Il manque « plusieurs milliers d’effectifs » à l’armée de l’Air pour fonctionner correctement

La fin des suppressions de postes et la manoeuvre « ressources humaines » au sein du ministère des Armées ont surtout profité à l’armée de Terre, qui a pu porter les effectifs de sa Force opérationnelle terrestre (FOT) de 66.000 à 77.000 soldats, afin de pouvoir faire face à ses multiples engagements et contraintes, dont l’opération intérieure Sentinelle.

Mais l’armée de Terre n’est pas la seule à voir son contrat opérationnel tel qu’il avait été défini par le Livre Blanc sur la Défense et la Sécurité nationale (LBDSN) et la Loi de programmation militaire (LPM) 2014-2019 être dépassé. La Marine nationale est dans ce cas, tout comme l’armée de l’Air, laquelle n’a peut-être jamais autant été sollicitée depuis la la guerre d’Algérie, comme l’a souligné le général Olivier Taprest, le commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes (CDAOA), dans le supplément dédié au Salon du Bourget 2017 publié par Le Figaro.

Actuellement, les aviateurs sont engagés dans « quatre grandes zones d’intervention », avec la bande sahélo-saharienne (Barkhane), l’Afrique de l’Est (Djibouti), le Moyen-Orient (Chammal) et le flanc oriental de l’Otan (pays baltes). Et c’est sans compter la protection du territoire national (posture permanente de sûreté aérienne et dissuasion nucléaire) ou encore les missions dites « Soutex », c’est à dire de soutien aux exportations d’avions Rafale.

En 2016, l’armée de l’Air a ainsi assuré plus de 4.000 mission aériennes au titre des opérations extérieures.

« Cet engagement, qui va bien au-delà de notre contrat opérationnel, est appelé à rester à haut niveau. La lutte contre le terrorisme risque de durer longtemps », a fait valoir le général Taprest. De même que la situation en Europe de l’Est…

Aussi, pour faire face à tous ces engagements, l’armée de l’Air compte actuellement 43.000 aviateurs, dont plus de 10.000 sont affectés dans des structures interarmées. Ce qui est insuffisant, d’autant plus que la concurrence du secteur civil pour des spécialités techniques vient compliquer la donne.

« Au niveau des ressources humaines, nous sommes dans une situation très critique. Avec seulement 35.000 militaires et civils affectés au sein des unités de l’armée de l’Air, il nous manque plusieurs milliers d’effectifs pour fonctionner correctement », a lâché le général Taprest.

Évidemment, cette sur-sollicitation a également des conséquences au niveau des matériels. « Les 189 avions de combat (Rafale et Mirage 2000) tout comme les 12 futurs ravitailleurs A330 MRTT, prévus dans le modèle d’armée actuel, sont insuffisants pour maintenir le niveau d’engagement que nous connaissons dans les opérations », prévient le CDAOA.

S’agissant des 12 avions ravitailleurs A330 MRTT « Phénix », attendus « comme le messie » pour remplacer les C-135FR actuels à bout de souffle, le général André Lanata, le chef d’état-major de l’armée de l’Air (CEMAA) a également évoqué, dans un entretien donné au Journal de l’Aviation, « la question de la la révision de la cible, afin d’augmenter le format de la flotte, compte-tenu de la révision des contrats opérationnels, pourrait également se poser dans des travaux futurs. »

Outre la nécessité de revoir le format de l’armée de l’Air à la hausse (question qu’aura à trancher le pouvoir politique), d’autres défis seront à relever, comme l’acquisition de certaines capacités (dans le domaine ISR notamment) ou encore comme le renouvellement de la composante aéroportée de la dissuasion.

52 commentaires sur “Il manque « plusieurs milliers d’effectifs » à l’armée de l’Air pour fonctionner correctement”

  1. L’armée de l’air se plaint de ses sous-effectifs! C’est vite oublier qu’elle a fermé la moitié de ses bases aériennes entre 2008 et 2012. Elle devrait choisir ses priorités … et investir enfin dans du materiel efficient et des formations à la hauteur!

