Le ministère des Armées commande 300 micro-drones ANAFI USA auprès de Parrot

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48 contributions

  1. E-Faystos dit :

    Une commande de bon goût, très importante à la fois pour sauver la fillière du drone Français -en admettant que cela suffise- et pour donner des moyens à nos militaires.
    .
    À l’époque, j’étais tombé sur ça:
    https://www.usinenouvelle.com/editorial/le-drone-francais-cherche-la-contre-attaque.N1037214
    .
    Et pour conclure, je remercie fortement @ Plusdepognon pour la valeur ajouté de ses multiples liens vers l’info.
    Et du coup, je m’y mets aussi.

  2. oryzons dit :

    Un drone développé avec l’argent du Pentagone… et produit du coup aux USA comme son nom l’indique.
    Faut-il y voir une forme d’ironie ?

    Est-ce un moyen de montrer à Parrot qu’on ne les oublie pas et qu’il faut également investir en France ?

    Par contre je n’ai pas vu que Parrot a été écarté mais au contraire qu’il fait partie des 5 constructeurs approuvés par le DoD.
    https://www.air-cosmos.com/article/parrot-approuv-par-le-dod-23661
    https://www.parrot.com/en/newsroom/parrot-diu-blue-suas

    Une autre info disponible ?

    En tous les cas ce drone est très intéressant et Parrot a déjà annoncé qu’ils vont lancer un drone entièrement autonome en 2021.

  3. Stoltenberg dit :

    Je pense que ce qu’il devient désormais critique, outre le besoin de doter massivement l’armée en drones et en opérateurs spécialisés, c’est d’avoir un système de mise en réseau et de traitement d’informations issues des différents senseurs. Et il s’agit bien de tous les senseurs dont dispose l’armée – radars aériens et tactiques, drones, avions, satellites, renseignement électronique, hélicoptères, observateurs… Un tel système pourrait porter les capacités de prise de décision de l’armée française à un niveau totalement différent. Doter en drones les différentes branches de l’armée séparément n’a pour moi aucun sens car premièrement, cela ne permet pas d’exploiter au maximum les capacités de l’équipement et deuxièmement, cela induit forcément une perte de compétences dans d’autres domaines pour les unités concernées (le temps de formation étant limité).

    • dolgan dit :

      Euh stoltenberg, vous décrivez scorpion là. Programme qui nous met à la pointe dans le domaine. Nous seront les premiers à déffricher le terrain en ce domaine avec tout ce que ça implique d’incertitudes.

      • ULYSSE dit :

        @Dolgan. Les premiers, pas sur. Ce sont les US qui ont lancé l’affaire avec leur réflexion sur le combat multidomaine (multi domain battle -MDB).
        « MDB se nourrit ainsi du concept interarmées publié en 2012, le Joint Operational Access Concept, construit autour de la notion de « Cross-Domain Synergy », la nécessaire synergie entre les opérations dans les milieux terrestre, aérien, maritime, spatial et cyber. » puisque les liens sont à la mode: https://www.frstrategie.org/publications/defense-et-industries/multi-domain-battle-comment-army-prepare-confrontation-majeure-2035-maj

        Par ailleurs il me semble que le programme SCORPION est propre à l’AT et n’intègre pas les composantes aériennes, spatiales et maritimes de l’AA et de la MN, dans la fusion et le partage des données.

        • oryzons dit :

          Pourtant le standard F4 du Rafale va inclure la radio logicielle CONTACT justement pour cette raison.
          Donc si c’est clairement un objectif interarmées.

        • dolgan dit :

          Marine je sais pas (mais il n’y a pas de raison). Les trois autres, c’est juste le coeur du combat infovalorisé scorpion.

          On va même créer une section nouvelle pour gérer tout ça (pour prévenir le risque de surinfo au niveau des chefs de section) au plus près du front.

    • mich dit :

      Bonjour , ce dont vous parlez est déjà sur les rails , mais il y a encore un peu de chemin pour que toutes les briques technologiques soient en place .

