Fruit d’un programme mené tambour battant, le Mirage IVA prenait son envol il y a soixante ans

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109 contributions

  1. B21 raider dit :

    J’en ai vu un qui est en très bon état, exposé au musée de Corbas, c’était fascinant…
    Enfin juste comme détail, cet avion même avec des réservoirs externes largables n’a pas un rayon d’action de 4000km ….il me semble qu’on m’avait dit que c’était plutôt 1500km.
    Sinon il n y aurait pas eu besoin de ravitailleurs

    • Christophe dit :

      Sur Wikipédia le mirage 4:

      Rayon d’action À 958 km/h et 13 125 m : 1 240 km
      Avec réservoirs externes : 4 000 km.
      J’aimerai bien savoir où est ce musée de cobras pour aller le voire !!! 🙂

      • Tomcat dit :

        Musée Clément Ader, a Corbas. Sortie N°15 par la Rocade Est (A46)
        http://www.ealc.fr

      • ScopeWizard dit :

        @Christophe

        CORBAS

        Du côté de Lyon faisant partie d’ un aérodrome ; un peu « artisanal » mais très intéressant avec tout de même Mirage F1 , Jaguar , Mirage 2000 ( possibilité de s’ installer dans le cockpit du 2000 comme du Jag moyennant supplément de tarif ) , Mirage III C « Tanguy et Laverdure » sur la couverture « Escadrille des Cigognes » immatriculé en 2-EH , Super-Mystère B2 , Ouragan , Fouga Magister , Mystère IV ( si mes souvenirs sont bons ) , je crois me rappeler qu’ ils ont un Vampire ou un Aquilon , un T-33 je pense actuellement en rénovation , une Frégate Nord 262 de patrouille maritime visitable , un Mystère 20 ( ? ) , et je crois un Etendard ou Super-Etendard , un Alizé …………….

        Ceux qui font les visites commentées sont très sympas et connaissent bien leur affaire ……………..

        Si vous tenez à votre tranquillité , évitez les jours des gosses ou les vacances scolaires , et renseignez vous sur les jours et horaires d’ ouverture ……………….

        De plus , juste en face de l’ accueil il y a un rayon livres et revues d’ occasion très sympa ! 🙂

        Perso , j’ y suis allé fin mars un samedi de beau temps ………..
        Soyez pas surpris si vous apercevez une certaine « faune » juste à côté ; apparemment le parking est quand-même sûr …………..

        https://www.ealc.fr/

    • ScopeWizard dit :

      @Christophe @B2 raider

      Alors , de mon côté j’ ai ceci : rayon d’ action avec 1 missile ASMP et 1 ravitaillement en vol , 4000 km .
      Seulement , pour ma part , j ai un doute ; pour un tel rayon d’ action je pense qu’ il y a au moins 2 ravitaillements en vol .

  2. Raymond75 dit :

    Dans les années 70, il n’y avait que deux avions capables de voler à Mach 2 pendant plus d’une 1/2 h : le Mirage IV et le Concorde (l’un a préparé l’autre).

    Le Mirage IV est le seul avion français qui a lâché une bombe nucléaire (pour un tir d’essai ! ) réelle dans le pacifique. Cet avion est exposé au Bourget.

    • Auchat dit :

      Un mirage IIIE et un jaguar ont également tiré l’arme nucleaire AN52 au CEP.

    • Frédéric dit :

      Mirage III et Jaguar ont aussi fait poussé des champignons en Polynésie 🙂

      http://www.moruroa.org/Texte.aspx?t=67

      Opération Tamara avec un Mirage III E, 28 août 73, aujourd’hui dans un musée :

      http://maquette72.free.fr/themes/lafayette/IIIE_normal/IIIE_normal_tamara.php

      Opération Maquis, 25 juillet 74, avec un Jaguar A. Je n’ai pas trouvé son destin.

    • Lucy dit :

      Vous oublier les A-12/SR-71, F-111 et je suppose qu’il y en a d’autres.

      • ScopeWizard dit :

        @Lucy

        HEIN ???

        Qui ?????

        Déjà , il s’ agit des avions Français ……………….

      • ScopeWizard dit :

        @Lucy

        Pouvez-vous préciser ?

      • Chanone dit :

        Des avions Russes, oui.
        Mais les A12 et Sr 71 utilisent un carburant spécial et le F 111 s’est montré très récalcitrants à la mise au point.
        Les bombardiers Russes de performance similaire sont arrivés 10 ans plus tard, tout en affichant des dimensions plus généreuses.
        C’est que le poids, c’est l’ennemi. Hors un gros moteur puissant, c’est un bon moyen de consommer beaucoup de carburant.
        Donc en Europe, Russie comprise, le Mirage IV était le seul en son genre.

        • Ion 5 dit :

          @Chanone

          Des bombardiers russes de performances similaires? Le Tu-22M délivre 12 tonnes de bombes à 2410 km en mission hi-lo-hi, le Mirage IV 1 à 1.5 T en croisière haute à 1240 km. (faut compter 30% de moins en mission hi-lo-hi).
          Il n’y a pas que les dimensions des bombardiers russes à être généreuses…la charge et l’autonomie le sont tout autant!

          • Chanone dit :

            @ Ion 5
            Oui.
            Mais ces deux appareil ont d’autres différences que le poids/poussée moteur.
            Contrairement au Mirage IV, les séries de Tupolev n’ont vraiment été au point que dix ans après les prototypes.
            Ce sont des beaux avions, pour sûr, car la version M est vraiment impressionnante.
            Mais le Tu 22 originel à vraiment été décrié par ses pilotes.

          • ScopeWizard dit :

            @Ion 5

            Si ces bombardiers sont effectivement arrivés 10 plus tard alors le Mirage IVA était bien le seul en son genre .
            De plus , comparons ce qui reste comparable ; comparativement , le Mirage IV est petit tout en étant puissant et performant , quid des Tu-22M ?

    • ScopeWizard dit :

      @Raymond75

      Oui , mais pas uniquement ; dans l’ ordre des trois essais effectués par largage depuis un avion sur les 41 essais atmosphériques réalisés dans le Pacifique répartis entre les atolls de Mururoa et Fangataufa entre le 2 juillet 1966 et le 14 septembre 1974 , vous avez Tamouré le 19 juillet 1966 ( bombe AN-21 libérant une énergie de 80 kilotonnes ) effectué par Mirage IV A ( BA 118 Mont-de-Marsan 1er Escadron 91è Escadre de Bombardement Commandant André Dubroca pilote ; Capitaine Guy Gaubert navigateur ) , l’ essai Tamara le 28 août 1973 ( bombe AN-52 de + ou – 20 kilotonnes ) effectué par Mirage III E ( BA 116 Luxeuil 2è Escadron 4ème Escadre de Chasse Lt-Colonel Étienne Copel ) , enfin l’ essai Maquis en date du 25 juillet 1974 ( bombe AN-52 embarquant des cœurs expérimentaux de type Pluton -les missiles devant être déclarés opérationnels cette même année- de + ou – 20 kilotonnes d’ énergie libérée ) effectué par Jaguar A ( BA 113 Saint-Dizier FATac 1er Escadron 7è Escadre de Chasse Commandant Claude Gautier ) .

      Ces trois essais d’ une bombe A se sont déroulés sur Mururoa , à chaque fois l’ Armée de l’ Air avait doublé les moyens : 2 avions 2 bombes 2 équipages chaque « duo » convoyé par 6 Transall C-160 excepté concernant les Mirage IV A , le premier convoyé depuis Saint-Nazaire jusqu’ à Hao par le navire TCD « Ouragan » , le second effectuant lui-même tout le vol transocéanique depuis Mont-de-Marsan au cours d’ un vol de 24 heures ponctué par trois escales ( Boston-Otis Massachussets ; Sacramento-Mather Californie ; Hickam à Hawaii ) et plusieurs ravitaillements en vol assurés par 2 C-135 F Stratotanker accompagnateurs ……………..
      La bombe A larguée par Mirage IV le fut depuis une altitude de 15.000 m à une vitesse supérieure à 2000 km/h , celle larguée par Mirage III E le fut via une passe de tir avec minuterie fixée à 45 secondes avant explosion ( Heure H ) ……………..
      La passe de tir consistant depuis une altitude n’ excédant pas 500 m ( 1500 pieds ) à déverrouiller la bombe ce qui déclenche la minuterie , 12 secondes plus tard à cabrer le Mirage pour le faire grimper très vite ( moins de 8 secondes ) à 1000 m ( environ 3000 pieds ) , le largage est alors effectué il reste 25 secondes avant détonation tandis que le III E poursuit son ascension jusqu’ à 1300 m environ ( 4000 pieds ) où il passe sur le dos et redescend pour regagner son niveau de départ ( niveau 15 pour 1500 pieds ) …………….
      Pendant ce temps , la bombe A entame une brève trajectoire balistique de 700 mètres de portée avant ouverture de son parachute de freinage , à l’ Heure H elle se trouve alors à 250 m au dessus de l’ eau , le Mirage III E est lui à moins de 5 kilomètres de point zéro dont il s’ éloigne en subsonique ( 700 km/h ou 196 m/s ) ……………..

      • ScopeWizard dit :

        Précision :

        le Mirage IV A a à cette occasion accompli la première traversée de l’ Atlantique jamais effectuée par un avion de combat à réaction Français .

        Extraordinaire ! 🙂

        • Chanone dit :

          cappé pour l’occasion avec un bidon de 2000 litres en point encastré central, dans une config « lourde subsonique ». Les deux avions de l’opération « Tamouré » traverseront les states sous l’œil interrogateur des officiers U.S.: ils prenait cet avion élégant pour un chasseur!
          .
          Notez que l’avion qui fera le raid sera légèrement accidenté par une sortie de piste sur le polygone de Mururoa et son doublon, arrivé en caisse par bateau qui fera le test.

          • ScopeWizard dit :

            @Chanone

            Pour ma part , j’ ai ceci : sur les deux Mirage IVA , le n° 36 fut victime d’ un léger accident le rendant tout de même inopérable pour un long moment ; en effet le 10 juin 1966 au retour d’ une mission d’ entraînement son train avant heurte un tracto-pelle situé en bordure de piste de Hao ………..
            Et donc , ce sera au n° 9 à qui reviendra finalement la mission de larguer la première bombe A Française …………

            En même temps , après une telle traversée , l’ équipage pilote en tête était peut-être un poil plus fatigué que la normale ? Ou bien , le tracto avait-il été laissé trop près de la piste ? Je ne saurais le dire …………..