    1. Et nous avons dégraissé sur la décision de qui ? l’Armée de l’Air a subi des réductions de format qu’on lui a imposé.

      1. Pas tout à fait mon cher. Quand on veut être le bon élève, on décide avant de se faire imposer les transformations. Il y a des choses qui ont été anticipées sans imposition, que les choses soient dites.

    2. Je ne vois pas en quoi les formations très reconnues de l’armée de l’air ne sont pas à la hauteur surtout à l’époque des formations interarmées. Et la fermeture des bases correspond à la diminution du nombre d’appareils. Quand on n’y connait rien on se tait. Bravo au aviateur et il faut les renforcer

    3. Oups !!Un peu d’histoire, ou plutôt d’historique. Remontons en 1993J’avais déjà plus de 15 ans de service et je suis toujours d’active, j’ai vécu ces phases de l’intérieur.5
      Donc vers 1993, début de la sérieuse déflation en personnel, reprise plus bas en passant de DPM à DRH. L’Armée de l’Air, en bon élève, a dit OK je fais, je sais faire, etc. C’est à partir de là que nous avons compris que quand les Etats-majors programment des travaux de remise à neuf de la quasi-totalité d’une Base aérienne, c’est qu’elle………va fermer. Exemple Strasbourg en 1992!!!!
      La Marine a suivi au ralenti, mais avec un peu de retard, méfiante. Et l’Armée de Terre n’a pas bougé.
      Et nous pendant ce temps-là, on a laissé partir toute une génération d’aviateurs, tous grades confondus, mais particulièrement les sous-officiers dits anciens, mais pas en âge, en expérience.
      La nature ayant horreur du vide, les trous laissés par l’Armée de l’Air ne le sont pas restés longtemps.
      Car, finaude, l’Armée de Terre a proposé un marché ; pas de déflation dans l’immédiat, et je prends à mon compte l’ensemble de la mission Sentinelle. Vu comme ça, ça paraît évident avec le recul, mais à l’époque, qui aurait parié un kopek sur ce qui se passe actuellement, souvenez-vous, le livre à la mode était « Quand la Chine s’éveillera !!! Petite erreur d’azimut !!!
      Malheureusement, le Créateur a inventé deux superbes outils destinés à combler le vidé évoqué plus haut : La BdD et le célèbre et renommé GSBdD, que le monde nous envie et qu’il ne copie pas. Déjà là, j’aurai un doute.
      Au lieu de déflater, l’Armée de Terre a fait un transfert de charge d’unité vers les GSBdD. Bilan comptable, la baisse d’effectif est bien réelle puisque les effectifs Terre affichés ne prennent pas en compte les personnels affectés hors unités « Terre ».
      Sentinelle en marche, l’Armée de Terre commencent à pleurer son manque d’effectif au sein des unités puisque la mission qui lui est dévolue et pour laquelle elle s’est portée volontaire lui ponctionnent un maximum de personnel.
      De facto, les unités Terre commencent à rapatrier des effectifs initialement affectés au sein des GSBdD, d’une part pour arrêter le « bazar »ambiant en matière de gestions de tous bords, mais surtout regonfler ses troupes. Mais comme l’Armée de l’Air est exsangue, la Marine la copie, la nature ayant toujours autant horreur du vide, pour maintenir le rôle ô combien essentiel dans le dispositif, des GSBdD et autres soutiens (no comment…) il reste un vivier dans lequel va s’engouffrer une catégorie de personnes qui va expliquer à tout le monde comment il faut faire, comment ça marche, et surtout comment les militaires doivent se passer du minimum dont eux-mêmes (les civils) ne voulaient pas, c’est d’ailleurs pour ça qu’ils ne se sont pas engagés en qualité de militaires. Pas folles les guêpes !!!
      Cercles vicieux, désormais les cordons de la bourse sont tenus par des catégories de personnels qui ne connaissent rien à l’aéronautique (Civils, SCA – les célèbres militaires administratifs ou parfumeur de tabouret comme dirait un de mes camarades de la royale), qui prennent conseils auprès des structures locales, tenues plus que très majoritairement désormais par des civils et des militaires non spécialistes. Pour preuve, et exemple flagrant, allez faire un tour au Piège à Salon, visitez la partie dédiée à la formation « aéro », puis transportez-vous vers la partie formation du Commissariat, c’est le même bâtiment ! Ceux qui ont fait cet étrange voyage hallucinent !!!
      Voilà, j’ai essayé de mettre un peu humoristiquement la réalité des choses depuis leur genèse.
      Certains vont écrire que je caricature, etc. Sachez que j’ai vécu toute cette chronologie de l’intérieur.

