Barkhane : Première mission des véhicules blindés Aravis au Mali

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32 contributions

  1. Elmin dit :

    Juste par curiosité , quelqu’un sait comment ils ont été transporté ?

  2. Jak0Spades dit :

    Les Aravis auraient du être déployés des le début de Serval….

  3. Rod dit :

    Que fait on avec seulement 4 vehicules ? Ca ne laisse pas beaucoup de marge s’il y a un coup dur ou une panne.

  4. nonmaisdisdonc dit :

    C’est vrai, tant qu’a faire, au lieu de rouiller paisiblement dans un hangar, il est logique de les retrouver là ou ils pourront être utiles et sauver des vies …

  5. Zayus dit :

    Combien de vie aura t’il fallu voir sacrifiées avant de prendre une décision aussi tardive pour l’ opération Serval qui a depuis mué en opération Barkhane ?
    .
    Au regard des expériences cumulées Afghanistan, Mali, BSS, 15 Aravis et 3 Buffalo constituent 2 micro-parcs ridicules au regard des besoins.
    .
    Concernant la protection contre les mines et IED, il semble, mais ça reste à confirmer, que les PLFS ne soient même pas dotés de l’élémentaire « caisse en V » efficace contre les mines, qu’on retrouve sur les MRAP et justement sur les Aravis, Bastion (Acmat), Dingo (KMW), Lince/Panther (ou Iveco LMV) ou les prochains L-ATV (Oshkosh) prévus pour 2019…

    • philbeau dit :

      Caisse « en V » qui si je ne trompe a été développée à l’origine par l’armée Sud-Africaine dans les années soixante-dix / quatre-vingt contre la guérilla de l’époque ?

      • Zayus dit :

        Pas tout à fait philbeau,
        ces caisses de déflexion en « V » sont originellement une invention de l’éphémère République de Rhodésie récupérée dès 1980 par l’industrie sud-africaine d’apartheid sous la forme du célèbre blindé « Caspir » .

    • dan78 dit :

      Caisse en V du VAB aussi et pourtant…….

      • Zayus dit :

        @dan78:
        .
        En ce qui concerne le VAB conçu au début des années 70, il s’agit plus d’une coïncidence que d’une réelle anticipation au sujet des mines.
        Le dessin en « V » de la caisse des VAB était originellement pensé pour la « navigabilité » dans le fil de ses bonnes capacités amphibies en plus de ses 2 hélices. Cette remarque est aussi valable pour les VBL.
        À l’arrivée, le résultat est là et les VAB ont démontré une bonne résistance aux mines et IED notamment en Afghanistan où plusieurs furent détruits préservant souvent les hommes embarqués.

      • Julien dit :

        Le dessous des VAB est plat ce qui explique l’effet important qu’on les IED sur ce type de véhicule, comme sur la majorité des blindés d’ancienne génération.

      • Sempre en Davant dit :

        Quand les charges d’IED sont assez importantes, la survie de l’équipage ne dépend plus seulement de la forme et de l’épaisseur du blindage, mais aussi de sa « disconnection » d’avec celui ci.
        C’est tout un système qui est mis en œuvre pour que les vibrations du blindage n’atteigne pas les occupants.
        Après tous ces efforts pour mettre au point des solutions « perce blindage », le « bon gros boum » prend sa revanche.

    • Khay dit :

      Le Bation PATSAS avait tout ce qu’il faut, de ce coté là, je suis très déçu qu’il soit pas en service en France pour les forces spéciales.

  6. bebeu78 dit :

    et dire qu’ils prenaient la poussière en France …
    …belle anticipation opérationnelle de notre armée !!! les familles de nos soldats morts faute de protection suffisante apprécieront !!!

    • Khay dit :

      D’un autre coté parait-il que l’IED en question avait 60 kilos d’explosif. Aucun MRAP les aurait sauvé, malheureusement. N’oublions pas non plus tout les gars qui ont été sauvé parce que la caisse du VAB est loin d’être minable non plus dans ses versions récentes.

