Civils de la Défense : La Cour des comptes s’attaque à nouveau au statut des ouvriers de l’État

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48 contributions

  1. born-87 dit :

    Lorsque je faisait mon service militaire, dans la marine, une blague courrait parmi les équipages : Quelle est la première des choses à faire si un ouvrier de l’arsenal tombé à l’eau ? Lui retirer les mains des poches pour que ça passe en accident du travail.
    Cela dit j’ai rarement vu des soudeurs et chaudronniers aussi habiles et efficaces. (entre deux pauses quand même).

    • twouan dit :

      Le truc c est que justement c etait une blague.
      Il y avait eu de gros abus et le gouvernement Ayraud avait bien recadre.

      Il manque une evolution du status pour la 2eme partie de carriere, sans doute mais est ce une raison pour tout casser?

    • Paddybus dit :

      Je me rappelle une visite de l’arsenal de Brest qui devait se situer au début ou milieux des années 70… au moment de la fin de visite, le guide nous avait conseillé d’attendre l’heure de sortie qui arrivait quelques minutes aprés… et au moment ou la sirène donnait l’heure de fin de travail, une nuée de voiture est apparue de toutes les ruelles possible pour arriver vers la sortie… ce qui signifiait que les gars avaient quitté leurs postes depuis déjà un moment, avaient changé de tenue et peut être pris leur douche… et attendaient dans leur voiture la sirène….
      Certes anecdotique, mais c’est en fait dans toutes les grosses entreprises que cela se passe plus ou moins ainsi…

      Ceci dit, faut-il détruire un réseau de spécialités qui ne se retrouvent pas forcément en huit jours….

      L’exemple de la construction de l’EPR de Flamanville, devrait servir d’alarme, car les soudeurs qualifiés « nucléaires » sont devenus rares, et il se dit que les sous-traitants n’auraient pas été trés regardants sur les soudeurs venant des pays de l’Est, et les difficultés de qualité de soudures seraient en grande partie dues à cela…
      Une fois encore ne vont-ils pas attaquer une profession seulement pour gratter quelques sous et le regretter rapidement…???

      Toute proportions gardées, les grandes forêt Françaises sont issues de la planification nationale pour les constructions navales en bois à une époque…
      C’est aussi une spécificité purement Française…. peut-on regretter d’avoir hérité de cela…???

  2. guy dit :

    Ce n’est pas vraiment le statut qui est attaqué ici, mais bien une volonté de diminuer le volume humain.

    De toute façon, les ouvriers d’état étaient un problème financier quand ils étaient nombreux avec un coût des pensions trop important, aujourd’hui la grande partie sont déjà ou en voie de partir à la retraite et ceux qui restent sont devenus un non problème. Ce ne sont pas non plus les jeunes qui sont embauchés à 1600€ et qui n’auront sans doute pas les beaux salaires des « anciens » ouvriers d’état (car les barrières sont mises pour le passage de groupe, de chefs d’équipes, des primes etc.) qui vont handicaper les comptes publics surtout quand on voit combien on paye les contractuels privés…
    Qu’on publie aujourd’hui le revenu moyen des ouvriers d’états et qu’on le compare à celui d’il y a 10 ans, on observera déjà une belle chute.
    Mais l’ombre de l’ouvrier d’état payé comme un officier avec une formidable retraite colle encore à la peau et nombreux sont les jeunes ouvriers d’états qui pensent que pour eux ce sera pareil, alors que non, la majorité resteront groupe 6 ou 7 et leur retraite spéciale s’effacera comme tous les autres régimes spéciaux avec la masse (déjà en retraite) des ouvriers d’état qui ne seront plus là pour manifester.

