Théoricien du combat urbain, le général Aviv Kochavi sera le prochain chef d’état-major de Tsahal

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  1. Kochavi devra formuler une nouvelle politique, comprenant une stratégie et des méthodes tactiques pour contrecarrer l’enracinement de l’armée iranienne en Syrie et empêcher le transfert d’armes avancées au Hezbollah, ainsi que les efforts du groupe terroriste libanais pour fabriquer son arsenal de roquettes et de missiles et les transformer en projectiles à guidage de précision.
    Kochavi devra également aider le Cabinet de sécurité et le Premier ministre à élaborer une stratégie pour la frontière méridionale, qui contribuera à rétablir le calme à la frontière de Gaza et à approfondir la coopération effective – tant militaire que diplomatique – avec l’Égypte. Sur ce front, Kochavi a une riche expérience en tant qu’ancien commandant de la division de Gaza, où il a obtenu de nombreuses réalisations, mais aussi subi un échec massif : la capture de Gilad Shalit. C’est dans ce rôle de chef de la division de Gaza que Kochavi a été le plus critiqué, mais il en a payé le prix et en a tiré les leçons, et il est raisonnable de supposer qu’il est maintenant prêt à proposer de nouvelles façons de traiter cet abcès.
    En tant qu’adjoint d’Eisenkot, Kochavi a déjà commencé à travailler à la mise en place du Cyber ​​Corps de l’armée israélienne et à ajouter un nombre important de missiles sol-sol à l’arsenal de l’armée israélienne, avec le soutien de l’état-major actuel. Ce dernier cherche à permettre à l’armée israélienne de mener des attaques au sol ou en mer qu’elle n’avait faites que depuis l’air jusqu’à présent.
    La combinaison entre le parachutiste Kochavi et le tankiste Zamir (probable futur chef d’État-major adjoint) crée un duo équilibré au sein de la haute hiérarchie militaire de l’armée, ce qui est une bonne chose. Kochavi saura identifier les rebondissements stratégiques et faire preuve d’une pensée créative opérationnelle pendant la guerre entre les guerres et les affrontements asymétriques d’Israël, tandis que Zamir s’assurera que l’armée dispose des capacités et des infrastructures nécessaires pour faire face à tout type de confrontation. https://tinyurl.com/y7pzh2tp

    • Fredo dit :

      Il devrait surtout denoncer comme le fait toute la communauté internationale et la France la colonisation israelienne qui est un crime contre l humanité, qui est le noeud du pb et qui ne figure à aucun moment dans ton post comme dans celui de tout bon sionard.

      • NRJ dit :

        Sans soutenir cette colonisation, j’estime que juger comme vous le faites est déplacé. Israël fait face depuis sa création à l’hostilité de ses voisins sur des critères principalement religieux. A partir de là, mettre des colonies comme zone tampon ou comme zone de concentration des tensions plutôt que chez lui est un moyen de faire face. Ça n’arrange surement pas la situation, mais pour ma part je pense que soutenir les factions plus pacifistes (Israël n’exportera pas ses conflits contrairement à ses ennemis) de ce conflit -et quasiment la seule démocratie de cette partie du monde- est ce qu’il y a de moins absurde.

        • Vince dit :

          Le problème des zones tampons, c’est qu’il faut ensuite faire une zone tampon pour préserver la zone tampon. C’est comme ça que Rome a conquis l’univers, par zones tampons de zone de tampon successives.

        • Fredo dit :

          Hostilité sur des critères religieux ??? Si les colons israéliens et les palestiniens avaient été athées ils n auraient pas résisté à l occupation peut être ? Question religieux qui prétend qui dieu leur à donné ?

          • NRJ dit :

            A priori quand il y a un attentat suicide avec un gars qui crie « Allah Akbar » c’est a priori qu’il n’est pas athé.

