CNM, Retraite Mutualiste du Combattant

 

Les différences de grades compliquent la mutualisation de la formation des pilotes de drones des armées de l’Air et de Terre

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62 contributions

  1. blavan dit :

    L’armée américaine fait piloter ses drones par des sergents . Notre armée mexicaine se fabrique des problèmes de grades, de boutons, bref tout ce qu’il faut pour éviter de faire des économies d’échelle, ce qui est un peu le but les drones.

    • Ah Ca ! dit :

      Oui et le pire 71 semaines de formation ? Quand il y a des gosses de 15 ans qui sont expert sur microsoft flight simulator. Cest gosses peuvent prendre en main les drones.
      Une licence de pilote privé au minimum c’est 35 heures et 40 heures en France… Licence commerciale c’est 250 heures avec quelques heures de bimoteur inclus…

      Non non mais nos énarques ont sorti un programme de 71 semaines avec les ponts et les vacances c’est pas loin de 2 ans. Alors qu’ils devraient être opérationnel en 6 mois. C’est pas comme ils vont se prendre des G, tout peut se faire sur simulateur!

      France 2020: nous sommes en Union Soviétique 1975!

      • le sicaire dit :

        « Une licence de pilote privé au minimum c’est 35 heures et 40 heures… » de vols… vous n’avez pas compté les longues heures d’apprentissage des cours théoriques…

        • Ah Ca ! dit :

          En mode accéléré, aux états unis vous pouvez obtenir le brevet en 1 stage de 15 jours intensifs…..

          Alors, les « les longues heures d’apprentissage des cours théoriques », ce sont des normes internationales… donc s’ils peuvent le faire en 15 jours… nous aussi.
          C’est vrai que pour le fonctionnaire à 32 heures, c’est pas concevable.

          Dans un monde ouvert, il faut peut être changer la grille de lecture si nous voulons nous en sortir.

          • Franz dit :

            Un fonctionnaire à 32h, ça existe ?!? je pense que la moyenne est plus à 37 ou 38, pour des agents catégorie C, et à 45 pour des postes à responsabilité… strict minimum. Sans parler des jours de congé ou de récup’ perdus parce qu’on n’a pas pu les poser à temps.
            (Signé : un fonctionnaire territorial)

          • le sicaire dit :

            @ « Ah Ca ! » De toute évidence vous n’avez pas de brevet de pilote ! 😎

    • Pravda dit :

      « À noter que l’US Air Force a adopté une autre approche. En 2016, et pour la première fois depuis les années 1960, des sous-officiers ont été formés au pilotage d’aéronefs militaires, en l’occurrence des drones RQ-4 Global Hawk. Cependant, ce sont toujours des officiers qui sont aux commandes quand il s’agit de drones armés. »
      la dernière phrase vous a échappé.

    • Jm dit :

      Oui, mais sergent dans l’armée US n’a rien à voir avec un sergent français.
      Prenez l’exemple du Chief Sergent Major, l’équivalent sur le papier du PSO des PSO en théorie.
      Il faut savoir que ce militaire a accès direct avec le chef des armées US, et est plus influent, écouté et respecté que certains amiraux et généraux.
      J’attends de voir ça avec un sergent de chez nous, surtout quand je vois ce qu’on fait à un CEMA!!!

      • Ah Ca ! dit :

        @Jm
        Oulla, faut arrêter de regarder les films….
        Sergent français > sergent ricain
        ce sont les drill sergents qui sont un peu plus respectés et sont équivalents à adjudant chef.

        • Jm dit :

          Comme vous voulez vous la pêter, on va l’écrire correctement, puisque vous jouez sur le traductions
          « drill sergeants »
          Et pour info, avec une affectation de 6 ans au US, suivie d’une affectation de 4 ans à Hawaii (ce sont toujours les US mais avec un accent Polynésien), je vous confirme, j’ai regardé les films, mais les vrais films en version originale US.
          Et je confirme qu’un sergent français est équivalent à un sergent US, mais après 3 ou 4 ans, l’écart se creuse et de loin.
          Allez en parler avec la DS WILSON, du 5-15 Cavalry, 194th Armored Brigade
          Au fait : Sergent français après 4 ans : à peu près 1400,00 €
          Sergent US après 4 ans 2400,00 dollar (au change de 0.84 d’aujourd’hui ça fait 2020,00€. Solde d’un ….adjudant. (le tout célibataire, bien sûr).
          Et un sergent US, après 3 ans, commande. Un sergent F, après 3 ans de grade, commande…..sa bière
          A par ça, Sergent US = sergent F

          • Vroom dit :

            Aucun intérêt de comparer les soldes de soldats de pays différents.
            Niveau de vie du pays, protection sociale, charges….

    • felipe dit :

      Ben… Dans le cas présent, le grade est un indice de solde dans la grille fp. Si vous croyez qu’on va attirer des gens pour être pilote avec la solde d’un sergent chef ? Combien gagne un policier national ou un pompier professionnel ??? CQFD.

