Serval : L’aviation française maintient la pression sur les jihadistes au nord de Kidal

« Oui le terrorisme a été repoussé, oui il a été chassé, mais il n’a pas encore été vaincu », a affirmé le président Hollande, lors de sa visite à Bamako, le 2 février. Aussi, selon lui, c’est « tout le Mali » qui doit être reconquis. Et pour cela, les forces françaises de l’opération Serval resteront « le temps qu’il faudra, c’est-à-dire le temps que les Africains eux mêmes prendront (…) pour nous remplacer » et elles se battront « jusqu’au bout, jusqu’au Nord Mali » aux côtés de l’armée malienne.

Les groupes jihadistes qui se sont repliés dans la région montagneuse de Kidal, située près de la frontière algérienne après avoir refusé le combat à Gao et Tombouctou, savent à quoi s’attendre.

C’est ainsi que, d’après l’Etat-major des armées (EMA), l’aviation française a maintenu la pression au cours de la nuit du 2 au 3 février en procédant à « d’importantes » frappes dans ce secteur, plus précisément au nord de Kidal et dans la région de Tessalit.

Les opérations aériennes avaient été gênées lors de ces derniers jours par les conditions météorologiques. Là, ce sont dont une trentaine d’appareils (chasseurs-bombardiers, ravitailleurs et avions de reconnaissance) qui ont été impliqués. Selon l’EMA, il s’est agi de bombarder « des dépôts logistiques et des centres d’entraînement » des groupes jihadisres dans un secteur proche de la frontière avec l’Algérie.

Il n’a pas été précisé si les Atlantique 2 de la Marine nationale ont une nouvelle fois largué des bombes, comme certains l’ont fait à plusieurs reprises, semble-t-il, depuis le début de l’opération Serval. Ces avions de patrouille maritime sont en effet en mesure de mettre en oeuvre des bombes GBU-12 de 250 kg par guidage laser depuis 2008. Seule limite toutefois : ils ne peuvent pas illuminer les cibles par eux-mêmes,

Par ailleurs, de nouveaux renforts seraient arrivés à Kidal, dont l’aéroport a été pris il y a 5 jours par les forces spéciales françaises. Les opérations visant à prendre le contrôle de la ville avaient été stoppées en raison d’une tempête de sable.

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