            Après cette pointe de cynisme, on peut dire que la guerre là-bas est plus violente à cause en particuliers de la religion et de Jérusalem. Il n’y a rien d’anormal d’avoir des conflits géographiques. Le Texas en était un, la Crimée en est un. A chaque fois, une solution a été trouvé. Elle ne satisfait pas tout le monde, c’est sur, mais on finit par tourner la page. Pas au Moyen-Orient, et encore moins dans le conflit israélo-palestinien.

            Enfin, la religion est autant voire plus du côté palestinien que du côté israélien. On sait d’ailleurs de ce côté que la population israélienne est séparée entre une partie aux moeurs occidentales, et une partie plus radicale.

        • Fredo dit :

          Et lorsque la France et la communauté internationale dénoncent la colonisation c est aussi déplacé ? Je n ai fait rien de plus qu eux. L argumentaire sioniste est pitoyable.

          • NRJ dit :

            Cessez de voir des sionistes partout. Pour ma part, je trouve que voir un camp meilleur que l’autre est absurde. Les 2 sont responsables. Et si je pense que l’on doit soutenir Israël, c’est simplement pour éviter l’émergence du Hamas du Hezbollah ou d’un autre mouvement qui serait tenté d’aller installer leur régime chez nous.

            Par ailleurs, notre colonisation est un peu différente. On était allé dans les zones d’Afrique pour des raisons à la fois stratégique, politique, morale (apporter la civilisation dans des zones qui n’avaient pas beaucoup changé depuis la préhistoire) voire économique (même si ça nous a plus coûté que rapporter au final.

            La critique principale c’est qu’on avait le toupet de se croire supérieur. Rien de tel en Israël ou les colonies sont faites à des fins de sécurité et levier de tensions – même si ça n’arrange rien-.

          • à Fredo, la France et la soi-disant  » communauté internationale  » ne sont pas neutres, comme chacun sait (sauf vous et les idiots utiles falastinolâtres). Il n’y a pas de colonisation, mais libération en 1967 de territoires occupés illégalement par la Transjordanie depuis 1948.

            Peu importe votre propagande. Le peuple juif est souverain chez lui, protège son territoire et ses citoyens. Comme vous le faites chez vous…

      • Merci pour tous vos passionnants commentaires.

      • Frédéric dit :

        ? Fredo, tu mélange les torchons et les serviettes en plus d’être insultant.
        Un chef d’état major n’a pas s’occuper des problèmes politiques dans une démocratie.

      • Franz dit :

        Relisez les critères du  » crime contre l’humanité « , puis venez corriger votre commentaire inepte.
        Seule votre haine y est honnête.

        • John dit :

          La déportation fait partie des crimes contre l’humanité définis par le droit international !
          Pour être défini comme crime contre l’humanité, il doit être commis de manière systématique contre des civils, en toute conscience de cette attaque. Et ordonné par des autorités élues / autoproclamées….
          https://www.youtube.com/watch?v=d3bFIFSNKiM
          https://www.youtube.com/watch?v=m0FvdBQ2Kb0
          Ce genre d’images avec des militaires qui automatiquement protègent les colons est une approbation tacite de la colonisation et dans le 2e cas, une participation dans la colonisation. Et c’est bien la participation de l’armée dans le processus de colonisation, d’appropriation des terres qui peut en faire un crime contre l’humanité. Il y a des personnes qui parlent d’Etat totalitaire en France… Mais vous ne verrez jamais les autorités protéger les criminels, et arrêter les victimes qui cherchent juste à rester chez eux…
          Honnêtement, je ne suis pas juriste, mais sur ce point, il sera impossible de mettre d’accord les 2 partis. Mais il n’est pas absurde de considérer cette colonisation de crimes contre l’humanité.
          .
          En plus de crimes contre l’humanité, il y a des crimes de guerre. Certains sont commis par des individualités (peut-être le risque est plus élevé avec le système de milice).

      • John dit :

        Dans une démocratie, l’armée est « soumise » ou dirigée au gouvernement civil démocratiquement élu et ne poursuit pas « sa politique ».
        De ce fait, cet homme dirigera l’armée pour les civils !