          • Chanone dit :

            @ ScopeWizard.
            En réalité, il y aura plusieurs vols entre l’arrivée sur le polygone et le tir proprement dit. MAis les différentes versions que j’ai entendu sur l’accident sont assez contradictoire. içi
            http://aviateurs.e-monsite.com/pages/1946-et-annees-suivantes/operation-tamoure.html
            on explique qu’une brume indésirable à déclenché l’accident.
            Je vous laisse juge.

          • ScopeWizard dit :

            @Chanone

            Merci de ce document ! 🙂

            Oui , en gros , chacun raconte un peu la sienne genre « secret-défense » …………….

            Après , le savoir avec précision et exactitude ce n’ est pas non plus ce qu’ il y a de plus « vital » …………….

      • Frédéric dit :

        Merci pour ces informations détaillés.
        Le pilote du Jaguar est il ce général ?

        https://www.lesechos.fr/1995/01/airco-general-claude-gautier-848161

        • ScopeWizard dit :

          @Frédéric

          Eh bien , étant-donné que l’ article des échos date de 1995 , âgé de 58 ans cela signifie qu’ il serait né vers 1937 c’ est à dire qu’ il avait dans les 37 ans lors du tir de 1974 , donc il est fort possible et même probable que ce soit lui .

          En tous cas , fort bien trouvé ! 🙂

          • Frédéric dit :

            J’ai fait un copiez collez de vos messages pour écrire une ébauche sur l’opération Tamouré ici :

            https://fr.wikipedia.org/wiki/91e_escadre_de_bombardement

            Si vous voulez y indiqué vos sources, merci par avance.

            Coté puissance, cela va de 50 à 80 kt selon les sources. Je pense que cela doit toujours être secret defense

          • ScopeWizard dit :

            @Frédéric

            Mes sources ?

            Eh bien …….. mémoire , différents bouquins , discussions , documents , vidéos , émissions TV sachant que , étant de la vieille école , il m’ est arrivé et il m’ arrive encore de compiler par écrit sur bloc-notes -parfois très long , fastidieux , laborieux voire pénible- mais super-efficace question mémorisation et bien-sûr très utile si la source a disparu ………………

            Par exemple , j’ ai souvent « travaillé » à partir de documents consultés ou prêtés donc j’ ai beaucoup écrit ( Bloc Rhodia format A4 + Pilot G-2 07 = duo champion ) afin de conserver suffisamment de données consultables à volonté .

            Un exemple parmi les plus significatifs et récents ; sur un sujet tout autre qui me tenait particulièrement à cœur , j’ ai passé environ 10 heures à tout noter le plus précisément possible ; je sais , ça paraît un peu dingo mais d’ un autre côté , faut ce qu’ il faut ……………..

            Donc , que voudriez-vous que je vous communique au juste ?
            Une liste de livres , peut-être ?

            Dites-moi ………..

    • Pascal (l'autre) dit :

      « Le Mirage IV est le seul avion français qui a lâché une bombe nucléaire (pour un tir d’essai ! ) réelle dans le pacifique. Cet avion est exposé au Bourget. » Pas tout à fait le Mirage III E a également largué une bombe nucléaire AN52 en Polynésie en 1973 sous le nom de code de « opération Tamouré »

      • ScopeWizard dit :

        Hmm …….

        Nom de code « Tamara » pour le Mirage III E , « Tamouré » c’ est le Mirage IV ………….. 😉

      • Pascal (l'autre) dit :

        Mea culpa! j’avais oublié qu’un jaguar a aussi largué une « prune » au plutonium!! Bon c’était la « 7 » donc peu important! Tandis que la « 4 »………. quel talent! en plus avec un III E aux couleurs du La Fayette!*

        *Je précise « mode humour » pour éviter quelques réactions épidermiques de certains « pisses froid »

        Ah les guéguerres de clochers entre les escadres et même les escadrons d’une même escadre! Toute une époque! Même si parfois ça confinait à du Clochemerle!

    • petaf dit :

      raymond …, comme d’hab raconte des conneries !!

      • Ion 5 dit :

        petaf

        +1

        Quelqu’un pourrait peut-être lui dire un jour que la culture, c’est comme le parachute…

    • Ion 5 dit :

      @Raymond
      C’est faux ce que vous dites, le MiG 25RB tenait 1635/ 2130* km à M 2.35.
      Sans compter ses pointes à M 2.85/3.2**

      Comme vous le voyez, le Mirage IV était loin du compte…

      Et je ne parle pas des autres…

      *avec réservoirs externes
      ** en exploitation/à poussée Max

      • ScopeWizard dit :

        Ion 5

        Voilà que vous me mettez le doute …………….

        @Raymond75 faisait-il allusion aux avions Français ou en partie Français ou bien incluait-il tous les autres ?

        Indépendamment du SR-71 qui est de catégorie Mach 3 donc exceptionnel , le Concorde qui est un des deux avions civils de classe Mach 2 , est-ce que les autres comme le MiG 25 que vous citez et qui lui aussi peut taquiner Mach 3 + étaient capables de voler aux environs de Mach 1.8 pendant au moins 30 minutes ?

        C’ est beaucoup 30 minutes ; à ma connaissance c’ est dans les 250 à 300 litres de pétrole engloutis à chaque minute ( peut-être plus ) soit entre 7500 et 9000 litres , faut pouvoir les embarquer , les brûler , et en avoir suffisamment pour rentrer ou pour rejoindre son ravitailleur ……….

        Telle est la question …………

        • Chanone dit :

          un Fox bat, c’est un emport de 14 tonnes de carburant.
          Mais c’est aussi deux moteurs de 11 tonnes.
          Ca doit descendre du kérozène plus vite que je ne tombe mes 5 litres de bière.
          .
          Triste.

          • Ion 5 dit :

            @ Chanone

            Triste peut-être, mais suffisant pour pour aller jusqu’à 1635 km à M 2,35 vers 19-21000 mètres d’altitude.
            A peine 230 km de moins qu’à 950 km/h vers 9-10000 mètres d’altitude.
            Tout ça pour un 25 RB transportant 15* tonnes de carburant (430 kg de plus qu’un 25 P de chasse).

            On voit bien que le R-15B-300 est vraiment optimisé pour la haute vitesse et haute altitude (faible taux de dilution).

            * 17780 litres.

          • Chanone, dit :

            @ Ion 5
            D’un autre côté, le pilote doit tourner à l’oxygène pratiquement pure. A la fin de mes 5 litres, je plane. Lui il voit les étoiles.

        • Ion 5 dit :

          @Scope
          Si Raymond faisait illusion aux avions français, il écrirait « français », non? Ca ne vous semble pas logique.
          Pour le MiG-25 il suffit de regarder son manuel de vol déclassé, c’est M 2.35 (en fait de 2.32 à 2.38 selon l’allègement de la cellule en cours de vol) la vitesse économique en supersonique.

          Par contre vous avez soulevé le vrai problème du vol prolongé à Mach 2;
          – la résistance à l’échauffement de la cellule
          – l’autonomie.

          Telle est la réponse…

          Sinon, mon message précédant me paraît assez clair »le MiG 25RB tenait 1635/ 2130* km à M 2.35. »
          C’est bien 1635 km à 2500 km/ h sur réservoirs internes. 2130 avec les bidons suspendus.
          Pour moi, dans les deux cas, on compte plus d’une demi-heure.

          Sinon, un avion capable de supporter un échauffement cinétique > 300°C vers M: 3 pendant une dizaine de minutes, peut parfaitement voler en continu à M 2,35.

          • ScopeWizard dit :

            @Ion 5

            Eh non , justement ça ne me semble pas logique ………. précis ça oui , logique pas vraiment …………..
            Vous avez des évidences , vous avez aussi des approximations et dans tout ça des gens qui expriment des trucs qui pour eux tombent sous le sens mais qui ne sont pas toujours très clairement exprimés , ceci expliquant cela .

            Cela étant , vous n’ allez pas m’ engueuler et me reprocher d’ essayer d’ y voir le plus clair possible ?
            Manquerait que ça ………..

            Pour le reste , je ne peux que vous donner raison bien que le MiG soit nettement plus lourd tout en étant plus petit et que le Mirage IV soit principalement un bombardier nucléaire ………….
            De plus , quid de leur maniabilité/manœuvrabilité respectives par rapport à leur domaine de vol ?

  3. Titeuf dit :

    Le SNB (système de navigation et de bombardements) était au top…
    U’ pilote de la RAF à déclaré « j’ai passé plus de temps à Mach 2 avec cet appareil que toute la RAF réuni…. »

