L’armée de Terre lance le projet « OPTIMUS » pour généraliser l’impression 3D sur les théâtres d’opérations

En 2017, l’armée de Terre avait levé le voile sur ICAR et DEDAL, deux innovations censées faciliter le maintien en condition opérationnelle de ses véhicules [MCO-T]. À l’époque, il s’agissait de projets alors en phase d’évaluation… Cinq ans plus tard, ils se sont concrétisés et les applications qu’ils ont permis de développer commencent à être déployées dans les régiments.

Ainsi, ICAR [Interface de connexion automatique pour le recueil de données technico-logistiques] et DEDAL [Déploiement d’écrans digitaux pour les activités de maintenance hors ligne] permettent de collecter des informations sur l’état des matériels via une tablette ou un smartphone afin de les communiquer ensuite aux maintenanciers. Comment? Grâce à un code barre ou une étiquette RFID [radio frequency identification ou radio identification] servant à identifier chaque véhicule.

En clair, le Bureau maintenance et logistique [BML] n’a plus besoin de saisir une ribambelle de chiffres sur papier, ce qui écarte le risque d’erreur dans leur restranscription lors de leur tranfert vers le SIM@T, le système d’information logistique du MCO-T.

« ICAR nous fait gagner, dès à présent, 50% du temps pour le relevé des potentiels et nous gagnons aussi en fiabilité », s’était félicité un sous-officier du BML du 501e Régiment de Chars de Combat [RCC] de Mourmelon, où cette solution avait été testée, en 2017. « Les recensements sont des opérations lourdes et les nombreux mouvements de matériels imposent une gestion et un suivi permanents. L’outil nous permettra de gagner des délais dans nos inventaires de magasins après mouvements et un suivi beaucoup plus sûr », avait confirmé son supérieur.

Cinq ans plus tard, l’utilisation d’ICAR est sur le point de se généraliser au sein des régiments de l’armée de Terre, 7000 terminaux leur ayant déjà été livrés. Quant à DEDAL, qui permet de saisir en temps réel les actes de maintenance et de consulter la documentation technique via une « borne mobile à écran tactile », il est question d’aller plus loin.

Pour le moment, explique un brigadier du 8e Régiment du Matériel [RMAT] dans les colonnes du dernier numéro de Terre Infos Magazine, « avec la borne, je visualise rapidement le statut des véhicules présents dans l’atelier. Je peux voir la date des prochains contrôles annuels, commander des pièces et suivre leur livraison. J’ai aussi un accès direct aux fiches techniques de chaque engin, un avantage comparé aux versions papier qui finissent par s’user ou s’égarer ». Mais demain, DEDAL fera appel à la réalité augmentée, grâce des lunettes « Holo Dedal ». Ainsi, un maintenancier aura accès des indications visuelles et interactives concernant le véhicule sur lequel il travaille.

Une autre innovation à venir – elle est pour le moment au stade de « l’idéation » – a trait à l’impression 3D, un domaine sur lequel l’armée de Terre travaille depuis maintenant plusieurs années. Étant donné que les délais de livraison pour des pièces de rechange ne sont pas forcément compatible avec le tempo opérationnel sur le terrain, l’idée de recourir à cette technologie qui permet de fabriquer des objets complexes par la juxtaposition de couches successives d’un matériau en fonction de plans élaborés par CAO [Conception assistée par ordinateur], a été testée en 2019 au Mali. Et si elle s’est avérée concluante, une des limites tient aux matériaix disponibles.

D’où le projet « OPTIMUS ». Porté par le MCO Lab Terre, il vise « à projeter sur un théâtre d’opération des imprimantes 3D capables de produire rapidement des pièces de rechange en polymère mais aussi [et surtout, ndlr] en métal, plus résistant », explique Terre Infos Magazine. Et « c’est la grande nouveauté de cette année », insiste-t-il.

