sables et poussières), on se dit que ce genre d’engin a de l’avenir.
    .
    Pour ce qui est de l’équipement de nos armées (sur Terre), le tout est de trouver le bon équilibre rusticité/performance/prix.
    .
    Par ailleurs, ravi de voir que l’armée estonienne ait ainsi pu trouver une plus-value additive à leur déploiement au Mali.
    Ca peut aussi aider pour la communication grand public dans ces pays baltes, qui sont motivés pour innover.

    • Jupiter dit :

      Bonjour,
      Sur Mars, entre la nuit et le jour, on peut avoir plus de 150 degrés de différence. La différence est encore plus marquée sur la Lune puisque sans atmosphère.
      Cependant, chacun des rovers envoyés sur Mars (et qui fonctionnent) sont le fruit de programmes a plusieurs centaines de millions de $. Évitons donc de tomber dans ces écueils avec des engins sur-spécifiés et hors de prix. Rappelez vous également que les rovers Martiens avancent en général de quelques mètres (ou dizaines de mètres) par jour tout au plus!
      Mon avis c’est que ce Themis est bien dimensionné en termes de prix/performances. Évitons d’alourdir la facture pour ajouter des fonctions qui ne seront utilisées qu’une fois dans la vie de l’engin!

      • Fralipolipi dit :

        Par Jupiter,
        J’avais pourtant écrit  » le bon équilibre rusticité/performance/prix. »
        … ce qui exclut a fortiori le recours aux aspects technos sur-spécifiques et hors de prix … ainsi que la livraison inter-planétaire encore plus onéreuse et qui a tendance à faire une immense chasse aux kilos superflus … tout l’inverse de ce que l’on recherche pour ce drone petit mais costaud 😉
        .
        L’idée est juste de préciser qu’un drone terrestre peut à l’évidence encaisser longtemps des conditions très extrêmes.
        Cela me paraissait tellement évident que je ne suis pas allé plus en détails.

    • Mephistophallus dit :

      En effet oui, mais c’est le budget alloué qui fait la grande différence… Actuellement, ce n’est même pas tous les soldats qui bénéficient d’un pare-balle efficace … Toujours un compromis quoi 🙁

    • John dit :

      L’amplitude thermique n’est pas plus importante que ça sur Mars?
      Il me semble qu’on parle de -100°C à un peu plus de 0°C attendus pour la conception des Rover.
      Sans travail de contrôle de température, les batteries montraient à 60°C la journée, et -60°C la nuit (en opération). Et les batteries pour fonctionner sans danger doivent avoir une température interne de -10°C à + 25°C seulement.
      Donc c’est encore plus extrême.
      ….
      Par contre, les rover ont d’autres spécificités, ils se déplacent lentement, ils sont fait avec des pièces spécialement conçues pour l’appareil pour être optimales.
      Par contre, quand il s’agit d’un véhicule militaire (tout engin), on va chercher à optimiser le prix avant d’optimiser la technique.

  2. wagdoox dit :

    bravo ! voilà qui fera de l’Estonie un partenaire crédible sur une partie du programme d’armement terrestre.
    Eux apporte quelque chose de neuf et non qqch qu’on a déjà…

  3. Plusdepognon dit :

    On a des nouvelles de « Probot » ?
    https://www.challenges.fr/entreprise/defense/robots-militaires-l-etrange-commande-israelienne-de-l-armee-francaise_689739

    En France, quelques industriels sont sur les rangs :
    https://vmf214.net/2019/07/05/experimentation-en-robotique-terrestre/

    Pour Themis, c’est de la pub gratuite avec peut être le label « utilisé par l’armée française » (il y a eu 12 blessés le 22 juillet 2019) :
    https://forcesoperations.com/un-an-au-mali-pour-le-robot-themis/

  4. PK dit :

    C’est intéressant, mais si on lit entre les lignes, il a quand même fait très peu d’opérationnel… Donc concept à valider encore, mais si ça semble prometteur.

    • Hermes dit :

      Faut avancer pas à pas avec ce genre d’équipement. En particulier dans ce genre de milieu pas évident.

    • FredericA dit :

      @PK : Vous êtes sûr d’avoir bien lu l’article ? Le Themis est un prototype qui défriche les cas d’usage, la technologie et les modes opératoires en vraie grandeur. On ne demande pas à ce à prototype d’être opérationnel et encore moins d’aller au combat.