      • Ah Ca ! dit :

        @felipe…
        Pilote ça risquer son trou de balle dans un Zinc…. Contrôleur de drone, ça joue au jeux vidéo. Les heures en stimulateur ne sont pas les mêmes.

        De toute façon le sujet du grade est stérile et sans importance.

    • tartempion dit :

      Le problème ne touche pas seulement les formations de pilote de drones , j’ai le souvenir de la visite du chef d’état major de l’armée de l’air sur la base de Ndjaména .Des corvées avaient donc été envoyées par chacune des formations à la piscine pour mettre en place le BBQ prévu le soir et dans le lot , il y avait des légionnaires de deuxième classe , des soldats de première classe et plusieurs adjudants de l’armée de l’air qui étaient enchantés de faire l’objet d’autant de reconnaissance de la part de leur hiérarchie ….

    • Orion dit :

      Piloter c’est exercer une responsabilité. Combien de drones plantés dans la verte aux alentours de Chaumond ? Qui portera la responsabilité quand des patroller iront de crasher à plusieurs centaines de kilomètres ? L’autorité de l’aviation civile acceptera-t-elle que ce type de machines soit (télé)piloteé par des opérateurs formes à la va vite avec un brevet de pilote de base au dessus de la teetde nos concitoyens ? Bref, l’armée de l’air a le sens des responsabilités, elle a choisi de former ses pilotes au meilleurs standard, cela se traduit en temps de formation, mais aussi en un indice de solde qui reconnaît cette responsabilité et qui permet de garder ce personnel formé sous les drapeaux. L’armée de Terre sera tôt ou tard rattrapé par ce raisonnement…

  2. Jm dit :

    On va encore niveler vers le bas, comme sait si bien le faire d’AdT.
    Et j’aime cette phrase : de telles formations étant coûteuses, l’idée de les mutualiser.
    Depuis les début de la mutualisation, on a vu que c’était une belle réussite !!
    Continuons.
    Ma grand-mère m’a toujours dit que quand on veut tout faire, on fait tout, mais pas bien.
    Pourquoi et quel intérêt a l’AdT a vouloir à tout prix s’occuper de ce qui vole?
    Est-ce qu’on s’occupe de VBCI et autres ?
    Encore une fois, ils veulent mettre leur nez partout, pour occuper des postes, et comme d’habitudes, ils vont mettre des Adj ou des Adc comme pilotes de drones, mais comme chez eux un sous-off ne sait pas décider seul (c’est de l’humour, pas d’affolo), il va falloir les encadrer avec un officier, et comme nos pilotes de drones sont des EOPN donc majoritairement des Ltt et des Cne, voire quelques Cdt, ils vont mettre un Lcl pour faire style qu’ils sont les chefs.
    Ils ont déjà fait ça ailleurs pour pouvoir « commander », ça a été une belle réussite !!!!!!!
    Et comme je n’avance jamais rien sans preuve, allez donc voir une petite unité interarmées du côté de la caserne Audéoud, petite unité au bout d’une impasse. Et demlandez comment se passe la mutualisation et l’inter….terrisation !!!!

    • Eurafale dit :

      Il y a toujours une composante air dans l’Armée de Terre. Pour l’observation, le réglage, à l’époque, de l’artillerie, du soutien au sol etc… ça s’appelle l’ALAT. L’utilisateur des Tigres, par exemple, c’est l’AdT et pas l’AaE.

    • RZ dit :

      Il serait vain de vous remercier pour partager avec nous la condescendance de l’armée de l’air, à défaut, je rends grâce à ce commentaire qui nous rappelle que l’Armée de Terre doit contrôler ses moyens de renseignement et de ciblage. Dans la mesure où, l’asservissement des aviateurs pour les missions « terre » ne semble guère générer plus d’enthousiasmee, il est effectivement à prévoir que les rangs de l’ALAT s’élargissent.

    • Lejys dit :

      Attention de ne pas mettre tout dans le même paquet: des mutualisation qui ne marche pas ou mal, il y en a c’est évident, mais des mutualisations qui marchent bien, il y en a aussi, que ce soit par exemple la formation sur Rafale (Air et Marine), ou la formation des pilote d’hélicos.
      Enfin, il n’y a rien de choquant à ce que l’armée de terre dispose de ses propres moyens pour la 3ème dimensions, dès lors que les missions et les rôles sont clairement définis, ce qui est le cas en France, et dans la plupart des autres armées. Si l’on vous suit, faudra-t-il que de ce soit l’AAE qui mettent en oeuvre les mini-drones : http://www.opex360.com/2019/06/17/larmee-de-terre-va-recevoir-27-systemes-de-mini-drones-nx-70-concus-par-novadem/. De même, l’AAE devrait-elle conserver ses fusiliers commandos?
      Ce problème – bien idiot – de grades des pilots de drones ne justifie à tout remettre en cause, surtout quand opérationnellement ça se passe bien.