  3. Fonctionnaire territorial ancien mili dit :

    Encore une fois, la Cour des comptes sort de son rôle.
    Ce rôle consiste à détecter les détournements d’argent public et à en informer le procureur pour suite judiciaire à donner.
    .
    Mais les comptables de la CdC n’aiment pas faire ça parce qu’alors ils gêneraient les financements illégaux des partis politiques.
    Ils risqueraient ainsi de subir un contrôle parlementaire des comptes de la CdC elle-même.
    .
    Car, il faut le rappeler, les comptes de la CdC ne sont contrôlés par personne.
    .
    L’on peut donc imaginer que de mauvaises pratiques y sont devenues coutumières et pourraient donner lieu à des sanctions si une commission d’enquête les détectaient.
    .
    L’on comprend donc que les « respectables » magistrats de la rue Cambon préfèrent parler d’autre chose que des détournements d’argent public qu’ils sont pourtant chargés de détecter.
    .

    • Fonctionnaire territorial ancien mili dit :

      les « détectait », au singulier, car le sujet de ce verbe est « une commission ».
      Désolé.

    • vrai_chasseur dit :

      @Fonctionnaire
      La CDC a un rôle assez large de contrôle et de jugement des comptes de l’état.
      « Elle doit aussi s’assurer du bon emploi des crédits et des fonds gérés par les services de l’Etat. » C’est marqué noir sur blanc dans ses statuts.
      Je suis personnellement plutôt adepte de l’adage « les conseilleurs ne sont pas les payeurs ». En d’autre terme la critique est facile quand on n’a pas les mains dans le cambouis. Mais il faut reconnaître que ses rapports sont analytiques et très bien documentés. Les conclusions et recommandations sont souvent frappées au coin du bon sens et si tous les les services de l’état les appliquaient, les comptes de la nation s’en porteraient vraisemblablement mieux.

      • Fonctionnaire territorial ancien mili dit :

        @ vrai_chasseur
        Vous avez formellement raison mais je vous propose de creuser un peu. Le jugement des comptes de l’État a été ajouté aux missions de la CdC par une loi constitutionnelle de 2008.
        Cette loi constitutionnelle fut initiée par Sarkozy : or nous sommes certainement d’accord sur sa parfaite honnêteté et son souci prioritaire de l’intérêt général. A moins que quelque chose m’ait échappé ?
        .
        Le jugement des comptes de l’État par la CdC, c’est donc récent. Cet ajout, effectué par les partis politiques (loi constitutionnelle), arrangeait tout le monde :
        1) les partis politiques y trouvent avantage : bien que leurs finances ne soient pas contrôlables par la Cour des Comptes ils pouvaient être mis en cause comme bénéficiaires de détournement d’argent public par les élus ;
        2) la CdC elle-même, qui a désormais du grain à moudre sans trop devoir parler des détournements de fonds (ce qui est pourtant sa mission d’origine) donc risquer un contrôle parlementaire ;
        3) accessoirement la presse se satisfait également de ce nouveau rôle de la CdC depuis 2008, car elle fait régulièrement ses feuilles de choux gras des rapports critiques mais platoniques de la CdC sans que ça dérange personne.
        .
        Quelques chiffres que j’ai pu trouver, qui illustrent àmha la réticence de la CdC à saisir le procureur en application de l’article 40, bien connu, du code de procédure pénale : un total de 125 dénonciations ont été transmises au Parquet (= autre nom du procureur) par la Cour des comptes en 1992, 1993, 1994, 1995.
        L’on peut estimer que 125, c’est beaucoup. En fait c’est peu au regard du nombre d’organismes contrôlés en quatre ans : des dizaines de milliers.
        Ce faible nombre signifie peut-être que nos dizaines de milliers d’élus ordonnateurs de la dépense publique sont, à l’exception de 125 d’entre eux, irréprochables mais ce n’est pas la conviction que j’ai acquise dans la fonction publique territoriale sur des postes où j’étais, avec les mains dans le cambouis, au contact d’élus ordonnateurs de la dépense publique.

