La première promotion « QWI Rafale » a été diplômée par le Centre d’expertise aérienne militaire

En mai, le Centre d’expertise aérienne militaire [CEAM], implanté sur la base aérienne 118 de Mont-de-Marsan, avait annoncé qu’elle venait de créer une nouvelle formation en vue de délivrer la qualification QWI « Rafale » [« Qualified Weapons Instructor »], l’objectif étant de « créer un réseau d’experts tactiques au sein des unités de combat. Et cela, sur le modèle de la « Weapons School » de l’US Air Force et du « Naval Aviation Warfighting Development Center » [NAWDC] de l’aéronavale américaine.

Selon les explications alors données par le CEAM, cette formation « QWI Rafale » devait permettre aux stagiaires de « parfaire leur connaissance et leur maîtrise de leur système d’arme et d’approfondir les tactiques, les techniques et les procédures des engagements dits de ‘haut du spectre' ». Une fois leur qualification en poche, leur rôle consistera à restituer « tout ce qu’ils auront appris » à leur unité d’origine.

Le 1er août, le CEAM a indiqué que les cinq premiers stagiaires [quatre de l’armée de l’Air & de l’Espace, dont un navigateur officier système d’armes, et un pilote de la Marine nationale] venaient de recevoir leur diplôme de « Qualified Weapons instructor », à l’issue d’un stage intensif qui aura duré six semaines.

« Les QWI Rafale auront désormais, dès leur retour en escadron, l’importante tâche de réaliser des instructions avancées à tous les équipages, de conseiller le commandement sur l’emploi tactique du Rafale et de contribuer à l’évaluation des forces », a précisé le CEAM.

Et d’ajouter : « Pour atteindre tous ces objectifs, ils devront en permanence appliquer la devise des QWI de toutes les nations : ‘Humble, crédible, accessible’. Ils pourront aussi s’appuyer sur le réseau d’experts tactiques qu’ils sont en train de créer et qui s’enrichira au fur et à mesure des formations ».

Cela étant, le CEAM a donné quelques détails supplémentaires sur cette formation « QWI », qui a mobilisé 27 instructeurs de 5 unités. Ainsi, après une phase théorique, celle-ci s’est notamment concentrée sur la guerre électronique, l’emploi des capteurs et des armements air-air « dans un environnement […] contesté », avec « forte menace et brouillage intensif ».

Puis les stagiaires ont enchaîné sur des missions de guerre au Centre de simulation Rafale nouvelle génération [CSR-NG] qui, explique le CEAM, permet « d’exploiter au plus près de la réalité les capacités du Rafale au standard F3R », l’objectif étant de « vérifier l’assimilation des notions techniques et tactiques enseignées et de confirmer l’importance de la standardisation et de la mécanisation dans les missions de haute intensité [réflexion, exécution, débriefing, analyse] ».

Enfin, le stage a aussi mis l’accent sur la maitrise de l’emploi des liaisons de données tactiques, via une formation technique et pratique dispensée par le Centre expert et d’instruction des liaisons de données tactiques [CEILDT] du CEAM.

« Cette formation me permet à la fois de continuer à progresser mais aussi d’appréhender mon rôle au sein de l’unité avec un autre angle tout en lui donnant une légitimité certaine », a témoigné l’un des cinq stagiaires, pilote à l’Escadron de chasse 3/30 Lorraine. « Le Rafale est constamment en évolution ce qui en fait un vecteur d’humilité obligeant sans cesse à remettre en questions ses connaissances. Cette formation permet à tous les QWI de mettre à jour un socle de connaissances solide dans tous les domaines : vecteur, guerre électronique, L16, armements, tactique… », a-t-il conclu.

Pour rappel, réunissant sous un même commandement « tous les acteurs de l’innovation, qu’ils agissent dans le domaine des équipements, de la doctrine ou de la formation », le CEAM/AWC [pour Air Warfare Center / Centre de guerre aérienne] a été créé en 2015, avec la fusion du Centre d’expériences aériennes militaires et du Centre tactique Air [CENTAC-Air] du Commandement des forces aériennes [CFA].

