La France et la Suède ont signé une lettre d’intention dans le domaine du combat anti-char

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35 contributions

  1. oryzons dit :

    Ce serait bien que l’on arrête ces communications sur « l’autonomie stratégique de l’Union Européenne ».
    Cela vire au ridicule et ressemble à un toc.
    Ce qui m’inquiète c’est la capacité à la DGA et au MinArm de finir par croire à leur propre baratin.

    Parce que les Suédois s’en foutent comme de l’an 40, eux. Ils ont juste sélectionner de manière rationnelle un produit qui correspond à leur besoin auprès d’une nation alliée.

    A une époque on aurait juste dit « cela souligne la pertinence des choix techniques et le contenu technologique avancé du MMP sur la base de laquelle MBDA et Saab vont travailler pour fournir une solution de rupture aux Forces Armées Suédoises ».
    Du blabla marketing mais basé sur du réel.

    Là on est dans la propagande idéologique.
    Si demain Bic installe une usine de stylos billes à Copenhague, je suis sûr que quelqu’un au Quai d’Orsay ou à l’Elysée se demandera si cela ne peut pas permettre de souligner que le Danemark et la France marquent là leur attachement à construire la souveraineté européenne.

    • tschok dit :

      Oui, c’est sûr, ça fait un peu méthode Coué, surtout quand on se remémore l’accueil qui a été réservé au concept d’autonomie stratégique de l’Europe par nos alliés européens de l’Otan, alors que la Suède est officiellement un pays neutre, donc a priori pas vraiment concerné.

      Mais peut-être que, contre toute attente, les Suédois y sont sensibles? Après tout, c’est quand même un pays qui fait des efforts pour maintenir sa propre BITD et peut-être que, bizarrement, c’est un concept qui lui parle.

      En tout cas, il n’a pas vraiment parlé à la Suisse…

      Bon, vous me direz que ce n’est qu’une lettre d’intention et ça ne concerne que des missiles anti-char.

    • MAS 36 dit :

      Qu’est-ce qui vous chagrine ? La France et la Suède font partie de l’Europe. Le produit, MMP intéresse les deux parties. Que vous faut-il de plus ? Vous auriez préféré un missile anti-char US ? Dites le carrément .

      Il est clair que l’industrie armurière européenne et française en l’occurrence gêne certains de nos « alliés ». Bravo à nos ingénieurs et chercheurs aussi compétents que les « alliés » ou « concurrents ».

  2. R2D2 dit :

    Question: on a le MMP. Qu’est ce que l’on gagne en échange?

    • Fred dit :

      @ R2D2

      Un MLP+ qui tirera plus loin au-delà de la vue, un polygone d’essai de la bonne taille y afférente dont nous ne disposons pas, et un client assuré + un concurrent sérieux en moins.

    • Uri0911 dit :

      On peut éventuellement y gagner le mlaw car pour les courtes distances, l’eryx c’est fini sous peu. De plus, soyons satisfait qu’ils s’intéressent au mmp car ils auraient pu faire comme leurs voisins et tout simplement acheter le sien.

    • Moogli dit :

      @R2D2, bonjour. Vous assurez un débouché supérieur au besoin réel national, facilitant l’emploi des compétences sur une période plus pérenne. Vous avez aussi plus de chances de mettre à jour le MMP plus tard, puisque utilisation de plusieurs forces. Ça dépasse un peu la simple économique d’échelle initiale, puisque vous maintenez la RD pour plus longtemps qu’avec une utilisation nationale seule.

      Petite hypothèse subsidiaire, vous encouragez une potentielle interopérabilité plus tard sur le terrain.

    • Matou dit :

      Peut-être pour le projet « Beyond Line Of Sight » et peut-être un partage des coûts. C’est l’intérêt principal des coopérations européennes. Baisser unitairement les coût de développement par un partage de ces derniers, diminuer les prix à l’achat par un volume plus important. Pour ce dernier, cela dépend toutefois des dits volumes. Mais dans ce cas, cela pourrait faire sens.
      C’est du pragmatisme. La notion de souveraineté européenne, c’est juste de la com, hélas.