  4. Fred dit :

    Mais qui contrôle la Cour des comptes, ses pantouflages*, ses rémunérations, ses frais de vie pantagruéliques ?
    https://www.mediapart.fr/journal/france/180417/la-cour-des-comptes-une-institution-hors-controle?page_article=1

    .
    * indemnités illégales versées aux parlementaires siégeant au sein de la commission de surveillance de la Caisse des dépôts et consignations (un député ne peut recevoir une double rémunération, selon son statut).

  5. Thaurac dit :

    « Ce statut reste coûteux et le taux d’absentéisme des ouvriers demeure élevé »
    Classique dés que t’es pas payé pour le travail que tu fournis, normal « l’état a des sous »…
    D’ailleurs j’ai appris que les employés territoriaux de Montpellier avaient le ruban bleu national de l’absentéisme.
    Autant former des jeunes recrues, quitte à ce que ce soit des société civile (thales, airbus..) qui gèrent les formations.
    J’ose même pas vous parler des (sympas) personnels civils de l’école militaire d’aix en provence dans les années 70 …un roman 😉

  6. Thierry dit :

    La Cour des Cons-pte n’est que la chaine de vélo qui transmet la politique de réduction des coûts de Macron afin de pousser ceux qui ont été formés aux frais de l’état, à bosser pour le secteur privé, cela afin d’organiser la pénurie de main d’œuvre du secteur public pour justifier d’avoir recours à des contractants privés qui vont nous facturer dix fois plus cher le même service.

    On voit ce que ça donne dans l’éducation, la SNCF, etc, c’est du pillage de ressource, après l’état devra débourser des fortunes pour remettre en état ce qui n’a pas été entretenu pour raison de rentabilité financière. Et ça nous contera bien plus cher que les quelques miettes soit disant économisé de la Cour des Cons-pte

  7. blavan dit :

    Avant de s’en prendre aux ouvriers, on ferait mieux de se demander quelle est la cohérence du nombre de nos généraux et officiers supérieurs par rapport à l’effectif global des armées. Si on avait un graphique de tous mes grades depuis 50 ans , année par année, il y aurait de grosses surprises, voila ce que la cour des comptes devrait demander.

    • Fonctionnaire territorial ancien mili dit :

      @ blavan
      Critiquer le nombre d’officiers supérieurs ou généraux est d’une absolue banalité (solution de secours quand on veut parler sans avoir rien à dire) et dénote surtout une grande ignorance.
      .
      Dans toutes les administrations françaises, la proportion de fonctionnaires dont les grades sont équivalents à off.sup ou général est très supérieure à ce qu’elle est dans l’armée.
      Mais ça ne se voit pas parce que l’on n’y porte pas de galons.
      .
      Au risque de lasser les lecteurs d’opex360, je répète encore une fois qu’en fin de carrière civile j’étais le mieux payé de ma promo de Cyr qui comptait pourtant plusieurs généraux cinq-étoiles.

      • Fonctionnaire territorial ancien mili dit :

        Je précise : j’étais seulement directeur général des services d’une ville de quarante-mille habitants.

      • blavan dit :

        On est loin de l’ouvrier qui coûterait trop cher , ce qui était le sujet . Votre étalage de revenu n’est en aucun cas représentatif des ressources humaines du ministère de la Défense.

        • Kali dit :

          Et pourtant, c’est bien vous qui accusez les officiers supérieurs et généraux de coûter trop cher et d’être trop nombreux par rapport au reste de l’armée. @Fonctionnaire territorial ancien mili vous répond en trois points : introduction, argumentaire, mise en perspective au sein de la fonction publique.

          Appliquez-vous donc votre propre maxime : balayez devant votre porte avant de commenter !

          • blavan dit :

            @kali. En tous cas personne n’est capable de me donner le ratio par grade (du 2ème classe au général 5 étoiles) année par année depuis 50 ans, c’est là que la cour des comptes aurait des surprises.

          • Kali dit :

            @Blavan
            Pour tout vous dire j’ai laissé ouvert cette page dans mon navigateur afin de me rappeller de m’atteler au sujet. Je ne promet rien, mais je vous informerais de mes résultats si j’en obtiens, quels que soient leur sens d’ailleurs.

