Face aux troupes syriennes, la coalition anti-EI renforce ses positions à At Tanf, près de l’Irak et de la Jordanie

Le 18 mai, une colonne des forces gouvernementales syriennes et de miliciens chiites soutenus par l’Iran a été bombardée par des avions américains appartenant à la coalition anti-jihadiste alors qu’elle se dirigeait vers At Tanf, une localité qui, située près de l’Irak et de la Jordanie, se trouve sur l’axe Damas-Bagdad.

La raison de ce bombardement est que, justement, à At Tanf, des forces spéciales américaines, britanniques et norvégiennes y entraînent les rebelles du Front du Sud, une faction de l’Armée syrienne libre (ASL), dans le cadre des opérations menées contre l’État islamique (EI ou Daesh). Aussi, la présence des troupes syriennes a été jugée « menaçante », d’autant plus que les frappes ont eu lieu dans une zone dite de « déconfliction », c’est à dire un secteur où les deux parties doivent éviter de s’approcher l’une de l’autre.

Seulement, le régime syrien veut s’assurer du contrôle de l’axe Damas-Bagdad. Aussi, il lui faut empêcher les rebelles de s’installer dans les secteurs d’où l’EI a été chassé. Le 30 mai, le capitaine vaisseai Jeff Davis, un porte-parole du Pentagone, a affirmé que des soldats syriens continuaient de « se masser dans zone. » Et de faire part de la préoccupation de Washington.

Du coup, le Pentagone a envoyé des renforts à At Tanf. « Nous avons augmenté notre présence et notre empreinte », a en effet déclaré le colonel Ryan Dillon, un porte-parole de la coalition anti-EI dirigée par les États-Unis. « Nous sommes préparés pour n’importe quelle menace présentée par les forces pro-régime », a-t-il poursuivi, avant de rappeler qu’il y a aussi une « constante couverture aérienne au-dessus de la zone ».

Les forces syriennes présentent dans les environs d’At Tanf seraient dotées de chars et de moyens d’artillerie. Pour l’essentielle, elles restent pour le moment en dehors de la zone de déconfliction (d’une superficie de 55 km2 autour d’At Tanf). Mais un détachement s’y trouverait à l’intérieur.

Évidemment, le risque d’une confrontation directe n’est pas à écarter. Cela étant, dans les colonnes du quotidien Le Figaro, le 1er juin, Aron Lund, spécialiste du Moyen-Orient, a précisé les enjeux de cette situation. « Si les rebelles d’At Tanf arrivent à s’installer à la frontière avec l’appui américain, cette région sera difficile à reconquérir pour [le président Bachar el] Assad, ses alliés russes ne prendront pas le risque de bombarder une position insurgée truffée de conseillers militaires américains. »

Photo : Commandos américains en Syrie (archive)

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