      • FP dit :

        Sionard ?
        Qu’entendez-vous exactement par là ?

    • tartempion dit :

      Le mythe de l’invincibilité des forces de défenses israéliennes a vécu , de récentes opérations démontrent largement qu’au fil des ans , la difficulté s’accentue . La dernière aventure de l’armée israélienne au sud Liban aura laissé des traces dans ses rangs , son incapacité a venir à bout de quelques centaines de militants appartenant à la milice amal est un fait révélateur . De nombreux villages du sud Liban sont maintenant truffés de bunkers reliés les uns aux autres , un système de galeries complexes inexpugnables où sont entreposées armes , nourriture , hôpitaux de campagne , zone de lancement de missiles etc…Nul doute que le Hezbollah aura contribué à maintenir la paix et l’indépendance du Liban , à ce sujet , le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah avec le général chrétien Michel Aoun auront été clairvoyants https://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2006/02/09/le-general-chretien-aoun-conclut-un-accord-avec-le-hezbollah_739539_3218.html .Le général kochavi qui n’est ni Dieu ni magicien ne pourra pas faire grand chose et devra se contenter de conseiller les différents gouvernements craintifs qui se succéderont au gré des démissions .

  2. jyb dit :

    Je mets kochavi dans les tout premiers tacticiens actuels. çà n’étonnera personne dans la mesure ou je répète régulièrement que l’histoire est passionnante pour rejouer des scénarii mais ne nous sert (presque) à rien pour conduire des combats modernes et toujours nouveaux. Je ne sais pas ce qu’à écrit la rand corporation en revnache il faut plutôt aller chercher dans les doctrines russes et soviétiques les prémisses de la pensée geostratégique ou geotactique israélienne (c’est à dire poser la primauté de l’espace et des interactions physiques comme grille de lecture des conflits) C’est ce qu’avait redit un des commandants russes en Syrie ( retour aux fondamentaux)
    En bref : Les usa ont maintenu une approche technocentrée de la conflictualité en particulier avec la notion de suprématie aérienne. Pour reprendre Deleuze, l’espace lisse (air et mer) donne la suprématie à ceux qui ont les technologies les plus performantes. Les usa en sont l’archétype. C’est cette approche qui a prévalu longtemps (qui prévaut encore ?) Maintenant les conflits récents ont montré l’incapacité de gagner une guerre sur le seul poids de la suprématie aerienne (et navale dans une moindre mesure) Les geo-stratégistes, israéliens en t^te ont tiré les leçons de cette insuffisance. Maintenant nous savons que l’espace strié est le même pour les deux camps, donc la doctrine reste mais la tactique est caduque.

    • Amida dit :

      @ jyb: « Maintenant les conflits récents ont montré l’incapacité de gagner une guerre sur le seul poids de la suprématie aerienne (et navale dans une moindre mesure) » Si c’est une considération d’ordre générale, elle s’applique au Moyen-Orient, mais pas à l’espace Pacifique, ou à un éventuel conflit au large des côtes chinoises.

      • jyb dit :

        @Amida
        Dans la mesure ou ce sont des espaces maritimes et « aériens », j’imagine que la suprématie navale et aérienne est encore de mise. Mais encore faut il que l’un des belligérants puissent gagner la « bataille décisive » ce dont personne n’est sur comme le laisse penser les récents posts d’opex.

    • Auguste dit :

      Je m’autorise à dire des conneries. »Passer à travers les murs » n’est-ce pas en pratique depuis belle lurette?.Les théories avancées sont toutes d’attaque,mais qu’en est-il de celles de défense.Je parle d’Israél, qui a été confronté plusieurs fois cette année à des attaques de « missiles »,dont une partie est passée à travers le « dome ».Qu’en sera-t-il d’une attaque de saturation du Hezbollah,bien plus fournie que les dizaines de « gros pétards » des Palestiniens.?.