  4. HMX dit :

    Enfin ! mieux vaut tard que jamais. Une fois déployés en nombre et avec des opérateurs correctement formés, ces petits drones sauveront bien des vies.
    On a hâte d’arriver aux étapes suivantes. On sait déjà que Parrot maîtrise le vol en essaim :
    https://www.flyingphantomseries.org/parrot-dronisos-imaginer-le-futur-de-lautomatisation-des-drones-suas-news
    On travaille également sur des technologies permettant à un seul opérateur de contrôler plusieurs dizaines ou centaines de drones :
    https://dronesactu.com/article/la-tete-dans-lessaim/
    A court terme, on peut aisément imaginer que plusieurs drones se coordonnent dans le rôle de sentinelles pour faire de la surveillance de points fixes (surveillance de bases ou d’une zone d’intérêt), ou mobiles (accompagnement d’un convoi ou d’une section pour la prévention des embuscades et IED).
    On espère également que nous saurons rapidement (et de préférence avant nos adversaires…) tirer profit de l’emploi de ces drones, en concevant une version « low cost » équipée d’une caméra et d’une charge explosive de quelques dizaines de grammes, destinée à neutraliser des snipers et des combattants retranchés, y compris à l’intérieur des bâtiments. L’étape ultime étant d’arriver à mettre en œuvre simultanément plusieurs dizaines de ces drones kamikazes, dans des scénarios offensifs et/ou défensifs qui restent à imaginer, mais qui changeront radicalement la façon de conduire une guerre, particulièrement en zone urbaine. Ce qui pose en retour la question de savoir comment protéger nos soldats face à des adversaires qui seront eux aussi équipés…

    Toutes les technologies nécessaires existent et sont disponibles « sur étagère ». L’argument du coût est (pour une fois !) secondaire, tant ces systèmes sont peu coûteux à concevoir et à produire en série. Même des forces asymétriques (Daech en Syrie) ont démontré le potentiel de ce type d’arme, à partir de simples bricolages de drones du commerce. Le potentiel est énorme, en particulier pour l’Armée de Terre dont on espère qu’elle se saisira rapidement du sujet !

    • dolgan dit :

      L’armée n’a pas attendu que vous vous éveillez au sujet. Des drones dans l’armée, il y en a de partout et de toutes les sortes à tel point qu’il devient impossible de suivre.

    • jo666 dit :

      Pour des drones offensifs avec une micro charges, on peut très bien imaginer une munition Pikes de 40 mm avec des mécanismes comme exacto
      https://en.wikipedia.org/wiki/Pike_(munition)
      https://en.wikipedia.org/wiki/EXACTO

      • dolgan dit :

        Le novadem a la capacité de larguer des trucs de la taille d’une grenade. Par contre ça fait plus fantasmer les forumeurs que les militaires. Bizarement, ils préfèrent les appuis feus classiques (lgi,grenade fusil, lg40, mortier 80, mortier 120, CAS, GBU, ASMPA, …) ciblé depuis un micro drone.

  5. dolgan dit :

    NX70: 1Kg, 45min de vol, 3km de liaison donnée (donc rayon action), vol à 65kmh

    AnafiUSA: 500g,32min, 4km, 54kmh

    Les deux sont sensés voler sous la pluie. L’anafi est sans doute moins performant en thermique que le NX70 vu comment le fabricant insiste pour préciser que c’est une capacité de « points chauds à courte portée » alors que novadem n’hesite pas à parler de capacité thermique.

  6. Marenostrum dit :

    « Doté d’une caméra thermique FLIR Boson »

    Flir, champion de la caméra thermique qui vient juste d’être racheté par Teledyne… Un certain Teledyne qui voulait aussi racheter Photonis…

    N’a t’on pas de bonnes caméras thermique en Europe ?

  7. Muse dit :

    « signature acoustique de 79 db à une distance d’un mètre » Je demande à voir car 500 grammes ce n’est pas rien et la vitesse de rotation du rotor doit amener la vitesse en bout de pale à des niveaux élevés donc à une signature acoustique dont les 79 dB me paraissent bien optimistes.

    • oryzons dit :

      L’optimisme n’a rien à voir dans l’histoire.
      Il s’agit de mesures acoustiques validées.
      C’est factuel.

      Celui qui est dans l’impression et la sensation, c’est toi, et fait preuve en l’occurrence pessimisme.
      Mais c’est classique, quand un produit français est bon, il y a surement un truc louche.