      1. Beau résumé, j’ai pu vivre cela également… Mention spéciale au clin d’oeil sur les travaux avant fermeture…. une spécialité…

    4. Ben justement si les bases ont fermé c’est en partie à cause de la réduction du format et des effectifs… Ce n’est pas pour le plaisir…

      Et investir dans du matériel efficient c’est bien beau, mais sans crédits vous faites comment ?

      1. non non ,les effectifs ont baissé suite aux fermetures et pas l’inverse !!!

  2. On pourrait peut-être trouver des petits ruisseaux pour faire de grandes rivières plutôt que de demander toujours plus (liste non exhaustive):
    – Rassembler TOUS les Mirage 2000 au même endroit – fermer au moins deux bases en passant…
    -…Pour ne garder que trois plots « chasse-air » : St-Diz, Marsan et la base 2000 en question….
    – Rassembler TOUTES les Ecoles du PN en un lieu unique
    – Dégager les corps techniques DGA pour libérer du potentiel machine
    – Ne pas considérer que seuls les chasseurs peuvent larguer de la GBU au sahel ou sur des théâtres permissifs (et non, pas nécessairement les drones non plus si on finit par les armer).
    – Externaliser les planeurs – même si les monit. restent militaires.
    – Verser l’EVAA dans une structure civile à but non lucratif et vocation culturelle – qui autorise parfaitement le détachement permanent de personnels.
    – Dégager la flotte TBM-700 (idem ALAT) qui sillonne pour l’essentiel une métropole riche et bien dotée en infrastructures de type TGV, Lignes aériennes, Taxi, Uber, Bla-bla Car et autres Cars Présidentiels (Macron), et reste par ailleurs un aéronef trop petit pour faire de la vraie logistique.
    – Arrêter le massacre financier « SCCOA » – petits bouts par petits bouts – façon « puzzle »- pour se concentrer sur ce qui fonctionne bien.
    – Rénover nos aéronefs école en utilisant de l’avionique civile (voir les Alpha-Jets ex-Allemands qui volent dans le privé aux Etats-Unis – comparés aux nôtres….)
    – Arrêter de se prendre pour les Etats-Unis en matière de drones, ressources satellitaires cryptées, utilisation « brute et conne » de tonnes d’infos façon NSA pour rester dans le Rens ciblé. Utiliser des avions pilotés, robustes, de base civile et répandus pour son recueil, plutôt que d’acheter à l’oncle sam des paquets de boîtes noires sur écoute, sous influence et embargo toujours possible .
    – Partager la PO avec l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne suivant le cas…et favoriser davantage les échanges dans ce cadre (L’Europe de la défense par le petit bout).
    – Plutôt que de se gargariser avec du « Système de système », favoriser concrètement l’interconnexion des moyens existants – principalement autour de la liaison-16 et de manière opérationnelle surtout (Divers C2 air et sol, mais aussi SAMP-T/Mamba, Frégates, PA et autre…). Un 2000D avec un pod Canon et 2 MICA peut faire des miracles si il est bien renseigné – et pas même obligé de tirer ses missiles…
    – « you name it »….

    1. il ne s’agit pas de faire des économies dans l’article mais du manque de personnels !!!