    • yakafokon dit :

      L’aviation a, historiquement, été utilisée pour le renseignement en sol et pour l’artillerie, en remplacement des ballons captifs.

    • Thom dit :

      On va encore foutre des officiers partout comme c’est si bien le faire l’armée de l’air. Des officiers qui ne commandent personne à par eux même et qui ont des fonctions qu’on confit à un sous-officier voir à un caporal-chef dans l’armée de terre. Mutualiser n’est pas dans l’intérêt de l’armée de l’air il n’ont pas envie que leurs officiers s’aperçoivent qu’ils ont des responsabilités de sous-officiers et que leurs sous-officiers ont des responsabilités de militaire du rang.

    • Royal Marine dit :

      « Pourquoi et quel intérêt a l’AdT a vouloir à tout prix s’occuper de ce qui vole? »
      Depuis 1933, l’AA est devenue indépendante de l »AdT en France. Dans la plupart des pays du Monde on parle de Force aérienne, et non pas d’Armée de l’Air?
      2 raisons: 1°) Une armée est considérée comme capable de battre l’ennemi, dans une ou plusieurs batailles, puis d’occuper de vastes zones, et d’exploiter ses victoires. C’est évidemment le cas de l’Armée de Terre ou de l’Armée de Mer, pas de l’Air Force… Dont, rappelons le, le Chef d’Etat-Major est subordonnée au CEMAT dans la plupart des pays, y compris les USA.
      L’Air Force, est une force d’appoint, très importante certes, mais pas stratégique dans la mesure où remporter une campagne aérienne, ne fait pas gagner la guerre… En tout cas, pas à elle seule! (Cas de Bouclier du Désert, qui a eu besoin de Tempête du Désert pour l’emporter…)
      2°) Depuis 1940, l’AdT a compris que certains services attendus de l’AA ne lui seraient jamais rendus par celle-ci… Ceux couverts par l’ALAT, notamment… Et elle s’en est fort bien trouvé en Indochine et Algérie…
      De même, la Marine a pu, difficilement, conserver son Aéronautique Navale, depuis la I ère G.M., … Régulièrement, l’AA demande à supprimer la chasse embarquée, ou à l’intégrer dans l’AA… Le fait qu’elle ait eu certains retours de ses pilotes intégrés en flottilles , l’a amené à baisser de ton sur ce sujet… Sans pour autant renoncer à déclarer, par brusque montées d’adrénaline intempestives autant qu’imprévisibles: « Les P.A. sont obsolètes », « ne servent à rien, puisque nous avons l’AA », « sont dépassés », etc., …
      En fait, à force de lobbying échevelé, et de rengaines permanentes serinés aux échelons politiques, et démentis dans les faits, cette position est devenue contre-productive… Il n’a pas échappé aux députés de la Commission de Défense, que le PA emmenait en campagnes lointaines, et très rapidement (entrée en premier…), 80% du potentiel de la chasse embarquée, là ou l’AA avec ses lourdeurs et son manque de proactivité, ne pouvaient déployer que lentement, à peine 10% de son potentiel…
      Quant aux histoires de grades. IL est normal que la délivrance du feu soit ordonné par un officier. Ce qui protège en plus, le niveau psychologique de l’opérateur… Pour autant, est-il besoin que des « pilotes » de drones soient tous officiers? Et ce quels que soient les contrats statutaires sous lesquels ils servent? N’y a t’il pas pléthore d’officiers dans l’AA? Un peu trop d’ailleurs, par rapport aux autres Armées? Je fais personnellement bien plus confiance à un sous-officier français, qu’à n’importe quel sous-off US, dont la formation, et l’entraînement, n’ont rien à voir avec le « drill » américain… Je ne suis pas opposé, par contre à ce que ces sous-off obtiennent la qualification et les primes PN!

      • Vroom dit :

        « Régulièrement, l’AA demande à supprimer la chasse embarquée, ou à l’intégrer dans l’AA… Le fait qu’elle ait eu certains retours de ses pilotes intégrés en flottilles , l’a amené à baisser de ton sur ce sujet… Sans pour autant renoncer à déclarer, par brusque montées d’adrénaline intempestives autant qu’imprévisibles: « Les P.A. sont obsolètes », « ne servent à rien, puisque nous avons l’AA », « sont dépassés », etc., … »
        .
        Cela doit se discuter bien tout là-haut, parce qu’au niveau de la base, jamais entendu parler !
        .
        « Il n’a pas échappé aux députés de la Commission de Défense, que le PA emmenait en campagnes lointaines, et très rapidement (entrée en premier…), 80% du potentiel de la chasse embarquée, là ou l’AA avec ses lourdeurs et son manque de proactivité, ne pouvaient déployer que lentement, à peine 10% de son potentiel… »
        .
        Ah bon ? Il me semble pourtant que l’AA est bien plus capable de frapper loin, rapidement, depuis la métropole ou avec des moyens basés ailleurs, que d’attendre d’avoir notre PA sur zone. Une fois sur place, je suis d’accord, mais avant, il n’y a pas photo. Et en tout temps, cf Hamilton.