    • guy dit :

      Des fonds tout d’abord, un débouché pour vendre le MMP en totalité ou en partie, rentabiliser une chaine industrielle, réduire les coûts du missile et de ses évolutions.
      Vous préférez peut-être que les suédois finissent par développer leur propre missile qui viendrait concurrencer le MMP? Qu’ils achètent américain ou israélien? Ou alors plutôt vous avez l’imaginaire plus grand que vos connaissances et vous pensez qu’on donne aux suédois gratuitement avec le sourire tous les secrets du MMP.
      Et même si demain on aboutit à une production sous licence d’une variante du MMP, il y aura des équipementiers français dans le lot.

      • R2D2 dit :

         » Ou alors plutôt vous avez l’imaginaire plus grand que vos connaissances et vous pensez qu’on donne aux suédois gratuitement avec le sourire tous les secrets du MMP. « .
        si c’etait le cas je n’aurai pas posé la question…

    • Carin dit :

      @R2D2
      De le répandre au sein même de l’Europe… d’où la petite phrase de la DGA sur l’autonomie stratégique de l’Europe.
      Et c’est comme ça qu’il faut faire… contourner les pays trop pro-americains… aujourd’hui le MMP, et demain???
      On a déjà CAMO avec la Belgique, on a notre MN qui est en train de créer un partenariat avec une marine européenne pour créer une bulle défensive entre les bateaux, ce genre de partenariat ne s’arrêtera pas à ces pays, et si on partage aussi l’excellent MMP avec d’autres pays d’Europe, on emploiera la fameuse technique du petit pas, chère à Marcel Dassault. Le tout étant de respecter nos partenaires, et de leurs permettre d’intégrer leurs propre matos, comme l’ont fait les belges en intégrant leurs tourelles, et comme vont faire les suédois en intégrant au MMP leurs composants au travers de SAAB, et ainsi de mieux s’approprier le missile. Mr MACRON a voulu griller les étapes en s’adressant directement à l’Allemagne, l’autre pilier de l’Europe, et ça aurait pu marcher si Mr TRUMP avait été réélu, mais ça n’est pas le cas. Il nous faut continuer nos petits pas, je ne doute pas que d’autres pays européens soient intéressés, ils ne veulent juste pas se faire bouffer par la France, sinon autant rester chez les américains.

  3. albert66 dit :

    Tant qu’on n’est pas en partenariat avec l’Allemagne ça me va. C’est un programme qui se passera bien.

    • José dit :

      L’Allemagne n’a jamais demandé une quelconque collaboration avec la france!!!! C’est plutöt la france qui tend toujours la main, alors il faut s’en prendre aux élites francaises. L’Allemagne n’a besoin d’aucun pays en Europe, c’est plutöt l’Europe qui abesoin de l’Allemagne.

      • Vinz dit :

        Heil Neuordnung Europas.

      • JC dit :

        L’allemagne n’a jamais demandé une quelconque collaboration avec la France!!!! C’est plutöt la France qui tend toujours la main, alors il faut s’en prendre aux élites francaises. L’allemagne n’a besoin d’aucun pays en Europe, c’est plutöt l’Europe qui abesoin de l’allemagne.

      • Pascal (l'autre) dit :

        « L’Allemagne n’a besoin d’aucun pays en Europe, c’est plutöt l’Europe qui abesoin de l’Allemagne. » Oui Mourad!

      • Yannus dit :

        L’Allemagne a juste besoin des USA.

    • AirTattoo dit :

      1000 fois oui.

    • frédéric JEAN dit :

      pas faux

    • Dodo dit :

      N’allons surtout pas refaire l’échec et l’horrible missile qu’a été le MILAN, fuyons l’Allemagne!

  4. Ronin dit :

    Ces missiles atteignent aujourd’hui de sommets en matière de coût : votre poste de tir, avec deux missiles MMP et une mitrailleuse de 7.62mm, coûtant déjà à lui seul près d’un millions d’euros (200 000 € le missile x 2, 450 000 000 € le poste de tir) .

    Pour aller taper du pick-up ou taper un mur (c’est ce qui officiellement préconisé, puisque nous n’aurons plus grand chose d’autre à coté, ou encore par défaut puisque pour les cibles à plus haute valeur les systèmes d’interception existent.), cela fait extrêmement cher l’effet produit.
    Ce qui représente, notamment, vingt fois le coût d’un Milan…

    Le Spike coutant deux fois moins, car il est simplement un tout petit peu moins sophistiqué, mais il fait la même chose, et même jusqu’à 8 km (cela serait néanmoins utile sur nos hélicos, à défaut de roquettes guidées par exemple encore.).
    Idem pour le Javelin beaucoup moins coûteux qui permet déjà les attaques par le toit.