      • kural dit :

        Quand ont parle d’opérationnelle ont parle de « Qui est prêt à entrer en activité, à fournir le résultat optimal voulu, à réaliser parfaitement une opération » donc sa concerne TOUT le matériel il comprit le matériel qui ne fait pas la guerre, désolé de vous déçevoir mais votre définition de opérationnel est mauvaise… si il est pas opérationnelle il rentre pas en activité et donc ne fonctionne pas et c’est donc un échec, c’est obligatoire que sa soit opérationnelle vous comprenez? avec ou sans combat peut importe si c’est pas opérationelle sa fonctionne pas et donc sa pose problème.

        • dolgan dit :

          Opérationnel dans le domaine militaire a un autre sens que celui auquel vous faites référence.

        • FredericA dit :

          Je suis d’accord avec votre définition. J’y ajouterais qu’un matériel opérationnel possède un doctrine d’emploi (ou cas d’usage). Ce type de drone n’ayant jamais existé, la première étape consiste à le mettre en situation PUIS de définir des cas d’usage. A ma connaissance, l’armée française n’a (logiquement) pas définie clairement l’usage qu’elle fera de ce type de drone. En clair, le Themis est en « mode découverte »… et l’armée française également.
          .
          Ces doctrines incluent également la dotation en matériel des unités. A clair, il peut être défini qu’un régiment doit être doté à minima de 2 ou 3 drones. Sauf erreur de ma part, le Themis est le seul est unique prototype. Aussi, les mises en situations auxquelles il est confronté ne peuvent donc pas être considérées comme des opérations de guerre au sens traditionnel du terme.

      • PK dit :

        Si, si on lui demande. Faire de l’accompagnement de log en terrain ennemi, c’est aller au combat.

  5. Jack dit :

    Là où je le trouve impressionnant, c’est par le rapport entre son utilité (modularité, simplicité) et son coût de fabrication/d’entretien supposé bas.
    N’importe quelle armée régulière pourrait probablement, pour un coût raisonnable, en avoir des dizaines disponibles par opération. Imaginez un système de combat en réseau avec un camion de transport de véhicules qui en décharge une quinzaine (mitrailleuse de 12,7mm, MMP, etc.) dans une zone hostile à inspecter. Contrairement au drone (aérien) qui coûte très cher à l’acquisition et à l’entretien et qui nécessite une formation longue pour un opérateur. Là, c’est une voiture télécommandé un peu plus grande sur lequel vous rajoutez les extensions en fonction de la mission.

    • kural dit :

      Un robot coute 22 000 en avoir des dizaine sa représenterait entre 220 000€ pour 10 à 2,2 millions pour 100, prenont l’exemple du mali qui n’a un budget que de 500 millions et qui manque déjà de simple fusil d’assaut, vous pensez que ils peuvent en prendre plusieurs dizaine?…

      • Rémi dit :

        Oui si les soldats qui pilotent restent en france ca vaut le coup. (Gain en prime de déplacement)

        • dolgan dit :

          Là on est plus du tout sur du 22000 euros pièce.
          .
          Faut ajouter toutes les capacités d’observation pour que l’opérateur en France soit capable de piloter le truc. Et il faut ajouter toute la chaine de liaison de communication très haut débit sécurisée. On sait faire ( et encore, pour des missions de combat au sol, le temps de réaction serait sans doute trop long), mais c’est cher.

    • dolgan dit :

      Vous avez vu la taille de la télécommande Russe (camion) pour le type de robot et d’usage auquel vous pensez? Et lu les retex sur les difficultés de contrôle rencontrées malgrès tout ça?
      .
      C’est bien plus complexe et lourd que vous ne l’imaginez.

  6. vrai_chasseur dit :

    Engin intéressant : mulet, plateforme ISR, dépanneur, …et blindage mobile.
    Savoir qu’on peut se planquer en urgence derrière un engin qui résiste à 200 kg d’explosifs, ça n’est pas rien pour un fantassin.

    • Thom dit :

      Il ne suffit pas d’être derrière un obstacle pour sortir indemne d’une explosion de 200kg a proximité immédiate.

    • dolgan dit :

      L’engin n’a pas vraiment résisté à 200kg d’explosif . un VIED avec 200kg d’explosif a explosé à plusieurs mètres (pas précisé), et ils qualifient ça d’impact direct (ce qui est faux).
      .
      Pareil, le rôle de dépannage est survendu. Avec une twingo aussi on doit pouvoir tirer un VBCI sur le plat. ça n’en fait pas une dépanneuse.
      .
      Le concept est prometteur, mais on est encore au stade où l’on imagine des trucs sympas sans être totalement convaincu au point d’acheter un premier échantillon.