        • mich dit :

          Bonsoir , ah non ,pas vous , vous n ‘allez pas vous mettre au même niveau de comparaison que notre royal !il fait une fixette ,mais c ‘est plus obsessionnel que méchant à mon avis .

      • mich dit :

        Bonsoir , « Dont, rappelons le, le Chef d’Etat-Major est subordonnée au CEMAT dans la plupart des pays, y compris les USA. » ,et bien ,encore entrain de ressasser cette absurdité ?et en plus il y a d’ autre pays maintenant ,cela ne s ‘arrange pas . Comparer le déploiement du PA et de détachement air comme vous le faites n ‘a ni queue ni tête ,sauf pour votre petite croisade perso .Sinon ,toujours pas de vrai drone dans l ‘aéro , c ‘est la faute à l ‘ AA ?

    • mich dit :

      Bonjour , franchement JM vous cherchez un peu là ,si vous êtes honnête ,ce que vous décrivez on s ‘est très bien le faire aussi ,ils sont pas beaux nos esta !

    • Sacha dit :

      Je voulais apporter une petite réponse mais vue la sauce qui est partie, je m’abstiens.

      Oui c’est parler pour ne rien dire. La bise à votre mamie, elle a raison !

  3. Oeil de Moscou dit :

    Le différentiel était déjà très fort entre la Marine et les autres armées. Vécu à l’époque à l’Eirel …dans les années 80!

    • Major Calinos dit :

      Bonjour à tous,
      oui, Œil de Moscou, vécu également à l’Eirel, début années 90, quand à l’issue d’un stage QRSO pour ‘moustachus’, les places en ambassades ne sont pas attribuées selon le classement… un Cipal (Maître principal) décroche une bien meilleure affectation qu’un Adjudant-chef terrien pourtant classé premier…

  4. Tiens-donc dit :

    La fonction prime sur le grade mais faut pas abuser se diront certains. Je me trompe ?

    • vno dit :

      La fonction prime sur le grade, à condition que vous ayez un savoir très supérieur à vos chefs et que cette décision ai été prise au plus haut niveau de la hiérarchie. Tous les officiers en sont informés, même si beaucoup font comme s’ils avaient eu piscine le jour de cette information en formation. Ils font semblant de tomber des nues lorsque le ciel leur tombe sur la tête quand ils essayent de faire passer leur point de vue foireux par abus d’autorité et que les services d’Inspections informés enquêtes. C’est rare, mais cela arrive. Après, il ne faut pas confondre avec « savoir faire preuve d’initiative » ou généralement ont enfreins un règlement en connaissance de cause pour rattraper une situation qui évoluent mal et que ces règlements n’ont pas prévu.

  5. Plusdepognon dit :

    Le drone et les tirages de couverture de chaque armée : mes hommes, mes matériels et surtout MES lignes budgétaires (en fait, à haut niveau tout est flux et stocks).

    Rien ne change, c’est toujours la foire d’empoigne…
    https://youtu.be/VJio4vS1cAI

    Pour paraphraser une pub bien connue, avec son Patroller qui demande une piste mais qui est « tactique », l’armée de terre est mal (des nouvelles des SDMR depuiq les communiqués triomphants du mois de juin? ) :
    https://www.air-cosmos.com/article/dfense-la-flotte-de-sdti-suspendue-23499

    Et l’armée de l’air et de l’espace boit du petit lait comme si tout n’avait pas été fait pour éviter d’inclure ces engins à sa panoplie :
    https://www.parismatch.com/Actu/International/Drones-les-sentinelles-du-desert-1617343

    https://air-cosmos.com/article/la-33e-escadre-de-surveillance-de-reconnaissance-et-dattaque-sagrandit-23811

    Il n’y a que la Royale qui joue sa partie dans son domaine que personne ne lui dispute en cherchant à economiser ses vecteurs :
    https://mars-attaque.blogspot.com/2019/03/marine-nationale-propos-de-drones.html

    Enfin, mef’ quand même, on peut externaliser c’est tendance :
    https://lemarin.ouest-france.fr/secteurs-activites/defense/37135-des-drones-pour-surveiller-la-ressource-halieutique

    Pas que pour les poissons d’ailleurs :
    https://www.euractiv.fr/section/migrations/news/lue-achete-des-drones-a-airbus-pour-reperer-les-bateaux-transportant-des-migrants/

    https://www.lemonde.fr/politique/article/2020/11/06/a-propos-des-frontieres-emmanuel-macron-joue-sur-les-effets-d-annonce_6058742_823448.html