    Donc, puisque l’on parle de la Suède, un petit topo sur leur “Carl-Gustav”…
    – « Qui c’est celui là » ? Ou, « c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes » !
    Ou encore, ce que devrait être les vraies innovations…

    Il s’agit, en fait, plus qu’un “lance-roquette” à proprement parlé, de ce que l’on appelle plus précisément un canon sans recul, particularité qui lui permet d’être portable, et employable par deux soldats seulement, voire même strictement par un seul homme.

    Ce système, encore communément appelé « système d’arme anti-armement multi-rôles », est donc un canon sans recul – plus usuellement dénommé un peu incorrectement, lance-roquette.

    Il se compose du tube lanceur avec son optique et de munitions transportées dans des containers cylindriques.
    Pour le tir, le tireur épaule le tube et le chargeur entre une roquette par l’arrière du tube puis verrouille.

    Le tireur affiche sur l’objectif la partie du réticule nécessaire et tire. Les gaz de propulsion font alors deux choses : ils accélèrent la roquette dans le tube, et d’autre part s’évacuent en arrière du tube, ce qui a pour effet de considérablement limiter le recul, d’où sa qualification militaire traditionnelle, de “canon sans recul”.

    Evidemment, il est peu couteux (ce qui est un grave handicap pour des politiques d’équipements, qui doivent être forcément dispendieuses), extrêmement léger (par rapport notamment à tous les autres systèmes de même type), sa dernière version, conçue dans des matériaux les plus modernes, a été considérablement allégée, faisant seulement 6,6 kg (plus de deux fois moins que son poids initial), rustique, et ayant une durée de vie d’utilisation très importante (plus de 2 000 coups).

    Il est surtout caractérisé également part la grande variété de ses munitions, ce qui en fait un système d’arme extrêmement polyvalent.

    Ce qui le rend extrêmement flexible et adapté à une très grande variété de rôles, et ce qui lui assure également une efficacité et une utilité rarement égalée, même et surtout par des systèmes beaucoup plus récents de conception et en généralement beaucoup plus spécialisé et unifonctionnel.

    La vitesse de sa munition, de plus de 300 mètres par seconde, pour sa dernière version, est relativement plus rapide que la plupart des lance-roquette classiques (le très moderne MMP par exemple, a une vitesse deux fois inférieur, de 160 mètres par seconde), ce qui lui permet une meilleure précision, et de meilleures chances effectives de coup au but.
    Ceci à des portées relativement longue, plus longues que pour des lance-roquettes de poids équivalents.

    Tout en étant beaucoup plus puissant que les lance-roquette classiques : les munitions du Carl-Gustav, sont presque deux fois plus puissantes que celle de l’AT4, de calibre, et de poids, pourtant équivalent.

    Ce canon sans recul pouvant être utilisé avec une cadence de tir élevé, de jusqu’à huit coups par minute avec deux servants bien entrainés.

    Ce système d’arme, multi-rôles, peut être utilisé pour attaquer des cibles fixes classiquement jusqu’à 700 mètres. Il peut également tirer des munitions explosives, y compris programmables (dites “airbust”) jusqu’à plus de 1000m de portée, selon les munitions les plus communes, et jusqu’à 2000 mètres avec de nouvelles munitions propulsées et guidées par laser, et à capacité à la fois anti blindés légers et anti personnel.

    Sa capacité de perforation est aujourd’hui de plus de 500 mm largement suffisante contre tous les véhicules blindés modernes, y compris les véhicules lourds de dernière génération de 40 tonnes, et contre la plupart des chars de deuxième génération de la même catégorie de poids (type AMX30, Léopard1, M60, T72 basiques et autres modèles antérieurs), toujours très courants dans certaines parties du monde.

    Ceci jusqu’à 400 mètres, pour une cible en mouvement, et jusqu’à environ 700 mètres pour un véhicule blindé moyen à l’arrêt, et y compris contre des véhicules équipés de blindage réactif.

    Et ce n’est pas fini !

    Il existe également encore des munitions type canister, c’est à dire de défense rapprochée de zone et délivrant plus d’un milliers de fléchettes à courte portée et sur une large zone.

    D’autres munitions spécialisées, anti-infrastructure, une autre plus spécialisée anti- fortification, ou à double usage, à charge en tandem, d’autres sont conçues spécifiquement pour permettre le tir en espace clos (ce qui n’est normalement pas possible en raison des gaz d’échappement rejetés à l’arrière), ou encore évidemment classiquement, fumigène ou éclairante.