  4. Chanone, conteur de légendes dit :

    Je me promenait le long du Rhône par une après midi printanière parfaite.
    .
    Soudain, je fut surpris par un gargouillis naissant au plus profond de mes tripes. Pas seulement les intestins mais même mes os se mirent à vibrer à l’unisson. Puis enfin,je compris que c’était un son. Un son rauque, viscéral, primitif de cri de guerre poussé par… deux monstrueux moteurs.
    En une seconde, la flèche sombre était à mon niveau. Une seconde encore, et ce n’était plus qu’un point sombre qui se détachait des montagnes ardéchoises entre Tournon sur Rhône et Arras.
    .
    Ce n’était pas tant une rencontre qu’un choc, voir un traumatisme: j’avais vu passer un Mirage IV en très basse altitude et haute vitesse, ses deux moteurs anachroniques hurlant à des kilomètres alentour le challenge d’être le plus rapide, toute altitude confondue.
    .
    Le Mirage IV, ce n’est pas seulement l’avion: c’est aussi un système d’arme porteur d’un échange de bons procédés: « la France en paix, en échange de tes villes ». Quand j’ai visité -aussi- le musée de Bron, le guide était obligatoire. Visite à deux voix -de fait- car je n’ai pu résister à l’envie de compléter les connaissances encyclopédiques du guide… Qui me jura que le radar de recalage des centrales inertielles était un ajout des années 80.
    .
    Non monsieur: dès 1960, il permettait de recaler les centrales mécaniques dont l’erreur circulaire probable était de moins d’un kilomètres à 3000 kilomètres. Avant les les micro processeurs, les pilotes tactiques (MUDS) s’entraînaient avec des dépliants fabriqués d’après des décors en plâtres. Avec un avion comme le Mirage IV, l’armée de l’Air changeait de dimension tout en restant dans l’ère électro mécanique.
    .
    Mais parlons d’abord de l’avion: 18.000 mètres de plafond, doté une électro-mécanique dernier cri, le Mirage IV est un avion puissant et résiliant qui pouvait berner sans difficulté les mirages III lors des entraînements. Sa cavité centrale lui permettait d’emporter des bombes lisses, une charge atomique, un container photographique ou un réservoir supplémentaire, similaire aux charges pendulaires sous les ailes.
    Il peut filer à 2.400 km/heures et tenir cette vitesse pendant 30 minutes, malgré ses bidons externes… qui sont plus petits que ceux du Rafale alors que le Mirage IV est un tiers plus grand et plus lourd. Pour comparer avec un avion de l’époque, le Mirage III tient Mach 2 pendant une seule minute sans réservoir d’appoint: c’est que la quantité de carburant nécessaire pour atteindre cette vitesse est colossale. Et en plus, le Mirage emporte une fusée d’appoint et malgré ses 10 tonnes de poussée, les exercices tournent tous en faveur du bombardier.
    Qui dit performances dit aussi conception adaptée: malgré les -70 degrés à 18.000 m, la cellule du Mirage IV est calculée pour supporter une température de 100 degrés Celsius. Pour avoir vu les entrailles de la bête au musée de Montélimar, ou un exemplaire est exposé avec une fosse pour voir l’avion du dessous, la tuyauterie est juste incroyable de complexité… mais aussi de rigueur. Même les durites des jambes du train principal sont impeccablement rangées le long des emboîtement oléopneumatiques.
    . Outre sa vocation de Bombardier, le Mirage IV fut rapidement promus à des missions de reconnaissance. Pour les intérêts de la France d’abord, puis de l’ONU ensuite.
    Si les Etats Unis ont eu un politique brouillonne sur leur SR 71, parce que hors de prix malgré son aspect indispensable, la France garda ses vecteurs de reconnaissance jusqu’en 2008. L’appareil survola l’Afghanistan en préparation des opération pour chasser les Talibans, et pendant tout le conflit. C’est à cette occasion que l’appareil fit preuve de sa résilience en encaissant un missile et rentrant sur le moteur restant.
    Dans les années 80, le Mirage fut rétrofité au standard « P », pour « pénétration…
    Un chantier majeur, provoqué par la monté en puissance des défenses soviétiques, qui causa la disprition de l’un des plus imposant delta américain, et la pérennité du B 52: les missions à haute vitesse et basse altitude dorénavant condamnées, il fallait un appareil alliant haut subsonique et basse vitesse… c’est à l’occasion d’un test que j’eu le… choc… de voir évoluer cette merveille mécanique.
    Exit donc le « Hustler », et renaissance du B52. Comme il n’était pas question de faire un nouvel avion, le Mirage IV fut structurellement renforcé, son système de navigation remplacé par des centrales inertielles,et les cœur des F.A.S. fut modifié vers des vols hauts subsoniques basse altitude.
    .
    que dire d’autre de cet avion? Il fut une étape importante vers le concorde, car ils se pilotaient avec les mêmes technologies et impératifs (transfert de masse via le carburant) et surtout, surtout…
    Les services techniques passent commande de l’avion, et visitent les ateliers de Dassault. Et ils voient que le chantier se passe bien.
    Alors ils disent « faites ce que vous avez à faire, nous avons confiance ». Pour mener ses études à bien, Dassault louera les services d’un super calculateur car les formes de la dérive, mais aussi le système électromécanique de l’automate de navigation sont assez ardus. comme il y a foule (et une seul machine), Dassault loue le matériel la nuit.
    L’avion est rendu dans les temps, remplit les spécifications… et coûte moins cher que prévu; le produit est rendu à l’état Français.
    .
    De mon point de vue, le Mirage IV est une merveille dont la réalisation est à le hauteur des performances: c’est un avion qui ne « triche » pas car il emploie le même carburant que les autres avions, qui a su évoluer à l’opposée de sa mission initiale, et dont le potentiel n’a été réalisé que grâce aux hommes -et aux femmes!- composant ses équipages et équipes d’entretien. Je n’ai pas pu retenir de sourire quand j’ai appris que le NGF aurait le même tonnage.

    Pour vous faire une idée précise, je vous suggère ce documentaire
    https://www.youtube.com/watch?v=oVU7Ol3fg9c
    .
    Il y a aussi une bédé de Tanguy et Laverdure où nos deux compères sont reversé en escadron de reco stratégique pendant la guerre en Afghanistan, et quelques publications sur cet avion confidentiel (peu d’engagement médiatisés).
    .
    Il y a aussi une maquette moderne au 1/72 qui est sortie cette année: elle vaut bien l’immonde 1/48 antédiluvien de Heller.

    • ScopeWizard dit :

      @Chanone, conteur de légendes

      Magnifique ! Super ! Lyrique à souhait ! 😀

      Mais ………….

      Soit vous en savez beaucoup , soit …………….

      Je reprends ………..

      « Non monsieur: dès 1960, il permettait de recaler les centrales mécaniques dont l’erreur circulaire probable était de moins d’un kilomètres à 3000 kilomètres. Avant les les micro processeurs, les pilotes tactiques (MUDS) s’entraînaient avec des dépliants fabriqués d’après des décors en plâtres. Avec un avion comme le Mirage IV, l’armée de l’Air changeait de dimension tout en restant dans l’ère électro mécanique. »

      1) Je ne changerai pas une demi-virgule , cependant je ne parviens pas à me souvenir le terme technique du système d’ attaque et de navigation de l’ avion surtout par rapport à sa technologie de fonctionnement ; il me semble que cela commence par un « S » ……………….. mais j’ ai oublié ……………………

      2) « Il peut filer à 2.400 km/heures et tenir cette vitesse pendant 30 minutes, »

      Là par contre , j’ ai un problème ; y a comme un truc qui coince ………………

      Vous dites 30 minutes , soit , il me semble de mémoire que la durée est la bonne ( 50 minutes ? ) ; mais vous dites aussi à 2400 km/h……………… et moi ça me paraît beaucoup ……………..

      2400 kilomètres à l’ heure c’ est environ Mach 2.25 sachant que cette vitesse ne peut être atteinte et conservée qu’ à haute altitude où compte tenu de la densité de l’ air la résistance à l’ avancement est moindre , la température est beaucoup plus basse …………….
      Or toujours de mémoire , Mach 2.2 ce doit être très proche de la vitesse maximale du Mirage IV et je vous avoue que je ne l’ imagine pas pouvoir la tenir sur une aussi longue durée ni par rapport à l’ intégrité de sa structure , ni par rapport à la résistance de ses réacteurs SNECMA Atar 9K , ni par rapport à la quantité de carburant consommée à chaque minute à une telle vitesse ; par conséquent je dirais plutôt Mach 1.8 ce qui équivaut à 1908 km/h environ sachant que le Mach à haute altitude ne sera pas de 340 m/s -comme à basse altitude- mais 13% moindre soit 295 m/s , le Mach étant fonction de la température ……………….

      3) « Qui dit performances dit aussi conception adaptée: malgré les -70 degrés à 18.000 m, la cellule du Mirage IV est calculée pour supporter une température de 100 degrés Celsius. »

      Pouvez-vous préciser ? 100 degrés Celsius ça me paraît bien peu …………..

      4) « Si les Etats Unis ont eu un politique brouillonne sur leur SR 71, parce que hors de prix malgré son aspect indispensable, la France garda ses vecteurs de reconnaissance jusqu’en 2008. »

      Lesquels ? Il me semblait pourtant que le Mirage IV P avait tiré sa révérence pratiquement en même temps que le Jaguar , à l’ été 2005 ? J’ ai rêvé ou bien ?

      5) « Dans les années 80, le Mirage fut rétrofité au standard « P », pour « pénétration…
      Un chantier majeur, provoqué par la monté en puissance des défenses soviétiques, qui causa la disprition de l’un des plus imposant delta américain, »

      Je suppose que vous parlez du B-58 Hustler ?
      Mais si je ne dis pas de bêtises , cet avion n’ est demeuré en service au sein de l’ Air Force que pendant 10 ans pas davantage donc dans les années 1980 et probablement même depuis le début des années 1970 ce bombardier n’ était de toute façon plus là depuis longtemps …………………

      6) « Les services techniques passent commande de l’avion, et visitent les ateliers de Dassault. Et ils voient que le chantier se passe bien.
      Alors ils disent « faites ce que vous avez à faire, nous avons confiance ». Pour mener ses études à bien, Dassault louera les services d’un super calculateur car les formes de la dérive, mais aussi le système électromécanique de l’automate de navigation sont assez ardus. comme il y a foule (et une seul machine), Dassault loue le matériel la nuit.
      L’avion est rendu dans les temps, remplit les spécifications… et coûte moins cher que prévu; le produit est rendu à l’état Français. »

      Pour ma part , j’ apprécierais beaucoup que vous précisiez ce passage …………..

      7) « Il y a aussi une bédé de Tanguy et Laverdure où nos deux compères sont reversé en escadron de reco stratégique pendant la guerre en Afghanistan, et quelques publications sur cet avion confidentiel (peu d’engagement médiatisés). »

      8) « Opération Opium » dessinée par celui qui faisait « FOX ONE » ? Renaud Garetta me semble t-il ?

      9) Je n’ ai pas encore visionné le documentaire mais je crois bien que je le connais et l’ avais jadis également proposé en lien ……………….

      10) Je ne connais pas celle au 1/48 de Heller , que lui reprochez-vous au juste ?