      1. Ben oui, mais maintenir des bases ouvertes pour des questions d’aménagement du territoire, ça bouffe une ressource humaine considérable (comme tout un tas de trucs listés ici qu’on fait on qu’on ne fait pas et qui permettrait de réaffecter du personnel ou d’en économiser : la masse salariale – donc le personnel – représente des sommes considérables – donc il y un lien direct entre les sous et les effectifs – que se gardent bien de mettre en lumière les « généraux ++ » qui vont mendier leurs crédits). A titre d’info, un article de ce blog de 2014 : http://www.opex360.com/2015/07/22/la-masse-salariale-du-ministere-de-la-defense-ont-baisse-de-5027-millions-en-2014/
        Où pour diminuer le taux d’encadrement de moins de 1% (de 16.75% à 16%) – ce qui ne semble pas constituer un chiffre spectaculaire -, on aurait économisé en réduisant les effectifs 500 millions d’€ (ce qui semble beaucoup)….sur 19.5 Milliards !!!!! (Ce qui relativise plutôt pas mal ces 500 millions – ça compte les pensions, mais il faut bien les payer….). Donc toutes les « anomalies » et façons inefficientes de travailler qui coûtent par ailleurs des milliards aussi (maintenir la base x pour faire plaisir au député du coin) pourraient aussi payer en partie des gens dont on a besoin….. On pourra toujours objecter que fermer des bases où arrêter certains dispositifs créé dans certains coin des déserts économiques, un effondrement de l’immobilier et des cotisations chômage à payer, mais dans ce cas, il serait juste que le budget du ministère soit compensé par une dotation du ministère en charge de l’aménagement du territoire (déjà qu’on ne fait pas payer le Quai d’Orsay pour monter des opérations militaires qui tiennent lieu de politique étrangère….)

    2. Eteindre définitivement toutes les « équipes » prestige ou sportives, dont la PAF, les acrobates du grand cirque, les tombeurs sous voile, etc…

    3. – Un 2000D avec un pod canon et 2 MICA….en quoi ? En AIR AIR avec l’Antilope V ? Bon courage !
      – Les écoles du PN en un lieu unique ? Impossible, ce qui poserait problème ne serait pas forcément la place sur une base aérienne, encore que… mais plutôt les zones d’entraînement déjà réduites et dont certaines ont été rendues à l’aviation civile.
      – Le problème des alpha jet, n’est pas uniquement lié à l’avionique (certains exemplaires à Cazaux ont d’ailleurs la tête haute et la centrale à inertie) mais plutôt la fatigue structurale. C’est que depuis 1979, il a accumulé pas mal d’heures notre « oiseau ».
      – EVAA, planeurs…faibles économies vu le nombre de personnels.
      – Les mirage 2000 au même endroit ? Du mal, je pense à « colocaliser » tout ce monde. Et puis il faudra toujours une base aérienne pour couvrir la façade méditerranéenne (Orange…et Zara de manière ponctuelle dans les années qui viennent).
      – La PO avec nos voisins (hormis les suisses après 18h…) cela se fait déjà avec des « transferts » d’appareils suspects d’une nation à une autre. L’exemple récent des TU160 russes en est la preuve.
      – La flotte TBM700 ? On a toujours eu recours à des avions de servitude et de liaison. Ils rendent de nombreux services en plus des vols VIP et de toute façon, au prix de l’heure de vol pour un « monoturboprop », ce n’est pas cette flotte qui nous coûte le plus.

  3. A force d’user la corde, elle finira par cassée et ça coutera très cher en temps et en argent pour réparer. Deux solutions, on diminue les opérations ou on augmente le budget, c’est la responsabilité du chef de l’état, continuer comme ça relèverait de l’irresponsabilité.

  4. Toujours la même chanson : le pouvoir impose des « cibles » au gré des différents livres blancs et autres lois de programmation, en fonction d’un seul critère qui est le budget disponible. Autrement dit, on commence par attribuer des moyens (de plus en plus réduits, ce qui n’aura échappé à personne) avant de se poser la question des missions. Tant que vous n’avez pas de stratégie d’ensemble, ni de vision à moyen terme, vous ne pouvez pas dépenser d’argent intelligemment… surtout quand il y en a de moins en moins.

  5. Tout ira mieux, au pire moins mal, quand ont aura réformé les RH.

    Quand « RH » signifiera vraiment « Ressources humaines », et cessera d’être « Ravitaillement humain », alors ça ira mieux, ou moins mal.

    Nous avons des RH, de toutes armées, qui ont été principalement mises à l’œuvre pour « dégraisser ».
    Elles ont bien bossé depuis qu’on les a renommée « DRH » quand elle étaient « DPM ».

    L’objectif est atteint. On a dégraissé, on a viré les vieux. Et pendant qu’on peinait à virer les vieux on a empêché les jeunes de rentrer.

    Les RH ont bien fait leur boulot.