« Éviter de faire appel à un fournisseur pour commander une pièce permet de gagner des délais sur la disponibilité technique opérationnelle des véhicules, qui impacte directement la capacité opérationnele des forces », fait valoir le commandant Anthony, chargé de ce projet au sein du MCO Lab Terre.

Mieux encore : avec OPTIMUS, il sera possible de produire des pièces qui ne sont plus au catalogue des partenaires industriels quand elles ne sont pas devenus trop coûteuses en raison de leur rareté. Reste maintenant à faire franchir à ce projet les étapes suivantes, à savoir celles du développement, de l’expérimentation, du déploiement et de la normalisation….

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32 contributions

  1. Félix GARCIA dit :

    J’y pensais hier en regardant l’ORCA de Boeing :
    Orca (AUV)
    https://en.wikipedia.org/wiki/Orca_(AUV)
    La marine américaine va entamer les essais de son sous-marin autonome Orca XLUUV
    http://www.opex360.com/2022/05/09/la-marine-americaine-va-entamer-les-essais-de-son-sous-marin-autonome-orca-xluuv/
    Boeing’s Echo Voyager: Welcome to the Family
    https://www.youtube.com/watch?v=L9vPxC-qucw
    SAS 2019 Jour 1 – Futurs systèmes sans pilote pour la marine américaine
    https://www.youtube.com/watch?v=u6jxGuIFt18

    Il y est question de la place de l’impression 3D (l’ORCA aurait été réalisé en partie grâce à ce procédé).
    Je me disais que sur un navire comme un ESB (Expeditionary Sea Base), qui peut accueillir ce genre de matériel et l’alimenter, ça ferait sens.
    Les hélicoptères, les embarcations et les drones à bord pourraient assurer le transport des pièces ainsi réalisées si nécessaire, sur un autre bâtiment par exemple.

  2. Slasher dit :

    Un projet Prime assurément…

  3. Le Breton dit :

    Très belle initiative !

  4. HMX dit :

    L’idée de doter massivement l’AdT d’imprimantes 3D est évidemment excellente. Il faut bien sûr aller dans cette direction, et étendre le concept à l’AAE et à la Marine (sachant que des expérimentations ont déjà été réalisées sur les PHA, et qu’un Rafale a volé au début de l’année 2020 avec une pièce imprimée à bord du CDG : un boîtier de commande de vidange des réservoirs de carburant). L’idée est bien sûr d’alléger la logistique, et de gagner en réactivité et en disponibilité opérationnelle pour les matériels concernés.

    A plus long terme, l’impression 3D métallique qui est déjà utilisée va monter en puissance et se généraliser, ce qui devrait permettre de révolutionner les process industriels dans le monde civil, mais également dans le secteur de la défense. On peut espérer pouvoir produire la cellule d’un char, d’un avion ou des blocs d’un navire beaucoup plus rapidement qu’aujourd’hui, et potentiellement en un seul morceau, sans soudures.

    Au-delà de fabriquer des objets, on peut aussi évoquer l’intérêt « d’imprimer » des bâtiments. Lors d’une expérimentation à l’été 2020, l’USMC a réussi à imprimer en 36 heures un abri en béton (plus exactement en Lavacrete, un composite à base de ciment) d’environ 8 mètres de long sur 4 mètres de large et 4.50 mètres de hauteur, destiné à protéger un véhicule :
    https://3dadept.com/il-a-fallu-36-heures-a-lus-marine-corps-pour-imprimer-en-3d-des-batiments-destines-a-cacher-des-vehicules-militaires/

    La généralisation de ce type de procédé ouvre à l’évidence des perspectives intéressantes, notamment en OPEX ou en cas de crise soudaine. Avec un faible nombre d’hommes et des imprimantes 3D adéquates, pouvoir « imprimer » une base militaire toute entière ou de nouvelles infrastructures en quelques jours ou quelques heures, et en exploiter immédiatement les capacités, constituerait un avantage comparatif important, pour surprendre et prendre de vitesse n’importe quel adversaire, ou bouleverser un rapport de forces initialement défavorable.

