CNM, Retraite Mutualiste du Combattant

 

Selon Moscou, l’incendie du sous-marin russe a démarré dans son compartiment à batteries

Voir aussi...

Conformément à l'article 38 de la Loi 78-17 du 6 janvier 1978 modifiée, vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données vous concernant. [Voir les règles de confidentialité]

33 contributions

  1. wagdoox dit :

    après la space force on apprend la Direction des plongées en eau profonde…
    bref un sous marin espion qui a les mêmes problèmes qu’un boeing avec ses batteries, rien de sensationnel.

  2. PK dit :

    Autant des batteries dans un sous-marin classique, je comprends, autant dans un nucléaire, pas trop. Par définition, on a de l’électricité (à gogo et à haute dose). Si ce sont des batteries qui ont pris feu, elles viennent pour des accessoires connexes (torpille, robot, etc.)

    • Hermes dit :

      Je ne sais pas s’il y a des batteries dans les navires à pro nucléaire mais en soi les batteries peuvent servir à lisser la production d’électricité également.
      .
      Un réacteur nucléaire doit en permanence adapter sa production à la consommation, mais il y a une « latence », un délai avant que le chiffre attendu soit atteint.
      Si un matériel requiert une quantité d’énergie X à l’instant T, il est intéressant de disposer de batterie pour alimenter l’appareil sans attendre la monté en puissance du réacteur.
      .
      Autre idée, un fonctionnement en « tout batterie » permet de réduire encore le risque d’émission acoustique en réduisant le réacteur, je doute qu’on puisse le couper totalement sur un cycle de batterie… Et je ne vois guère l’intérêt pour cette profondeur…
      Donc soit du matériels comme vous le dites (plus probable), soit pas impossible qu’ils aient une demande électrique particulière qui justifie le recours à des batteries…

      • PK dit :

        Le nucléaire permet justement de produire quasi-instantanément les pics nécessaires. De plus, il est sans aucun doute surpuissant pour la tâche, donc en surproduction en temps normal.

        Un réacteur nucléaire ne se coupe pas en revanche, en tout cas pas en quelques secondes (mais en quelques… mois).

        Enfin, le tout batterie pour être silencieux, je veux bien, mais la propulsion d’un SN, à ma connaissance, est purement mécanique, comme une loco à vapeur, étant donné qu’on utilise directement la vapeur d’eau pour avancer (hé oui, le rendement est nettement meilleur). Si on a des moteurs auxiliaires électriques (pourquoi pas ?) autant les alimenter avec… le réacteur. De plus, le réacteur n’est pas bruyant.

        C’est sans doute l’arbre de transmission le truc le plus bruyant, de toute façon, après l’hélice.

        Bon, merci à AdM pour la réponse.

        • Hermes dit :

          Je ne connais pas les besoins électrique de ces bâtiments.
          .
          Mais sur des variations importante, la nature du fonctionnement d’un réacteur à fission est à l’opposé de « produire quasi-instantanément » (on est loin de la taille critique des centrales qui de facto réduit le temps de réaction, sans pour autant être instantanée sur de fortes demande).
          Pour l’histoire de se couper, on ne peut pas neutraliser l’activité du combustible, mais l’on peut bien couper toute réaction, et ce extrêmement rapidement, heureusement que ça ne prend pas quelques mois pour stopper un réacteur !
          .
          Pour la propulsion, en effet, ma méconnaissance de la propulsion m’a fait dire une bêtise et vous faites bien de me corriger, j’avais oublié ce « léger détail ».

          • Hermes dit :

            J’oubliais un détail.
            .
            Quand je parlais de couper sur un cycle de batterie, je pensais surtout à « réamorcer » le réacteur, pas à la réduction de puissance.

    • AdM dit :

      En fait même sur sous-marin nucléaire il y a des batteries. Il s’agit d’une source électrique de secours justement au cas où il y aurait un problème sur le réacteur, problème nécessitant son arrêt. Les batteries permettent alors d’alimenter un moteur de secours (pour rentrer au port base) et les différents organes nécessaires pour naviguer (pompes, systèmes de combat…). Mais en effet il y a probablement également un risque avec des batteries annexes qui peuvent exister à bord sur ce type bien spécifique de sous-marin.