      • MD dit :

        En cas d’attaque de saturation, il faudra tout simplement aller chercher les gros pétards du Hez là où ils sont, et avant qu’ils n’aient tous été tirés. Plutôt que d’ essayer à grand prix de les faire péter en l’air comme c’est actuellement le cas pour ceux des Palestiniens.
        D’où l’intérêt d’un CEMA expirent en matière de combat en zone urbaine et qui sait qu’il devra peut-être faire combattre ses soldats au milieu de boucliers humains.

    • Thinker dit :

      En l’occurrence ce militaire a conçu une doctrine pour le combat urbain visant à « fluidifier » un champs de bataille solide.
      La même qui a été massivement utilisé par la rébellion démocratique Syrienne et qui a bien faillit venir à bout de l’armée arabe syrienne avant que le Russes interviennent pour renforcer les capacités aériennes du défenseur. Sans ça il y aurait effondrement de régime et avec un soutien aérien plus que limité du côté de la rébellion démocratique.
      Si le Hez a relié tout les villages du sud-Liban par des réseaux tunnel alors eux aussi copie la théorie israélienne.
      Ecoutez/lisez Laurent Henninger sur les espaces fluides. Ils sont loin d’être fini puisqu’il sont en train d’accouché de deux états majors supplémentaires: l’espace et le cyber.

  3. aleksandar dit :

    Sans vouloir critiquer , faire des trous dans les murs et créer un terrain urbain tactique contrôlé et favorable, j’ai vu ça a Beyrouth il y a fort longtemps.
    L’espace « lisse » est de moins en moins peuplé a la différence de l’espace urbain ou se concentre richesses et techniques, c’est le futur terrain de guerre.
    La pensée tactique doit en plus prendre en compte le  » sous-sol  » , depuis les galerie de mine et les fourneaux de 14-18, les moyens ont changé et la ville offre déjà souvent des infrastructures souterraine aménagées. L’exemple syrien, mais déjà , les tunnels du Hezbollah en 2006 , en zone agricole par contre, montre que cette nouvelle  » dimension » du combat va devenir importante.

    • jyb dit :

      @aleksandar
      etes vous certain que l’espace lisse est de moins en moins peuplé ? Je ne crois pas. Deux exemples :
      un sur l’espace maritime. On parle de plus en plus d’infrastructures et de territorialisation de l’espace maritime (et des sea basing que j’évoquais recemment)
      L’autre sur le milieu aerien, avec les satellites, mais aussi avec les ballons stratospheriques et surtout les drones. L’endurance du drone permet la permanence de l’occupation aérienne quand dans un passé récent on parlait d’occupation intermittente.

  4. werf dit :

    On fait « tout un plat » du combat urbain mais il a été « inventé » par les Romains au temps de l’empire pour éviter de se faire piéger dans les ruelles étroites des villes conquises. Ils faisaient déjà des trous dans les murs pour prendre à revers l’ennemi qui se trouvait sur les terrasses. La technique a d’ailleurs été reprise par Daesch (cf. les combats à Raqua notamment). Alors, il ne faut pas porté aux nues ce général et d’autres, l’histoire, si on la connaît, est très instructive.

    • MD dit :