    • Félix GARCIA dit :

      Pour l’impression dans la construction :
      The Most Innovative 3D Printed House In The World [Mense-Korte]
      https://www.youtube.com/watch?v=qWBA-6NgIJg

      On peut tout aussi bien l’imaginer avec du torchis, ou du chaux-chanvre.

      Génial non ?

    • FredericA dit :

      Merci pour ce partage de lien. Les perspectives sont effectivement très intéressantes. Par dessus tout, je retiens la possibilité de réduire drastiquement l’empreinte logistique. Le métier du génie, entre autres, est en train de se repenser sur des bases totalement nouvelles.

      • john dit :

        Pour l’aspect des pièces de véhicules militaires, oui, l’impression 3D est clairement une solution réduisant l’empreinte logistique. Mais l’idée est surtout de pouvoir produire des pièces qui permettent temporairement de répondre aux besoins immédiats, et remplacés dès que possible par la pièce adaptée…

        Mais pour les structures imprimées 3D , au contraire, cette approche augmente la logistique dramatiquement !
        Regardez les bases en Afghanistan ou au Mali.
        70% au moins du matériau est purement local, et il est très simple d’utilisation. Des « big bag » sont remplis de graviers et servent de protection aux mortiers, roquettes, etc… Et pour les mettre en place, il faut emporter des poutrelles en acier ou des éléments de charpente bois, et ceux-ci peuvent être trouvés localement aussi.
        Un assemblage de ce type de structure nécessite. En termes de machine, il faut une pelle, un Manitou, et une petite grue mobile.
        Pour retravailler le sol, cette proposition américaine n’apporte rien.
        Par contre, pour la structure 3D, il faut emmener l’imprimante, et il vous faut aussi une grue, un manitou et une pelle pour les matières premières.
        MAIS SURTOUT, comme le mélange pour un béton imprimable est très compliqué et très spécifique, il faut emporter le mélange de béton préfait. Pour 1m3 de béton, vous aurez besoin de 100-150 kg d’eau seulement, donc par m3 de béton, vous avez besoin d’emporter 2.2-2.3 tonnes de préparation spécifique à l’imprimante.
        Et en plus, selon la qualité de l’eau là où vous allez, il va falloir la retraiter, parce que certains minéraux sont problématiques.

        Avec les big bag, pour 1 m3 vous emportez uniquement le Big Bag, et tout le reste est local…
        Vous voyez la différence d’empreinte logistique?
        Des structures préfabriquées en béton sont plus pratiques et plus rapides à installer que ces éléments imprimés. Une grue suffit. Et les éléments sont plus facilement liés entre eux.
        Bref, la 3D béton n’est pour le moment pas adaptée au militaire.

        • HMX dit :

          Le big bag est parfait pour fortifier rapidement et à faible coût une base en opex. Mais ça s’arrête là… vous n’allez pas construire un bâtiment ou d’autres infrastructures avec des big bag. Là on parle de construire des bâtiments « en dur » grâce à l’impression 3D. Ces techniques d’impression ont évidemment leurs contraintes et leurs limites à l’heure actuelle, mais nul doute que des progrès importants sont en cours, notamment pour pouvoir utiliser des matériaux et agrégats présents sur place.