  7. wrecker47 dit :

    Il y a besoin d’expérimenter sur le terrain ces engins blindés pour connaître leur endurance et leurs vraies possibilités au combat quitte à en faire les frais …çà fait partie du lot. On peut penser qu’il soient approvisionnés coté log en cas de panne sur le terrain.
    Le RETEX fait par les utilisateurs devrait être couvert par des ingénieurs de la boite présents sur place afin de modifier les défauts de jeunesse car il y en a toujours quelque soit le véhicule !
    On sait ce qu’on déjà sur place ,et il est temps de passer à plus sérieux pour protéger nos gars !

  8. petitjean dit :

    « il est armé d’une mitrailleuse de 12,7 mm »

    une 12,7 ! mais nous ne sommes plus en 1940 ! Pourquoi pas un canon de 30 mm ?

    • Zayus dit :

      Remarque d’un réel néophyte qui doit également découvrir ce site…

    • Clément dit :

      L’emport en munitions peut être ? Déjà que ça capacité de transport est faible, l’augmentation du calibre, des moyens de mise en œuvre, etc … prend plus de place.

    • Khay dit :

      Totalement overkill sur un MRAP. A la rigueur un ARX 20 pour avoir plus de portée et de punch que les 14.5mmm qui pullulent dans ce genre de zones ça pourrait se justifier, mais bonjour le micro-parc de tourelleaux avec pièces et munitions associées.

    • Pathfinder dit :

      @petitjean
      Il existe plusieurs types de munitions pour chaque arme, et vous noterez que la 12,7 est encore utilisée comme arme d’appoint sur de nombreux véhicules. Un canon de 30 a un tout autre recul, ce qui imposerait de renforcer encore la structure du véhicule, et les munitions prendraient plus de place.
      .
      Il s’agit d’une arme de protection de la zone proche, pas d’une arme d’attaque à moyenne portée. De plus, les adversaires potentiels en « COIN » sont des gaillards souvent équipés de manière rudimentaire, et savent faire des dégâts avec ce qu’ils ont… en réponse à une embuscade, il est préférable d’avoir une arme avec une cadence de tir rapide (tout au moins plus rapide, si on considère ces 2 calibres), facile à manoeuvrer et à entretenir.

      • petitjean dit :

        merci de vos explications

        • Sempre en Davant dit :

          J’ajouterai ceci : montez sur des échasses, fixez votre sac à dos debout sur votre tête puis courrez pendant qu’on vous lance des pastèque sur le sac à dos…
          Le centre de gravité + le recul…
          Un char n’est pas un bon moyen de transport logistique, et 1/x.

  9. Bob62 dit :

    Bonjour,
    Je vous rejoins Zayus, il est vraiment dramatique qu’on est attendu de perdre des hommes pour déployer ces engins.
    Qu’est ce qui peut expliquer que l’armée , au vu de son expérience en Afghanistan , n’est pas employer ces engins plus tôt , sachant les modes opératoires de nos ennemis similaires ?

    • Fab dit :

      L’argent comme d’habitude. Ces véhicules nécessites des moyens logistiques propres et les effectifs au mali sont comptés homme par homme… depuis le début.
      Beaucoup trop de soldats ont de fait laissé bêtement leur vie sur le sol malien …

      • Sempre en Davant dit :

        Calcul à courte vue comme pour les effectifs.
        Le coût des pensions à verser au gosse est supérieur à terme à celui du transport… Mais c’est après les élections! Sic!

  10. intruder dit :

    en mesure de resister aux obus de 155mm!!!!!?

