Le Français assassiné au Yémen était un ancien du 3e RPIMa

Dans un communiqué, le président Hollande a condamné « avec la plus grande fermeté le lâche attentat perpetré » le 5 mai « à Sanaa au Yémen contre deux de nos compatriotes », dont un a perdu la vie. « Les services de l’Etat mettront tout en oeuvre pour que toute la lumière soit faite sur les circonstances de cet acte odieux et que ses auteurs soient rapidement identifiés », a-t-il ajouté.

Employés de la société de sécurité privée Argus Group, sous contrat avec la Délégation de l’Union européenne au Yémen, les deux Français ont été pris pour cible par des hommes armés qui ont tiré sur leur voiture. Leur chauffeur yéménite a également été touché dans cette attaque, qui a précisément eu lieu dans le quartier diplomatique de Hadda, dans le sud de Sanaa.

L’employé d’Argus Group qui a malheureusement perdu la vie est Jean-Yves Socard, 50 ans, un ancien marsouin du 3e Régiment de Parachtustites d’Infanterie de Marine (RPIMa) de Carcasonne, qu’il avait rejoint en 1982. Il a même appartenu au Groupement de commandos parachutistes (GCP) de cette unité.

Médaillé militaire (en 1994), il était retourné à la vie civile en 2004 et entamé une reconversion dans la sécurité privée, effectuant à ce titre de nombreuses missions à l’étranger, notamment en Afrique.

« Il comptait à Carcassonne, où il vivait avec sa mère, de très nombreux amis qui appréciaient son franc-parler, son humour et ses immenses connaissances. Il était considéré dans le cercle de ses connaissances proches comme un érudit et un éclairé », a écrit, à son sujet, le quotidien La Dépêche.

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