  7. Vieux sapeur dit :

    Commentaire connexe. Sur la photo, on découvre un équipement bricolé par nos braves « grognards », les bacs / conteneurs sur les côtés « fabriqués » avec des éléments de Bastion Wall (grillage et toile) détournés de leur emploi normal de bastion de protection des enceintes militaires. . On voit également souvent de tels bacs sur le toit des VAB. On a vu cela dès l’Afghanistan, voire la Bosnie. On peut penser que dans le cas du VBCI, il s’agit de transporter les paquetages à l’extérieur. Ces bacs s’ils sont bricolés, correspondent à un besoin qui, à l’évidence n’a pas été pris en compte dans les cahiers des charges …

  8. Gégétto dit :

    Il serait aussi intéressant de mener des essais d engins du même type ,mais armés, sur ce type de théâtre.
    Je pense que lors du retrait de cette machine, les militaires sur place vont se rendre compte qu’ elle était indispensable.

    • dolgan dit :

      Sur ce type de théâtre des drones terrestres armés circulant à 22km/h , ils vont faire quoi?
      .
      Pour l’heure, les drones terrestre armés, c’est plutôt envisagé pour des ennemis fixés sur une position. Avancer sous le feu ennemi en délivrant une boule de feu (ou en mode kamikaze explosif)

      • Gégétto dit :

        « Sur ce type de théâtre des drones terrestres armés circulant à 22km/h , ils vont faire quoi? »
        Par exemple accompagner et transporter les sacs ,les munitions,appuyer des fantassins( drones armés).
        Même si 22 km/h semble peu,je doute qu un fantassin se déplace à pieds à une telle vitesse.
        https://youtu.be/mTpGhAx-NbY
        Par exemple le Mission Master de Rheinmetall atteint 40km/h et il peut être armé
        https://youtu.be/TY6qlzrSeeM

        • dolgan dit :

          Accompagner les fantassins et transporter du matos sur des longues marches c’est l’un des usages possibles de ce type de matos. En particulier pour les missions d’infanterie légère.
          .
          Appliqué au mali aujourd’hui, je vois pas trop. Les patrouilles se font en véhicules ou avec des véhicules .
          .
          il y a des endroits où l’on ne peut pas aller en véhicule. Ces drones ne passeront pas non plus: il faudrait des anes ou des chameaux.
          .
          On a de temps en temps des opérations parachutées, mais j’ai pas le sentiment quelles impliquent de gros déplacement au sol (et je crois que c’est souvent dans les zones inaccessibles en véhicule). L’intérêt est alors à comparer avec les fardiers qui semblent plus polyvalents.

          • Gégétto dit :

             » il faudrait des ânes ou des chameaux »
            On est d accord ce type d engin ne pourra pas passer dans des endroits comme L’ Adrar des Ifoghas,seule une mule pourrait suivre des fantassins.
            Justement Boston Dynamics a mis au point un engin: SPOT, dont les déplacement sont similaires….Peut être faudrait il réfléchir à la mise en oeuvre de tels engins?
            https://youtu.be/M8YjvHYbZ9w
            Il serait dommage que la France, qui a manqué l épisode des drones aériens,passe à côté des drones terrestres.

  9. Alain d dit :

    Bonne surface au sol, larges chenilles, mais surtout centre de gravité très bas !
    « Elémentaire mon cher Watson »

  10. Daniel BESSON dit :

    Même si la partie électrique de ce robot est particulièrement pointue ( condensateurs au graphène ) , l’hybride démontre sa supériorité sur le  » tout-électrique  » lorsque l’on recherche la puissance et l’autonomie .
    L’idée de la chenille autonome robotisée est tout simplement géniale !..
    https://i.pinimg.com/564x/25/fa/64/25fa649a3dd1ca6b099fbd1d006bb5ee.jpg

  11. fgnico dit :

    bonjour
    qu’est-ce une unité d’infanterie légère?
    merci

  12. Sam dit :

    Au moins un « THEMIS » qui ne nuit pas trop à l’armée de terre …

  13. Thierry HENRY dit :

    Intéressant, mais le VBCI est sur un terrain plat, horizontal… Très loin de ressembler à un vrai terrain…