        • Plouc putatif dit :

          Je lis cet échange et je vois que c’est blavan qui est sorti du sujet.
          Quant à la comparaison des revenus, elle découle naturellement de la critique faite à l’encontre du coût des officiers supérieurs et généraux dont blavan demande le contrôle par la Cour des comptes.

  8. Daniel BESSON dit :

    Cit : [ L’évolution de cette rémunération est fonction de leur niveau de qualification et la progression d’un groupe de rémunération à un autre suppose que l’ouvrier de l’État acquière une qualification nouvelle, ce que l’employeur vérifie en lui faisant passer un essai professionnel ]

    Ah bon ! Par ce que leur activité quotidienne ne suffit donc pas pour pouvoir prétendre à une évolution professionnelle ????????

    Généralement on essaye de confier de nouvelles fonctions/activités à une personne , après l’avoir formée , et l’on vérifie dans la durée qu’elle s’adapte , progresse dans la maîtrise des savoirs et savoir-faire et de l’implication dans ces nouvelles fonctions/activités , non ????

    • vno dit :

      Et bien non ! les bons et surtout très bons ont bénéficié à juste titre du « plan amiante », comme pour toutes les entreprises privées ou non et sont retraités avec leurs savoirs. Il a donc fallu boucher les trous rapidement avec des gens qui étaient surtout doués en syndicalisme ou pas exposés à l’amiante, parfois n’ayant pas conservé ou amélioré des compétences d’origine. Cela se pratique dans toutes les entreprises avec plus ou moins de bonheur, souvent moins ! Pour les ouvriers d’état, c’est facile à camoufler ! il suffit de passer les résultats de la MCO et dispo en « Secret Défense ». Pour les entreprises privées, on parle pudiquement de difficultés de recrutement, puis de rachat ou carrément faillite. Pas grave, puisque le responsable RH docile, généralement à la base de la catastrophe reçoit une confortable prime de responsabilité à son départ, ou dans la fonction d’état est remplacé par celui qu’il a choisi. Autre problème des ouvriers d’état, c’est souvent des catégories C. Ils n’ont aucune polyvalence en dehors de l’installation qu’ils entretiennent ou très rarement. Autre problème, les très bons trop tôt, sont souvent la cible de leurs » camarades » plus anciens ou syndiqués et vus comme des problèmes par la hiérarchie… Diriger, c’est prévoir ! OK, mais pour prévoir, il faut avoir la connaissance qui a disparu avec les départs! Pas facile avec la chiasse législative qui est servie depuis quarante ans. Techniquement, on se demande comment les vieux chars, les vieux avions, les vieux bateaux actuels pouvaient naviguer sans les circulaires d’aujourd’hui, et avec du personnel non bachelier ?

  9. LEmeraude dit :

    J’ai mis un peu de temps à retrouver l’article, mais je ne m’étais pas trompé. Le Gal Burkhard soulignait en juillet 2020 que les ateliers d’état du MCO ont montré une meilleure continuité d’activité pendant le confinement que les entreprises privées. Le statut d’ouvrier d’état a ses défauts, mais permet tout de même le maintien d’une mentalité de service public, à maintenir même dans l’adversité.
    La Cour des Comptes est-elle consciente de cet élément culturel, non chiffrable, mais bien utile ?
    http://www.opex360.com/2020/07/08/le-general-burkhard-met-en-garde-contre-le-tout-prive-pour-la-maintenance-des-vehicules-de-larmee-de-terre/
     »
    « Par exemple, certains de nos véhicules tactiques, dont le MCO est confié à 100% à des concessionnaires privés, n’ont pas pu être réparés pendant deux mois en raison de l’arrêt de l’activité de ces mêmes concessionnaires », a expliqué le CEMAT. Dans le même temps, a-t-il continué, « l’entretien des 60 % confiés à la partie opérationnelle et à l’industrie étatique a été efficace, au point que le taux de disponibilité technique opérationnelle est aujourd’hui plus élevé qu’au début de la crise. »