          Pour information, l’ESA travaille très sérieusement depuis 2013 sur l’établissement d’une base lunaire, dont les infrastructures seraient produites par impression 3D à partir du sol lunaire. Si on peut y arriver sur la lune, nul doute qu’on doit aussi pouvoir le faire sur la terre…

    • Aymard de Ledonner dit :

      Je partage la majeur partie de votre propos mais il y a un bémol concernant l’impression 3D métallique. En effet il n’existe pas de bras robot pouvant imprimer de grandes structures métalliques car l’impression se fait à l’intérieur d’une enceinte à l’atmosphère maîtrisée. Ne pas perdre de vue non plus les températures nécessaires pour fusionner le métal…

      Par ailleurs les propriétés mécaniques de la pièce obtenue dépendent de sa structure cristallographique qui est différente en fonction du procédé utilisé pour l’obtenir.
      Pour une même géométrie et un même matériau une pièce forgée pourra être plus résistante qu’une pièce moulée ou qu’une pièce imprimée en 3D. Donc il faudra reconcevoir les pièces de rechange destinées à être imprimées en 3D qui seront probablement plus lourdes et/ou limitées en performance.
      Maintenant il est évident qu’un matériel qui fonctionne, même grâce à une pièce un peu moins performante, représente un avantage en opérations par rapport à un matériel immobilisé….

      • john dit :

        Ces pièces ont à mon avis surtout vocation à compenser des pièces qui ne sont pas immédiatement en stock en attendant l’arrivée des pièces adaptées. Il s’agit de pouvoir répondre aux besoins dans « l’urgence » et remettre au combat des véhicules qui ne pourraient pas bouger autrement.
        Pour ces raisons, les propriétés mécaniques importent moins puisque c’est du court terme.
        Et je pense que pour de nombreux véhicules de l’armée, il s’agit souvent d’acier et d’aluminium. Si déjà les modules d’élasticité sont proches, cela peut suffire comme réparation temporaire de terrain. Imaginez un véhicule du génie…
        Pour les technologies, elles ont évolué, et certaines remarques ne sont plus valides. L’atmosphère peut être maîtrisées comme pour les soudures, soit en libérant un gaz inerte autour du matériau en fusion.
        Regardez ce que l’impression 3D fait aujourd’hui. Impression de fusées, de moteurs de fusées, etc…
        3d printing rocket. Et là, en termes de dimensions, on est au-delà de ce que le champ de bataille aurait besoin.
        https://www.youtube.com/watch?v=kz165f1g8-E
        Et l’installation n’est pas si imposante, le volume nécessaire dépend de la pièce désirée. Aux armées de définir leurs attentes.
        De mon point de vue, il s’agit d’une solution complémentaire à ce qui se fait aujourd’hui !

    • Maurice Caron dit :

      Et si on dėpensait tout ce fric et toute cette  »intelligence »pour désarmer et construire partout la paix non?

      • john dit :

        Est-ce réaliste?
        J’aimerais que vous ayez raison. Le problème c’est que la nature humaine est dégueulasse.
        Regardez l’occident en ce moment. Les inégalités explosent, les riches deviennent plus riches, et ils ont de plus en plus d’impact sur la politique qui malgré tout travaille de plus en plus pour l’intérêt des plus riches.
        Ces plus riches sont pour la majorité pas très honnêtes.
        Ils utilisent leur puissance pour leur intérêt perso. Et quelque soit le système politique en place, il y a des personnes qui vont s’élever au dépens des autres.

        Résultat, les moins riches commencent à souffrir, la tension dans les populations augmente. Un bouc émissaire est pointé du doigt. Dans les années 30, c’était les juifs. Aujourd’hui, le problème c’est les musulmans ou les noirs / arabes. Et des personnes sont prêtes à considérer une guerre civile comme solution, voire désirent une telle situation.
        C’est le cas aux USA où les suprémacistes blancs sont le plus grand risque terroriste et de loin. Il suffit de lire sur ce blog pour voir qu’il y a cette question qui se pose en France, et donc il n’est pas difficile d’imaginer que c’est le cas pour une bonne partie de l’Europe.
        Pourtant, l’Occident a vécu en paix sur son territoire depuis bien longtemps, et malgré cela, quand tout va mal, la violence est systématiquement vue comme une solution.
        Maintenant, imaginez les intérêts des différentes nations en concurrence. Imaginez certains politiciens qui ont une addiction au pouvoir, qui veulent dominer. Ils sont prêts à tout pour cela. Poutine en est l’exemple actuel. Faire la guerre pour renforcer le nationalisme et sa position.
        Vous avez aussi Trump qui a cherché, et qui cherche encore à détruire la démocratie avec les Républicains (près du tiers de la population) pour conserver le pouvoir. Eux qui se revendiquent être la plus grande, la meilleure nation au monde, et surtout, le pays le plus démocratique.