      Le combat urbain a tout de même bien évolué depuis le temps des Romains, ou plutôt celui des Grecs puisque ce sont eux en réalité qui ont non pas inventé la poliorcétique, mais qui l’ont fortement amélioré ( et que dire des Phéniciens et des Carthaginois?) .
      Vous n’allez tout de même pas comparer la prise de Carthage par les Romains, avec celle de de Jérusalem par les Croisés, ou la défense d’Orléans par Jeanne d’Arc et ses compagnons? Les techniques avaient bien changé déjà aux cours d e s ces siècle passés , ne serait-ce que parce que la poudre à canon avait été inventée, et que les bombardes ou les mines avaient remplacé la tortue, les tours d’assaut, les balistes, onagres et autres engins.
      Et plus près de nous, il n’y a aucune comparaison possible entre les combats de Stalingrad et ceux de Berlin pourtant séparés de quelques nées seulement. Ni entre la prise de Cherbourg ou de Brest où on n’a pas creusé beaucoup de trous dans les murs ni creusés de tunnels, et les combats de Beyrouth. Les armes changent; le matériel aussi, ainsi que les tactiques, l’équipement des soldats et aussi, surtout, l’environnement urbain. Vous ne pouvez pas comparer une muraille de pierre des villes uniques, aux  »valus gallum » qui ont tant fait enrager Jules César. Ni des maisons construites en brique ou en pierre de taille, avec le béton qui est devenu la règle dans beaucoup d pays, mais dans d’autres, on continue de se loger dans du pisé et de l’adobe, car l’environnent urbain évolue et varie lui aussi techniquement et géographiquement. Et c’est au soldat de s’y adapter intelligemment et non pas d’appliquer des recettes ayant soit disant fait leurs preuves ailleurs . Voilà tout ce que signifie:
      “Le soldat devient ainsi constructeur de son environnement physique, la ville n’étant considérée non plus comme un objet fixe, déterminé, mais au contraire comme un matériau modelable dans lequel les forces armées se répandent à l’image d’un essaim »

    • girardin dit :

      les nombreux et différents réseaux sous-terrains constituent aussi d’intéressantes possibilités d’infiltration sans oublier les voies fluviales grâce aux zodiacs (ou assimilés) lesquels permettent de surprendre et d’accéder rapidement au centre-ville etc…

      • jyb dit :

        @girardin
        oui et je pense que l’urbanisme souterrain va sortir du champ géographique pour d’autres domaines dont le militaire.
        question : a t-on une idée de la superficie souterraine d’une ville ou d’un pays ?

        • Thinker dit :

          Ça dépend de la ville et du pays. Niveau de développement oblige. A Lagos faible, à Paris élevé.

          • jyb dit :

            @thinker
            oui, je n’ai pas été clair. L’urbanisme souterrain est une branche de l’urbanisme, la question est de savoir si la superficie de ces espaces souterrains est une donnée normalisée et accessible de la même façon que vous trouvez le chiffre des surfaces dévolues aux bureaux, aux centre commerciaux, au stationnement etc

  5. le zouave dit :

    sans rentrer dans la polémique anti-pro israélienne,faut savoir reconnaitre que Tsahal à toujours eu un état- major pragmatique avec des gens qui avaient été au feu,pour la majorité,issus des forces performantes de cet état,dans cet état major,ils n’ont pas 538 étoilés sans compter les haut galonnés comme chez nous (à faire des photocopies au Balardgone mode sarcastique ON ).
    ça les empêchent pas aussi de faire des bourdes monumentales mais jusqu’à présent ,ils ont jamais rendus les armes depuis 1947………….
    Tsahal n’est peut-etre plus la référence au M.O(ça reste à prouver) à cause principalement des opérations néfastes décidées par leurs politiciens,comme dans toute démocratie,mais personne n’est prêt a relever le gant avec,surtout pas ,pour l’instant le seul hostile en état de combattre :l’HEZbo ,restant bien planqué derrière les civils,qui évite la confrontation frontale,sachant très bien le sort funeste que lui réserverait l’armée de l’étoile de David .

    • MERCATOR dit :

      Bon, je n’irai pas plus loin, malgré les rodomontades des politiques israéliens ‘ ( les professionnels qui eux savent,sont discrets à ce sujet) plus aucune intervention au dessus de la Syrie depuis la menace de Putin d’abattre les avions de Tsahal , en ce qui concerne le hezbh, les professionnels savent très bien à moins de ‘Niker’ le Liban préventivement,qu’ ils sont dans l’impossibilité d’annihiler les missiles sol-sol du hezbh en cas de tirs de « saturation » , ( plus de 5000 de tous calibres par 24 heures )

  6. Amida dit :

    Quand on observe les progrès de l’urbanisation, dans le monde en général et au Levant en particulier, la spécialité du général Kochavi risque, en effet, d’être bien utile… Cet envahissement du terrain par des constructions de plus en plus nombreuses, de plus en plus hautes et de plus en plus solides, la multiplication des sous-sols, couplé avec l’efficacité toujours grandissante des armes antichars légères, est ce qui pèsera le plus sur l’évolution de la « grande guerre » dans la région.