    Ce qui est encore particulièrement intéressant avec ce système d’arme, c’est qu’il est globalement beaucoup plus léger – et donc plus efficace et utile, qu’un système équivalent de type lance-roquette jetable, qui équipe (on aurait presque tendance à ajouter « évidemment », malheureusement) nos armées.

    Ainsi, si le lance-roquette AT4, de calibre, de 84 mm similaire au Carl-Gustav, pèse environ 6,5 kg, certes ce dernier pèse à lui seul, et vide, 6,6 kg, ses munitions, pesant suivant un très large panel de types différemment adaptés au demeurant (contrairement à l’AT4, qui n’a qu’un seul type de munition, anti-blindés moyens), de 3 à 4,2 kg.

    Mais si l’on considère un emport, très moyen, de six ou huit coups, on atteints pour 6 ou 8 AT4, un poids de 39 ou 52 kg respectivement, contre en équivalence, un poids moyen de munitions de, seulement, 27 ou de 34 kg dans le cas d’un emport, là encore très moyen de 6 ou 8 munitions : soit des différences respectives de 12 et 18 kg, et plus encore si le besoin effectif de munitions se révèle plus important.

    Ceci, encore avec un coût (le nerf de toute guerre) très nettement avantageux pour le Carl-Gustav : passé environ 200 tirs, sur facilement plus de 2 000 tirs sans la moindre usure significative, le coût du canon et de son système de tir est amorti, par rapport à celui de l’achat d’AT4.

    Un AT4 (jetable) revenant quasiment au double que le coût d’une munition équivalente pour un canon sans recul du type “Carl-Gustaf”.

    Là aussi, au passage, rien n’empêche d’en faire, canon sans recul et munitions, une version française, voire encore plus modernisées et performantes.

    De plus, ce canon sans recul (Carl-Gustav), étant “rechargeable”, et n’étant donc pas jetable, après chaque utilisation, cela lui permet d’être équipé d’un système de tir plus élaboré, et d’un viseur nettement plus performent, et efficace, voire d’équipements encore plus spécifiques, que ceux évidemment montés sur des lance-roquettes destinés à être jetés, dés leur première utilisation…

    D’où le fait de la précision beaucoup plus importante, en plus de la portée doublée, ou même triplée, et plus encore dans certains cas, ce qui est valable pour les canons sans recul en général d’ailleurs.

    D’ailleurs, dans la vraie réalité, au delà de 200 mètres (c’est d’ailleurs la distance recommandée de tir en Suède), l’AT4 subi même une perte très conséquente de vitesse, et évidemment, de précision (mais bon ce n’est pas les constructeurs, qui viennent de nous en refourguer encore une palanquée, qui vont s’en vanter).

    De même, à contrario des systèmes de conception moins ancienne, comme les lance-missiles antichar devienne essentiellement très peu utile en regard des inconvénients, poids, servants nécessaires – immobilisant presque un groupe entier de six ou sept soldats pour deux postes de tir, avec les éléments de protection devant généralement y être associés.

    Bref, une organisation et des armes faites pour et datant de la guerre froide, c’est à dire d’il y a maintenant 30 ans, trente ans de décalage complet et de retard conceptuel sur les besoins actuels.

    Mais une fois de plus, cela fait de très beaux bénéfices et c’est bien l’essentiel aujourd’hui…

    • HMX dit :

      Je vous rejoins sur l’intérêt du Carl Gustaf, particulièrement dans sa dernière version allégée. Cette arme rustique et relativement peu chère est un complément naturel au MMP, qui représente le haut de gamme des missiles anti-char et qui est davantage destiné à frapper des cibles à haute valeur, comme des blindés ou des bunkers adverses. Les deux sont très complémentaires. Sacrifier un MMP pour taper un taliban caché derrière un mur ou un djihadiste à moto constituerait dans l’absolu un gâchis dans l’utilisation de nos moyens.