    • totoro dit :

      d’où les pales très spécifiques et dentellées si vous avez jeté un coup d’oeil

  8. Sempre en Davant dit :

    Parbellum doit bien se marrer tout en regrettant que, pour ce coup ci, c’est un peu léger encore pour éclairer, flan-garder, et arrière garder un convoi qui emprunte une piste entre des arbres dont les ramures sont à hauteur des yeux des schoufs poitrine a l’air comme un14/07!
    Salissez pas les gants blancs!

    Bonne nouvelle quand même.

  9. Yoyolegigolo dit :

    Très bonne nouvelle ! Enfin l’armée se dote de moyen d’observation et de renseignements au-delà de la vue digne de ce nom !

    Autre bonne nouvelle les glock 17FR arrivent doucement dans les régiments

    https://www.forcesoperations.com/le-glock-17fr-arrive-dans-les-regiments-de-larmee-de-terre/

  10. totoro dit :

    une idée de la présence de capteurs de proximité incroyablement absente de l’ANAFi alors que c’est dispo maintenant même sur les drones pour enfant ?

    • oryzons dit :

      Partir ne veut pas en mettre pour plusieurs raisons :
      – plus de capteurs = plus cher
      – plus de capteurs = plus de consommation et moins d’autonomie
      – plus de capteurs = drone plus susceptibles de tomber en panne

      Si tu implémentes des capteurs de proximité à foison cela signifie que soit tu veux faire un drone entièrement autonome soit tu as une utilisation très amateur du drone.
      Partir va sortir un drone complètement autonome, pour les autres Parrot a toujours défendu que c’était au pilote d’avoir le contrôle. Libre à chacun que c’était un vrai choix ou un discours de circonstances.

  11. mulshoe dit :

    Première lecture rapide , j avais lu  » 300 micro-ondes  » , vous imaginez ma t^ete et le soulagement à la deuxième lecture !

  12. Vel dit :

    A l’époque où je bossais chez Parrot (il y a plus de 6 ans) la politique du PDG c’était surtout pas de militaire … ^^

    • Plusdepognon dit :

      @ Vel
      Nécessité fait loi, le marché du drone militaire est 8 fois plus important que le marché civil et c’est le seul domaine où « acheter français » peut etre un argument de vente :
      https://youtu.be/dzCmhUAzseI

  13. Polymères dit :

    Il y a tout un tas de drones qui vont arriver dans les années à venir.
    Ce sont 2000 micro-drones qui vont arriver d’ici fin 2024.
    Outre les drones aériens comme eux , on sait qu’il y aura aussi de plus en plus de drones sous-marins et sur l’eau, notamment pour tout ce qui est de la lutte contre les mines. Tous les navires principaux disposeront aussi d’un drone hélicoptère, les autres des plus petits.
    Enfin ne négligons pas l’arrivée des drones terrestres. Actuellement c’est essentiellement au niveau du génie pour le déminage, mais très vite on en aura pour les combattants, ça ira du drone portable pour une petite reconnaissance de proximité au drone mule d’accompagnement. Mais il y a aussi un drone terrestre de combat qui va se faire et pour l’instant c’est dans le genre du Thèmis, un drone transportable qui nécessitera de créer une spécialisation à part et à voir à quel niveau organique (pour l’infanterie? La cavalerie? L’artillerie? Combien? Un par section/compagnie? Ce n’est pas si simple).

    D’une manière générale, le plus compliqué n’est pas d’acheter les drones, c’est de revoir des processus, du savoir , des réflexes d’usage qui sont à inventer et à intégrer car il s’agit de capacités nouvelles. Car aussi intéressant qu’ils peuvent être, si derrière on ne les intègres pas dans des phases dynamiques de combats, on va les marginaliser dans un usage statique ou l’on va se rappeler qu’on a des drones après X temps d’attentes et de réflexions. Ça peut sembler con, mais il ne suffit pas de donner des drones pour en tirer le maximum du potentiel. La grosse nouveauté c’est bien cette intégration de drones dans les phases de combats, d’une manière globale. Il n’y a pas d’armées actuellement dans le monde qui ont une telle intégration dans un spectre « bas », tous utilisent les drones via des unités spécialisées (parfois FS), détachées et d’une certaine façon en marge des combattants mêmes’ils sont en appui. Là on va avoir un usage comme il est écrit ”non spécialisé ”, ça peut être un message important aux yeux de beaucoup, mais il s’agit d’un point important qui permet de faire du drone un ”accessoire” du combattant, utilisable par tous.

