Coulé au large des Philippines en 1944, l’USS Johnston a été retrouvé à 6.500 mètres de profondeur

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24 contributions

  1. Pépico dit :

    Direction Musée de l’armée US.

    • Clavier dit :

      ???? On ne touche pas à une tombe sous-marine !

      • Frédéric dit :

        En Indonésie, c’est une flotille entière alliée envoyé par le fond qui a disparue, les épaves ont dépecés par les ferrailleurs locaux. Mais la, a cette profondeur extrême, il ne risque pas d’être dérangé.

  2. Rufus S. dit :

    Des hommes courageux, qui ont péri dans l’équivalent naval de Camerone. Qu’ils reposent en paix.

    • Sheilla dit :

      Camerone à relativiser tout de même, lors de cette bataille Etats-Unis 34 porte-avions – Japon 4 porte-avions

      • Joe dit :

        34 porte-avions US et c’est un minimum ! 😀

      • Rufus S. dit :

        Renseignez-vous sur la bataille en question. Leur action a été tout aussi brave, au vu de la situation tactique. Le gros de la flotte US était entièrement hors de portée de soutien, et les CVL escortés n’avaient pas de quoi endommager des navires ennemis. Ils ont chargé une force aussi puissante par rapport à eux qu’était l’armée mexicaine face à la compagnie du capitaine d’Anjou. Cette action fut un Camerone naval.

      • Alain M dit :

        Il est question ici de la bataille de Samar, où une force de surface japonaise composée de cuirassés (dont le Yamato équipé de canons de 456mm), de croiseurs lourds et de destroyers est tombée par surprise sur un groupe de porte-avions d’escorte protégé par quelques destroyers dont aucun n’avait de canons d’un calibre supérieur à 127mm…
        Les navires Johnston, Roberts et Hoel ont attaqué sans relâche malgré une infériorité criante, dressant plusieurs rideaux de fumée, tirant ce qu’ils avaient d’obus et de torpilles, puis leurs munitions épuisées, lançant de fausses attaques pour gêner les navires japonais.
        Il est difficile, dans toute l’histoire de la guerre sur mer, de trouver plus bel exemple de bravoure et d’esprit de sacrifice.

  3. Pierre dit :

    Les navires de la Class Flechter.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Classe_Fletcher

  4. PeterR dit :

    Oui, c’étaient de rudes gaillards. J’espère que leur sacrifice n’a pas été vain. Il est donné pour avoir sauvé par son action au moins un PA.
    En faisant qq recherches sur l’histoire de ce navire ont peut voir qu’il s’est frité avec le croiseur lourd Kumano mais avec de nombreux autres dont à priori le cuirassé géant Yamato.
    De fil en aiguille et en regardant l’histoire du Yamato on tombe sur ça 🙁https://fr.wikipedia.org/wiki/Yamato_(cuirass%C3%A9)#Bataille_de_Samar)
    « Lorsqu’il fut réaménagé, pour des missions navales, en 1944 et 1945, dans le Pacifique Sud, la configuration de la batterie secondaire fut modifiée. Les deux tourelles triples de 155 mm centrales furent débarquées et remplacées sur chaque bord par trois affûts doubles de 127 mm. La configuration devint donc six canons de 155 millimètres en deux tourelles triples (proue et poupe), plus vingt-quatre canons de 127 millimètres en douze affûts jumelés 127mm/40 Type 89 et un nombre de canons anti-aériens de 25 millimètres augmenté à 152 en cinquante affûts triples plus deux affûts simples »
    Bref juste un monstre. Quand on sait que les aviateurs se ruaient à l’assault de ce type de monstre je me demande :
    – combien en revenaient vivants. Ils devaient affronter une véritable muraille de feu et de fer. Cela devait être juste horrible.
    – si de nos jours on trouverait encore de genre de gaillards si cela devenait nécessaire (je pense à un potentiel conflit US / Chine) même si j’ai bien conscience que la physionomie des combats serait très différente (missiles, etc …)

    • Thierry dit :

      les cuirassés japonais avaient tous un talon d’Achille majeur, leur radar ( radars de type 13, de veille aérienne et 22, de détection de cibles de surface. ) , ne pouvait pas servir à leur conduite de tir pour obtenir une solution de tir, ne pouvait que servir d ‘alerte précoce sur la présence d’une menace, tout au plus indiquer une direction de tir , mais pas de coordonnées précise sur la position de la cible.

      Aussi incroyable que cela paraisse les japonais (et contrairement aux américains) n’ont eu AUCUN radar de conduite de tir jusqu’à la fin de la guerre, un seul modèle fut mis en chantier, le Mk3Model2, mais n’a jamais été utilisé en opération jusqu’à la fin de la guerre.

      Pour compenser, sur le yamato deux ordinateurs mécaniques déterminaient la direction et la vitesse de la cible, à l’aide des données insérées manuellement par l’équipage, puis généraient une solution de tir. Mais cela s’avéra inefficace, obligeant les japonais à tirer à vue, les obus de chaque cuirassé ou croiseur ayant un colorant (rouge, jaune, bleu, etc) mélangé à la poudre (comme pour un feux d’artifice), ainsi les artilleurs pouvaient déterminer au télémètre le point d’impact de leur obus et corriger la trajectoire. Ce fût un retard technologique fatal.

      http://www.kbismarck.org/forum/viewtopic.php?t=1737

      http://lautrecotedelacolline.blogspot.com/2013/04/les-colosses-de-kaigun-les-cuirasses.html

      D’ailleurs lors de cette bataille du golf de Leyte (Détroit de Surigao) une des colonnes japonaise de bâtiments lourd sensé prendre en tenaille les portes-avions américains fût littéralement annihilé avant même d’avoir l’US Navy à porté de détection de leur propre radar, les navires japonais ayant échappé au carnage durent faire demi tour sans avoir pu tirer efficacement sur l’adversaire qui le pilonnait de nuit au radar.