    « Nos mécaniciens militaires ont poursuivi le travail en puisant dans nos faibles réserves de pièces et nous arrivons à la fin de ces stocks : il faut les re-compléter au plus vite auprès des industriels », a enchaîné le général Burkhard. « C’est finalement maintenant que se joue la continuité du MCO et donc notre capacité de réaction en cas de nouvelle crise », a-t-il fait observer.
    « 

    • YM dit :

      Ce qui s’est passé pendant la crise sanitaire ne peut sûrement pas être donné en exemple, les acteurs privés ayant été contraints à l’arrêt à cause des règles imposés par l’état, pendant que ce même état accordait bien plus de souplesse aux armées ainsi qu’aux effectifs travaillant pour elle.

      • LEmeraude dit :

        Merci de votre réponse. Notons tout de même qu’aller exercer son emploi salarié a toujours été un motif valable pour quitter son domicile pendant le confinement, et le Minarm a dû sonner les cloches des industriels de défense pour qu’ils reprennent un minimum d’activité. L’Etat ne les empêchait pas, stricto sensu, de travailler, même si je vous concède que l’état d’esprit général en France en mars 2020 n’était pas très éloigné d’une apocalypse des zombies.

      • Keep cool dit :

        Bah oui… Si par souplesse vous entendez le fait d’être requisitionnable. En effet c’est l’un des nombreux avantages accordés aux OSD…
        Ces derniers contribuent eux aussi à la continuité des services de l’état.
        Pour les couplets sur les horaires et la maladie, c’est pareil dans toutes les entreprises publiques ou privées, pourquoi cette stigmatisation du publique? Une jalousie inavouable pour les nombreux avantages dont jouissent les employés de la fonction publique? (Précision importante la dernière interrogation est ironique)

    • Paul Bismuth dit :

      Je ne suis pas une groupie des ouvriers d’Etat, très loin de là, mais pendant que les entreprises privées travaillant avec la défense ont été à l’arrêt avec la Covid-19, ils ont continué à bosser.
      https://lemamouth.blogspot.com/2020/06/une-proposition-de-la-cgt-du-siae.html

      Visiblement on apprend rien de ses erreurs, jusqu’à ce que les refaire…

  10. Ah Ca ! dit :

    Quelle est cette mascarade ? 1975 brut pour un ouvrier qualifié ?

    Sont ils tombés sur la tête ?..

    Cette semaine, j’ai reçu un email d’une connaissance qui cherche une grosse poignée d’ouvriers qualifiés, (du calibre que l’on trouve dans ce corps) pour une mission de 6 mois en Belgique.
    Horaires 6 jours sur 7 et 10 à 12 heures par jour….. TAUX horaire brut tout inclusif (déplacement, etc…)

    Êtes-vous prêts …. 75 euros de l’heure et prêt à aller jusqu’à 85 !

    La court des comptes est à côté de la plaque sur l’industrie et ferait mieux d’aller dégraisser les conseils régionaux, départementaux, mairies et consorts qui pullulent de fonctionnaires mieux payés que cela et qui ne savent RIEN faire hormis le café du patron et lui cirer les groles……..

    Ok, je suis d’accord qu’on leur enlève le droit d’affiliation à des syndicats politiques… qu’ils forment le leur.

    • Conan le Barbare dit :

      75€ x 10h x 6jours x 4 semaines = 18000€ brut par mois. Ci c’est vraiment ça c’est un domaine ultra spécialisé et rare.
      Je pense que 75€/h c’est ce que l’entreprise facture au client, pas ce que gagne les gars.

      • Ah ça ! dit :

        Non, c’est bien le salaire brut.. tout compris.
        C’est sous statut taindépendant.
        Spécialisé oui, mais pas ultra, c’est dans la pharma, par contre il faut être bilingue anglais car supervision et docs techniques en anglais.

