CNM, Retraite Mutualiste du Combattant

 

Le Service de santé des armées se penche sur la surcharge cognitive du combattant

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23 contributions

  1. Le Glaive dit :

    Le problème de la surcharge de travail pour le pilote avait été évoqué lors des essais du Rafale Marine, et ceci avait donné lieu à l’hypothèse, abandonnée ensuite, que la Marine soit équipée de Rafale biplaces.. les pilotes doivent donc continuer à se débrouiller et à jongler entre les différentes pages et les différents menus de leurs affichages, comme devant trois ordinateurs à la fois, tout en pilotant éventuellement…

  2. Ancien du SSA dit :

    Aïe, aïe, aïe l’ergonomie se complexifie ( car l’adaptation de la machine à l’homme et inversement, cela s’appelle comme cela, même si le mot est moins à la mode ! ) et rien ne va plus si les robots sont devenus trop complexes pour les utilisateurs… surtout l’utilisateur moyen. Un niveau technique bac + 2 sera-t-il requis pour un simple fantassin ?
    Ce qui est déjà le cas si on veut vraiment « maîtriser l’outil », en informatique par exemple.
    Je ne crois pas trop aux « dopants » sauf à doses faibles et intermittentes ( comme pour les musiciens classiques dans les grands orchestres ) sinon on risque de finir « en manque » en cas de rupture d’approvisionnement, comme les grands chefs nazis au printemps 1945…
    J’espère que de solides équipes d’ergonomistes vont aider à rendre plus « conviviaux » les programmes en cours de développement, ou à venir !

      • Ancien du SSA dit :

        Oui bien sûr l’alcool, le tabac plus l’opium en Indochine, le cannabis plus récemment, mais ici on traite de d’utilisation de drogues pouvant avoir un effet positif face à des situations ergonomiques difficiles, nécessitant quasiment un homme augmenté… pas un exalté chargeant à cheval ( la prise d’alcool pouvait déjà avoir un effet limitant, il fallait rester sur sa monture le plus longtemps possible ) ou baïonnette au canon entre deux lignes de tranchées ! Les amphétamines ont bien réussi aux allemands en 40… mais leurs usines détruites, c’était la fin.
        Pour les « médicaments modernes » l’usage pour le combattant reste plutôt délicat : par exemple un quart de comprimé de propanolol vous aide à rester zen et concentré pour donner une conférence ou faire un exposé lumineux, un comprimé entier quotidien et vous ne pouvez plus courir le 100 m…
        Il est certain aussi que nous ne pouvons plus utiliser que des machines et systèmes conçus par et pour nous mêmes !

        • Sempre en Davant dit :

          Article 14
          De la pratique de l’équitation.

          Un cheval arrive en haut d’une côte :
          – Au triple galop … c’est un marin.
          – Au galop… c’est un artilleur.
          – Au trot… c’est un fantassin
          – AU PAS… c’est un cavalier
          – Seul (allure facultative)… C’est un médecin militaire.

          Le règlement ayant été rappelé:

          – Tout ce qui altère la conscience a aussi le mérite de faire ressortir la personnalité.
          L’air de rien si l’on peut faire affecter ailleurs « ceux qui ne tiennent pas chopine » on gagne tranquillité et efficacité. « Défiez vous de ceux qui ne boivent pas ils ont quelque chose à cacher » vaut aussi pour les défauts de caractère.
          Pour doper un groupe droguez les hommes et virer ceux qui perdent pied.
          Cela fera moins de casse que plusieurs semaines de bovinantes avec une durée de sommeil inférieure à deux chiffres. Il ne faut pas gâcher les bovinantes.

          – Le succès aux test initiaux et/ou a un concours devrait ouvrir la voie à une sélection.
          Le mot ne plaît plus mais tant pis pour l’égalitarisme : on peut faire n’importe quoi mais pas n’importe comment ni avec n’importe qui (aussi le cheval convoyant le fantassin… trotte! La Noble Créature!).

          Sans dénigrer imagerie médicale un démontage remontage d’arme après une marche co vous sélectionne déjà du monde. La déshydratation aussi. Il y a ceux qui arrivent à s’adapter et a corriger leurs erreurs et les autres.
          Quelques journées « chargées » avec une balle à blanc dans la chambre et là encore vous triez du monde.
          Etc.
          La neurologie, avec toutes les nouvelles sources d’information technologique, ça doit être fascinant mais l’empirisme de grand papa est fort économique.

          L’exposition aux bruits et aux éclairs sont des « menaces cognitives » valables pour tous et des protections auditives permettant de filtrer les sons (départ ou arrivée d’obus, armes…) sans priver de l’ouï (voir en l’améliorant) sont une piste formidable tant pour la protection que pour l’efficacité.