      • PeterR dit :

        Merci pour ces précisions. Bref, si je comprends bien, le mérite des US est grandement surestimé. Ils avaient surtout une supériorité techno ? (je sens que je ne vais pas me faire que des potes sur ce coup là).
        Reste que les avions devaient bien s’en approcher pour le bombarder ou le torpiller. Ils étaient quand même couillus. Il faut le reconnaître.

        J’avais lu un truc similaire sur la soit disante supériorité du Bismark :
        – les canons étaient trop puissants vs la structure du navire et empêchait de les utiliser efficacement
        – sa conduite de tir n’était pas prévue pour cadrer des cible aussi lentes que les avions hors d’âge qui l’attaquaient
        – ses canons ne pouvaient pas viser des cibles trop basses sur la mer
        Bref victoire anglaise un peut surévaluée. Mais quand c’est vous qui écrivez l’histoire autant qu’elle apparaisse glorieuse.

  5. erleg dit :

    Je ne suis pas certain qu’on se représente en France et en Europe l’énormité de ce qu’a été la guerre du Pacifique… Un conflit aéronaval et terrestre d’une ampleur jamais vue dans l’histoire, qui s’est livré sur près d’un tiers de la surface du globe et concerné là aussi près d’un tiers de la population mondiale, Chine incluse.
    Juste deux chiffres pour se faire une idée : de Leyte à Okinawa, les armées américaines ont mené en moins de deux ans cinq opérations amphibies d’une taille équivalente ou supérieure à celle d’Overlord en Normandie ; et de 1942 à 1945, ils ont construit (entre autres) cent porte-avions, dont trente-cinq porte-avions d’escadre des classes Essex, Independence et Midway !

    • Fougasse dit :

      Impressionnant, oui, mais ne pas oublier quand même que, sur les 24 Essex construits, 11 étaient déjà en commande en août 1940.

      Ce qui est tout aussi impressionnant à mon avis, c’est le débarquement de 3 divisions à Saipan (Mariannes) à peine 9 jours après Overlord.

  6. Raymond75 dit :

    « « Ce sera un navire de combat. J’ai l’intention de me mettre en danger et quiconque ne veut pas y aller ferait mieux de partir tout de suite. » » Ha bon ? Parce que les marins mobilisés d’office avaient le choix de refuser de servir sur ce navire ? Mais ce héro avaient raison : un an après son bateau coulait avec lui.

    La guerre c’est la barbarie imposée à tous, sans demander leur avis. Bien entendu, les Américains devaient se défendre après l’agression japonaise, mais il n’est pas nécessaire de faire de grandes phrases imbéciles.

    « Faisons notre devoir dans cette guerre imposée » aurait été suffisant, et probablement plus mobilisateur.

    • Fougasse dit :

      Merci pour le conseil. Dommage que vous n’ayez pas été là. L’Histoire en aurait sans doute été changée…

      Pour votre information (éducation?), la phrase fait référence à celle de John Paul Jones en 1778 : I wish to have no connection with any ship that does not sail fast; for I intend to go in harm’s way (…car j’ai l’intention de rechercher le danger…).

      Il y a les « grandes phrases imbéciles »…et les petites. N’hésitez surtout pas à nous faire encore bénéficier de votre culture à l’avenir…

      • Raymond75 dit :

        « imbécile », je confirme. Et d’une hypocrisie proche de la lâcheté, car ce brillant officier savait que ‘ses’ marins n’avaient pas le choix.

        • Rémi Mondine dit :

          Je penses que si. J’imagine mal cet officier s’opposant au transfert d’un marin demandant un transfert à terrre. Il existe des procédures et en un an je penses que l’équipage devait être relativement volontaire. Il ne faut pas sous estimer le patriotisme des américains après Pearl Harbour.

      • Prolegomen dit :

        Pas besoin d’être agressif. Sans rentrer dans la polémique et remettre en cause l’honneur et le courage de ces hommes, la remarque de Raymond75 n’en demeure pas moins fondée et j’avoue que cette citation m’a aussi fait tiquer. Dire en substance que ceux qui ne sont pas contents peuvent partir, quand on sait que ceux-ci ne le peuvent pas, c’est de la démagogie.
        Maintenant ce monsieur est allé au bout de ses convictions n’hésitant pas à payer cela de sa vie, cela mérite tout de même le respect.

  7. Meiji dit :

    Ouf, ce n’est pas un navire Chinois. Sinon ils auraient réclamés un ZEE de 200 miles marin tout autour.

  8. jp dit :

    il faut faire au moins une exploration du navire pour terminer son histoire, puis laisser ces marins pour qu’ils reposent en paix.

  9. Ltikf dit :

    L’acier des bateaux coulés pendant la 2ème GM est très recherché pour des instruments de mesure ultra précis, car il n’a pas été irradié comme le reste des métaux terrestres par les particules des essais nucléaires aériens… Ce destroyer devrait échapper à ce sort qui a condamné un certain nombre d’épaves marines.
    J’ai eu la chance de visiter le cuirassé Iowa à Los Angeles, un grand moment, sans doute le meilleur des bateaux-canon jamais fabriqué !