L’Azerbaïdajan a abattu un hélicoptère Mi-24 arménien

karabakh-20140805

Il s’agit de l’un des incidents les plus graves entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie, depuis le conflit qui a opposé ces deux anciens républiques soviétiques au sujet du Nagorny-Karabakh, au moment de l’éclatement de l’Union soviétique.

Ainsi, les forces azerbaïdjanaises ont affirmé, ce 12 novembre, avoir abattu un hélicoptère arménien de type Mil-Mi-24 alors qu’il aurant tenté d’attaquer leurs positions près de la région d’Agdam. Toujours selon Bakou, les débris de l’appareils seraient retombés sur le territoire du Nagorny-Karabakh, république auto-proclamée bénéficiant de la protection de l’Arménie, qui y a déployé quelques 20.000 soldats.

Cet incident a été confirmé par le ministère de la Défense du Nagorny-Karabakh… mais avec une version différente étant donné que l’hélicoptère en question aurait été en train d’effectuer un simple vol d’entraînement dans le « cadre d’exercices militaires ». Et d’ajouter : « Les Azerbaïdjanais continuent de tirer abondamment dans la direction du site du crash avec différentes armes de petit calibre ».

Le cessez-le-feu entre les différentes parties, signé en 1994 sous l’égide du groupe de Minsk (France, Russie et États-Unis) n’est que virtuel. Les échanges de tirs entre forces azerbaïdjanaises et arméniennes sont fréquents, avec des pertes de chaque côté. Bien évidemment, chacun en fait porter la responsabilité à l’autre.

Et, cet été, les accrochages s’étaient multipliés, au point d’inquiéter la Russie, qui a maintenu en Arménie un contingent fort de 5 à 9.000 hommes, avec 180 chars et un escadron de chasse. De quoi compenser le déséquilibre militaire d’Erevan par rapport à Bakou.

Centre de maints trafics gérés par les mafias locales, cette région doit être surveillée de près étant donné qu’une nouvelle guerre entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie serait de nature à avoir des effets collatéraux, sachant qu’Ankara soutient Bakou pendant que Téhéran en fait autant avec Erevan. Et c’est sans compter sur le risque de déstabilisation du sud du Caucase.

Voir aussi...

 

Conformément à l'article 38 de la Loi 78-17 du 6 janvier 1978 modifiée, vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données vous concernant. [Voir les règles de confidentialité]