        • SGT MORALES dit :

          statut indépendant donc à sa charge un certain nombre de cotisation ce qui laisse « a bisto de nase » un net de 37 eur

          • Ah Ca ! dit :

            Pas tout à fait, si vous vivez plus de 6 mois hors de France vous êtes exonéré d’impôt sur le revenu en France et vous pouvez vous prendre en charge et reste à vous de cotiser pour vos propres assurance et retraite… typiquement la caisse des Français de l’étranger… sur la base d’un salaire brut de 40 K/an, retraite et sécu représentent +/- 11K /an.

            Théoriquement vous devriez payer des impôts en Belgique, puisque nous sommes en Europe, vous ouvrez une société en Roumanie ou en Irlande et vous ne payez que 10 ou 14% d’impôts.

            Je ne dis pas que c’est bien, mais c’est ça l’Europe… De l’évasion fiscale légale si vous savez vous y prendre.

            On est donc bien loin de vos présumées 100% de charges.

    • lgbtqi+ dit :

      +1 pour les planques décrites

  11. tchac dit :

    Riche idée…et dans 5 ans on dira : « ah bah ça alors, perte de compétence, difficultés de recrutement et de fidélisation »

  12. YM dit :

    A mon sens le fait que des ouvriers d’états puissent bénéficier de quelques avantages n’est pas un problème, le problème c’est surtout qu’ils sont invirables et qu’ils le savent… un ouvrier du privé touchera sûrement plus et aura la possibilité dans quelques entreprises de faire une belle carrière, mais s’il se met en grève toutes les 3 minutes, fait de l’absentéisme, refuse de réaliser les taches qui lui sont confiés… il se fait en toute logique dégager.

    • tow dit :

      Un employeur qui veut virer un ouvrier d’état lui met quelques fautes professionnelles sur le dos et il peut le dégager.
      Ils ne sont pas des fonctionnaires contrairement aux autres civils de la défense, ils sont des contractuels, même en CDI

    • Conan le Barbare dit :

      Les salaires dans le privé ne sont pas vraiment plus élevés… dans certains domaines c’est même plutôt l’inverse depuis la dégringolade des salaires dans le privé…

  13. tito dit :

    Si l’on veut des employés compétants, il faut les payer correctement; sinon, il se barre dans le privé. On voit le résultat de ce genre de pratique au sein de l’éducation nationale. Les salaires sont tellement bas que l’on n’arrive pas à recruter. Quad à la cour des comptes, son objet de contrôler les comptes des comptables publics, pas de faire de la politique.

  14. Celtibère dit :

    J’ai découvert les « jobs » de l’Arsenal à mon entrée dans la marine. J’ai le souvenir de gens techniquement compétents mais socialement et politiquement vérolés par la CGT, même si au fond il y avait de bons gars, surtout dans les arsenaux bretons. Des anecdotes, j’en aurais beaucoup à raconter. Comme cet ouvrier de Lorient qui travaillait à bord du QM Anquetil en phase de construction. Parti chercher un outil qui manquait vers dix heures, il n’est revenu qu’à quatorze avec un petit coup dans le nez. Mais il y avait aussi des gars super comme ceux qui ont sorti des stocks, sans bons ni autres formalités, des pièces de rechange vitales pour le vieux moteur Baudouin du BSS Octant où j’étais chef mécano. Bien plus tard, j’ai eu sous mes ordres des personnels administratifs avec ce statut, des femmes, pas faciles à gérer. Ce n’était pas les meilleures mais elles avaient un salaire net plus élevé que leurs homologues fonctionnaires, ce qui suscitait quelques animosités. C’était aussi une autre époque. Je suppose que les choses ont changé et que les ouvriers d’État ont perdu de leurs privilèges.