      Vous savez Heller a bien du mérite d’ être encore présent sur le marché , les moules coûtent très cher et cette entreprise a du mal à se renouveler , cependant aux dernières nouvelles leur SAV est toujours de tout premier ordre ……….. et puis c’ est Français made in Normandie , alors………….. 🙂

      • Chanone dit :

        @ ScopeWizard
        Je suis loooin de tout connaître ais il y quelques appareils sur lesquels j’ai ma littérature perso: FockeWulf 190, Mirages et Rafale.
        Le SNA du Mirage IV avait cedi de particulier que constitué d’bord de roues dentées, il autorisait le suivi de routes de navigations préétablies via la mer noire et les Côtes nord de l’URSS. Avec l’arrivée des centrales de navigation couplées, les missions se sont diversifiées. Je remercie d’ailleurs Richard pour son post plus bas. Après la conception, la mise à niveau de l’avion à été réalisée avec le même sérieux. D’ailleurs, jusque dans les derniers mois, le Mirage IV continuera de voir ses contremesures et systême de guerre électronique mis à jour.
        .
        Point 2: message reçu. Ce sera donc Mach 1.8, à l’identique du Sukhoi 27 qui arrivera 20 ans plus tard. Sauf que sa mise en fabrication ruinera -entre autre projets militaires-, l’Union Soviétique. Notez que lors des vols de préparation de l’opération Tamouré, l’avion se révélera inhabituellement véloce. Donc à mon tour de vous signaler que suivant le degré d’ionisation, la vitesse n’est pas absolue (voir le lien que je laisse plus haut, car c’est VRAIMENT un bon documentaire).
        .
        Point 3: 100 degré, c’est prendre aussi en compte le delta avec la température extérieure. Si pour vous c’est peu… C’est tout de même beaucoup pour la climatisation de l’équipage. Notez pour leur confort… les sièges avec urinoir intégrés… et Oui, il y a quand même un certain confort utile pour les mission de reconnaissance lointaine.
        .
        Point 4: le Jaguar n’a pas eu le même rôle que les mirage F1 spécialisés (F1 CR de mêmoire) qui restera un vecteur de meilleure qualité que le jaguar: spécialisation oblige. Le Mirage IV tire sa révérence en 2005, quelques semaines avant le Jaguar, qui souffre de multiples carences: pas assez d’investissement dans les mises à jours, moteurs trop justes, doublons avec le Mirage F1 pour les ventes exports et avec le Rafale pour les missions tactiques en France.
        .
        Point 5: Ahh le « Hustler » Fragile et torturé, avec ses moteurs en nacelle et sa charge semi encastrée, nous restons dans les deltas, mais pas des plus réussis. Condamnés par l’amélioration continue des défenses Sol-Air Soviet, sa structure légère l’a condamné à une retraite anticipée. La brève carrière de cet avion sera émillée d’accidents mortels et seuls la dévotion de ses équipages lui permettront de prolonger sa carrière.
        .
        Point 6 : regardez le documentaire: les politiques et techniciens s’expriment effectivement sur l’avancée des travaux dérivant du mirage III (encore un exploit à porter au crédit de ce remarquable delta).
        .
        Point 7 et 8 : oui, c’est bien celui-là: très bonne évolution des personnages avec appropriation de situations réelles (comme le tir de missile dans un moteur).
        .
        Point 9 : il est fort bon, mais je regrette quele documentaire de 20 minutes sur les missions de reconnaissance stratégique ai disparu de la bibliothèque You Tube. Il était encore plus interessant car il se consacrait sur un sujet non traité jusque là. Du coup, pas de redites.
        .
        Point 10: En matières de maquettes, hélas, je suis plutôt accro aux produits plus accessibles,et surtout de facture plus moderne. A l’ouverture de la boite, on ne peut que constater que c’est un produit créé sur un moule ancien, abîmé. Les pilotes proposé sont d’une gravure calamiteuse et la maquette est gravée en relief. Du coup, pas question de poncer le karman. Mais bon, le modèle existe: il demande juste une bonne banque d’image pour en tirer un meilleur parti, et surtout une regravure intégrale pour être mis aux standards modernes.

        • Ion 5 dit :

          @chanone
          point 2) quel rapport entre M 1:8 et le Su-27?

          point 3) 100°C c’est peu par rapport aux MiG 25/31 capables d’en supporter 300!

          point 5) Oui, mais le problème du B-58 est aussi celui du Mirage IV. Ce dernier peut accomplir des missions de pénétration à basse altitude, mais je doute qu’il y excelle au même titre que les Tornados et les Sukhoi de tout genre (7BM, 17, 22, 24), n’ayant pas été spécifiquement conçu pour ça!*

          Maintenant, pour les années 60, c’est un excellent aéronef, même si sa vitesse en altitude ne le protège pas vraiment de la DCA soviétique de l’époque (même si les performances de l’avion français lui compliquent la tâche).

          * Il est à peine supersonique au niveau du sol, ne peut atteindre M-1.15/1.2 et supporter 7-8G comme les avions précités.

          • Chanone dit :

            @ Ion 5
            Sur le point 2: le rapport , c’est le Sukhoi 27 -fantastique avion- possède aussi cette endurance à cette vitesse.
            D’ailleurs, sa voilure est un quasi delta et son poid total dépasse celui d’un sherman. Comme le Mirage IV.
            Sur le point 5: Je ne pense pas que le Mirage IV fasse toutes ses missions en B.A. , mais il suit comme le Rafale plus contemporain un plan « haut, bas, haut ».
            Comme dit plus bas, le renforcement des défenses Soviétiques on causé l’adaptation des tactiques et moyennant sa refonte, le Mirage IV s’y est plié. Le B 58 lui, était un avion trop optimisé pour la croisière en haute altitude et à cause de son nombre élevé d’accident, les pouvoirs publics U.S. ne lui accordait AUCUNE confiance.
            Surtout avec un fossoyeur de projet comme Robert MC Namara.
            Le B58 aura pour lui l’adoration sans limites de ses pilotes. Mais il sera impitoyablement écarté pour le F111, le B1 (qui aura lui aussi de gros avatars politiques) et ce sera le vénérable B52 (déjà) qui tirera son épingle du jeu… parce que moins cher, plus solide, plus rustique… Et mieux né.
            .
            Point 5 bis: je tiens à être limpide: un avion, c’est :
            – une cellule, qui gagne à être spacieuse, légère et aérodynamique.
            – un moteur, qui doit être sobre et puissant (et rentrer dans la cellule sus-citée)
            Fut un temps, ces deux points faisait chacun 30% du boulot, le pilote assurant le reste.
            depuis la chasse de nuit au dessus de l’europe, chacun de ces points sont dramatiquement descendu au profit du système d’arme.
            Parceque dans les années 60, un avion sans système d’arme est virtuellement inutile.
            Dedans -et je pense pêcher par orgueil- il y a aussi l’autoprotection.
            J’ai découvert sur ce fil que ce point était bien plus développé que je ne le pensais.
            .
            Et je pense beaucoup.
            .
            C’est pour ma part une excellente nouvelle puisque je suis surtout sur ce blog en mode « parachute ». Il n’y a que sur des sujets comme celui -ci que je me lâche.

        • ScopeWizard dit :

          @Chanone

          OKA Vu ! 🙂

          1) Vu

          2) Oui , je sais que selon les latitudes , le rendement des réacteurs des avions varie et c’ est d’ ailleurs la raison pour laquelle une puissance moteur plus importante est recommandée dans les pays au climat chaud .

          3) Oui ……… mais perso ça ne me va toujours pas ( que voulez-vous ? l’ expression de mon côté chiantifique probablement ……….) ; pourriez-vous apporter un surcroît de précisions , SVP ?
          Le « delta » , c’ est une chose , mais quid de la température d’ échauffement moléculaire de l’ air engendrée par un frottement à grande vitesse d’ un corps solide comme le Mirage IV dès lors que l’ on se rapproche du mur de la chaleur …………….
          Je patine un peu ……………

          4) Donc , par 2008 vous faites référence au Mirage F1 CR ? Mais sauf plantage de ma part ce dernier nous a quittés à l’ été 2014 ……………j’ en sais quelque chose , j’ ai assisté à ses derniers vols …………………….

          5) B-58 Hustler : carrière opérationnelle de 1960 à 1970

          6) Oui , je vais le visionner à nouveau voire me le procurer en DVD …………

          7) Oui , en fait point 7 -le 8 n’ est pas à sa place , erreur du rédacteur- je l’ avais personnellement trouvé plutôt réussi et je persiste à penser que « les Aventures de Tanguy et Laverdure » auraient dû continuer dans cette direction avec CE dessinateur à la fois original et dans la continuité du trait vif et précis de Jijé d’ autant que le retour aux sources des personnages tels qu’ imaginés par le grand Uderzo ne m’ a jamais convaincu ………….

          9) OK !
          Ah ? Je ne savais pas ……………. et il n’ est pas le dernier à « avoir disparu » …………

          10) OK !

          Merci ! 🙂

          • Chanone dit :

            Sur le point 3, je n’en sais pas plus… En fait je sais que la tolérence au dimensionnement à été calculé par des formules savante: le pilote d’essai en parle tout à la fin du documentaire… moi, je ne suis qu’un poète hermétique à toute formule de matheux…. désolé.
            .
            Point 7: Là, je ne suis pas d’accord. Le propre de personnages de légende est d’être multiformes. Je le vis très bien avec les multiples séries parallèles de Buck Danny, et mieux encore avec les dernier Tanguy et Laverdure « coup de feu sur les Alpes »; le décors Suisse en pleine évaluation du Rafale…
            Donc pour moi, la conversion est totale.

          • ScopeWizard dit :

            @Chanone

            Ben , perso je préférais le rapprochement physique avec les deux sympathiques comédiens de la série « Les Chevaliers du Ciel » ……….

            Coups de feu dans les Alpes ?
            Heu , vous m’ expliquerez comment le pilote du Vampire a pu se faire descendre aussi facilement et surtout avec autant de précision depuis une aussi grande distance et avec un « bougé » si prononcé ………….

            À part ça , bien dessiné et histoire intéressante mais ce détail du fusil à lunettes tel qu’ il est utilisé et tenu , bof …………. j’ avoue que ça m’ a gâché d’ entrée la lecture ………………. dommage , mais de toute façon en règle générale , une intention censée coller avec ce que j’ ai pu jadis adorer et qui m’ a tant nourri en guise de résurrection du mythe ne me suffit vraiment plus pour espérer emporter toute mon adhésion …………

            En gros , et je vois ça partout et tous les jours , toute la putasserie visant à marchandiser l’ amour que l’ on porte aux héros symboles de notre jeunesse jouant à susciter une attente à chaque fois renouvelée m’ empêche de cautionner cette sorte d’ anéantissement mercantile d’ une œuvre au demeurant aussi novatrice que fondatrice et qui a tellement su inspirer …………

            La médiocratie s’ est installée , les mythes post-modernes sont maintenus en état végétatif parce qu’ ils font toujours vendre étant-donné que des gens paient en espérant qu’ ils redeviennent comme avant alors que la flamme créatrice n’ y est plus depuis si longtemps ; en fait , nous sommes pris à nos propres pièges et essayons de nous raconter une histoire salvatrice qui n’ est au final que la manifestation de notre déni de réalité mais en même temps comment empêcher de croire celui qui en a tant besoin alors qu’ il sait bien pourtant que fondamentalement tout ça ne vaut plus rien ?

            Un peu comme toutes ces franchises , en l’ occurrence irrespectueuses ou galvaudées , qui sont devenues autant de références à la fois témoins , spectateurs , et responsables de notre soumission culturelle , cet asservissement sans cesse alimenté par une croyance aveugle que nous ne cessons de chérir tels des accros à la dope ……………..