    Alors il faut les remercier, les virer comme ils ont viré tant de camarades.

    Et quand on les aura virés, tous, on refera les DPM, qui elles embaucheront nos militaires.

    On ne peut pas demander à des fossoyeurs d’être des accoucheurs.
    Qu’on vire les DRH, puis qu’on refasse les DPM.

    1. « L’objectif est atteint. On a dégraissé, on a viré les vieux. Et pendant qu’on peinait à virer les vieux on a empêché les jeunes de rentrer. »
      Par la même occasion , nous avons aussi bien dégouté les jeunes qui se barrent en masse au bout de 5 ans en constatant la misère !

    2. la DPMM n’est pas devenue la DRH-MN, contrairement à ce qu' »on » (= le SGA et la DRH-MD) avait voulu lui imposer à l’époque de l’amiral Lajous. On a en revanche colocalisé la DRH-AT, la DRH-AA et la DPMM à… Tours, et il faudra m’expliquer les synergies possibles autres que le secrétariat ou la cantine entre des gens qui gèrent des légionnaires et des cavaliers, des gens qui gèrent des marins de toutes spécialités, et des gens qui gèrent des aéros. Encore une connerie d’aménagement du territoire. Quitte à ne pas localiser ça à Paris, autant se rabattre sur Lyon si on veut les colocaliser… ou alors, la DPMM à Toulon, la DRH-AA à l’endroit où ils veulent (Lyon c’est pas mal) et la DRH-AT à Tours s’ils veulent.

  6. Il est grand-temps de mettre un bon coup de palonnier pour changer de trajectoire et de ré-allumer la P.C afin de reprendre un peu d’altitude de sécurité …

      1. L’urgence , c’est l’urgence … Quand on va droit dans le mur , on fait tout pour l’éviter même si ça doit secouer …

        1. Oui, mais je ne sais pas si vous allez reprendre de l’altitude en condition de sécurité à la suite d’une telle manœuvre.
          .
          Ca me fait penser au pilote suisse…

          1. Effectivement , il vaut mieux , très rapidement , donner le coup de manche qui va bien …
            .
            Espérons que le pilote suisse avait un niveau de pilotage très supérieur au mien … croyez-moi sur parole , ce serait infiniment préférable .

  7. 35 000 personnels seulement pour l’armée de l’air ? N’y a-t-il pas une erreur ? cela me parait bien bien peu

  8. quid des 10000 aériens planés en interarmes ? souvent en sous effectifs et qui doivent faire toujours plus avec toujours moins mais qui passent les derniers car plus vraiment aériens ?

  9. Question, ne serait il pas envisageable de combler des trous d’effectif par du personnel non projetable ?
    .
    Je prends mon cas, « reformé » pour un soucis de croissance ne me posant pourtant aucun problème physique à l’effort (Sinon j’aurais pas tenté 4 fois de m’engager a en énerver mon recruteur haha), a défaut d’être projetable au combat (J’ai fais mon deuil de cet objectif) une personne dans un cas similaire au mien pourrait participer à « l’effort de guerre » sur le territoire national en facilitant des rotations, en gros des civils de la défense sur le personnel technique/logistique.
    .
    Exemple type, aujourd’hui je suis chauffeur SPL et geek bidouilleur, ça me ferait plus que plaisir qu’un poste « civil défense » (Que ce soit 35-40-168 ou 10 jours dans l’année etc) pour aider a la logistique sur la métropole (dans mon cas) me soit accessible, que ce soit en tant que « civil défense » ou « réserviste non projetable ».
    Ils pourraient mener les enquêtes qu’ils veulent, personnellement j’en aurai cure, et je sais qu’on est nombreux dans cette situation a être prêt a soutenir sans forcément pouvoir signer…
    .
    Je sais bien que cela serait compliqué surtout sur certains poste, mais il s’agit là d’une idée comme une autre pour apporter du personnel de soutien à notre armée et à nos Hommes.