      Pour éliminer des cibles « molles » retranchées derrière des obstacles (milieu urbain ou montagnard notamment), on aurait tout intérêt à développer rapidement et à moindre coût des mini drones dérivés d’un modèle commercial mais chargés de quelques dizaines de grammes d’explosifs. Ces mini drones pourraient faire partie du paquetage des soldats, et auraient vocation à être intégrés au système Félin, chaque soldat pouvant lancer et prendre le contrôle de ces drones, qui deviendraient en quelque sorte des « grenades volantes ». C’est ce que l’EI a tenté de faire en Irak avec des drones artisanaux du commerce bricolés à la hâte. Nul doute qu’on devrait pouvoir faire mieux… Ce serait moins rapide qu’une arme antichar comme le Carl Gustaf (qui conserve tout son intérêt pour l’appui direct), mais très complémentaire car d’une précision chirurgicale et avec un contrôle maximum sur les dommages collatéraux. Pour un coût sans doute imbattable si on accepte de partir d’un appareil existant et qu’on ne se lance pas dans un développement dédié sur fond de délire technologique.

    • Polymères dit :

      Votre discours du classique « tout est bien et beau chez les autres et tout est nul et insensé chez nous » , on connait.
      Malheureusement votre problème est de penser connaitre le monde militaire en vous intéressant à internet, à des caractéristiques et ou ensuite votre imaginaire créer le besoin.
      *
      Sauf que vous venez ici faire vos propres conclusions pour mettre en valeur ce que vous jugez être nécessaire pour le besoin des forces tout en faisant votre guerre des « prix ».
      *
      La première chose qui est assez classique sur les experts de la finance du net, c’est de considérer le coût d’un « programme » d’armement pour X quantité de matériels comme étant le reflet du prix de ces matériels seuls. Oui le prix avancé d’un MMP est de l’ordre de ce que vous avancez, non ce n’est pas son prix de fabrication. Au même titre que oui le programme Rafale donnera à la France un coût unitaire de l’avion à 140 millions d’€ mais non ce n’est pas le prix de production d’un tel avion. Alors je sais, vous faîtes avec ce que vous avez sous la main, mais il faut savoir de quoi on parle, car ce genre de chiffres n’est pas le reflet de ce que ça coûte vraiment, c’est indicatif au coût d’un programme et que si dans ce programme on avait commandé 5 fois plus d’équipements, ben les chiffres auraient été différents de ce que vous avancez.
      Le problème derrière, c’est que lorsque vous faîtes vos « comparaisons », pour les autres vous allez prendre le prix d’une munition hors programme, qui n’a donc plus rien a rentabiliser en dehors du coût de sa production quand chez nous, vous ne voulez pas faire la différence et ne pas voir un peu plus loin dans le temps. En agissant comme vous le faîtes, croyez bien qu’on ne ferait plus aucun armement, plus aucunes munitions et qu’on importerait tout.
      *
      La seconde chose, c’est que non, le MMP n’a pas été fait pour taper un pick-up ou un mur, ça c’est votre réduction personnelle de ce missile afin de le « déclasser » et de faire valoir votre « solution »(!) low cost contre ce genre de cibles. Non le MMP est un missile anti-char conçu pour détruire les blindés les plus lourd qui existent, ses performances visent ce haut du spectre et son quotidien n’est pas de l’utiliser par automatisme sur tout ce qui bouge avant d’utiliser d’autres armements. Ne racontez pas n’importe quoi en disant que taper des pick-up c’est la seule et unique chose qui serait « officiellement » préconisée , soit vos sources officielles vous ne les comprenez pas, soit vous vous considérez officiellement comme une source officielle.
      Dans un affrontement, bien entendu que tous les moyens seront bons pour détruire l’adversaire, la notion financière est une préoccupation de ceux qui ne font pas la guerre mais qui commentent sur internet afin de polémiquer sur des coûts et ou leurs solutions qu’ils pensent « intéressantes » financièrement finit en réalité par être une moindre efficacité et un plus grand risque pour les utilisateurs. Quoi de mieux pour rester dans cette logique de la TRM dont on parle avec l’exemple irakien ou l’on avait un Pick-up bourré d’explosif venant se faire sauter sur une position franco-kurde, au début on a la solution du Milan qui sur le papier semble répondre au besoin qui se présente, largement capable de détruire un pick-up (non?), pour un prix que vous jugerez correct par rapport au prix d’un pick-up (vu que pour vous la guerre se résume à ce genre d’équation), sauf qu’en fait le Missile rate sa cible, derrière on a un Javelin qui vient faire le travail.
      Cette situation excellente pour démontrer que derrière les capacités affichées sur le papier ou celles testées tranquillement sur un champ de tir, il y a la réalité du combat qui exige de la réactivité, de la polyvalence et de la précision au premier coup. Malheureusement pour obtenir cette précision, il faut y mettre le prix, qu’on va préférer toucher une cible avec un missile à 100k€ et infliger des pertes à l’ennemi que de tirer un missile ou plusieurs roquettes moins évoluées à côté car la cible bouge trop, qu’elle est trop loin, trop blindé. Alors oui la polyvalence d’un MMP c’est que la cible soit à 3km ou à 600m, qu’elle soit lourdement blindée ou non, qu’elle soit cachée ou à vue, qu’elle soit mobile ou fixe, de jour comme de nuit, vous n’avez pas à réfléchir, à choisir des munitions, à attendre un moment plus favorable, vous avez ce qu’il faut et vous toucherez ce que vous voudrez.
      Mais inutile de comparer l’incomparable, un missile n’est pas une roquette et vous avez beau pointer la munition guidée par laser qui va jusqu’à 2km, je pense qu’on sort dès lors du fond de votre mise en avant « low cost » (quel prix pour cette roquette?) du Carl Gustav84.
      *
      Mais au delà de ces considérations sur le MMP, venons en au fond de votre commentaire qui est celle de bon coeur critique à vouloir compléter le MMP qui ont le sait n’a pas vos grâces en raison sans doute du retex des utilisateurs, par un moyen qui serait low cost pour casser des murs et retourner de l’herbe.
      Pour ce faire, comme à votre habitude, notre choix et notre solution qui est l’AT4 est forcément de la merde en bar, car ce n’est pas votre choix et heureusement qu’il n’est pas français.
      Pourtant ce qui est bien c’est que vous sachez qu’on a de l’AT4, ce qui est dommage c’est que derrière vous considérez que nous ne l’utilisons pas et qu’on utilisera forcément un MMP.