        Bref, quand vous voyez ce qui se passe dans le monde, vouloir la paix doit rester un objectif important. MAIS il faut en complément être suffisamment puissant pour décourager les nations ou les dirigeants agressifs. Le principe de la dissuasion, nucléaire ou non est essentiel à la sécurité d’une nation.
        Et paradoxalement, en investissant moins dans la défense, le risque de conflit augmente. Il faut donc trouver un certain équilibre. Et en Europe, il y a eu un déséquilibre depuis 2003… Les guerre d’Irak et Afghanistan, puis Mali ont coûté bcp d’équipement et de budget aux armées. Ces dépenses ont été réalisées au détriment du renouvellement de l’équipement.
        Puis en 2008 (sauf erreur), Poutine a attaqué la Géorgie. C’est le début de l’impérialisme russe. Et à ce moment Poutine a relancé la machine industrielle militaire russe. Et l’Europe n’a pas réagi. 2014, Crimée, toujours pas de réaction européenne.
        2018-2020, début du constat que la géopolitique évolue, que les facteurs de risques de conflits augmente, et que le budget doit être revu à la hausse. Et 2022, Guerre en Ukraine, annonces de partout d’augmenter le budget militaire…. Pourquoi? Parce qu’il était insuffisant pour bcp de nations face à ce qui risque de se produire. Et la dissuasion ne fait pas son effet.
        Et en parallèle, il y a des coopérations dangereuses qui ont existé. L’Allemagne achetant le gaz russe, tout comme le reste de l’Europe. La France qui vend des technologies critiques à la Russie, renforçant grandement les capacités russes.

        Bref, on n’a plus le choix, et ça me saoule de voir mes impôts cramés pour des équipements tuant des innocents. Mais il faut être pragmatique, et pas dans l’émotion. L’Histoire ne doit pas être un simple cours à l’école, mais une grille de lecture du présent !

    • john dit :

      C’est sûr que c’est une approche idéale pour le génie ! MAIS, si on part du principe que le poids d’une structure préfabriquée est le même que celui d’une structure imprimée, des éléments préfabriqués à assembler vont bcp plus vite !
      C’est clairement pas un système d’urgence !
      Et quant à votre conclusion, la structure n’est qu’un aspect infime d’une base militaire… Il faut une connexion à tout les réseaux nécessaires (électricité, internet, eau claires, égoûts, eau courante, …). Et il faut évidemment toute les routes, les accès, les protections et sécurités nécessaires, etc…
      Mais surtout, à aucun moment s’installer de cette manière en territoire ennemi n’est une bonne chose. Regardez l’Ukraine… La plupart des nations ont des drones, des missiles de croisière ou de l’artillerie à longue portée. Des installations en dur où vous concentrez de nombreux moyens est en réalité un quasi-suicide.

  5. Plusdepognon dit :

    En France, il y a des spécialistes en la matière, même là où l’on ne s’y attend pas (un exemple: le Cirtes à Saint Dié) :
    https://www.vosgesmatin.fr/economie/2022/05/14/saint-die-le-cirtes-specialise-dans-les-technologies-3d-developpe-une-nouvelle-gamme-de-machines

    https://www.3dnatives.com/bibliotheque-impression-3d/

    • Plusdepognon dit :

      Après au niveau de la recherche des matériaux, on est encore dans les tâtonnements pour certains (le français Pint, comme son nom ne l’indique pas) :
      https://www.3dnatives.com/marche-impression-3d-metal-24032022/

