Irak : La moitié de la ville de Falloujah est sous le contrôle de combattants liés à al-Qaïda

En novembre 2004, à l’issue d’un peu plus 20 jours de combats, l’armée américaine avait réussi à prendre le contrôle de la ville de Falloujah, alors contrôlée par plusieurs groupes de la mouvance jihadiste, avec l’engagement de 45.000 hommes contre un adversaire fort d’environ 3.000 combattants. La configuration de cette cité était favorable à la guérilla, d’où le volume de forces et les moyens engagés.

Presque 10 ans plus tard, et sans les mêmes moyens que ceux mis en oeuvre par l’armée américaine, les forces de sécurité irakiennes sont à nouveau confrontées à des combattants liés à al-Qaïda ayant pris le contrôle de la moitié de la ville. Même chose à Ramadi, chef-lieu de la province (sunnite) d’al-Anbar. D’ailleurs, c’est dans les environs de cette ville que tout a commencé, le 30 décembre.

Ce jour-là, un camp de protestataires anti-gouvernementaux, présenté comme un « repaire d’al-Qaïda », a été démantelé sans ménagement par les forces de sécurité irakienne. Depuis, des heurts ont éclaté et se sont propagés à Falloujah et Ramadi. Le 1er janvier, le commissariat principal de Falloujah a été attaqué par des hommes armés, lesquels ont ainsi fait évader une centaines de détenus. Quant aux policiers, ils ont pris la fuite.

La moitié de Fallouja est entre les mains de l’EIIL (l’Etat islamique en Irak et au Levant, un groupe lié à Al-Qaïda, ndlr) et l’autre partie est sous le contrôle » de membres de tribus armés a ainsi expliqué un reponsable du ministère irakien de l’Intérieur.

Bien évidemment, il est impensable pour Bagdad de laisser cette situation en l’état. Les forces spéciales irakiennes ont été envoyées sur place. « Nous sommes entrés dans Fallouja, ville de la province d’Al-Anbar située à 60 km à l’ouest de Bagdad, et des combats acharnés s’y déroulent », a commenté leur commandant, le général Fadel al-Barwari. A Ramadi, ce sont des policiers alliés à des tribus locales qui combattent les insurgés, notamment à l’est de la ville, om des dizaines de camions ont acheminé des hommes lourdement armés appartenant visiblement  à EIIL.

Les combattants liés à la mouvance d’al-Qaïda profitent de la situation en Syrie pour mener des opérations en Irak où l’année 2013 aura été la plus meurtrière depuis 5 ans, avec plus de 9.400 civils tués.

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