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68 contributions

  1. Hermes dit :

    On devrait se souvenir un minima de la lettre du maréchal concernant les anglicismes dans l’armée française.
    J’ai beau être le premier à dire que ça ne coûte rien de parler anglais, faut pas exagérer…

    • Lagrange dit :

      Heu c’était pas le maréchal…

      • Hermes dit :

        Petite erreur à la frappe en effet.
        .
        Mais tant qu’on saisi le message, c’est le plus important..

    • Haikai dit :

      Tu parles de quel maréchal exactement ?

      • xorminet dit :

        Le maréchal DeGalles, qu’on a bien connu pendant la guerre de 18-40

    • Jef dit :

      Complétement d’accord !!!

    • Lotharingie dit :

      Hermes :

      « …………On devrait se souvenir un minima de la lettre du maréchal……. »

      Bonjour,

      Ne serait ce pas plutôt :

      « …………On devrait se souvenir un minima de la lettre du Général……. » ?

      Bien à vous.

      • Hermes dit :

        Totalement, en effet, j’écris souvent plus vite que je ne pense au clavier et la relecture est secondaire…

    • Eric dit :

      L’anglais est la langue de l’aéronautique et accessoirement la principale et plus utilisée à l’OTAN, faut s’y faire les gars ou alors on reste seul dans notre coin à faire des manips entre gaulois.

      • Czar dit :

        dans le monde, y a ceux qui initient et la masse des moutons qui suit, quelque soit le sens, sans jamais se poser de question. au moins tu seras jamais seul dans la vie et t’auras chaud en hiver, ricouille. C’est très important de ne pas être seul, quand on n’a aucune personnalité.

        c’est sans doute aussi parce que « l’anglais est la langue de l’aéronautique (faudra le dire aux russes et aux chinois comme aux japonais qui n’ont pas l’air d’avoir reçu le message) que le ministère de la National Defence franchouille, outre le recours à à la langue du suzerain pour dénommer des formations internes, se fait fort de créer un « bateul lab terre », dès fois qu’un juteux australien passe dans le coin, ne comprenne pas de quoi il s’agit et que ce soit une honte nationale de ne pas être entré dans le monde du futur de l’avenir de demain. Enfin du moins de la vision que les beaufs s’en font.

        je note d’ailleurs un reste d’archaïsme réactionnaire vu que tu t’es adressé à moi dans ce latin presque oublié qui a fleuri pendant quelques siècles entre meuse, alpes et pyrénées.

        sans doute aussi parce que comme la plupart des aplaventristes anglophonistes les plus empressés, tu ne maîtrises réellement aucune des deux langues.

        • UnKnown dit :

          Bah traduisez tout seul dans votre coin ILS, TACAN, VOR DMS, Fox-1/2/3, Merge, BRAA, bogey dope, picture, tali, rifle…
          Il n’y a pas d’anglicisme, c’est juste la langue de BASE pour les forces aériennes de l’OTAN. Et à moins de vouloir bombarder Paris avec des Rafales, c’est généralement à l’étranger que nous déployons nos forces, aux cotés de nos alliés (qui ne sont ni Russes, ni Chinois). Donc avoir recours aux termes / vocabulaire professionnel qui est anglais va encore plus de soi.

          • Czar dit :

            il s’agit de formation française de pilotes français ,busard, pas de communication avec des alliés ne parlant pas la langue durant des opérations. si l’on adopte ton principe d’invertébré, faut entièrement basculer le jargon militaire en globish pour être « compatibaul »

      • Mëhmët Ëglüëglü dit :

        Munichois, capitulard, défaitiste !