      L’important dans l’analyse du besoin des forces, c’est de comprendre notre doctrine, car c’est elle qui définit nos besoins. Vous vous êtes déjà intéressé à l’organisation d’une compagnie d’infanterie? Aux rôles de chacun? Aux méthodes de combats? Non je ne crois pas, vous vous intéresserez aux véhicules, aux équipements mais pas au reste.
      Vous comparez l’AT4 et le Carl Gustav84 sans comprendre que vous comparez deux choses totalement différentes aux besoins différents. Critiquant un système qui va se réarmer quand l’autre va être jeté, là aussi vous ne comprenez pas le besoin chez nous.
      Qu’est-ce que nous voulons en recherchant une roquette jetable comme l’AT4 ? C’est qu’elle ne soit pas spécialisée à une équipe, qu’elle soit un plus utilisable par tous après l’arme principale qui est le fusil quand le Carl Gustav84 est une arme de soutien qui nécessite de spécialiser son porteur et son munitionnaire au même titre qu’une équipe MMP.
      L’AT4 est donc bien un complément utilisable « pour tous » quand le Carl Gustav84 l’est pas un personnel spécialisé qui nécessite aussi et très utilement d’un second avec lui. L’AT4 est une roquette de proximité, une munition à vocation de réaction immédiate.
      L’AT4 n’est pas un « lance-roquette » c’est une munition, là aussi c’est important de le comprendre (je sais que même sur wikipédia ils ne font pas la différence, beaucoup ne font pas la différence). Qu’elle soit jetable ou non, ça n’empêche en rien de pouvoir placer une lunette dessus, ce n’est pas propre à un système réutilisable, la lunette ça se met comme ça s’enlève pas besoin de la jeter avec le tube, il suffit juste d’y placer un rail au bon endroit et d’avoir une lunette réglée comme peuvent l’être les organes de visée mécaniques déjà présents sur la munition.
      Donc malgré que vous utilisez le terme de canon sans recul, vous continuez quand même à comparer cela sur la même ligne qu’une munition comme l’AT4.
      Vous continuez à faire des calculs (« de six ou huit coups, on atteints pour 6 ou 8 AT4, un poids de 39 ou 52 kg respectivement, contre en équivalence… ») qui n’ont aucun sens dans l’usage réel et le besoin que nous avons, mais qui permettent juste de satisfaire votre propre conviction et votre propre perception de l’affrontement ou un groupe de combat lambda devrait délivrer un feu propre à une unité de soutien. Mais là encore la faute est votre méconnaissance de l’organisation des unités, de l’usage qu’elles font de l’AT4, de qui l’utilise, vous en faîtes une arme de soutien, aucun groupe ne transporte 8 AT4 avec lui, arrêtez d’inventer des situations et de faire vos propres scénarios.