            Bref , ce qui me gêne le plus , c’ est qu’ il y a quelque chose de l’ ordre de l’ escroquerie via une soumission absolue à la notion de « marque » qui dans nos sociétés dites « modernes » est aujourd’hui devenue tellement consubstantielle à l’ Être Humain tel qu’ il fonctionne et interagit avec tout cet environnement qu’ il n’ a même plus suffisamment de recul pour pouvoir ET s’ en rendre compte de façon pleinement consciente ET mesurer toute l’ ampleur de son aliénation …………..

            Alors , sans pour autant s’ inscrire tout à fait dans ce schéma , « Coups de Feu dans les Alpes » s’ en rapproche tout de même par cousinage …………..
            Les derniers Buck Danny depuis que Bergèse a jeté l’ éponge s’ inscrivent dans ce même constat critique ………………
            Et tant d’ autres tels les derniers Star Wars ou autres super-héros de cinéma ………………

            En revanche , après les discutables albums faisant suite au décès de Jijé puis de Charlier , « Opération Opium » laissait espérer une véritable résurrection au sens le plus noble du terme , mais ……………..

            Bon , ce n’ est qu’ un avis ……………

      • Thaurac dit :

        Sacré Scope, même un poil sur un oeuf …;)
        Tu as trouvé un maître en narration, à vous deux , les sujets vont s’étaler sur 5 pages, mais j’avoue c’est agréable à lire, et référencé.

        • ScopeWizard dit :

          @Thaurac

          Et qu’ est-ce que tu veux ; dès lors que l’ on revient aux sources ………….

          À mon avis , il a changé de pseudo mais il y a déjà un bail que nous devisons sur de tels sujets …………..

          Disons que vu le fourmillement d’ infos et parfois leur degré de technicité voire de complexité qui les réserve plutôt aux « initiés » ou pas loin , ce qui fait donc appel à une certaine concentration voire une concentration certaine , si en plus c’ était compliqué ou chiant à lire , alors je te dis même pas ………….. 😉

          • Chanone dit :

            ou à des lecture que la morale ne réprouve pas . C’est bien aussi d’être curieux.
            Et puis quand on à été quasi été impacté par une vision aussi percutante…

          • ScopeWizard dit :

            En même temps , explique moi ce que ferait un poil sur un œuf ?

            Franchement , à mon sens il n’ a rien à y faire . 😉

      • Chef Chaudard dit :

        « …cependant je ne parviens pas à me souvenir le terme technique du système d’ attaque et de navigation de l’ avion surtout par rapport à sa technologie de fonctionnement ; il me semble que cela commence par un « S » ……………….. mais j’ ai oublié …………………… »
        Ce que vous cherchez est probablement un « synchro résolveur »: un rotor est calé sur un cap fixe à un moment donné et c’est lui qui sert de référence lors des changements de caps: quand le stator, solidaire de l’avion, pivote, on fait tourner le rotor dans le sens inverse du nombre de degré, de façon à ce qu’il reste toujours sur le cap d’origine. De la même façon, on peut toujours obtenir un nouveau cap en ajoutant le nombre de degrés voulus au cap de référence.

        Le F1 CT avait un tel dispositif dans le pilote automatique, si je me souviens bien…

        1km sur 3000km, c’est une excellente précision, de la micromécanique de précision

        • ScopeWizard dit :

          @Chef Chaudard

          En vous remerciant ! 🙂

          Je crois bien que c’ est ça mais dans mes bribes de souvenirs le terme était un peu différent ; synchro correspond à ce que j’ avais en tête mais pas la suite ………….
          Ce système s’ apparentait au fonctionnement d’ un ordinateur mais dépourvu d’ informatique tout en offrant un haut niveau de précision et de fiabilité ainsi que vous le soulignez , ce sur quoi nous nous rejoignons .

          Avez-vous une autre idée ?

          • Chef Chaudard dit :

            Je n’ai pas travaillé sur Mirage IV, probablement équipé de systèmes électromécaniques (ce n’est pas encore l’époque de l’électronique) au moins sur la première partie de sa vie. Sur Mirage F1, le PA (Pilote Automatique) était en électronique analogique (à base d’amplificateurs opérationnels) remplacés par de la logique câblée sur les générations ultérieures (Mirage 2000) puis des microprocesseurs.
            Le seul autre terme dont je me souvienne est « recopieur de cap », mais il doit y en avoir d’autres.
            Les systèmes électromécaniques étaient à base électrique (bobines, transformateurs, moteurs, dont le fameux « synchro » ou les gyroscopes) et mécanique pour faire les fonctions mathématiques de calcul (additions, soustractions, intégrations et dérivées…) à base de cames aux formes complexes, engrenages et contacteurs.

          • ScopeWizard dit :

            @Chef Chaudard

            En vous remerciant ! 🙂

            Je finirai bien par retrouver le terme que je cherche ; de toute façon je suis sur la bonne voie .

        • Thaurac dit :

          Basé sur une centrale inertielle, apparemment!
          On en remet dans nos missiles en cas de perte du gps, mais c’est des centrales ultra précise avec lasers..Les connaisseurs compléteront!

          • Chanone dit :

            dernièrement, ce site parlait d’un système balistique pour obus novateur car totalement indépendant. Un projet de start up de chez nous, qui rendrait le GPS et affidé inutile, et le brouillage inopérant…

          • ScopeWizard dit :

            @Thaurac

            OK , merci ! 🙂

          • ScopeWizard dit :

            @Chanone

            Intéressant !
            Auriez-vous quelques précisions à ce sujet ?

    • Frank dit :

      @ Chanone Sympa, votre post. Et malin, au sens positif du terme. Aucune ironie, j’y trouve même une certaine approche poétique inattendue.
      J’aime bien l’intro, façon Rimbaud
       » Par les soirs bleus d’été, j’irai par les sentiers, picoté par les blés, fouler l’herbe menue, etc… », quand j’ai vu surgir un Mirage IV… Révélation!
      Les militaires sont des esthètes frustrés, qui trouvent dans les lignes acérées d’un Mirage, ou l’élégance de la trajectoire d’un missile, ou la fausse bonhomie pataude d’un bon gros Leclerc, voire même chez les frelons d’un HK416, des beautés cachées qu’ils n’ont eu dans leur cursus.
      Sauf qu’il y dans votre lyrisme un bémol: la finalité de toutes ces belles créations. Et si je vous rejoins sur le fait que la plupart des avions de chasse tendent vers la perfection esthétique, et donc fonctionnelle, (dixit Dassault), je ne suis pas persuadé tous l’aient apprécié à sa juste valeur, cette élégance dont vous parlez.
      Les sots, comme il se doit.
      En particulier ceux qui l’ont reçue sur la tête, cette fulgurante élégance, depuis plusieurs décennies…
      Certains doivent toujours apprendre nos qualités avec une certaine vigueur, c’est un peu lassant.
      Mais peu importe.
      Pour paraphraser Valery,  » le poème, c’est l’hésitation prolongée entre le son et le sens ».
      C’est pédant, je sais mais c’est très vrai.
      Assez logique dans l’absolu, façon Baudelaire, le plus musical involontaire de nos poètes, totalement discutable sur le fond comme affirmation, mais curieusement lucide militairement, si l’on donne un sens au son qui précède et suit l’action d’un avion de chasse. La musique militaire en est la preuve, le largage d’une GBU son aboutissement sonore.
      Un bombardement devient donc un poème, c’est merveilleux. Un sens caché du Ralale, son son et son sens, il va falloir revoir nos copies.
      Bon, totalement HS, ce post, navré.
      Quoique, le son et le sens d’un Rafale, c’est un miroir que lequel on évite de se regarder de trop près.
      Au plaisir de vous lire, Chanone, sincèrement…

      • Chanone dit :

        @ Franck
        Merçi…
        Alors pour ma part, je me décris comme militariste. Avec une foi profonde dans la dissuasion. Ce qui est stupide car cette notion comporte sa propre limitation: une arme que la nation développe pour ne pas avoir à l’employer.
        .
        Si ses capacités sont cachées, alors la propagande peut prendre le relais et l’adversaire potentiel peut s’imaginer être pris en défaut. Ce qui l’amène soit à une solution défensive onéreuse, tel le MiG25.
        Soit à une solution offensive entretenue à fin dissuasive, tel le Mirage IV.
        Les Soviétiques n’eurent la technologie pour développer des bombardiers comparables que 15 ans après les premiers vol du Mirage. Quand aux Américains… Leurs engins ultra cher n’ont pas survécus au changement de doctrine.
        .
        Mais parlons de l’utilisation du Rafale. Elle n’était pas toujours indispensable pour lancer des dragées… Cependant, l’idée d’un système d’arme assez précis pour démolir des blindés encastrés entre des civils à coup de bombes inertes, c’est à dire remplies de béton, prête à réflexion.
        Car auparavant, la guerre était un acte militaire et politique, maintenant, ce n’est qu’un incident médiatique.
        .
        En réalité, ce ne sont plus des guerres au sens militaires du terme, mais des démonstration de force donnant lieu à des tirs réels. Car à part l’usure accéléré du matériel et le prix des munitions consommables, qu’est ce que ces conflits nous coûtent en sang?
        Bien peu.
        Nos militaires livrent ils ces combat par sens civique ou par patriotisme?
        Les risques sont pourtant les mêmes… Et je mense même que se sacrifier pour des avantages nationaux aussi tenus est une marque de courage: se battre pour sa patrie est une chose, pour écraser une punaise en est une autre…
        Pendant longtemps, la France à fait régner une sorte de paix par la terreur dans zone d’influence en envoyant des raids de mirage frôler les toits des zones de conflits.
        C’est encore une action de dissuasion qui pose question.
        C’est peut-être mieux de ne pas savoir.
        Mais rien ne peux m’assurer que les « rebelles » africains d’hier sont différents des population aspirant à la liberté dans les pays du Maghreb, pas plus qu’ils ne revendiquaient un état plus « Islamique ».
        .
        Notez les guillemets. Parfois les idées et la poésie se matérialisent fort mal dans notre univers matérialiste. Il est le même pour tous les humains, ou la peur est une valeur cardinale, à la fois vice et vertu.
        Vice quand elle pousse à mener une guerre par peur de disparaître.
        Vertu quand elle fait craindre le pire et impose des lignes rouges que l’on sait ne pas rester intact en cas d’infraction.
        La Dissuasion donc, ne vaut que si elle est compris de tous.