    Car derrière les drones, se cache une autre chose : la transformation du renseignement.
    https://geointblog.wordpress.com/2019/10/04/la-revolution-dataculturelle-du-renseignement/

    Pour les temps héroïques, c’est ici :
    https://www.athena-vostok.com/la-sedi-un-instrument-essentiel-du-rensignement-militaire-1-partie

    https://www.athena-vostok.com/la-sedi-un-instrument-essentiel-du-renseignement-militaire-suite-et-fin-1

    Donc l’armée de l’air met ses atouts en avant :
    https://www.air-cosmos.com/article/dfense-le-cdaoa-dope-la-filire-rens-23486

    Sachant que celui qui maîtrise le renseignement permet de désigner les objectifs, donc de fait commande les opérations :
    https://www.challenges.fr/entreprise/defense/airbus-earthcube-la-dream-team-francaise-du-renseignement-spatial_731661

  6. Prof de physique dit :

    Je ne me prononcerai pas sur ce problème de mélange entre sous-officiers et officiers quand aux questions de grades et de préséance.
    Je me pose juste la question de la formation initiale. Faut il avoir un niveau bac+2 ou +3 en sciences pour suivre cette formation ?
    Les officiers qui ont suivi une préparation scientifique avant de passer le concours, ou son issu d’études universitaires ont normalement ce niveau. Certain sous officiers s’engagent maintenant avec un BTS, ou mieux, un DUT ou une licence. Le niveau des BTS ayant vraiment diminué, il vaut mieux le DUT.
    Mais il faut encore que ce soit un DUT ou une licence scientifique ou technologique. Un DUT de gestion ou une licence d’histoire de l’art doit ne pas être d’un grand secours pour cette formation technique.
    Peut être que la formation de pilote de drone de l’armée de terre n’exige pas de connaissances préalables en physique du même niveau que celle de l’armée de l’air. Je n’en sais rien et suis intéressé par toute réponse sur ce sujet.
    J’imagine qu’il faut quand même avoir quelques notions minimales comme maitriser globalement le système d’unité de mesures international S.I. dans ses grandes lignes, ne pas avoir de confusions sur les notions de force (en newtons) de pression (en pascals et/ou en bars 1 bar = 10exp5 ; Pa 1 Pa = 1N/m² ), de masse volumique, de vecteurs, etc…
    Un bon niveau de bac scientifique ou technique industriel me semble souhaitable. Il y a heureusement beaucoup de sous-officiers avec ce niveau.
    Je remarque que le drone « patrouilleur » qui figure sur la photo illustrant l’article est construit à partir d’un motoplaneur civil.
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Safran_Patroller
    Peut être serait il judicieux d’entraîner préalablement les pilotes de ce drone « patrouilleur » (et oui, je suis résistant à la langue de Margareth Tatcher) par une période de pilotage de cet aéronef. Cela permet d’acquérir le sens instinctif du pilotage, des réactions de l’aéronef, de la poussée de l’air sur les ailes, etc…
    Dans une même logique, au vu de la taille des drones tactiques tels que le les Predator et autres Reaper, peut être serait il raisonnable que notre prochain drone de combat ou d’observation ait une version non-armée d’entraînement pilotable par deux êtres humains, moniteur et élève.

    • Clavier dit :

      Il est évident que faire piloter des drones à des officiers chef de patrouille est un gaspillage de compétences sans nom…..
      On se demande combien de temps il faudra pour que nous calquions notre cursus de formation sur celui des Américains !

    • le sicaire dit :

      Bonjour, pour se présenter aux sélections de l’armée de l’air pour la spécialité « pilote » et donc être officier, il suffit d’avoir un bac, même littéraire. Il n’est donc pas nécessaire d’être un « génie » en sciences pour être pilote, le bon sens suffit.

    • Lejys dit :

      Si une formation scientifique constitue sans nul doute un plus pour une formation de pilote de drone, ce n’est pas une condition nécessaire ou discriminante: il suffit de regarder la formation pour la licence de pilote privé (PPL), la formation actuellement délivrée dans l’armée de terre, mais également dans les petits aéroclubs, ou sur des sites spécialisés mais accessible au grand public (mais payant!), comme par exemple l’institut MERMOZ : https://ppl-theorique.com/homepage.php Les cours, même sur les thèmes « scientifiqeus et techniques » (principes de vols) sont bien expliqués, certes peut-être un peu trop vulgarisés pour un bon professeur de physique !