  7. Fredo dit :

    Faut avoir des compétences pour demander à des snipers d abattre des civils ou les bombarder ?

    • NRJ dit :

      Israël n’en fait en aucun cas du bombardement stratégique dans le but de détruire les populations comme pendant la seconde guerre mondiale. Il y a des frappes aériennes, c’est vrai comme la France a Mossoul, rien de plus. Après il y a forcément plus de victimes civiles dans les combats urbains, surtout quand le Hamas ou le Hezbollah prennent des civils comme boucliers humains.

      Si maintenant ce que vous discutez, ce sont les motifs d’entrer en guerre, chaque guerre est différente et discutable. Mais Concernant la dernière Intifada, ce n’est les israéliens qui ont fait des tunnels de plusieurs kilomètres à des millions de dollars (qui auraient pu bénéficier à la population) jusque dans leur pays.

  8. jyb dit :

    @albatros 24
    HS sur l’opération monte incudine (kapisa 2010) qui est exemplaire d’une opération « d’ampleur, complexe et audacieuse » pour reprendre les mots de la ministre.
    Objectif : briser le continuum geographique des talibans entre la vallée de Tagab sous pression de l’insurrection et celle de sper kunday qui leur donne des zones logistiques et de récupération abritées dans la profondeur. MAIS pour les français c’est aussi l’occasion de finir de solder les comptes de l’embuscade d’uzbine, en effet des commandants et instigateurs sont encore actifs dans le district de metharlâm.
    La phase préparatoire est une grande manœuvre de déception (intoxication) Les français vont faire croire aux talibans qu’ils vont occuper la vallée de sper kunday. Donc l’état major informe les officiels afghans, l’ana, les autorités locales et la coalition qu’ils va établir en profondeur dans la vallée un poste de combat avancé. Pour crédibiliser encore l’opération, ils vont demander des devis et acheter des materiaux auprès des acteurs locaux. Puis les sapeurs du 17ème régiment gu genie parachutiste sous la protection d’une compagnie du 2ème rep commence des travaux de terrassements sur place.
    Rapidement les insurgés quittent leur bastion voisin du metharlâm pour monter assiéger la position française. Dans le même temps, de nuit, 2 compagnie du 2ème rep « chient leurs tripes » pour prendre position sur la passe de badpash à 1800 mètres.
    A l’aube deux hélicos déposent des commandos de montagne sur la passe faisant croire aux talibans qu’une force peu nombreuse est droppée.
    Dans la vallée les mortiers de 120 et les caesars sont en appui.
    Tout est en place. Les villages sont encerclés. Les insurgés tombent sur une compagnie quant ils s’attendent à une section. Leurs mouvements sont entravés par les appuis feu. Après trois heures de combat, les villages sont aux mains du rep. Les américains envoient des troupes spécialisées dans la fouille opérationnelle pour ratisser les villages et positions talibanes.
    Les talibans tentent de réagir avec de faibles renforts mais ils ne localisent pas les positions françaises, sous estiment les effectifs et la puissance de feu. Finex.
    Pas de bilan chiffré des pertes insurgées mais un seul des responsables de l’embuscade d’uzbine parvient à fuir. Pour quelque mois seulement…

  9. jyb dit :

    il faut lire le post de laurent lagneau sur cette bataille. A l’époque les communiqués étaient relativement controlés et limités pour des raisons plus ou moins valables.
    A n’en point douter, Hollywood aurait produit deux ou trois bons blockbusters sur une action pareille ! Mais l’histoire mérite d’être sue.

  10. jyb dit :

    pour en revenir à la geostratégie. est ce que quelqu’un sait ce que guy debord a apporté au débat ?