    • Nauatg dit :

      Jusqu’ en 2005…. Mais peu importe. Le plus élégant de tous.
      Le plus beau. L avion de tous les superlatifs.
      Et un décollage jato au crépuscule…. J en garde une persistance rétinienne.
      Que dire … Un truc pareil en si peu de temps….. Sans super ordi et PAO. Chapeau bas.

  5. PK dit :

    Encore un succès de Dassault… Cette entreprise a quand même du génie dans le sang… la liste de ses bêtes, et surtout des programmes menés haut la main, parle pour elle. Quelle fleuron !

    • Thaurac dit :

      Dassault ne tire pas trop sur les budgets, les dépassements comme le font de façon traditionnelles les entreprises us,mais aussi , Airbus avec l’A440 , EDf avec l’epr … , bref, Dassault c’est du sérieux .Je suis sûr que pas mal de pays nous envie ce fleuron industriel, et pas seulement dans la gamme militaire, il fait des avions d’affaires magnifiques.

  6. B21 raider dit :

    Juste j’y ai réfléchi à l’instant, le NGF est un bimoteur n’est n’est-ce pas ?….
    Donc automatiquement il coutera plus cher qu’un mono-moteur….
    Donc au niveau des performances il sera probablement meilleur qu’un f35 lorsqu’il aura fini son développement, mais son prix a l’unité sera certainement bien Supérieur au vu des commandes anecdotiques de pays radins comme la France et l’Espagne…..et de la taille du nouveau zinc

  7. Richard dit :

    Mirage IV, quel avion !
    L’adage dit que « le malheur des uns fait parfois le bonheur des autres »

    En l’occurrence, le retard pris par le programme Mirage 2000 N redonnera au Mirage IV une cure de jouvence. En mars 1979, une évolution majeure est décidée pour ce bel avion : il emportera le tout nouveau missile nucléaire ASMP, dont l’emploi est destiné au Mirage 2000 N, dont l’entrée en service opérationnel devrait entrer en service en 1987. Cette évolution s’accompagne d’une totale refonte du Système de Navigation et de Bombardement, remplacé en grande partie par des équipements numériques (entre autres, 2 centrales à inertie, le radar Arcana) et la mise en place de liaisons et de bus numériques, reliant les différents équipements ajoutés. Et d’un nouveau système de contre-mesures.

    Avant cette dernière évolution majeure du Mirage IV, l’élargissement du spectre des missions avait entraîné sur les contre-mesures initiales es changements significatifs, changements qui tenaient plus de l’adaptation d’équipements existants que de la substitution ou de l’ajout d’équipements et donc de nouvelles fonctionnalités.

    Les maître-mots partagés par tous les acteurs qui vont travailler sur ce nouveau standard avion au niveau des contre-mesures seront : Sécurité de l’équipage et de l’aéronef, Pragmatisme et Efficacité.

    1. Sécurité de l’équipage et de l’aéronef

    Sur le Mirage IVA, les CME ciblaient des menaces bien particulières du bloc de l’Est. Ces menaces sont pour nombre d’entre elles encore présentes, mais de nouvelles apparaissent chaque jour, en particulier dans des domaines non-couverts. Ces nouvelles menaces bénéficient des progrès technologiques, les matériels de détection étant en perpétuelle évolution depuis que l’électronique existe. Ceci se traduit par des occupations du spectre EM différentes, des bandes de fréquences plus larges, des fréquences agiles, des formes d’onde différentes, une gestion adaptée de la puissance émise pour davantage de discrétion, voir par « des flashs » d’émission.

    Un accent particulier sera mis sur l’assistance que les CME doivent apporter à l’équipage au travers de son Interface Homme-Machine. Sur le Mirage IVA, l’équipage n’est renseigné sur l’activité électromagnétique hostile à son encontre que grâce à des voyants lui indiquant une activité de ses brouilleurs. L’interprétation de l’équipage devant se faire en fonction de la couleur du voyant et de son état d’allumage intermittent ou permanent …. Sans compter qu’il n’y aucune distinction entre des signaux amis ou ennemis.

    Le nouveau système de CME du Mirage IVP devra tout d’abord couvrir la totalité du spectre électromagnétique. Sur le IVP, un écran de visualisation est ajouté en planche de bord pilote et navigateur. L’avion est au centre de l’écran ; les menaces détectées sont représentées sur 360° avec une indication de leur distance par rapport à l’avion. Sur ce même écran, des représentations en vidéo synthétiques renseignent l’équipage sur les actions de brouillage et/ou de leurrage qui sont en cours.

    2. Pragmatisme

    L’organisation mise en place par l’EMAA et par les Services de l’État a été en tous points remarquables pour mener à bien, dans un temps record et avec un budget maîtrisé la définition, la mise au point et la mise en service du nouveau système de Guerre Electronique.
    Un Groupe de Travail Contre-mesures (GTCM) a supervisé sous l’autorité du STPA l’ensemble des activités. Le GTCM regroupant les représentants des FAS, de l’équipe de marque, de la DGA et des industriels concernés, a remarquablement fonctionné, chacun dans son domaine de compétences, et un consensus étant recherché constamment et partagé par tous.

    Pragmatisme aussi dans le choix des constituants du système de CM. Pour des raisons budgétaires mais également d’efficacité,
    L’analyse menée a conclu qu’un certain nombre d’équipements existant sur le Mirage IVA pouvaient être conservés :

    • Le dispositif de leurrage ALKAN présente le double avantage de bien être intégré en soute arrière interne à la structure de l’avion et d’emporte une grande quantité de cartouches de leurres (EM et IR).

    • La menace SA 6 reste très présente et elle est particulièrement bien traitée par le brouilleur AGASOL. De plus ce brouilleur est intégré à la structure de l’avion.

    Par ailleurs, certains équipements existent sur d’autres avions de l’Armée de l’Air et ont des capacités très intéressantes :

    • Le détecteur d’alerte SERVAL est le détecteur d’émissions radar de la famille des Mirage 2000. Il couvre la totalité du spectre EM des radars et assure la détection 360°

    • Le brouilleur BARRACUDA utilisé sur Mirage III, Jaguar et Mirage F1 détecte, analyse, identifie et contre automatiquement les signaux émis par les radars adverses (radar de poursuite et de conduite de tir à impulsion ou continu) et en assure en un temps de réaction minimum par comparaison avec une bibliothèque interne, le brouillage immédiat multi-menace et multi-secteur de façon automatique tout en avertissant l’équipage.
    Ce matériel couvre les bandes de fréquence H à J. De plus il dispose d’une liaison numérique rendant son intégration dans un système de manière plus intégré. o

    Nota : les deux brouilleurs Barracuda et Barax ont des interfaces les reliant à l’avion très similaires. Lorsque le Barax sera doté d’une mémoire numérique de brouillage, devenant au passage le Barax-ng, la transition sera plus aisée et le Barax-NG remplacera le Barracuda.

    • Le dispositif de largage de paillettes PHIMAT (également utilisé sur Mirage III, Mirage F1, Super Étendard, Jaguar) bien qu’en pod permet d’augmenter significativement la quantité de paillettes embarquées sans augmenter la traînée aérodynamique.

    • Le dispositif de largage de leurres BOZ en pod contribue lui aussi, comme le PHIMAT, à augmenter la capacité de leurrage (3 fois plus importante que lui) avec l’avantage de pouvoir également emporter des cartouches IR.

    Peu d’équipements 100% nouveaux seront donc nécessaires pour le nouveau système de CME. Il faudra cependant développer un coffret calculateur de contre-mesures pour faire vivre « anciens et nouveaux », assurer la gestion des différents moyens de brouillage et de leurrage de manière soit automatique, semi-automatique ou manuelle (au choix du navigateur) et d’établir les rapports de synthèse présentés à l’équipage au moyen d’un coffret de visualisation.

    2. Efficacité des CME

    L’efficacité des CME passe nécessairement par la bonne connaissance de la menace. Le Renseignement est un élément clé dans la quête de l’efficacité.

    Les menaces évoluant en permanence, et de nouvelles apparaissant régulièrement, comme il n’est pas envisageable de changer les équipements de CME pour s’adapter à ces changements, les nouveaux équipements sont paramétrables. Un métier a colossalement pris de l’importance au sein des Forces : l’officier GE (Guerre électronique). Cette activité permet de préparer les équipements de CME, afin de leur fixer les activités qu’ils auront à effectuer au cours de la mission mais également de renseigner de manière précise l’équipage sur l’activité amie et/ou hostile rencontrée.

    • Ion 5 dit :

      @richard

      TB.
      « L’efficacité des CME passe nécessairement par la bonne connaissance de la menace »

      Le diable est dans les détails, mais il est surtout multitude, rien que le SA-6 que vous citez se déclinee au moins en 7 générations avec des radars, leurs fusées et leurs propres anti- CME de plus en plus évolués et différents les uns des autres. Or seule la variante « Kvadrat » fut exportée (au moins 3 sous-versions), les 6 versions « Koub » restant en URSS intramuros. Ou quand, comment le renseignement français aurait-il eu des infos exploitables là-dessus, me pose problème…

      • Chanone dit :

        espionnage technologique, notamment avec l’aide U.S.
        Mais de ce point de vue, les Français prenaient ce que les Américains donnaient à l’OTAN, et il n’y avait pas de raisons pour qu’ils gardent ça pour eux.
        En 73, les Israëliens ont payé cher leur intrusions dans l’espace arabe avant qu’ils ne reçoivent les contremesures adaptées: les américains devaient les avoir sur étagères et les ont envoyé en colis express pour limiter la casse… ce qui fut le cas.
        Ensuite, les radars d’acquisitions des Sa 6 n’est pas sans défauts et j’ai sous la main (la guerre aérienne editions Elsevier) un diagramme connu par ailleurs d’un phantom passant par dessus la menace et donnant un angle d’attque sur l’engin lance missile digne d’un stuka Allemand.
        PAr la suite, les moyens d’écoute propres aux Français se sont démultiplés avec les transalls « gabriel » et le Dupuy de Lôme »

  8. Titeuf dit :

    @Chanone….
    Tournon…Montelimar…
    On gravite dans les mêmes bleds…
    Jolie musée que celui de Montelimar.
    Il in un Viggen aussi non ????

    • Chanone dit :

      @ Titeuf
      Content de l’apprendre (open list/ Cool men/ neighbour/ Titeuf/ check) ^^.
      Effectivement, surtout que l’avion est sous hangar, avec encore une belle livrée. Ce qui est encore plus cool, c’est que le Viggen est venu pas ses propres moyens. Je en sais pas par contre si il s’est posé sur la piste de l’aéroclub ou celle en dur de la base ALAT de Valence, autrement plus accueillante.
      Expo maquette en Septembre. Je garde l’excellent souvenir de mon stand sous la carlingue d’un Mirage F1… et des passionnés qui blindaient la salle.