      • v_atekor dit :

        @Eric: il n’y a pas de langue d’une discipline quelle qu’elle soit. Les objets d’une discipline ne se nomment pas. Ce sont les gens qui parlent une langue et qui inventent (ou pas) des façon de dire les choses. Si tu renonces à nommer les choses, d’autres le feront à leur goût. Ce n’est pas plus compliqué.
        .
        Nommer les choses, ça demande de l’invention. La flemmardise commande d’utiliser les mots des autres qui ont déjà fait ce travail de création. Mais en faisant ça, on prend des risques très grand car justement, les choses n’ont pas de nom intrinsèque, alors que ce sont les langues qui portent la pensée,. Lorsque tu importes un concept tu prends le risque très grand qu’il ne correspondent pas aux logiques de pensée préexistant dans ta langue, et qu’il déforme au lieu de traduire, et que finalement ta flemmardise te coûte la compréhension de ton sujet.
        .
        Dans beaucoup de disciplines supposément acquises à l’anglais, les gens travaillent en français, avec finalement très peu d’anglais. Pour une simple raison : ils doivent se comprendre vraiment, et sur le fond. L’informatique et l’électronique qui sont farcis au jargons anglicisant sont un bon exemple.

    • Qui ça ? dit :

      Lettre du Président Charles de Gaulle au Premier ministre Pierre Messmer, écrite en 1962, où il enjoint qu’on francise les termes anglo-saxons dans le jargon militaire:
      « J’ai constaté, notamment dans le domaine militaire, un emploi excessif de la terminologie anglo-saxonne. Je vous serais obligé de donner des instructions pour que les termes étrangers soient proscrits chaque fois qu’un vocable français peut être employé ». Et il ajoute de façon manuscrite « c’est-à-dire dans tous les cas ».

      Cf: https://www.lopinion.fr/secret-defense/quand-de-gaulle-defendait-la-langue-francaise-dans-les-armees

      PS: et ne pas oublier que les avions patrouilleurs maritimes Breguet-Dassault Atlantique 2 s’écrivent ainsi contrairement à la génération précédente des Atlantic sur consigne du président François Mitterrand.

  2. Kiwi dit :

    L’intérêt que les équipages soient le mieux formés possible à l’utilisation de leur Rafale est indiscutable et on ne peut que saluer la nouvelle de la sortie de cette première promotion d’excellence.
    Pour autant, une question me vient. Les 27 instructeurs chargés de former ces nouveaux « instructors » sont-ils appelés QWII, IQWI, QIWI ou QWIQWI ?

    • Félix GARCIA dit :

      « Les 27 instructeurs chargés de former ces nouveaux « instructors » sont-ils appelés QWII, IQWI, QIWI ou QWIQWI ? »

      « 1,2,3 Cui Cui ? »
      https://www.youtube.com/watch?v=Jk-GOuZlKfo

      • VinceToto dit :

        Pour former un ingénieur en machin-truc, il faut un instructeur expert en machin et un expert en truc, pas forcément une instructeur expert en machin-truc.
        ^^

        • Kiwi dit :

          MACHINTRUC ? Voyons voir…
          Military Air Combat Highly Integrated National Training for Rafale Ultimate Certification ?
          Du moment que c’est de l’anglais, hein…

          • VinceToto dit :

            Je vais essayer d’être sérieux: instructeur certifié systèmes utilisateurs du Rafale?

    • PK dit :

      Le choix du qualificatif est assez symptomatique du degré d’abdication de la souveraineté française. Pour former des gus français sur un jet français, on les appelle d’un terme américain (assez ridicule en plus entendu en français pour des pilotes).

      Mais à l’heure où nos zélites sont tous American Young Leader et que c’est McKinsey qui dirige la France, on ne peut pas trop s’étonner non plus…

      • botha dit :

        Ou alors les termes aéronautiques internationaux sont anglais, on fait partie de l’OTAN ou la langue utilisée est l’anglais, et rationaliser le jargon dans une seule langue permet une meilleure inter opérabilité et d’éviter des erreurs couteuses en hommes et matériels.
        Les combats d’arrière garde ça va bien 2 minutes mais la on essaye d’être sérieux, faut vous y faire l’anglais est la langue internationale depuis plus de 50 ans, tout le monde l’apprend sans problème et ça vous empêche en rien de continuer à vivre.