      • Hermes dit :

        Je n’avais même pas pensé à l’alimentation de secours, alors que c’est plutôt évident.
        .
        Par contre que les batteries permettent de revenir au port, j’ai des doutes, en surface sans doute le temps de l’arriver des secours certainement, mais au port, si on faisait des batteries aussi efficace en « secondaire » je crois que le nucléaire perdrait un peu son sens.
        J’imagine que tout dépend de la distance du port le plus proche également.
        J’ai pas l’impression que les marines communiquent énormément sur la capacité de ces sous systèmes 🙂

        • Dawx dit :

          Les batteries servent surtout a pas perdre toute ton alim électrique ce qui serait assez problématique pour remonter a la surface entre autre.

      • Daniel BESSON dit :

        Effectivement ! La vapeur produite par la chaudière alimente une TP – Turbine de Propulsion – et un TAR ( Turbo-Alternateur Redressé , généralement 349 VCC ) pour les auxiliaires et l’énergie de bord .
        Les batteries sont nécessaires ne serait ce que pour les auxiliaires ( pompes , … ) et la mise en sécurité du réacteur en cas de défaut du circuit principal . Sur terre , cette électricité peut-être fournie par des moteurs diesels , une liaison HT vers un barrage hydroélectrique ou le réseau . Sur un submersible il ne semble y avoir que les batteries .
        http://codingrulz.free.fr/fichiers/Reacteur_Eau.gif
        http://codingrulz.free.fr/fichiers/propulsion.htm
        Le problème des feux de batteries c’est qu’ils sont extrément toxiques ne serait ce que par la destruction des isolants , c’est presque pire qu’un feu electrique ou de transformateur .
        Il faut saluer le courage de ces officiers qui se sont très probablement sacrifiés en s »enfermant dans une des  » boules – compartiment  » du Losharik après avoir évacué un civil afin de compartimenter l’incendie .
        Il suffit de voir leurs photos ! VETCHNAYA PAMIAT !

      • Stoltenberg dit :

        En effet, il s’agit avant tout de disposer d’une source d’énergie supplémentaire qui permettra de relancer ou contrôler et mettre en sécurité le réacteur en cas de panne, accessoirement, de revenir ou de se rapprocher de la base. Le problème c’est que, surtout sur les anciens modèles des sous-marins, ces batteries sont des batteries au plomb qui sont lourdes (plomb) et dangereuses (vapeurs toxiques, utilisation de l’acide etc.).

    • Dawx dit :

      Donc si ton reacteur nucleaire s’arrête tu fais comment ? Black out jusqu’à la prochaine divergence ?

    • sonata dit :

      Vous avez une batterie sur votre voiture, et pourtant il y a présence d’un moteur à combustion qui produit de l’électricité via un alternateur…

    • Fred dit :

      @ PK
      Si, pour une raison ou une autre, il fallait arrêter la chaudière nucléaire – ou même en cas de fuite de vapeur ou autres incidents – il faudrait :
      1°/ disposer d’énergie pour au minimum chasser les ballasts et remonter
      2°/ continuer à refroidir le cœur nucléaire (il faut donc de l’énergie pour les pompes), car un « arrêt froid » demande … Plusieurs mois : le combustible nucléaire, même modéré par les barres de contrôle en graphite, continue à chauffer très longtemps, et il est indispensable de le refroidir, sinon il va fondre, produire des gaz qui risquent de faire exploser la cuve (relâchements de gaz et radio-éléments nécessaires) et de manière imparable faire fondre le fond de la cuve et la coque du soum, après avoir produit des radiations si intenses qu’il faille s’en éloigner de plusieurs centaines de mètres et très vite. C’est bien à peu près ce qui s’est passé à Three-miles Island et très exactement à Fukushima.

      À noter que le Charles De Gaulle possède un alternateur-diesel pour un tel cas de figure.