    • vno dit :

      Le recrutement entre les trois armées est très différent et il a évolué en fonction des époques. Début des années 80, une formation technique sans avoir eu le bac permettait après un A à toutes les épreuves des « trois jours » de se faire recruter comme pilote d’hélico dans l’armée de terre qui n’attirait pas ses profils et devait former plusieurs centaines de pilotes pour la division aéromobile qui fut engagée avec brio en Irak quelques années plus tard. Claquant le bec aux « Rambo » de comptoir.
      La marine récupérant tous les profils à haute valeur potentielle par ses carrières en apparence plus attractives. Elle avait ensuite des écoles et d’excellents techniciens pour les amener de simple CAP avec niveau de culture IV voit III à des équivalences de diplôme de niveau II pour ses besoins contrairement aux autres armées.
      Pendant une période qui va des années 95 à environ 2010, l’armée de terre a fermé ses écoles techniques et recruté au niveau Bac à Bac + 2 des techniciens vendus comme formés, le résultat a été cruel et l’est toujours.
      La Marine a fait la même chose avec de profondes résistances qui ont permis d’anticiper en partie les conseils inadaptés (en fait des ordres d’en haut) d’inspecteurs de la faillite nationale qui n’avaient absolument compris les besoins de la Marine tellement il était bloquées par leur sciences sociales sectaires. Les Bac+2 ou DUT scolaire sans culture Marine et contrôle de niveau du diplôme avant entrée dans la Marine, ne font pas forcément les futurs Maître système hors normes qui forment et servent d’exemple à leurs hommes et capable de remplacer un jeune et moins jeune chef défaillant qui vomis ses boyaux. Surtout, elle a réouvert l’école des mousses qui bien qu’anecdotique en volume de recrutement marque le désarroi du recrutement au niveau bac ou bac+2 actuel qui est toujours le crédo officiel.
      L’armée de l’air a fait de la résistance, mais a dégradé fortement le niveau de sont personnel technique. Dès la fin des années 90, le CEA n’embauchait plus de spécialistes hertziens chez eux, ils avaient perdus leur excellence de la maintenance et du dépannage au profit du métier de changeur de cartes électroniques formés à la va vite. Si on regarde plus loin, début des années cinquante, avec un bon niveau de culture, avec ou sans certificat d’étude, on commençait comme soldat ou matelot et on quittait l’armée 15 ans plus tard comme adjudant-chef pilote ou Maître-principal électronicien, on montait en grade à la compétence en passant des diplômes, pas aux diplômes pour s’engager. l’un des deux, celui qui n’avait pas le certificat d’étude à terminé sa carrière professionnelle comme Ingénieur et Contrôleur Général, notre dissuasion nucléaire lui doit beaucoup même s’il est un parfait inconnu, n’étant pas issu d’une grande école et cultivant la discrétion liée à son très haut niveau d’habilitation et de responsabilités réelles.
      Tout cela pour vous dire, que la possession d’un diplôme civil pour piloter un drone n’a aucune importance, pas plus que le corps de recrutement. Il suffit d’être repéré au premier contact avec les recruteurs en passant des tests de niveaux d’intelligence personnel et des test techniques et de proposer à ce jeune une formation à cette spécialité qu’il n’aura souvent même pas envisagé, l’éducation Nationale lui ayant martelé qu’il est un incapable. Je vais même plus loin, supprimer les corps d’officiers et de sous-officiers pour en faire un Corps unique qui commence dans les spécialités techniques et avec la formation au combat sans différencier filières commandement et techniques jusqu’au grade de Commandant ou Capitaine de Corvette. c’est les compétences qui apparaitront, pas les boulets à trainer jusqu’à la limite d’âge ou qu’on vire à grands frais à coup de prime de 75000 euros pendant que ceux qui font le boulot ont droit à un doigt d’honneur. Supprimer l’avancement aux diplômes d’entrée et aux points pour remplacer cet avancement par l’autorisation de passer un concours au point commun à toutes les spé pour obtenir le grade supérieur. On ne verra plus l’aberration de voir des Maîtres-principaux fusiliers-marin à 12 ans de service contre 22 équivalent armée de terre, pendant que des atomiciens sans équivalent dans l’armée de terre passent Premier-Maître à 17 ans de service avec des centaines de points en plus. C’est la même chose pour les officiers. A grade équivalent ont demande beaucoup plus à un marin qu’à un terrien. On m’a dit un jours « n’aviez qu’à faire gendarme » les prîmes sont comprises dans la retraite et le logement est gratuit. Ok, mais moi je voulais être militaire, marin, sous-marinier, aviateur, ingénieur, j’ai fait tous cela sans compter les heures et je me dis en comparant ma retraite Militaire qui sera la seule avec celle de mon cousin simple sergent chef gendarme échelle 3 qu’on s’est bien foutu de ma gueule et que cela n’a rien à voir avec les deux bac F1et F3 que j’ai fait mais pas eu au départ.
      J’oubliais, ton mépris pour les sous-officiers est pathétique le niveau en maths pour certains c’est celui d’une école d’ingénieurs et sans calculette ! Jamais vu cela dans le civil, même pas chez des ingénieurs et tout cela avec un salaire horaire inférieur au smic (interdit pour les civils)!