        • PK dit :

          Vous avez le choix de vivre couché ou non. Vous avez encore ce choix.

          Ce n’est pas parce qu’un état de fait existe que vous ne devez pas résister. Les mouches sont majoritaires sur Terre et se délectent de la merde : devez-vous pour autant en bouffer ?

          Oui, la langue anglaise est celle qui est employée dans l’aéronautique et il est normal de l’utiliser pour échanger avec un autre pilote ÉTRANGER. Il n’en est nul besoin pour communiquer entre Français, encore moins pour désigner une formation interne de l’armée française. D’ailleurs, cet argument est bidon, étant donné que l’armée DE TERRE américanise depuis longtemps son vocabulaire…

          Libre à vous de vous soumettre. Il y a des gens qui ne le feront jamais. Remarquez que vous n’êtes pas tout seul. La masse représente 90% d’une population (cf. Le Viol des Foules de Tchakhotine).

          Quant à l’anglais est la langue internationale depuis 50 ans, c’est simplement une approximation. C’est la langue du commerce mondiale depuis 50 ans parce que les échanges se font en dollars (et que le système de carte bancaire est aussi américain : savez-vous qu’à chaque fois que vous payez en carte bleu, vous donnez de l’argent aux États-Unis ?). Il est d’ailleurs très drôle de constater que cela va changer dans les décennies à venir. D’ailleurs, cela devrait avoir des conséquences directes sur l’usage de l’anglais justement…

          Quant à votre « tout le monde l’apprend sans problèmes », vous n’avez pas dû beaucoup voyager. Près de 90% de la planète (statistique au doigt mouillé qui doit malgré tout être en-dessous de la réalité) ignore tout du globish mondial et une bonne partie des globishants sont incapables de comprendre du bon anglais sortie de leur domaine de compétence.

        • Vinz dit :

          On parle d’un macaron cousu sur une combi. You come with me to pick up Macintoche ?

  3. Jlw dit :

    Beaucoup d’articles concernent le « qualitatif » : le materiel et les hommes. J’ignore par contre le nombre de Rafales operationnels et le nombre de pilotes qualifies sur Rafale. Quelqu’un dispose-t-il de ces chiffres ? Merci d’avance.

    • Pour Info dit :

      Nous sommes prêts à donner ces renseignements, merci de vous présenter à la base aérienne la plus proche des chez vous, une base aéronavale vous accueillera aussi.
      Merci de vous présenter en tant que Jlw, ne pas oublier une pièce d’identité nécessaire pour rentrer dans nos installations.
      Merci aussi de prévenir vos proches que votre absence risque de durer plusieurs jours, vis à vis de la quantité de données que nous devons vous fournir.

      Cordialement,

      Signé : La DRM

  4. Caneton dit :

    C’est assez triste de lire qu’ils n’ont même pas volé…

    • PK dit :

      Pathétique… Cela se voulait un top-gun à la française. Ils ont réussi !

    • HMX dit :

      Tout à fait, et c’est ce qui me choque le plus dans cette formation. Bien plus que le choix de son nom, délibérément calqué sur les formations anglo-saxonnes similaires, (mais pas très inspiré ni très inspirant, même si c’est totalement secondaire !).

      Les pilotes ont donc fait de la théorie, puis du simulateur. Et… c’est tout. Alors certes, c’est déjà pas mal, et au moins on a pas du se ruiner… Mais on est assez loin de la « vitrine » que pourrait représenter cette formation d’excellence pour le Rafale et l’AAE.

      Il était donc impensable d’organiser au moins un exercice de haut niveau, typé « haute intensité », avec tir de munitions réelles sur des cibles terrestres et aériennes, et utilisations de plastrons pilotés par des instructeurs simulant des appareils ennemis, visant à mettre en application les enseignements de la formation ? ça coûtera évidemment beaucoup plus cher. Mais il s’agit de former l’élite des pilotes de l’AAE, donc ça mérite un tel investissement.