          Il y a une étude sur le bilan coût avantage des études.
          Tiens il faudrait exposer le SSA aux soins au chevaux selon les vieux palefreniers du Haras du Pins.
          Certains savent quarante témoins trois fois par jour. Les autre ne comprennent pas…
          Je revois la trogne de certains mais il ne me vient personne à l’esprit capable d’aller leur faire dire nosocomial 😉

          • Ancien du SSA dit :

            Pour les méthodes de sélection, il me semble que vous avez oublié le bahutage ( bizutage pour le SSA ) très dénigré, voire interdit de nos jours, mais qui avait fait ses preuves, même s’il manquait parfois de retenue.
            Vos plaisanteries sont bonnes, mais quand même un peu datées années 30… Désolé, mais je ne me suis jamais vraiment passionné pour les querelles de boutons !

        • ScopeWizard dit :

          @Ancien du SSA

          Concernant la Pervitin toutes versions confondues perfectionnées pas les Anglais et les Américains qui avait déjà recours à des équivalences , merci l’ ecstasy et autres méthamphétamines aux effets secondaires si épanouissants pour la pleine santé !

  3. vrai_chasseur dit :

    Il faut des tablettes en forme de massue pour ne perdre le sens du combat rustique.

  4. aleksandar dit :

    C’était prévisible.
    Trop d’informations tue l’information.
    Que le CDEC envisage comme palliatif des stimulations crâniennes ou des drogues est plus qu’inquiétant.
    Reste a former les hommes, mais tous, loin de là n’auront pas les capacité d’abord de trier, ensuite de synthétiser la masse d’info dans le court laps de temps avant ou pendant le contact.
    D’autant plus qu’il faudra a la fois gérer le stress du combat et celui de l’info en masse.

  5. Parabellum dit :

    C est comme pour les armures américaines d un autre excellent article on va vers le futur bien lourd et bardé de piles …bon c est le monde actuel mais on faisait presque la même chose de base avec une carte une boussole un vieux talkie-walkie et des sacs de sable ligotés au GMc ou sur la jeep avec la aa62..bon c était avant…un reportage du parisien sur barkhane montre bien que ce qui fait défaut la bas c’est la capacite aérienne pour taper de suite les Toyota d en face…impression penible de voir nos soldats comme dans un camp de pionniers cernés par les indiens…des types qui vivent sous des baraques en branchage ou en torchi nous baladent et on voit que les armées locales foutent les camps en laissant les Rangers et les stocks de Kalash…il est temps de passer à autre chose…frappe héliportée en masse ou dégager…

  6. Plusdepognon dit :

    Nous avons un très grand « confort operatif » dans nos opérations :
    L’approvisionnement n’est pas coupé, nous ne subissons pas des barrages d’artillerie, les véhicules ennemis ne sont pas blindés, nos transmissions ne sont pas brouillées, le ciel est vide d’ennemis…
    https://www.lopinion.fr/blog/secret-defense/marc-chassillan-dans-guerres-actuelles-il-y-a-chars-partout-145371

    Cela ne sera pas toujours le cas.

  7. Paul Bismuth dit :

    Quand les hommes ne peuvent pas changer les choses, ils changent les mots.
    https://www.penseemiliterre.fr/au-sens-militaire-une-question-de-contexte-de-conflit-ou-de-situation-_114251_1013077.html

    Maintenir quelques bijoux capables de fournir un réel impact en haute intensité ne transformera pas notre armée d’échantillons en armée de premier plan capable de le mener en espérant une issue favorable.
    https://www.ifrap.org/etat-et-collectivites/combat-de-haute-intensite-ou-en-sommes-nous

    Il faut le savoir. C’est une voie qui a été choisie sans concertation avec les français car le sujet « défense » ne passionne pas les foules.
    https://www.marianne.net/societe/apres-l-affaire-du-famas-le-veritable-scandale-de-l-armement-made-france

    Et les enjeux qui vont avec…
    https://www.marianne.net/politique/petite-histoire-de-la-grandissante-emprise-des-etats-unis-sur-notre-armement-militaire

  8. Daniel1945 dit :

    Le service de santé ne croit plus au soldat augmenté (dopé) ?

  9. tartocitron dit :

    Après l’appareillage des cyber-soldats d’exosquelettes voilà la stimulation électrique transcrânienne des cyber-généraux drogués aux produits « dopants ».
    Le Service de santé des armées doit user et abuser d’électrodes.

    • Plusdepognon dit :

      @ Tartocitron
      Il y avait une série dans les années 70 qui a eu un certain succès (M.A.S.H.) :
      https://youtu.be/6Miis80XghE

      • tartocitron dit :

        Il y eut aussi Diên Biên Phu de Pierre Schoendoerffer en 1991, Waterloo (1970) de Sergueï Bondartchouk, et La Ligne (1939) d’André Maginot qui n’ont pas rencontrés le succès escompté.

        • Xaintrailles dit :

          Pour l’utilisation d’électrodes, je penserais plutôt au film « Orange Mécanique » et pour les expériences avec décharges électriques vraies ou simulées, aussi au film « I…comme Icare » inspiré de la fameuse expérience de Milgram.

        • PK dit :

          La Ligne a très bien fonctionné : merci pour elle.

          C’est quand elle a été contourné qu’elle n’a plus servi à rien, comme toutes les lignes fortifiées.

          La faute aux politiques de l’époque qui n’ont pas voulu vexer les Belges et mettre la Ligne jusque devant leur porte.