    • Pascal (l'autre) dit :

      « J’ai découvert les « jobs » de l’Arsenal à mon entrée dans la marine. J’ai le souvenir de gens techniquement compétents mais socialement et politiquement vérolés par la CGT, » j’ai connu un de ces ouvriers d’état soudeur de son état, un « orfèvre » dans son domaine, il aurait été capable de souder de l’alu avec du tungstène, du titane avec du plomb ou du nickel avec du zinc! J’en ai connu un autre dont je me suis toujours demandé quelles étaient sa spécialité tant il s’occupait beaucoup plus des « affaires » de son syndicat (la C.G.T.) que de son job! Cependant ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain, certains étaient vraiment des experts dans leurs domaines!

  15. SebAT30 dit :

    Comme pour d’autres corps techniques de la
    FPE, l’objectif est depuis le debut des années 2000 de reduire et dissoudre le corps des OE. Cela prend du temps mais c’est irrémédiable d’autant qu’ils n’apportent plus de réelle valeur ajoutée et que cela devient un véritable casse-tête en gestion RH. Le travail de régie n’est plus d’actualité…à mon grand regret.

  16. John Gabine dit :

    – Excellente initiative, ces gens sont trop chers et pratiquement invirables. Depuis le temps que l’état tente de s’attaquer aux régimes spéciaux de tous calibres, j’ai quand même de gros doutes.

  17. Une personne qui connait le sujet dit :

    Bonjour,

    Je ne consulte que trop rarement ce site, pourtant fort intéressant.
    Je travaille pour le MinArm et je suis issu du corps des ouvriers de l’Etat depuis un peu plus de 20 ans. J’ai effectivement vu depuis tout ce temps l’évolution des effectifs et éagelement les petites remarques de certains fonctionnaires « jaloux » de notre statut. D’ailleurs certains de ces fonctionnaires avaient fait les écoles des ouvriers de l’état, mais ont finalement opté pour le corps des fonctionnaires.:-)
    Les effectifs d’ouvriers d’état étaient essentiellement concentrés sur les branches techniques et du soutien. Sauf que c’est dans la partie « soutien » que ces réductions d’effectifs se sont le plus ressenti. Mais pour faire ce que faisaient ces ouvriers, il a bien fallu faire quelque chose. Et ce quelque chose, c’est de la sous-traitance. Résultats: un coût plus élevé, un manque de réactivité…
    Quand pour des essais urgents, on pouvait faire appel à un bureau d’étude pour fabrication sur place de pièces et interface mécanique, avec une certaine réactivité et disponibilités des personnels compétents (visite sur place pour voir la problématique…), il faut maintenant des fois attendre plusieurs semaines ou moins, pour obtenir ce qui pouvait être fait en quelques jours.

    • cipal dit :

      vous n’avez pas travaillè à Toulon ! j’espère sinon nous serions quelques milliers à nous tordre de rire ! juste pour le fun il fut un temps que je n’ai pas connu de peu s’en faut où la marine préféréait faires les carénages à Bizerte du temps de Sidi Abdallah plus que Toulon !

  18. cipal dit :

    n’intervenant plus ici pour cause d’ostracisme du seigneur des lieux qaund même un peu adepte du politiquement correct ! grand bien lui fasse !
    mais j’ai pratiqué ces braves gens de l’arsenal de Toulon grand adeptes du pastis à midi à nos frais of course de la pétanque l’après midi et les jours consacrés aux matchs du RCT étaient infiniment plus nombreux que ceux conscrés à l’élaboration des travaux à effectuer ! durant trois ans affecté à un bâtiment d’expérimentations leur plus value technique = 0 pointé
    par contre ces pitres percevaient par jour ce que nous percevions par mois ! de prime à la mer de plus il nous fallait acueuillir ces braves inaptes à toute fonction aux tables OM OMS et off sub jamais le cloporte de la clé de 14 n’est ce pa S… on n’aurait daigné aller chercher un plateau avec l’équipage !
    alors excusesz moi du peu et du pas politiquement correct ces types sont des budgévitores rarement compétents sauf pour revendiquer et bouffer dans la gamelle des autres !
    je me doute que mon message a peu de chance de passer j’ai au moins exprmé ma pensée fut- ce provisoirement ! je ne juge pas de ce qui se passe ailleurs !