    • fabrice dit :

      Dans la vraie vie, 40% des imprimantes 3D dans le Monde sont fabriqués en Israël (chiffres de 2017).
      https://nocamels.com/2017/02/israel-3d-printing-startups-technologies/
      Mais bon l’alliance avec le Liban est intéressante pour le retex de comment être un pays en faillite dirigée par une oligarchie maffieuse et des milices armés vivant du trafic de hashish avec des banques receleuses de rétro com…

      • Jack dit :

        OUAIIIIIIIIS !!! BRAVO ISRAEEEEEL !!!!!! CLAP CLAP CLAP 🙂 !!!!

        Sinon, que pensez-vous de la révolution en cours à l’armée de terre FRANCAISE ? Comme je suis bon Prince, je vous laisse le temps de lire l’article avant de répondre 😉

        • fabrice dit :

          C’est une bonne chose mais on a une bonne génération de retard, surtout qu’on est endetté, il faut de l’argent pour ça, or en France, comment dire ? Tout est fait pour favoriser certains intérêts corporatistes dans un milieu « très protégé » et on veut éliminer la concurrence non pas par une saine concurrence mais par législation, magouille, coup bas et faked news. L’argent privé est monopolisé par le livret A que les banques font fructifier en te lâchant une misère en taux d’intérêt et en investissant en bons du trésor pour financer le déficit public. Comment voulez vous que dans un tel milieu fermé de copains et de coquins, les choses se développent.
          Le drone armé, on en fait pas, et bien on va dire « c’est mal, interdit, pas bien pour le droit humanitaire »…Les pays qui en faisaient ont haussé les épaules….Résultats…
          La même élite de miasme, veut créer le même système au niveau européen, attendons nous à la même réussite.
          Faudrait quitter la mentalité libanaise.

  6. E-Faystos dit :

    L’impression 3D, ou comment transformer de la matière première en pièce complexe pour beaucoup de sous.
    Que le professionnel qui avait chiffré les prix içi en soit remercié: l’impression 3D, c’est jusqu’à 3 fois le prix.
    Mauis en termes de volume et poid, l’utilisation de certains alliage permet d’alléger la pièce de moitié.
    En 2016, j’avais ouvert la boite de Pandore en évoquant la possibilité de créer des pièces en polimères ou des moules en acier stéréolithographié.
    Peine perdue. Sauf que le mois suivant, T. Enders arrivait à sa présentation annuelle des chiffres d’Airbus sur une moto dont le cadre en titane sortait d’une imprimante 3D.
    Bravo à mes chefs et patrons, de véritables vainqueurs!
    Comme le pétrole, les bécanes pour entretenir le parc au plus près vont devenir critiques. Et c’est la bonne voie.

    • john dit :

      C’est une nouvelle technologie, donc forcément, ça coûte en investissement et en R&D…
      MAIS aujourd’hui, on arrive à produire pour bcp moins cher !
      Exemples?
      Fusées !
      https://www.youtube.com/watch?v=kz165f1g8-E
      Le coût de travail est inférieur, les assemblages sont moins compliqués, et la structure est plus solide dans le sens où il y a moins d’assemblages et donc de points faibles. Cela rend la conception bien plus simple !

      Et en plus, et surtout, il permet de produire des pièces bien plus complexes.
      L’impression 3D ne doit pas être vue comme remplacement de ce qui se fait déjà à prix intéressant, mais comme technologie complémentaire, et permet de réaliser des éléments moins chers et plus complexes.
      En gros, c’est le contraire d’une CNC. La CNC enlève du matériau par couches successives. C’est bien pour certaines choses, mais par pour tout.
      Par contre, la 3D rajoute des couches. Et ça permet d’avoir des éléments complexes en dessous d’autres couches qui ne sont pas accessibles à une CNC…

      La 3D a aussi un avantage énorme dans la R&D. Il est possible plus facilement de modifier des éléments lors d’essais et de tester avec ces nouveaux éléments.
      Un moteur de fusée produit traditionnellement dure 9 mois, composé de 1000 pièces.
      Un moteur imprimé est construit en 2 semaines, 1 seule pièce, et le coût de production est 10 x moins cher.
      Et dans ce contexte, il est possible de concevoir et tester diverses solutions pour vérifier la théorie. Mais avec les méthodes traditionnelles, c’est trop cher et ça prend trop de temps.