      Espérons juste que ce soit à l’étude pour les prochaines sessions de cette formation…

  5. Thierry (le plus ancien) dit :

    la différence avec le système américain, c’est que ce diplôme ne concerne qu’un seul appareil, le Rafale, c’est un peu comme si vous passiez un permis de conduire valable uniquement pour la Renault Mégane !

    ce qui ne manque pas de causer de grand trou d’expérience avec d’autres appareils aux spécificités différentes qui peuvent se retrouver aux cotés du Rafale ou contre le Rafale.

    Si la France pouvait récupérer quelques appareils russe auprès des ukrainiens en échange d’autres plus moderne tout le monde y gagnerait, on aurait une escadrille « Agressor » pour faire réellement monter le niveau d’expérience.
    Même si les Rafales français ont de plus en plus de chance de se retrouver contre d’autres Rafales vendu sans scrupule à n’importe qui… mais heureusement y’en a que des petites poignées de rien du tout à travers le monde !

    • Lagrange dit :

      Et sur quel autre avions pourrions nous entrainer les pilotes? Pardon mais le Mirage III de votre jeunesse a été retiré depuis bien longtemps…

      Et bien sûr quel gros manque doivet avoir les pilotes US si comme nous ils ne peuvent pas s’entrainer sur autre chose que les avions qu’ils ont!

      Quel intérêt de récupérer des avions Ukrainiens hors d’état de voler… Sans connaître les tactiques Russes aucun intérêt même si on avait un ou deux Mig 29 ukrainiens, qi n’ont rien à voir avec les Su 35 et Mig 29 SMT sur le plan électronique.

      Des petites poignées de rien à travers le monde… c’est pas gentil pour tous les pays du monde producteur d’avions de combat, sauf les américains et les Russes, seuls à exporter plus que nous.

      Ah oui pardon en terme d’avions pas au point comme le F 35 c’est sur on est nul. Nos avions sont opérationnels! Qu’et ce qu on est mauvais!

      • Thierry (le plus ancien) dit :

        moi je crois que 3 ou 4 as ukrainiens qui ont descendu le plus de chasseurs russe gagneraient à venir faire un tour en France avec leurs avions pour entrainer les pilotes de Rafale, avion qui n’a JAMAIS connu le combat aérien. Et en retour il n’y a qu’a donner à l’Ukraine 4 Rafales, ou prêter pour la durée de la guerre avec une bonne assurance, et les entrainer avec. Même la Grèce n’a pas l’utilité des leurs.

        On dirait que vous avez peur du résultat, votre foi en le Rafale me paraît bien superficiel pour un supporter du genre;

        Merci de vous soucier du F-35 mais il se porte à merveille et je ne me ferais pas prier si on me demandait de grimper dedans :

        https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/f-35-la-mirobolante-commande-du-pentagone-30-milliards-de-dollars-remet-d-aplomb-lockheed-martin-926732.html

        • ScopeWizard dit :

          @Thierry (le plus ancien)

          « Rafale, avion qui n’a JAMAIS connu le combat aérien.  »

          Z’ êtes sûr ?

          Ben moi pas du tout , voyez….

          Je crains que dans une certaine hâte fébrile , vous ne confondiez « combat aérien » et « éprouvé en combat réel » ou COMBAT PROVEN….

          « On dirait que vous avez peur du résultat, votre foi en le Rafale me paraît bien superficiel pour un supporter du genre; »

          Pourquoi à chaque fois s’imaginer que tous ceux qui le supportent seraient animés par une « foi » ?
          Justement , étant pour beaucoup plus « rationnels » tous les Rafale-fans ne sont pas comme ceux qui ne jurent que par l’ avion US ; chez ceux là , le fait est que ce n’ est pas « superficiel » mais « aveugle » .