  9. PASCAL dit :

    Cet avion est d’une beauté époustouflante!

    • Chanone dit :

      @ Pascal
      @ mon humble avis le plus beau du monde: pur, bien né, performant. Surtout que pour la France post affaire de Suez (1956, où nos politiques se rendirent compte que l’amitié Américaine… coûtait cher et visait ses seuls intérêts).
      .
      Elément intéressant, c’est un programme brillant, issu d’une spécification floue, qui aboutira à un avion de haute qualité (je l’ai vu de près à Bron et Montélimar, car au final, c’est l’exemplaire posé près des concordes, au Bourget, qui est le moins visible et celui de Montélo qui se momntre le mieux…).

      • John dit :

        C’est avec ces appareils destinés à des missions très très spécifiques qu’on voit de beaux avions !
        Le F22, et l’YF23 plus modernes sont aussi de beaux avions.
        Le F-14 était lui aussi un des plus beaux appareils.
        Bref, les appareils multi-missions sont des compromis, et au final, les configurations possibles sont limitées, et donc il y a moins de nouveautés visuelles / moins de surprise.
        Par contre é cette époque le Mirage IV devait paraître futuriste, car encore aujourd’hui il semble moderne

        • Chanone dit :

          @ John
          Des avions spécialisés dans des missions autre que la supériorité aérienne ne sont pas des réussites esthétiques, et les exemples abondent: hydravions, avions d’observation, ou bombardiers torturés…
          C’est le seul impératif de vitesse qui façonne les carlingues les plus agréables à l’oeil

  10. Clavier dit :

    Un pilote des FAS m’avait raconté que leur plus grand souci était de se ralentir pour venir se reposer … Les AF ne sont sortis qu’en dessous une certaine vitesse…

  11. EchoDelta dit :

    Superbe Machine. Merci aux équipes de Dassault de nous avoir remonté d’un cran à cette occasion, et aux décideurs de l’épique de l’avoir commandé. Une sorte de Mini SR71, avec moins de superlatifs, mais une vie opérationnelle peut être plus accomplie. Cela n’enlève rien au SR71 qui est une vraie bête, je précise pour éviter que les esprits ne s’échauffent.

    • Chanone dit :

      @ EchoDelta
      Mais le mien est bouillonnant! le SR 71 est l’appareil de tout les superlatif, avec des moteurs qui ressemblent furieusement à ce que feront les Français avec le Leduc 022 (deception), et le Griffon (Déception encore, mais la promesse d’un mirage III développé sur fonds propre par Dassault ne lui laissait aucune chance!).
      .
      Là, j’aimerait tout de même rappeler que même si les moteurs du Mirage III E qui équiperont aussi le Mirage IV ne seront pas les meilleurs choix (un achat américain sur étagère était préférable en matière de performances), l’aspect souverain était encore plus important. Commencé sous la quatrième république comme un secret honteux, il volera pour le plus grand plaisir du Président de Gaulle qui aura à la fois l’ambition et les moyens de sa politique.
      .
      Superbe machine, en effet.

      • EchoDelta dit :

        Oui le SR71 est celui des superlatif, il restera unique dans ce que l’Amérique sait faire de mieux en étant éminemment déraisonnable. Tous les pilotes veulent tutoyer la stratosphère et voler à Mach 4. Nous ne pouvons pas nous permettre ce luxe, ni même les russes qui répondront avec le Mig31 et Mig 25. Mais je pense que la vie opérationnelle du Mirage IV est de loin très supérieure à celui du SR71, qui était quand même une bête à manier avec précaution, disons moins rustique que le Mirage IV.

      • ScopeWizard dit :

        @Chanone

        « les moteurs du Mirage III E qui équiperont aussi le Mirage IV »

        Ah bon , c’ était donc le même moteur ??

        Pourtant , à ma connaissance le IIIE était équipé du Atar 9 C à tuyère à pétales ( se différenciant ainsi du IIIC et son Atar 9 B à paupières de 6000 kgp ) de 6200 kgp ( 6400 sous certaines conditions ) tandis que le Mirage IV était propulsé par des Atar 9 K de 6700 kgp à pétales aussi …………..

        Je me plante ?

  12. Pascal (l'autre) dit :

    Souvenirs, souvenirs! Fin des années 70, jusqu’en 1983 (date de dissolution) à l’occasion de vols tardifs voire de nuit à Luxeuil ou toute la « ferraille » était en l’air , les Mir III E des escadrons 01/004 Dauphinée, 02/004 La Fayette et surtout les Mir IV A de l’escadron de bombardement 03/094 Arbois*. Entendre le rugissement des deux ATAR 09K** du Mirage IV ainsi que voir les « dards » de post combustion c’était quelque chose!

    * Jumelage avec cette belle cité vinicole du Jura qui permettait d’avoir un ravitaillement régulier en flacons de ce délicieux breuvage!!

    ** On peut prendre cela comme des détails futiles mais le « boucan » que faisait le 09K était impressionnant! Certes le IV était biréacteur mais par rapport au 09C des III E au niveau décibels il n’y avait aucune équivoque, même sans visuel on savait quand un IV décollait! Plus anecdotique le moteur des Mir F1 (l’ATAR 09K50) a été extrapolé du 09K . Filiation? Car au niveau sonore le F1 était aussi particulièrement bruyant!

  13. Bechar06 dit :

    Merci à Chanone et Richard particulièrement pour leurs témoignages, sans doutes vécus dans les tripes. Moi, modestement, années 66-68, ado, j’étais à Montélimar … Et voyais régulièrement les Mirage IV et Mirage III de Orange s’amuser dans les cieux pour des interceptions simulées. Et les Mirage IV faire des « percées » de basse altitude le long de la vallée du Rhône, à 250 m d’altitude, peut-être moins… Chanone: Sarras – au nord de Tournon – et non Arras ! Juste retour: effectivement de beaux Mirage IV aux musées de Montélimar et aussi de Corbas

    • ScopeWizard dit :

      @Bechar

      « Sarras – au nord de Tournon – et non Arras ! »

      J’ avais noté aussi mais me disais qu’ un Arras du coin pouvait exister ………… 😉

      Excellents témoignages effectivement ! 🙂

  14. Pascal (l'autre) dit :

    Le grand Marcel avait coutume de dire qu’un bel avion est un avion qui vole bien! Quel plus bel hommage que le Mirage IV !

  15. Pierre47 dit :

    Entré dans l’armée de l’air en 1964 je l’ai quittée en 1998 .
    Même carrière que le M IV et comme je n’ai fait que des bases FAS
    autant dire que j’ai pu l’admirer … Et il était magnifique .
    Comme j’étais contrôleur , vous imaginez !

    • LeGaulois dit :

      Je l´ai vu atterir et décoller sur la BA 103. Epoustouflant!

      • régis flau du 80 dit :

        magnifique avion que nous gardons ba 103 commando de l’air 73/ 02 que de bon souvenirs malheureusement cette base a fermée et je n’attends plus ces avions dans le ciel ce bruit qui nous faisait lever la téte dans le secteur du 80 c’est bien donnage pour cambrai 59 elle a perdu gros avec cette fermeture

  16. James dit :

    Un pointu majestueux!
    Dassault avait tenté de rééditer avec le Mirage 4000, lui aussi pouvait tenir Mach 2 pendant de longs moments, aussi bien structurellement que niveau carburant

    • ScopeWizard dit :

      @James

      Le Super-Mirage 4000 aurait été énorme ; j’ en suis convaincu ……………….
      Un avion de combat exceptionnel !
      Et qui serait toujours parmi nous à ce jour !

      200 Mirage 2000 + 80 à 120 Mirage 4000 + 60 à 80 Rafale M , elle aurait pas été belle la vie ? 😉

      Bon , la question qui se pose : si Mirage 4000 , est-ce que Rafale ? et pour la Marine Rafale ou F-18 ? et même , est-ce que Mirage 2000 ?

      C’ est vachement Français ce que je viens d’ écrire …………….. 🙁

      • Chanone dit :

        Non.
        Ce doit être moi: la preuve que mes connaissances sont perfectibles.

        • Chanone dit :

          Pardon pour. Cette double boulette !le message sur les séries de moteur s n’est pas arrivé au bon endroit.
          .
          Autre point : j’aurai aimé voir le mirage G8 en première ligne!

          • ScopeWizard dit :

            @Chanone

            C’ est à dire que la saga des Mirage et Scope , c’ est une très longue et riche Histoire ……………….
            Ceci expliquant en quelque sorte , cela ………….. 😉

            Dans les années 1970 , j’ imaginais bien déjà à l’ époque un duo Mirage G monomoteur et Mirage G bi-réacteur ; ça aurait eu de la gueule ! 🙂

          • ScopeWizard dit :

            @Chanone

            Alors , d’ après mes toutes dernières « recherches » et quelque dépoussiérage mémoriel , je vous fais passer le résultat de mes investigations …………….

            Donc , le Mirage IIIE était propulsé par un SNECMA ATAR 9C ( C3 ) de 6200 kilos de poussée avec Post Combustion ( 6400 sous certaines conditions que j’ ai oubliées ) ce qui par rapport au Mirage IIIC dont le SNECMA ATAR 9B développait 6000 kgp représentait un gain de puissance sachant que le IIIE était plus lourd de près d’ une tonne que le IIIC , les deux pouvant bénéficier de l’ ajout d’ un moteur-fusée d’ appoint ( SEPR 841 pour le IIIC un chasseur pur conçu pour l’ interception tout temps à haute altitude de bombardiers en pénétration rapide -Mach 2.15- ) ; SEPR 844 pour le IIIE au fonctionnement légèrement différent compte tenu de la plus grande polyvalence de ce chasseur-bombardier à hautes performances -Mach 2.2- ) en mesure de pratiquement doubler leur poussée à haute altitude en dépit des 1500 kgp des moteurs-fusée SEPR ………….

            Le Mirage IV A beaucoup plus grand et lourd était quant à lui propulsé par 2 SNECMA ATAR 09K de 6700 à 7000 kgp selon les sources et ce serait à partir de cette évolution de l’ ATAR 9 qu’ aurait été mis au point le dernier de la série des ATAR* équipé d’ une Post Combustion à savoir le 9K50 de 7200 kgp qui équipera le Mirage F1 plus lourd en poids brut de 2500 kilos que le IIIE ( donc près de 3500 kg de plus que le IIIC qui en comparaison fait figure de libellule ) et offrant 10 m2 de moins en terme de surface alaire que les deux Mirage III deltas précités .

