Des victimes des attentats de Paris portent plainte pour « non-assistance à personne en péril »

L’on pensait que le débat était clos et que toutes les explications avaient été données. Visiblement, il n’en est rien. En effet, ce 8 juin, les avocats de victimes et de familles de personnes tuées lors des attentats de Paris et de Saint-Denis, le 13 novembre 2015, ont déposé une plainte contre X pour « non assistance en personne en péril ».

Les trois avocats à l’origine de cette plainte, à savoir Me Jean Sannier, Me Océane Bimbeau et Me Samia Maktouf, ont expliqué à l’AFP que cette procédure vise à faire ouvrir une enquête pour « établir les responsabilités des décisions prises » lors de cette funeste soirée du 13 novembre. Et il s’agit également de faire en sorte que « l’État clarifie les missions de l’opération Sentinelle », lancée en janvier 2015.

« Moins d’un an après, [Sentinelle] se retrouve dans son rôle de protection des populations civiles en cas de menace terroriste et on nous explique que c’était normal de ne pas intervenir. Il faut qu’on nous explique à quoi sert cette force », a fait valoir Me Bimbeau.

Effectivement, quand les terroristes de l’État islamique [EI ou Daesh] ont attaqué les terrasses et pris en otage les personnes assistant à un concert au Bataclan, des militaires de l’opération Sentinelle étaient arrivés rapidement sur les lieux. Étant donné qu’ils étaient armés de fusils d’assaut (FAMAS), nombreux sont ceux qui se demandent pourquoi ils ne sont pas intervenus dans la salle de spectacle. D’autres, et c’est une question récurrente, veulent savoir pourquoi aucun des soldats présents n’a consenti à « prêter » son arme aux policiers.

Or, a continué Me Bimbeau, « on sait que ce sont dans les dix premières minutes qu’il y a eu le plus grand nombre de victimes. »

Pourtant, des réponses à ces questions ont déjà été données. Ministre de la Défense, à l’époque, Jean-Yves Le Drian s’était rendu à Thierville-sur-Meuse, pour rencontrer les militaires du 1er Régiment de Chasseurs (RCH) présents sur les lieux le soir des attentats.

« Rue de Charonne, vous apportez immédiatement et spontanément votre concours aux forces de sécurité intérieure et vous établissez un premier périmètre de sécurité salutaire. Un mode d’action éprouvé en opérations extérieures, qui montre le lien et la continuité. Un mode d’action qui protège et rassure la population, et permet de sécuriser l’intervention des services de secours – sapeurs-pompiers et urgentistes. Certains d’entre vous appuient l’action de ces derniers, en dispensant ponctuellement des soins et en participant à l’évacuation de blessés », avait-il rappelé, en février 2016. Même chose pour le Bataclan, à la différence qu’une prise d’otage était encore en cours.

En clair, dans l’incertitude qui régnait au moment des faits, les militaires ont donc protégé l’action des secours, le risque d’un « sur-attentat », c’est à dire une attaque visant ces derniers, n’étant alors pas exclue.

« Sous l’autorité du préfet de police », nos soldats ont contribué « à la sécurisation de la zone, notamment en appuyant et en protégeant leurs interventions et, en même temps, en portant secours aux victimes. Telle est la mission que leur assigne la préfecture de police », expliquera, à nouveau, M. Le Drian, lors de son audition par par la commission d’enquête parlementaire sur les moyens mis en œuvre par l’Etat pour lutter contre le terrorisme.

Qui plus est, ce n’est pas parce que l’on est un militaire armé d’un fusil d’assaut que l’on est forcément compétent pour intervenir sur les lieux où une prise d’otage est en cours. Cela demande un entraînement particulier auquel sont rompues les unités spécialisées. D’où une autre raison expliquant la non-intervention de la patrouille Sentinelle au Bataclan.

Cependant, et M. Le Drian l’avait aussi rappelé, quatre militaires prirent position au passage Saint-Pierre-Amelot, à la demande des les forces de police, afin de « sécuriser » l’intervention de la BRI. Et ils reçurent « l’ordre oral, le cas échéant, de neutraliser un terroriste qui sortirait » du Bataclan par cet accès. Un ordre qu’ils auraient exécuté « sans état d’âme et sans inhibition », avait ajouté le ministre.

Quant au refus des militaires de prêter leurs armes aux policiers, il s’explique aisément : un soldat ne doit jamais se séparer de son arme. S’il le fait, alors il se rend coupable d’une faute professionnelle grave. En outre, avait souligné M. Le Drian, un FAMAS ne se manipule pas aussi aisément, « sauf après entraînement, même pour un professionnel des forces de l’ordre. »

Reste que si il y a une question à poser, c’est bien celle sur le parcours des terroristes. Comment ont-ils fait pour se rendre à Paris depuis la Syrie, sans être inquiétés?

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