          « Merci de vous soucier du F-35 mais il se porte à merveille et je ne me ferais pas prier si on me demandait de grimper dedans : »

          Vous parlez bien vite….

          • E-Faystos dit :

            Il peut : y’a pas de F35 biplace donc Thierry restera les pieds au sol. Ou alors il a son brevet de pilote éprouvé au combat.
            Mais si il pilote comme il argumente, il est vital qu’il reste un guerrier de salon.
            Après tout, il a choisi un camp qui paye… Ou pas.
            Et la, je le plains: il a vraiment une vie de m&rde.

        • E-Faystos dit :

          Le Rafale, avion. Qui n’a jamais connu le combat aérien…
          C’est pas faute de le vendre à des clients avec des ennemis féroces (Inde vs Chine/ Inde vs Pakistan) .
          D’ailleurs, on va pouvoir chaudement serrer les mains des politiques US pour leurs lois à CAATSA à géométrie variable dans leur application: aucun marché de Su 35, -au demeurant un avion remarquable- ne se concrétise au profit du Rafale.
          .
          Quand aux Victoires aérienne, les appareils qui en remportent sont des appareils vétustes (F 18, Typhoon) contre des drone. Le prix de la cible est loin de couvrir le tir de la munition.
          .
          Quand à l’entraînement contre les pilotes Ukrainiens…
          Il y a les « Tiger Meet qui permettent de rencontrer de pilotes Européens est des dizaines d’avions.
          Leur intérêt est de diversifier les profils d’adversaire.
          Yann Black (#pilote,#Britannique,#échange, #mirage 2000C) avait des réserves du fait que le 2000 avec ses forces et faiblesses perdait à s’affronter lui-même en boucle.
          En ce sens, la manœuvrabilité du Rafale lui permet de se frotter aux ténors de l’exercice : F16 et MiG 29 en tête.
          Car il va falloir du temps avant que les les Su 35 rejoignent un champ de bataille.

          • v_atekor dit :

            Exactement. Qu’il n’ait jamais connu de combat aérien, notamment chez des utilisateurs en conflit ouvert avec des nations possédant une armée de l’air efficace veut probablement dire qu’il a un poids dissuasif. La Grèce et surtout l’Inde sont dans cette position.
            .
            Cela étant pour modérer mon propos, je ne suis pas certain du tout que des Rafale indiens n’aient pas été pris à parti au Pakistan, mais la flotte indienne est au complet, et il est des situations où les belligérants évitent de l’huile sur le feu…

          • v_atekor dit :

            Note quand même que le F35 non plus n’a participé à aucun combat aérien, pas plus que le F22 ou l’Eurofighter…

        • L' as Ticot dit :

          Thierry ( l ancêtre),

          Pour trouver l’ as ukrainien, il suffit d aller sur Digital combat simulator (DCS World).

        • et v'lan passe moi l'éponge dit :

          Je ne suis pas certain que l’article mentionné serve votre propos…
          Si vous montez dans la wonderful turkey, pensez a prendre votre maillot de bain.

      • HMX dit :

        @Lagrange

        Pour rester sur du franco-français, l’appareil « Agressor » le plus indiqué serait probablement le M2000, dont l’agilité et les qualités aéronautiques ne sont plus à prouver. Une poignée de M2000-5 pourrait être reconfigurée pour cette mission exigeante. On peut aussi racheter d’occasion quelques 2000-9 aux EAU si on cherche des appareils avec davantage de potentiel.

        Si on souhaite varier le type d’appareil et augmenter le réalisme des combats, c’est du côté des USA et de l’OTAN qu’il faudra se tourner. Il ne devrait pas être compliqué de trouver des pays alliés équipés de F35 et disposés à organiser de telles simulations de combat mutuellement bénéfiques, type « Red Flag ». On pense aussi à des pays comme l’Inde, doté à la fois de Rafale et de matériels d’origine russe modernes, et avec qui des partenariats très intéressants pourraient être noués, permettant à nos pilotes d’affronter « pour de vrai » des appareils et équipements russes.