    • vrai_chasseur dit :

      @jyb
      Il s’agit de certains écrits et travaux effectués par Guy Debord au sein de l’Internationale Situationniste, parmi lesquels le texte fondateur de ce groupe, très visionnaire, écrit dans les années 70.
      L’Institut de recherche en théorie opérationnelle (OTRI), un Think Tank israélien, s’est approprié ces travaux dans les années 90.
      En synthèse :
      Guy Debord a dénoncé « La Société du Spectacle » (c’est le titre d’un de ses essais), comprendre : la société de consommation ou tout est convenu d’avance, et théorisé de façon assez poussée la « réappropriation du réel », par sa « reconstruction à l’aide de groupes auto-gérés autonomes ».
      Cette pensée très revendiquée ultra-communiste au départ, a été transposée par l’OTRI pour apprendre aux officiers israéliens à ‘déconstruire seuls le spectacle attendu’ (sous-entendu : la conformation de la ville urbaine de Gaza à l’époque, construite et piégée comme une scène de spectacle par le Hezbollah pour attendre Tsahal à chaque coin de rue) et à se ‘réapproprier le réel’ (les points de passage passe-muraille efficaces et inattendus) par des ‘groupes auto-gérés’ (des unités commandos autonomes qui se coordonnent entre elles de manière flexible comme un essaim d’abeilles).
      L’exercice de transposition, très original (appliquer à l’art de la guerre le fonctionnement des cellules communistes en auto-gestion qui reconstruisent la société et le terrain de façon pragmatique…il fallait y penser) et ambitieux (les commandants d’unités doivent intellectuellement savoir faire cela seuls, sans manuel de doctrine dans leur poche) a eu un retentissement majeur à l’époque (dans les années 90) au sein de Tsahal et au-delà (USA et France).
      Il reste encore un pas à franchir, qui est de dire qu’une armée post-moderne en combat urbain doit pouvoir fonctionner (opérationnellement mais pas idéologiquement, s’entend) comme des cellules Al Qaeda….une re-symétrisation du combat asymétrique, en quelque sorte.

      • jyb dit :

        @vrai-chasseur
        – alors là, merci. Je suis limite de considerer debord comme un imposteur egocentrique (et imbibé d’alcool 24/24) qui a tout « piqué » au philosophe allemand gunther anders ( nous en avons parlé avec @tschock récemment) mais je ne connaissais pas l’exploitation « militaire » du situationnisme.

      • jyb dit :

        @vrai-chasseur
        – Merci. J’avais tendance à considerer debord comme un imposteur egocentrique (et imbibé d’alcool 24/24) qui a pillé le philosophe allemand gunther anders (évoqué avec @tschock récemment) mais je ne connaissais pas l’exploitation « militaire » du situationnisme.
        – re-symetrisation. çà rejoint ce que je pense des évolutions tactiques en afgha « C’est révélateur d’une évolution du milieu insurrectionnel, les forces régulières vont mener un combat asymétrique contre l’insurrection pour tenir le terrain. »
        On remarquera que dans les deux cas c’est l’adversaire qui impose ses méthode. il serait intéressant d’aller plus loin pour définir l’adaptation voulue au champ de bataille de l’adaptation subie.
        – Le combat urbain est un combat nivellant. On a vu les impasses tactiques tactiques aussi bien avec les russo-syriens qu’avec la coalition. La seule alternative au combat urbain c’est le bombardement (l’idée de siège n’étant plus retenue)
        On en reviendra aux pistes évoquées lors de la bataille de Mossoul. Des chiens, des gaz, des moyens high tech de combattre en milieu confiné, des robots, des solutions psycho-physique…

  11. Thaurac dit :

    Quand à son apporche du conflit dans les villes, les terroristes le mettent en oeuvre depuis longtemps en créant des passages d’immeubles à immeubles pour échapper aux avions et snipers..
    Sinon, un tacticien qui conviendrait en cas d’invasion de gaza…..