      Donc vous noyez pleins de choses qui poussent à devoir réagir. On voit que vous essayez et sans doute le pensez vous, connaitre des choses, mais le fond de la chose est faux ce qui fait perdre la crédibilité.
      Cette tendance « critique », de vouloir descendre des choses, créer du scandale pourrit littéralement vos commentaires qui deviennent trop « personnels » , des conclusions et des analyses trop personnelles qui ne tiennent pas compte de réalités. Cela ne sert à rien de faire un développement de wikipédia pour vanter votre Carl Gustav84 pour donner l’impression de savoir de quoi vous parlez, si derrière vous allez balancer des idioties et que ça manque encore de fond.
      Car si vous auriez cherché un peu dans le fond, vous serez tombé sur le Carl Gustav français qu’était le LRAC devant être remplacé par l’Eryx (avec l’APILAS en intérim) qui lui même se fait remplacer par la RNG. Donc avant de réinventer le passé, demandez vous pourquoi on est passé d’un canon sans recul à une roquette jetable qui précèdera un missile et devant se remplacer à nouveau par une roquette jetable?
      C’est toujours une affaire de compromis et il ne sert à rien de voir tous les bons côtés d’une arme en la comparant à tous les mauvais côtés d’une autre.

      • Ronin dit :

        @ Polymères
        L’AT4 CS personne n’en a pris, il n’y a qu’en France que l’on persiste.
        Quand aux raisons, le reclassement des généraux 2S et autres colonels n’y étant pas arrivés, dans les entreprises qui vivent de la commande plublique, repond à cette question.

  5. Nainposteur "petit facteur" dit :

    Mais il est ou…..mais il est ou….le drapeau du bloc de l’ouest( bleu aux etoiles d’or)…lalalalala

  6. Montagne dit :

    Les chars jouant un rôle de plus en plus décisif dans des environnements de combat complexes, les forces de défense ont besoin d’une arme antichar efficace. Le NLAW de Saab a la portabilité et la puissance de feu nécessaires pour arrêter les chars dans leur élan », assure l’industriel sur son site Internet

    Donc ou sont les prédicateurs de fin du role de chars ?!

  7. MArcel dit :

    Ca ne serait pas plus simple de signaler, la France livre un vrai missile à la Suéde ?

  8. Loufi dit :

    Que vaut le MMP face aux système de protection type Trophy ?

  9. penandreff dit :

    Ce que l’on gagne: Saab a conçu un petit missile tiré depuis le lance roquette Carl Gustave, ce petit missile comblerais le vide entre les AT4 et le MMP.

  10. lxm dit :

    Perso, je pencherais à un lanceur commun 100% réutilisable, et compatible avec plusieurs types de têtes de missiles, perforantes, explosives, chercheuses..
    Ainsi l’anti-char deviendrait aussi un anti-hélicoptere( à basse altitude), un anti-bunker( bien qu’on n’en construise plus), pouvant aussi exploser en hauteur juste au dessus d’une position d’infanterie au sol, un lancefumigène, et ainsi de suite.

  11. HDO dit :

    l’initiative COS européenne existe déjà, donc tout développement , ici entre MBDA et Saab s’y réfère. Pourquoi? parce qu’il y a es financements européens à la clé!

    http://www.opex360.com/2018/11/22/cooperation-structuree-permanente-le-projet-europeen-eu-blos-sappuiera-sur-le-missile-moyenne-portee/
    Coopération Structurée Permanente : Le projet européen EU BLOS s’appuiera sur le Missile Moyenne Portée
    PAR LAURENT LAGNEAU · 22 NOVEMBRE 2018

  12. hdo dit :

    pas COS, mais CSP
    Ainsi, 17 types de projet [.pdf] ont ainsi été retenus pour être mis en oeuvre dans le cadre de cette CSP, dont, à la demande de la France et avec le soutien de la Belgique et de Chypre, le programme EU BLOS [Beyond Line Of Sight, ou Tir Au-delà de la Vue Directe, TAVD]. Ce dernier sera donc basé sur le Missile Moyenne Portée [MMP], développé par MBDA.

  13. précision dit :

     » Les chars jouant un rôle de plus en plus décisif de plus en plus décisif », de l’art de communiquer pour ne rien dire (ou des âneries).