  3. ScopeWizard dit :

    Fort peu surprenant ; compartiment torpilles ou batteries , c’ est effectivement deux points particulièrement sensibles et propices à poser de gros problèmes en cas d’ avarie grave surtout à bord d’ un sous-marin en plongée par nature à l’ espace si confiné et aux équilibres ( flottabilité , air respirable ) si fragiles ……………..

  4. ScopeWizard dit :

    Perso , je suis de plus en plus persuadé qu’ il s’ agit de 6000 pieds ( dans les 1800 m ) et non de 6000 mètres ( dans les 18.000 pieds ) ……………

  5. Raymond75 dit :

    Les Russes auraient un sous marin nucléaire espion pour des ‘missions spéciales ‘ ? Cela ne m’étonne pas d’eux, car ils sont fourbes.

    Ce ne sont pas les maitres de l’OTAN qui oseraient faire pareille chose :
    http://www.opex360.com/2017/09/15/le-sous-marin-nucleaire-americain-uss-jimmy-carter-sous-pavillon-pirate/

    • nicos dit :

      Bravo, commentaire instructif d’une personne intéressante.
      Et si tu sortais de chez toi pour aller au bar du coin pour partager avec le profane ton puits de connaissance ?
      Pendant se temps là tu ne sera plu sur le forum en train de faire du hors sujet.
      Le post parle d’une catastrophe d’un sous marin russe, pas des missions d’espionnage des USA ….
      C’est fou cette manie qu’on certain de dire que le voisin est pire qu’eux quant les 2 sont (à mes yeux) les 2 faces d’une même pièce.
      Maintenant, si tu trouve que j’ai rien compris à ton sous entendu, tu peu me l’expliquer et argumente !

      • Raymond75 dit :

        Tu n’as rien compris car ton cerveau habitué à obéir n’a plus de sens de l’humour petit …

        • Frédéric dit :

          @Raymond75, ici, c’est bien vous qui êtes a coûté de la plaque ! Votre humour ne fait rire que vous.

        • Franz dit :

          Ah, parce qu’il y a de l’humour dans votre premier commentaire ?

          Le renseignement fait partie du B-A-BA de l’activité militaire, 100% des armées du monde en font, donc j’ai trouvé moi aussi votre petit couplet anti-américain primaire tout simplement débile.

          • Raymond75 dit :

            Pas plus anti américain qu’anti russe : anti militarisation de la société ; fuite en avant dans la menace permanente au lieu de lutter contre le sous développement. C’est valable pour tous les pays du monde en effet : niveau de conscience très bas.

  6. amiral_sub dit :

    on apprend qu’il s’agit d’un sous matin nucléaire. C’est donc tout sauf un sous marin civil

  7. Oeildemoscou dit :

    Bonjour
    Le BS-64 Podmoskovie de la classe 09787 est en fait l’ex SNLE de la classe Delta IV (classe 667BDRM Delfin) K-64 Vladimir modifié. IL s’agissait de la coque n°3. Il a été remis en service en décembre 2016.
    Bonne journée

  8. Nicus dit :

    Va y explique toi. Je ne suis toujours pas assez intelligent pour avoir compris ton poste. Explique moi la concordance entre le hissage du jolly roger sur un sub ricain en retour de mission d’espionnage et l’accident du sub ruscof. Argumente, argumente… À défaut de faire des sous entendu bien naze. Et toi tu obéis à qui ?

  9. Ledemocrate dit :

    J’aimerais voir aussi ces genres des commentaires lorsqu’un soum US aura aussi des « problèmes » en plongé.

  10. Robinson dit :

    La profondeur des câbles sous-marins n’est certainement pas de 6000 mètres.

    • Stoltenberg dit :

      La présence d’un grand nombre d’officiers de haut rang ainsi que d’un expert civil parmi les victimes et l’endroit où l’incendie a eu lieu suggèrent qu’ils étaient en train de faire des tests quand l’incendie s’est déclaré (pas loin de la base) et pas couper des cables comme certains le suggèrent (même si les Russes ont certainement en leur possesion l’équipement nécessaire à la conduite de ce type d’actions qui sont incluses dans leur stratégie).