    1. Votre volontarisme fait plaisir à lire, mais les besoins actuels sont surtout dans des spécialités de maintenance aéronautique (vecteur, avionique et pétafs). Comme écrit plus haut, avec la RGPP, on a poussé du monde dehors et fermé le robinet à l’entrée. Le résultat, l’armée de l’air connait une tension dans les spécialités directement liées aux aéronefs. C’est une mauvaise gestion des effectifs mécaniciens sur au moins 15 ans. Le problème, c’est qu’un technicien aéronef, c’est au moins 1 an de formation en école de spécialité et 1 an de parrainage en unité….sous-entendu, ça ne se trouve pas dans une file d’attente de pôle emploi ! Et comme un mécanicien APRSeur (qui signe l’autorisation pour la remise en service) ou autres licenciés BE1, BE2 ou BEarm, ça touche 75 euros de plus que la secrétaire, les problèmes risquent de perdurer. Allez, disons-le, le personnel mécanicien a toujours été considéré avec condescendance et mépris. Pourtant, faire du diagnostique de panne, de l’intervention technique sur aéronef avec les règles de la navigabilité, cela devrait inspirer un minimum de respect….et bien non, un mécano, c’est crade, ça pue et ça parle un langage de charretier (et autres stéréotypes…..l’alcool, un peu moins en 2017). Il faut peut être aller recruter en fac de droit ou d’histoire…

    2. C’est une idée à creuser qui , bien que venant de quelqu’un qui prêche pour sa paroisse , mériterait ample réflexion car elle pourrait intéresser pas mal de monde qui se verrait bien faire de même .
      .
      La Garde Nationale , ça vous conviendrait ?
      .
      Toutefois , cher Orion , même si vous ne conduisez qu’un camion , votre future affectation n’est pas dénuée de risques …
      https://www.youtube.com/watch?v=7i-6_u_R6jw
      .
      Bah , il vous suffira de soigner un peu l’atterrissage … et de maintenir à niveau la forme cardio-vasculaire … 😉

      1. Si j’ai tenté par 4 fois de signer avec un gros cercle mili dans mes proches, c’est que j’avais bien conscience d’accepter des risques.
        .
        Concernant la garde nationale, le problème médical se posera toujours, on m’a mis au pied du mur quand j’ai appris l’histoire du barème stupide qui m’a valu un refus.
        Soit dit en passant, ça ne les a pas empêché de m’accepter en PM à Bayonne ni chez les pompiers, allez savoir… Peut être qu’en passant la frontière le mal se déclenche !
        .
        @Ryner
        .
        Je comprends bien la problématique sur certains poste spécifique peu(ou pas) répandu dans le civil, le problème est toujours le même, mais on peut réfléchir également par « Si des civils/réserviste/ChoisissezUnNom, peuvent alléger notre charge sur tel et tel poste, alors nous pourrions nous permettre une revalorisation des postes clés pour lesquels notre vitrine est sale ».
        .
        Bien sûr une fois le problème d’un poste réglé, il faudra s’attaquer a un autre, cela sera un combat d’équilibriste et mal géré une potentielle usine à gaz, mais encore une fois il ne s’agissait que d’une idée tapé en 5 min uniquement pour dire que si l’armée protège la nation et le peuple, nombre de personne parmis le dit peuple seraient prêt à soutenir leurs armée.

  10. pour attirer des jeunes dans cette voie , il n’y a pas de miracles : des payes plus conséquentes et des primes qui comptent dans le calcul des pensions comme pour les gendarmes !!

    1. NON? Les primes des gendarmes entrent dans le calcul de leurs pensions?

      Ramassez vos billes et distribuez les nous.
      Cause que si c’est VRAI, ça peut faire le bonheur de beaucoup.

    2. De meilleures soldes , certes , cher petaf , mais aussi une bien meilleure éducation de base , pas la merde ( et je reste volontairement très mesuré dans mes propos ) avec laquelle on formate les jeunes d’aujourd’hui !
      Parents en premier , école et enseignement en second , médias en troisième mais dans un ordre d’arrivée particulièrement serré … Pas loin d’être tous ex-æquo !

    3. Suppression des régimes spéciaux a moyen terme avec la réforme des retraites que souhaite Macron. de plus avec les nouvelles prévisions du COR sur les retraites,je sais pas a quelle sauce les militaires (et les civils)vont etre mangé.