        Par ailleurs, les USA disposaient dans les années 1980 de l’escadron « Red Eagle », équipé d’appareils soviétiques discrètement récupérés aux 4 coins du monde pour être testés et évalués. l’escadron été officiellement dissout en 1990, avec le fin de la guerre froide. Dans le contexte actuel, il n’est pas interdit d’imaginer que les américains réactivent ce projet pour se procurer par tous moyens des matériels d’origine russe ou chinoise, et faire profiter leurs pilotes et ceux de l’OTAN de ces enseignements.

        • Qui ça ? dit :

          N’est-ce pas déjà le cas avec les anciens Mirage 2000 du Qatar qui ont été rachetés par la PME française Ares pour servir d’agressor ?

          • HMX dit :

            En effet, c’est un début. Ces appareils seraient apparemment basés à Istres, et potentiellement mis à disposition de l’AAE et d’autres forces aériennes clientes pour des missions d’entraînement. La société française Procor a également racheté des M2000 brésiliens. Mais l’AAE pourrait ambitionner de disposer de sa propre petite flotte « d’Agressor », avec des appareils crédibles. A ce jour, cette mission est en partie assurée par l’escadron d’entraînement 3/8 Côte d’Or, équipé de modestes et vénérables Alphajet…

        • Vinz dit :

          « Suffit » d’aller s’entrainer avec les Egyptiens et les Indiens, ils ont du SU-35.

          • E-Faystos dit :

            Oui mais non: les Indiens ont de hybrides avec le Su 30I.
            Les Egyptiens ont annulé la commande suite aux pressions US.

    • E-Faystos dit :

      @ Thierry
      Quand un pilote part sur Rafale, c’est avec le risque de délivrer de l’armement. Il a besoin de savoir ce que vaut son adversaire et les services de renseignement les tiennent régulièrement informé.
      Quand à affronter d’autres Rafales… Ne dites vous pas que cet avion ne vaux rien? Alors le risque militaire est mince car aucun pays n’accepterai d’affronter le parangon de la démocratie qui lui est équipé de F15, F16 et autres.

    • VinceToto dit :

      Je suis bien d’accord avec vous: 24 Rafales F3R contre des carcasses de Mig ou Sukhoi permettra d’améliorer les capacités de l’Armée de l’Air et de sauver l’Ukraine. Oui, moi aussi j’ai voté Macron et j’aime bien le général Burkhard et l’OTAN!
      (Je blaguais)

    • UnKnown dit :

      Peut-être parce que le Rafale fait tout ce que les autres chasseurs français faisaient, mais en mieux???

  6. Nenel dit :

    Il me semble que sur la photo des 5 stagiaires, j’ai longuement discuté avec le barbu de droite, le seul NOSA. Très sympathique et très ouvert …

  7. NVG dit :

    En 6 semaines ils peuvent devenir meilleurs que les autres? Soit cette formation c’est du pipôt soit ça se touche en escadron. On ne peut pas devenir plus fort que les autres en un mois et demi. Pourquoi les autres pilotes ne connaissent pas leur système d’arme correctement?

    Si la réponse c’est le manque d’acces au simu F3R alors c’est encore du pipôt, la formation sert à maquiller le manque de moyen.

    Bref, devenir plus fort au point de surpasser l’adversaire ne se fait pas en 6 semaines.

    • E-Faystos dit :

      Vous vous fourvoyez.
      Le problème en France est qu’il existe encore deux poignées de Mirages qui sont des avions très spécialisés: le D pour les frappes tactiques et le -5 pour la défense et supériorité aérienne.
      Mais dans le cas du Rafale, c’est un avion polyvalent qui risque de connaître le feu dans une guerre symétrique.
      Or former un pilote à tous les aspects de la guerre aérienne, c’est vaste.
      Sans être exhaustif, y’a la guerre électronique, la reco, le tir AA et AS.
      Nos pilotes sont sûrement aguerris en AS à cause des conflits au Moyen Orient.
      Mais pour le AA? Une validation par an en Corse et retour à la base.
      Donc en six semaines, on ne va pas former un pilote de A à Z mais lui donner les dernieres performance du matériel hors OTAN et le gaver de simulation jusqu’à ce que les informations lui pisse des oreilles.

