Un missile américain égaré à Cuba

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Comment un missile AGM-114 Hellfire, certes désactivé, a-t-il pu se retrouver à Cuba alors qu’il avait été envoyé en Espagne à des fins de formation? Telle est la question à laquelle une enquête ouverte par le département américain de la Justice devra répondre.

Au cours de l’été 2014, Lockheed-Martin a envoyé, depuis Orlando (Floride) un missile Hellfire en Espagne – avec l’accord du département d’État – à des fins de formation et d’entraînement dans le cadre d’un exercice de l’Otan. Dans ce genre de situation, une munition de ce type n’a pas de charge, ni de système de mise à feu.

Une fois l’exercice de l’Otan terminé, ce missile désactivé a été transporté de Rota (Espagne), où les États-Unis disposent d’une base navale, à Francfort (Allemagne), où un avion cargo devait le prendre en charge pour le ramener en Floride.

Seulement, selon une information donnée par le Wall Street Journal, le missile n’est jamais arrivé aux États-Unis puisqu’il a atterri à Cuba. Et maintenant, Washington fait tout pour le récupérer car si les relations diplomatiques avec La Havane ont été normalisées, il n’en reste par moins que l’île de Fidel Castro est très proche de la Russie et de la Chine. D’où le risque de voir tomber la technologie du Hellfire dans d’autres mains… Si ce n’est déjà fait.

A priori, le missile américain a été chargé à bord d’un camion affrété par Air France. Une fois ce dernier arrivé à Roissy, il s’est ensuite retrouvé dans la cargaison d’un vol cargo de la compagnie française qui devait atterrrir à La Havane. Comment une telle confusion a-t-elle été possible? Mystère.

Qui plus est, quand il a été très vite constaté que le missile n’était pas là où il devait être, les tentatives pour joindre Air France se sont révélées « infructueuses », avance le Wall Street Journal.

D’après le quotidien, toutes les hypothèses sont sur la table. « Est-ce que quelqu’un a été soudoyé pour envoyer [le missile] ailleurs? Est-ce une opération de renseignement, ou tout simplement une série d’erreurs? Voilà ce que nous avons essayons de comprendre », a expliqué un responsable américain.

Cela étant, une affaire de ce genre n’est pas inédite. En 2008, Washington avait admis avoir livré, par erreur, des composants de missiles balistiques à Taïwan. Il avait fallu deux ans pour les récupérer.

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