  11. Je lis des choses intéressantes ; toutefois je me permettrais de faire remarquer que moins il y a de personnels civils dans notre armée mieux elle se porte .
    Faire appel au secteur civil afin de sous-traiter voire de remplacer du militaire et espérer ainsi faire un maximum d’économies est une démarche qui , à plus ou moins long terme , aura des effets délétères désastreux sur notre outil de Défense …
    Attention aux intérêts privés !
    .
    Déjà , « on » a fermé beaucoup trop de bases et pas forcément les bonnes …
    .
    Il fallait garder Dijon et pas laisser ces s… d’élus et de politiciens « saccager » ses abords immédiats par une urbanisation de merde qui a fini par « noyer » le terrain de la BA 102 de chasse de Longvic !!!
    BASE HISTORIQUE de toute l’Armée de l’Air de surcroît !!
    .
    Pareil concernant Creil … Francazal …
    .
    C’est dommage pour les bases de Toul , Colmar et Cambrai mais encore , dans leur cas , ça peut se comprendre .
    .
    Comme il est regrettable d’avoir tout fermé concernant le chasseur mono-réacteur Mirage 2000 qui aurait pu encore évoluer ; c’est comme le FA-MAS … à un tout-autre niveau cependant .

    1. Je parlerais de privé plutôt que de civil, car nombreux sont les civils de la défense qui ne sont pas dans une société privé.
      .
      Cette nuance est importante car l’employé de la société privé n’a pas choisi de travailler pour l’armée, le personnel civil se liant a la défense si (fin normalement…), j’y tiens beaucoup (Suffit de lire mon commentaire plus haut pour comprendre).

      1. Je m’incline , cher Orion ; moi-même , en rédigeant je sentais que le mot civil n’était pas le plus approprié ! Mais bon , des fois quand on tape , on perd en précision comme en application …

  12. J’aime bien l’effet sur la photo ; dans le prolongement de l’aile de l’Alpha-Jet , il y a la dérive d’un autre , au fond , ce qui fait qu’on dirait que l’avion au premier plan est pourvu d’une sorte de winglets !
    Cela lui donne à la fois de l’allure , une modernité , et nous oblige à penser , à imaginer l’avion ainsi modifié .
    .
    Je ne sais pas ce que vous en pensez …?

    1. Les winglets, sur un avion d’arme ou d’entraînement avancé, aucun intérêt. Par contre, les cornières aérodynamiques sur le nez de ce « gadjet » ont beaucoup plus d’importance, pourtant elles sont peu visibles et ne donnent pas un « look » moderne. 😉

      1. Pour quelle raison ?
        .
        C’est vrai que les cornières se voient à peine … Quel est leur apport aéro-dynamique ? Un genre de quilles de stabilisation ?

        1. Elles permettent une sortie de vrille, commandes et trims au neutre en maximum 4 tours de compas.

  13. L’armée de l’air se plaint d’un manque d’effectifs…
    Il suffit de compter les aériens absents plus de 150 jours par an…
    Ils sont quelques centaines contre environ 14000 pour l’AdT et 5000 pour la marine.

    C’est l’armée qui a le plus fort taux d’encadrement en officiers…

    etc etc

  14. Manque d’effectifs ?
    Quand on arrêtera de faire de la « manoeuvre RH » en considérant uniquement les gens comme des « effectifs » ça ira. Je vise les contrats non renouvelés de MTA, Sous-Off A, et même maintenant les officiers avec des contrats de 3 ans.
    Sérieusement, 3 ans de contrat renouvelable jusque 20 ans, dans n’importe quelle autre boite ce serait illégal….
    Si on veut des gens compétents et motivés, faut y mettre le prix

  15. La ressource humaine, la gestion des personnels ,talon d’Achille de l’Armée de l’air.
    4000 missions aériennes avec 35 000 personnels ? comment fait l’aéronavale ?
    Combien à Chammal, Barkhanne, Pays baltes et Djibouti ? BAP au Bourget, l’Aa peut se permettre les Chorégies d’Orange. Il y a du gras dans l’Aa. Halte aux larmes !