            Le moteur de nouvelle génération à venir sera le SNECMA M53 ( classe des 10 tonnes de poussée pour plus d’ 1 m de diamètre , 5 mètres de long soit 1 m de moins que les ATAR 9 , un poids équivalent d’ environ 1500 kg que l’ ATAR 9 ) qui propulsera le Mirage 2000 et le prototype Super-Mirage 4000 avant le compact et puissant SNECMA M88 du Rafale ……………

            *ATAR pour Atelier Technique Aéronautique de Rickenbach .

      • Frank dit :

        @ ScopeW On peut voir les choses de façon différente. Si Dassault a pu claquer la porte en 86 sur le programme d’un nouvel avion avec les partenaires prévus, c’est aussi parce qu’il avaient dans la poche toute la RD et l’expérience accumulée sur le M-4000. Un joker que n’avaient pas les autres autour de la table.
        On retrouve beaucoup trop de similitudes entre le 4000 et le Rafale, ce n’est pas un hasard.
        J’espère que le nEURon aura la même utilité dans nos négociations avec les Allemands pour le futur NGF. On négocie toujours mieux avec des atouts dans la manche, surtout si on les sort au moment opportun avec nos amis d’outre Rhin.

        • ScopeWizard dit :

          @Frank

          Oui , j’ approuve ; et de plus cela correspond à la politique des « petits pas » et à la continuation de telle ou telle technologie , système , dispositif , qui a auparavant positivement fait ses preuves .

  17. darklinux dit :

    Autant je ne suis pas un fan du Mirage IV , autant Dassault Aviation à démonter tout sauf savoir faire pour notre SR71 réaliste . Il faut une vraie imagination pour créer un appareil fiable dérivé du MIII et des couilles en titanes . Le Mirage 4000 ou plutôt son étude n ‘ a pas été à perte puisque cela à permis le Rafale .

  18. Gégétto dit :

    Un petit passage dans l armée de l air BA 118 Mont de Marsan (service météo) en 1978/79 m a permis de voir cette belle machine évoluer.Je me rappelle qu un crash de Mirage IV était survenu l année précédente ,tuant les deux membres d équipage restés jusqu’ au bout pour maîtriser la machine et éviter un drame sur une école… D autres incidents ont émaillé cette machine durant mon service notamment des problèmes , concomitants, de radio et de sortie de train d atterrissage.Je me rappelle le tir d une fusée (verte) pour autoriser l atterrissage de ce Mirage IV.

  19. Nenel dit :

    Petite info pour les passionnés.
    Allez dans votre navigateur préféré et tapez , musée du château de Savigny les Beaune côte d’or. Du Mirage IV ( 3 exemplaires de mémoire ) au MIG 23….
    La collection privée la plus folle ….

    • ScopeWizard dit :

      @Nenel

      Sympa ! 🙂

      Dites , vous-vous faites bien rare , on vous voit moins …………….

  20. ScopeWizard dit :

    Mais qu’ est-ce que vous avez tous à le trouver si beau ??? C’ est quoi cette avalanche subite de superlatifs ???
    Il est moche cet avion …………….

    La preuve ………….

    Tout écorché :
    http://aviazioneaereimilitari.altervista.org/blog/wp-content/uploads/2013/04/dassault-mirage-iva-1024×677.jpg

    https://conceptbunny.com/wp-content/uploads/2017/10/Dassault_Mirage_IV.gif

    Versions :
    http://1.bp.blogspot.com/-ayiHuO-O5TI/VqzwZ0n20oI/AAAAAAAAYuw/TawxrJj_xh8/s1600/0P1%2BMirage%2BIV.jpg

    http://4.bp.blogspot.com/-wAPI7MxvokA/VWb0rtWhdTI/AAAAAAAAK2w/2OTkAqIcj6o/s1600/21_5_b1.jpg

    Sympa la chaîne de montage !
    http://1.bp.blogspot.com/-S3bPC5PqeOM/UZyHlDDn6iI/AAAAAAAACDg/Yjju9HPxsBw/s1600/Sans+titre+87.jpg

    https://www.dassault-aviation.com/wp-content/blogs.dir/2/files/2018/06/DA00004585_Si.jpg

    On dirait un petit F-35 , non ?
    https://www.escadrilles.org/wp-content/uploads/2014/06/Mirage4_1973_AW_mc.jpg

    http://4.bp.blogspot.com/-HLjD_27pxJk/UbhKTpMesiI/AAAAAAAACzI/vt75piHg0xU/s1600/Mirage_IV_gyom89_2.jpg

    https://www.aviationsmilitaires.net/media/pictures/5430574082_fd7ce45c5e_b.jpg

    https://www.dassault-aviation.com/wp-content/blogs.dir/2/files/2017/03/Villaroche_MIV.jpg

    https://www.dassault-aviation.com/wp-content/blogs.dir/1/files/2018/06/DA00019792_Si.jpg

    https://aeromil-yf.pagesperso-orange.fr/MIRAGE_IV_PR_IMP_B01_web.jpg

    Avec quelques JATO ( Jet Assisted Take Off ) :
    http://3.bp.blogspot.com/-oZvnkOwOlrc/UbhKOd1mlnI/AAAAAAAACxg/cs8MGoSZzN0/s1600/0mirage4p.jpg

    https://i.pinimg.com/originals/ba/15/fb/ba15fb33617cb0fddcb3dfdf93d5375e.jpg

    https://c1.staticflickr.com/7/6109/6299112864_e551350e55_b.jpg

    http://bdd.deltareflex.com/photos/highdef/2/2800.jpg

    https://www.avionslegendaires.net/wp-content/uploads/2016/10/4097036881_5220f9dc57_o.jpg

    Réacteurs tournants ……………
    http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/air/actualites/images-2015/images-juin-2015/mirage-iv/5672046-1-fre-FR/mirage-iv.jpg

    Comparaison avec un Mirage IIIR :
    https://www.dassault-aviation.com/wp-content/blogs.dir/1/files/2018/06/DA00008805_Si.jpg

    Mirage IIIC au premier plan , Mirage IV A au second plan ; tout un symbole !
    https://c2.staticflickr.com/4/3264/2905317184_b278c893ed_b.jpg

    https://airvectors.net/avmir4_5.png

    Mirage IVP en patrouille …………
    https://airway.uol.com.br/wp-content/uploads/2017/05/mirage-iv-ala.jpg

    Mirage IVA en patrouille …………….
    https://www.dassault-aviation.com/wp-content/extra/timeline/fr/assets/media/periode2/mirages-iv.jpg

    Belle photo ; pas l’ avion , la photo !
    https://hushkit.files.wordpress.com/2012/07/mirage_iv.jpg

    Autre image sympathique !
    https://www.airteamimages.com/pics/141/141904_800.jpg

    Belle peinture !
    http://airvectors.net/avmir4_1.jpg

    Et donc , quel modèle vous ferait plaisir ? Ouragan , Mirage III E , SM B2 , vous avez le choix vous savez !
    http://3.bp.blogspot.com/-VclYm45-dp0/UZy7vlZ4jiI/AAAAAAAACFs/QqCbcFYG6fs/s1600/Dassault_Series-01.jpg

    Mirage IV A se ravitaillant grâce à un C-135 F :
    http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/air/actualites/images-2014/images-janvier-2014/ravitaillement-mirage-iv/2580093-1-fre-FR/ravitaillement-mirage-iv.jpg

    Le ventre de la bestiole :
    http://1.bp.blogspot.com/-BQJYbM7MmlE/VWb0uwqX5uI/AAAAAAAAK3c/2KK4_VUj684/s1600/Dassault-MirageIVP.gif

    http://www.avion-de-combat.com/Avion-de-combat/Dassault-Breguet_Mirage_IV/MirageIV/MIRAGE-IV-21.jpg

    La bombe A ………….. partiellement encastrée en point ventral sous le fuselage de son vecteur , mue par gravitation mais aérodynamiquement conçue pour présenter les caractéristiques d’ un missile non propulsé , véritable prouesse d’ ingénierie ( architecture , réalisation structurale , conditionnement thermique interne aux spécifications CEA , système d’ accrochage et d’ éjection , fusées de déclenchement de 3 types ( à temps ; radar de proximité ; d’ impact ) , circuits électriques internes répondant à des normes de sécurité très élevés de type nucléaire , dispositifs de stabilisation du projectile sur trajectoire supersonique , dispositifs de récupération par parachute-frein prévu pour largage inerte en sécurité , boîtier de contrôle de tir à disposition de l’ équipage de l’ avion porteur , etc ….. ) …………………
    http://2.bp.blogspot.com/-6yc0OhNilpo/UbIj_y3RUgI/AAAAAAAACfk/eKFXPzAPIfI/s1600/AN+52.jpg

    http://media.gettyimages.com/photos/france-military-air-force-tactical-nuclear-bomber-dassault-mirage-iv-picture-id542358353?s=612×612

    Super ce lien !
    http://spotaero.blogspot.com/2013/06/les-caracteristiques-equipements-du.html

    Fixée en point ventral sous un Mirage IIIE des « sioux » ; l’ avion est équipé de gros réservoirs et de sa fusée d’ appoint SEPR 844 :
    http://aviateurs.e-monsite.com/medias/images/m-iii-an-52.jpg

    Bon , il lui faut quand même son petit parachute …………….
    http://flying-zone.be/images/Histoire/matos/MirageIV/MirageIV_20-001.jpg

    http://4.bp.blogspot.com/-cjKmadLKTvU/UeRQwIfCcuI/AAAAAAAADjE/Y8Woo1mn904/s1600/MirageIV-FAF-1.jpg

    Toujours prêts à repartir en mission !
    https://aeromil-yf.pagesperso-orange.fr/MIRAGE_IVP_EQUIPAGE.JPG

    Haut dans les cieux ………………
    http://www.aerospaceweb.org/aircraft/bomber/mirage4/mirage4_08.jpg

    Au sol ………….
    https://aeromil-yf.pagesperso-orange.fr/IVA_28_ALU.JPG

    THAT’ S ALL FOLKS ! 🙂
    https://www.youtube.com/watch?v=Q3bbsDJWlXQ

      • ScopeWizard dit :

        @Chanone

        De nada ! 🙂

        En revanche , je suis peu satisfait de la partie « versions » ( 2 documents ) surtout du second dont selon moi le visuel laisse à désirer ……………….
        M’ enfin ………….