  7. patrico dit :

    On lis régulièrement dans vos pages et celles d à côtés le manque de mutualisations , voir de certaines concertations entre des différentes Armées ou plutot Ministères ! Et puis le manques de matériels ou d armes ultra performantes comme les drones figthers MALEs voir HALEs effecteurs, surveillances, reconnaissances, multimissions, multirôles ! Alors que ces problèmes récurrents on les imaginaient volontiers bien ailleurs ! Mais je reviens aux Drones figthers qui me paraissent plus que necessaires ,ils sont maintenant plus qu extrêmement indispensable. Ils vont manquer à nos militaires à nos Armées ! Alors que des pays s équipent d UVPS !Donc il faut tres vite des pilotes, des opérateurs « technologiques » Tr Tr haut Qualifiés ! Et bien sûr des coordinator stratégics ! face à l arrivée des swarms, effecteurs… mais c est le job des Officiers Commandement. Un regard lambda ! Merci.

  8. Yoyolegigolo dit :

    Eh bien… en ce moment c’est la foire aux mauvaises nouvelles on dirait…. entre le retrait des hélicos danois et britanniques du sahel , le retard des livraisons des griffon et maintenant le cursus officier pour devoir être télé pilote de drone de combat…. décidément 2020 est une bien triste année,le seul point positif de cette année côté armement seras la réception du SUFFREN , le reste on peux effacer cette année et reprendre directement les choses sérieuses en 2021.

  9. Thierry dit :

    L’aviation a reprit le rôle de la chevalerie au Moyen âge qui était réservé aux élites et aux nobles, les autres n’étant considéré que comme de la piétaille.

    En période de guerre la nécessité faisant loi ce sont de simple soldat qui ont pilotés les planeurs qui ont déposés les parachutistes du jour J en Normandie en 1944, une fois au sol ils redevenaient des soldats et se battaient avec les autres.

    Que les pilotes soient officiers ne me paraît pas un problème, ce qui pose problème c’est qu’il y a bien peu de diversité dans leur rang et que comme avant ils sont dans leur majorité issue de familles aisées pour le moins.

    Les plus grand as de l’aviation ont des origines très variés, et certains d’entre eux auraient été recalé s’ils avaient fait une école de pilotage tel qu’elle existe aujourd’hui tant leur début était chaotique, les catégories populaire n’ont de chance de voler que s’il y avait une guerre car le faible nombre d’appareil en temps de paix sont monopolisés par une classe sociale. Combien de jeunes rêveraient d’être pilote de chasse mais trop peu y parviendront car les critères sont subjectif, et les attentats du 11 septembre 2001 n’ont fait que resserrer le goulot de la sélection.

    Les drones vont permettre de re-populariser les rangs de l’aviation et il n’y a pas de raison de ne pas les nommer officier au terme de leur apprentissage, quel que soit le grade qu’ils aient au départ.

    Sans aller jusqu’à en faire des Benalla qui était lieutenant colonel, il y a moyen de faire d’en faire des sous lieutenant au minimum. Les officiers ne doivent pas forcément sortir de Saint Cyr, on sait tous les travers des grandes écoles.

    • Lejys dit :

      « ce qui pose problème c’est qu’il y a bien peu de diversité dans leur rang et que comme avant ils sont dans leur majorité issue de familles aisées pour le moins. » Sur quoi vous vous basez pour affirmer ce genre de chose…??
      C’est en peut-être en partie vrai pour l’accès aux « grandes écoles », comme Saint-Cyr, l’école Navale ou salon de Provence. Les concours d’accès restent ouverts à tous, mais le niveau scolaire est encore trop souvent le reflet du niveau social des parents, comme toutes les autres écoles d’ailleurs (commerce, ingénieur, etc.). Néanmoins, ces concours reste ouverts, et surtout il y a d’autre filières pour devenir pilote, quelque soit l’arme ! A une époque (je ne sais pas si c’est encore le cas), on pouvait tout a fait devenir pilote de la Marine ou l’AA avec un niveau bac et un statut d’ORSA (OSC maintenant), et bon nombre des pilotes proviennent ainsi de cette filière de « pilote sous contrat »qui permet notamment d’avoir une vrai pyramide des grades.

      Je ne vais pas plus loin car en relisant votre dernier paragraphe, il est évident que vous ne connaissez pas le fonctionnement RH des armées, et encore moins Saint-Cyr. Quand vous parlez de cette école, parlez vous de l’école spéciale, de l’EMIA ou du 4ème bataillon…??!!!

      • Thierry dit :

        vi vi vi, les concours sont ouvert à tous et surtout à ceux qui n’auront jamais les moyens de se payer des cours supplémentaires tant le niveau de difficulté a été élevé ces dernières années. Le goulot d’étranglement à l’entrée s’est encore resserré.