    • Elmin dit :

      Oui c’est mal formulé , « aux éclats et la déflagration d’un obus de 155 mm tombe dans un rayon de 30 m » serait la formule exacte
      En cas de tir direct d’un 155 il n’y a pas grand chose qui résiste )

    • tschok dit :

      Pas en tir direct. Les éclats.
      .
      Et les 4 autres effets d’une explosion (chaleur, lumière, souffle et onde de choc).
      .
      Le plus dangereux: onde de choc, qu’on confond souvent avec l’effet de souffle, avec lequel il se combine
      .
      Vous pouvez apercevoir l’onde choc sur les vidéos consacrées par exemple au charges thermobariques, si vous furetez sur Internet, où des images d’explosion prises en slow motion montrent distinctement les différents effets d’une explosion, qui est un phénomène complexe.
      .
      Une explosion génère au moins 5 effets catalogués:
      – Une onde de chaleur, dans l’infra-rouge, qu’on met à part, parce qu’elle chauffe,
      – Une lumière, qui constitue la signature de l’explosif utilisé et qui se mesure dans différentes gammes d’ondes électromagnétiques qu’on distingue de la chaleur, mais en réalité c’est le même phénomène qui prend différentes formes,
      – Des débris, éclats, produits de combustions qui sont des matériaux provenant de la bombe ou des alentours immédiat, dotés d’une vitesse, donc d’une énergie à l’impact obéissant à la formule E = 1/2 mv²,
      – Un effet de souffle qui correspond au déplacement de la matière du milieu dans lequel s’est produite l’explosion et qui génère une onde d’énergie dite dynamique: comme les explosions se produisent souvent dans l’air, c’est un déplacement d’air; et dans l’eau, c’est un déplacement d’eau,
      – L’onde de choc, qui est une onde dite d’énergie statique et qui correspond empiriquement à l’énergie que transmet une bille à une rangée de billes dans le pendules de Newton, ou qu’on peut observer dans les tsunamis (l’ondulation de la mer qui, sans former une vague, soulève les navires qui se trouvent au large des côtes).
      .
      Un véhicule comme l’Aravis n’est pas censé résister à un tir direct, mais à 5 sur 5 effets catalogués
      d’une explosion, sachant que l’émission de lumière est prise en charge par la peinture, ce qui nous fait donc: chaleur, éclats, souffle, onde de choc. L’Aravis résiste à tout ça à un niveau normé OTAN STANAG je sais pas quoi.
      .
      A cela s’ajoute un 6ième effet qui concerne plus particulièrement tout de ce qui respire, donc le moteur du véhicule et son équipage: une explosion bouffe de l’oxygène et produit des gaz toxiques qui étant eux-mêmes le produit d’une combustion, ne sont pas des comburants: ils provoquent l’extinction des moteurs et l’asphyxie des membres d’équipage.
      .
      Donc, en cas d’explosion, il faut assurer la continuité de l’alimentation en oxygène du moteur et de l’équipage.
      .
      Ensuite, il faut se démerder pour mettre tout ça sur un châssis avec des roues pour que ça reste mobile. Mais la danse ne s’arrête pas là, puisqu’en fait on est dans une partie du spectre des contraintes. On pourrait parler de l’érosion par exemple. La rouille est l’ennemi des blindées. Le sable aussi.

  11. Duke dit :

    Je lis les commentaires de ceux qui ne comprennent pas qu’on n’ait pas envoyé ces engins plus tôt sur place, n’oubliez pas leur faible nombre, j’attends donc la suite des commentaires si un jour, on compte à nouveau des victimes, dans un VAB ou tout autre engin non Aravis …
    « mais pourquoi pas des Aravis pour tout le monde et en tout temps … on en a pourtant sur place … »

    Ne pas oublier que malheureusement l’argent, et le temps, sont les nerfs de la guerre … mais que notre pays, s’il fait intervenir ses soldats, n’est pourtant pas réellement en guerre (dans l’opinion publique) et que donc il n’y a pas d’effort de guerre produit pour dénicher les budgets, ni réduire les temps de livraison.
    Cela ne signifie pas que les décisions soient prises au mépris de la vie des soldats, mais, comme les pompiers et quelques autres professions, le coût d’une vie entre dans l’évaluation et la gestion des risques, là où dans la vie civile, perdre une vie est inacceptable (là encore je parle en termes de gestion de risques, pas d’acceptation philosophique ou culturelle).

  12. caiusbonus dit :

    quelques véhicules seulement, ARAVIS est bien l’anagramme d’AVARIS? ça explique…