  12. Raymond75 dit :

    Sa stratégie du combat urbain est mise en application par Daesh, c’est pourquoi les villes occupées par ses miliciens sont rasées par des bombardements intenses des Russes ou de la coalition occidentale, en massacrant la majorité des civils qu’elle ‘libère’, pour éviter tout combat urbain … Elle avait aussi été appliquée, et probablement inventée, par le général Giap pour chasser les Français des villes du Vietnam.

    • Vince dit :

      Je ne sais pas d’où sort ce mythe urbain qu’un militaire doit en priorité protéger les civils. Protéger les civils, c’est le rôle de la sécurité civile de la gendarmerie, des sapeurs-pompiers. Le militaire (hors cas particuliers des gendarmes et des sapeurs pompiers donc) est là pour protéger sa patrie. Sa mission première c’est donc de gagner la guerre, et on ne la gagne pas avec des militaires morts, mais avec des militaires opérationnels. Enoncer cette évidence n’est pas donner un blanc-seing aux exactions contre les civils évidemment.
      .
      Note : Mossoul 2,6 millions d’habitants, 9000 civils estimés tués dans les huit mois de combats contre daesh, dont 3000 (fourchette haute) par la coalition. On reste assez loin de la majorité.

      • Raymond75 dit :

        Vos petites guerres que vous ‘gagnez’ en massacrant les civils ne concernent plus personne, sauf vous. A Mossoul, ce ne sont pas 3 000 civils qui ont été massacrés, mais 30 000 ! Pour ‘votre’ victoire, qui ne résout rien, car l’islamisme est une idéologie ; pour ‘votre’ victoire, sans combattre, en bombardant depuis des avions jamais menacés ou des canons de 155 situés à 20 ou 30 km ! La ‘guerre totale’ de nos jours, c’est un crime de guerre e guerre défini par les traités internationaux : mais il est de bon ton de fouler aux pieds ces traités. Combien de civils massacrés pour rien en Afghanistan ? combien en Irak ? Quel bilan de notre victoire technologique en Libye ? Quel bilan au Moyen Orient en général ? Israël est il un pays qui vit en paix ?

  13. Claude dit :

    Je viens de comprendre que celui qui a le plus gros batin a gagné.
    Pas de quartier.

  14. LeColonisateur dit :

    -QUICONQUE REGARDE LES FONCTIONNEMENTS DE TERRAIN DU HEZBOLLAH EN 2006 AU LIBAN, DES UNITÉS PALESTINIENNES FORMÉES PAR L’IRAN ET QUI EN 2011 SE RETOURNAIENT CONTRE LA SYRIE, DES TERRORISTES EN SYRIE,… COMPREND QUE KOCHAVI AVIV RACONTE DES SALADES. DE TOUTE ÉVIDENCE, RIEN NE VIENT DE LUI. IL RESSEMBLE PLUS A UN PRODUIT DE MARKETING.

  15. Alic dit :

    Ce qui est intéressant et même étrange c’est que cette technique de combat urbain est exactement la même qu’utilise l’état islamique en Syrie ou en Irak.

    • Patatra dit :

      D’un autre côté, il serait débile pour une unité armée, quelle qu’elle soit, de ne pas regarder ce qui se fait à côté, d’en tirer des conclusions et de le reprendre si nécessaire, d’autant plus quand ça fonctionne….

      Après il y en a du débile ^^

  16. girardin dit :

    Comme on peut le constater et comme disait Paul Bocuse :
    « L’important n’est pas de sortir de Saint Cyr, mais de l’ordinaire » Paul Bocuse (1926-2018).
    Ceci posé, et comme le soulignent ci-dessus différents intervenants, certaines des évolutions préconisées (passages de maison à maison, orifices pour tireur dans les façades etc..) sont déjà en vigueur dans beaucoup d’endroits de la planète.
    A signaler, pour mémoire, cette « boulette », il y a quelques années, lorsqu’une patrouille de soldats israéliens déguisés en palestiniens avait été prise à parti par une patrouille, elle régulière, de la même armée israélienne.