      Conclusion, l’impression 3D pour dire que c’est de l’impression 3D, c’est stupide.
      Par contre, là où c’est pertinent, il faut en profiter ! Et les pièces pertinentes existent.

  7. farragut dit :

    « Généraliser l’impression 3D sur les théatres d’opérations »… excellente, à condition de « généraliser la production d’énergie » pour tous ces machines « sur les théatres d’opérations !
    Si ce n’est que trimbaler des générateurs et les faire fonctionner les rendra « à haute valeur »… comme cibles prioritaires pour l’ennemi. Il n’est qu’à voir le sort des centrales électriques (sans parler des centrales nucléaires) pour les missiles russes en Ukraine.
    On peut penser aux SMR (Small Modular Reactors) et aux CFR (Compact Fusion Reactors) de LM pour garantir la génération électrique sur le terrain.
    Où en sommes nous de ces réflexions, quand on a déjà du mal à se passer des sources d’énergie (ou de matériaux comme le titane ou les terres rares) qui nous rendent dépendants de nos concurrents-compétiteurs-adversaires-ennemis ?

  8. Alfred dit :

    Ou la la. Ambitieux le projet. Imprimer du métal par couches successives pour fabriquer des pièces soumises à des contraintes, et leur donner la résistance requise, sur le théâtre des opérations , risque de poser quelques menus problèmes de métallurgie… (et de nécessiter un temps certain avant de voir le jour). Ce n’est peut-être pas la solution immédiate aux problèmes rencontrés (un peu comme la fusion nucléaire pour l’énergie…. )

    • Conan le Barbare dit :

      Allez voir relativity space. Ça vous donnera une idée de ce qu’il est possible de faire avec une imprimante 3D de nos jours.

    • PK dit :

      Pas forcément : le but n’est pas de réinventer sur le terrain, mais d’appliquer sur le terrain ce qui a été conçu tranquillement à l’arrière. Je crois que l’idée derrière est de se fabriquer une banque de données de toutes les pièces, contraintes comprises ou limites admises (on peut remplacer à l’arrache par une pièce moins bonne pour relancer une machine, sachant qu’elle tiendra le temps qu’une pièce idéale arrive : c’est de la bonne résilience…).

    • vrai_chasseur dit :

      @alfred
      On y va, lentement mais sûrement
      Chez Naval Group, hélice de navire de guerre de 2,5 mètres de diamètre et de 1 tonne, en métallurgie 3D additive
      http://www.3dnatives.com/naval-group-helice-impression3d-150120213/#!

    • HMX dit :

      Pour votre information, on fabrique déjà depuis plusieurs années des hélices de bateau, et même des aubes de turbines de réacteurs, avec cette technologie d’impression métallique 3D… On attend bien sûr de nouveaux progrès avec cette technologie, mais on a depuis longtemps quitté le champ de la science fiction ou du prototype…

  9. Mat49 dit :

    Si ça fonctionne excellente nouvelle nous allons pouvoir contourner le système de flux tendu incompatible avec le fonctionnement d’une armée mis en place pour « rationaliser » le soutient avec « plus d’efficience » sur les chaines d’approvisionnement.

  10. LaMeuse dit :

    Bravo à la SIMMT !
    Le concept pourrait très utilement être étendu aux effets de combat (GPB sur mesures, casques,…)