    En gros, l’objectif c’est un drone aérien par groupe (7-8 hommes) ainsi qu’un drone reco terrestre. Ces drones devant être portatifs pour le combat débarqué. Avec cela on cherche actuellement à définir l’intérêt d’un drone mule pour un groupe, mais la dotation globale pourrait être moindre car son usage serait susceptible d’être non systématique. D’autant plus que son transport peut être problématique.
    Là aussi cette dotation peut sembler à certains comme étant normal, sauf qu’aucune armée du monde n’a cela. Je ne dis pas qu’ils n’ont pas de drones, je dis que pour un groupe de combat américain par exemple, l’usage d’un drone aérien ou terrestre est obtenu en externe, par une unité spécifique qui vient en renfort. Ils ont un modèle qu’on voit un peu partout, y compris chez nous, d’un usage de drones d’un second niveau et pas forcément nombreux.
    Nous disposerons de 4 drones aériens et 4 terrestre pour une section de combat, un usage groupe et à la diligence du CDG. Ce ne sera pas un drone qui va voler pendant 30 minutes pour un SGTIA et terminé, il peut y en avoir un paquet dans une zone restreinte. Derrière cela on aura également la gamme de drones spyranger qui va couvrir plus largement la zone via des unités spécialisés, au delà encore le Patroller (qui sera armé) voir des drones MALE qui eux , ne sont pas forcément liés à un usage de proximité au profit des troupes au sol.
    Toutes ces choses ce n’est pas des projets, ni des programmes pour dans 20 ans, c’est pour dans les années à venir. Seul le drone de combat est plutôt prévu pour 2030. Que ce soit dans cette commande, celle du Patroller celui du spyranger, ce n’est qu’une question de livraisons et d’intégration. Viendra le petit drone terrestre prochainement

    • ULYSSE dit :

      @Polymeres. Merci très interessant. Effectivement le problème est le niveau d’emploi des drones. Nous arriverons problablement après une défrichage de terrain, à des formules mixtes. Drones de proximité (groupe de combat) et drone d’appui. Le mode d’emploi des drones terrestres « lourds » pose encore plus de questions. unités spécialisées? intégration dans les unités existantes? opérateur déporté ou au contact?…..

      • dolgan dit :

        Il est prévu la création d’une toute nouvelle section « scorpion » dont un des rôles sera le contrôle de drones aériens et de robots (?) terrestres. Mais ça reste vague.

        Et dans les images scorpions, on a pu voir des micro drones terrestre (genre voiture téléguidée) utilisés au niveau de la section, accroché sur un sac à dos.

        Bon, de tout ça , on verra dans 10 ans ce qu’on gardera et ce qui n’était pas une bonne idée. Mais on peut déjà prédire les mêmes critiques que pour Félin.

    • oryzons dit :

      Effectivement.
      Et au-delà comment tout cela va s’intégrer dans le combat réseau ?
      Quelles informations partagées avec qui ?
      Qui s’est donneur d’ordres à qui ?

      Toute cette foison de nouveau matériel qui peuvent à la fois donner de l’information et en recevoir va forcément amener des tâtonnements pour trouver le bon mode d’emploi en fonction des situations.

      Cela amènera aussi d’autres question : que faire en cas de réseau restreint ? Ou perte d’un drone ?

      J’espère que le Patroller va bientôt finaliser son développement suite au crash de l’année dernière.
      Et que l’on va débloquer le financement du Stratobus.
      https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/stratobus-un-game-changer-toujours-en-salle-d-attente-871122.html

      • dolgan dit :

        Toutes ces questions sur lesquelles les états majors bossent. On verra des essais dans les 10 ans. Avec des trucs qui marchent et des trucs qui marcheront pas.

        L’avenir c’est un paradoxe: d’un côté on prépare le tout connecté et en même temps on prépare le 0 connecté. Cad renforcer la capacité des unités à opérer en low profil électromagnétique: carte/boussole et pas de communication radio (ou limité en puissance/horaire/etc).

  14. Phil dit :

    Je serai curieux de connaitre le taux de disponibilité de ces drones, relativement fragile ,après un an en unité de combat …..Ayant vu et connu le « drogène  » drone dédié au Génie , le prix que cela a couté ,et l’efficacité au final ,je suis très septique !