  8. dompal dit :

    Je vais peut-être poser une question idiote : pourquoi un tel centre de formation n’a-t-il été créé avant ?

    • fabrice dit :

      Parce que la norme OTAN c’est 180h de vol par an pour un pilote de guerre (par comparaison en Israël c’est 240h) et qu’en France on serait autour de 130h…Donc quelques uns font 180h, on dit qu’ils sont surqualifiés et à charge d’eux de faire du retex à ceux qui font maintenant plus que du 110h…Je pense décrypter mais j’ai peut être tort car je je suis mauvaise langue et comme dit Robert un sale sioniste, pouh pouh, honte à moi… D’un autre côté ça me rassurerait qu’on me démontre que j’ai tort…

      • E-Faystos dit :

        @ fabrice
        D’un autre côté ça me rassurerait qu’on me démontre que j’ai tort…Facile : il y deux ans, un mirage D s’emplafonne une montagne.
        Le jour même, les huiles commentent: »le 2000 est un avion très sécurisé » le BEA enquête et fera un rapport assassin : en France, les pilotes jouent trop dans des bacs à sables et perdent en compétences.
        Comprendre : à trop s’user à faire la guerre dans le nord Mali, ils sont stoppé net pas une brave colline Lorraine.
        Triste.
        Mais terriblement concret: a force de faire le boulot des autres, le niveau se perd. Tout est bon pour remonter la pente, même le simulateur (bisou à nos amis Belges, Suisse, etc …)

  9. Maya dit :

    C est bien ça , sinon les nord-coréens vont envoyé des milliers de soldats en Ukraine au côté de la Russie. Que va faire la France progressiste incapable de virer un iman islamiste ?.

    • VinceToto dit :

      Avec les chantiers prévus par la Russie en Sibérie, ce ne sera pas la peine d’envoyer les travailleurs « volontaires » Nord Coréens en Russie du Sud-Ouest contre nourriture et énergie.
      Et puis normalement la concession base navale militaire à Odessa c’est pour la Chine pas pour la Corée du Nord: faudrait pas tout compliquer.

  10. Mëhmët Ëglüëglü dit :

    Et les majors de promo sont Mcfly et Carlito les spécialistes de la roulade avant, grand amis de l’opérateur Manu du CPA 10…

  11. Charcot84 dit :

    @NVG, en 6 semaines eh oui! Pour la simple et bonne raison que ces pilotes ont tous une ancienneté qui leur confère une expertise indéniable et un nombre d’heures de vols conséquent, ce qui permet d’avoir de bons résultats dans un laps de temps assez court. Tous ces pilotes sont des « pointus » dans leurs domaines et ont tous des missions de guerre à leur actif. D’ailleurs ceux qui intègrent le CEAM sont toujours des personnels hautement qualifiés dans leur domaine de compétence. Allez sur les sites spécialisés, vous verrez exactement ce que le CEAM met en oeuvre et améliore l’ensemble des compétences des pilotes en escadron suite aux nombreux RETEX.

  12. NVG dit :

    Donc on est pile poil dans ce que je dis, cette formation maquille le manque de moyen. Je suis heureux d’apprendre que les pilotes ne sont pas au point sur le combat air-air.
    Il faut changer la définition de cette qualification. C’est une remise à niveau, pas un stage pour les meilleurs des meilleurs.

    • E-Faystos dit :

      @NVG
      Prenez-le comme vous voulez.
      La France fait des miracles pour le.budget qu’elle met dans ses armées. Elle se réveille au bout de « seulement »six mois de guerre à 4000km.
      Encore six mois et on lance le char lourd et le NGF en solo?