    1. 4000 missions aériennes au titre des opérations extérieures ! Relisez. Donc pas 35000 personnes pour ces opex. Les implantations aériennes en France et dom tom exigent un nombre certains d’aviateurs pour faire fonctionner ces plateformes. Et si vous voulez la comparer avec l’aéronavale, prenez en compte les effectifs des bases de Lann Bihoué, Lanvéoc Poulmic, Landivisiau et Nîmes. On évitera alors de parler d’un groupe aéronaval complet (combien d’hommes ?) pour seulement 2 mois d’opération….et en ce moment en cale sèche. Sur la com, par contre, c’est sûr, la marine sait y faire.

      1. Mauvaise foi.
        Lann-bihoué la Patmar les Atlantiques et Falcon 50 si utiles sur tous les théatres d’opération, lutte anti sous marine, (un falcon 50 (marine) a du accompagner ses messieurs de la PAF aux etats unis)
        Landivisiau, la chasse avec les Rafales qui sont en opération un peu plus de deux mois par an… (les Rafale Marine12F sont actuellement sur la BAP en Jordanie …)
        Lanveoc-Poulmic: Les hélicos projeter sur toutes les plateformes hélicopteres des batiments sur toutes les mers du globe, secours en mer, lutte anti sousmarine.
        Nimes Garons est fermée de belle lurette.
        Quand on est mauvais on se defend comme on peut…
        tous ces aviateurs qui ne sont jamais projeter devraint etre remplacer pas du personnel civils sous statut fonctionnaire cela couterait beaucoup moins cher, pourquoi payer un militaire là ou un civil pourrait faire pendant ces 40 ans de carriere.

        1. Je ne dis pas que les aéronefs de la marine ne sont pas utiles. Je dis que sur plateforme aéronautique, il faut du personnel pour la faire fonctionner, qu’elle soit de l’armée de l’air ou de l’aéronautique navale…et tous les gens qui bossent sur une BAN ne font pas forcément d’OPEX.
          Ensuite, mon intervention avait pour but de corriger un chiffre de 35000 personnes pour effectuer 4000 missions aériennes, ce qui est faux puisque ces missions sont réalisés à l’étranger avec une empreinte faible en terme de RH si on la compare à nos alliers.
          Enfin, les Rafale sur la BAP en Jordanie, on vient d’apprendre que ça va se terminer après ….2 mois de présence, comme à Kandahar quand les SEM sont restés….2 mois. Il est vrai qu’un PN de la CHASSE EMBARQUEE, ça ne dort pas sous une tente. Continuez de faire de la com, les mauvais assureront la permanence….PO que vous ne faites pas d’ailleurs.

  16. Je me rappelle que militairement la raison pour Chirac de ne pas aller en Irak en 2003 était que nous étions déjà aux max de nos capacités, embourbés en côte-d’ivoire, cela aurait été très coûteux de se réinstaller en Arabie( dont on était partis, laissant la surveillance aérienne de l’Irak aux anglais et américains), il en a profité pour gagner sur le tableau du pacifisme. Ce sont souvent les moyens qui dictent la politique au lieu de l’inverse. Et je pense que si notre armée avait plus de moyens, elle serait simplement sur plus de fronts, en demandant donc encore plus de moyens. Derrière, il y a plutôt la mentalité de ne pas outrepasser ses moyens. C’est comme notre déficit budgétaire. Regardez, l’Allemagne est un pays en excédent, et son armée est en surcapacités matérielles( grosse flotte et beaucoup de blindés) et manque de soldats. Il y a une cohérence là dedans. L’adéquation entre une armée et le fonctionnement de son pays est donc primordiale.
    Une armée gonfle et dégonfle en fonction des menaces( comme les anticorps), mais un pays avec une armée très gonflée va rechercher des raisons d’intervenir, inventer des menaces à l’autre bout du monde. Habituellement un pays cherche donc à ne pas dépendre de son armée en classifiant cette dernière sur la base de qualité d’unités, ainsi des unités d’élites seront toujours présentes( avec le meilleur matériel), puis des unités de réserves, puis des unités de levée, voir de forteresse. Un système de graduation qui permet de s’adapter ainsi à toute menace éventuelle en bougeant un curseur sans changer d’organisation. Le problème est que cela n’existe plus, on peut contrer une petite menace, mais plus une grande, c’est cela qui nous mets en faiblesse face à une surprise stratégique d’ampleur.

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