        Faut bien qu’ils aient eu l’illusion d’avoir une chance d’y arriver, afin de mieux légitimer ceux qui passent à travers le tamis les doigts dans le nez.

        Fut une époque (d’avant guerre) ou même les sous officiers sortant de Saint Maixent pouvaient obtenir un grade d’officier très rapidement, parfois en quelques mois seulement. Désormais il y a le filtre de l’EMIA en plus, sorte de snobisme.

        L’école spéciale a placé la barre haute à l’entrée, il aurait mieux valu placer l’exigence haute à la formation de ceux qui n’avaient pas encore les connaissances nécessaire pour X raisons.

        Saint Cyr ayant toujours été par tradition l’école des beaux quartiers mais je ne doute pas qu’ils aient parfois leur indispensable exception culturel pour mieux justifier cette règle.

  10. Sam dit :

    Et dans cette histoire de drone la Marine n’est pas encore rentré dans l’équation avec ses futurs drone pour le moment c’est des sous-officiers qui pilotent

  11. Patriote perplexe dit :

    On est en à ce type de soucis dans notre armée ??? Moi qui était optimiste… On est foutu !!!

  12. Schwarzwald dit :

    Pourquoi avoir des officiers alors que des sous-officiers le font très bien, j’ai souvent été transporté ou appuyé par des sous-off dans leurs hélicos et ça changeait pas les compétences …
    Comme d’hab’ les élites du monde militaire français que sont les aviateurs affichent leur nombrilisme …
    Ca me rappelle les réformes de la fonction publique, on avait 1 catégorie B et un catégorie C qui avaient 5 missions différentes, ils ont été mutés sur un autre poste plus à même de leur grade (bref des trucs bien moins valorisants) et ont été remplacés par 5 catégories A … La tronche de l’efficience …

  13. Anjou dit :

    L’USAF ne fait piloter que ses Global Hawk par des non-officiers, parce que ce HALE se pilote via des consignes envoyées à l’aéronef (monte au FL350, etc.). Un MALE tel que le Reaper se pilote avec un manche et une manette des gaz, comme tout autre avion.

    • Jerome dit :

      Je crois que je viens de voir le seul commentaire vraiment intéressant.

      je suppose qu’il y a des procédures de contrôle et de vérification avant la transmission des données. Avez vous de plus ample infos peut être ?

  14. sgt moralés dit :

    Ayant suivi nombre de stage où officier et sous officier étaient mélangés,je ne comprend pas ces »pudeurs »à terme se posera la question du statut,mais en attendant mutualisons. résolvons les problèmes au rythme de la montée en puissance au lieu de les amasser « ab initio » et ainsi de les transformer en obstacle.

  15. Brrtrrrr dit :

    @jm
    Cher @jm, on sent bien la rancoeur dans vos propos. Il est vrai que l AT à toujours voulu prendre de la place, je vous l accorde. Mais assumez vos propos, non vous ne rigolez pas et pensez réellement qu un sous off de l AT ne sait pas prendre une décision, assumez votre opinion et arrêtons de balancer des pavés dans la mare en mettant une parenthèse du ( je rigole!!!). Non vous ne rigolez pas. Je veux bien accepter que tout n est pas rose avec nous terrien et notre omni-presence mais si un sous-officier sait décider seul, ne vous en déplaise

  16. fredforce10 dit :

    En cas de conflit majeur, la ressource en aéronefs et pilotes sera vite épuisée, compte tenu des délais de formation des personnels et de production de notre appareil industriel… il faut y réfléchir.

  17. Max dit :

    On en est toujours et encore dans le labyrinthe administratif français où le statut fait beaucoup quant à la rémunération, le prestige, la retraite, les points bonus du pouêt pouêt machin truc…
    Et nous voilà à faire ce qu’une entité civile privée caractériserait de suicide financier… Mais voilà le contribuable est l’élément fondateur de la rente et le risque se dissout dans le mammouth administratif des luttes d’influence entre les différents services des armées.

  18. Bricoleur dit :

    Encore un problème d’attractivité. Il faut présenter un niveau de solde correct pour attirer des gens qui vont être enfermés dans des boîtes à manipuler des joysticks devant des écrans pendant des jours et des jours. Un lieutenant est mieux payé qu’un sergent. Et … il passe capitaine à 4 ans automatiquement, ce qui est loin d’être acquis pour un sergent pour le grade de sergent-chef. CQFD. Ceci dit, les responsabilités au combat entre un chef de section d’infanterie avec 38 bonshommes sous ses ordres ( et sous le feu …) et un lieutenant pilote de drone dans son shelter n’ont rien en commun.

  19. Aldo dit :

    Les gars du GIGN sont en majorité des sous-off,
    Les chefs d’agrès des Pompiers de Paris,
    Les démineurs,
    Les guides de haute montagnes des BCP,
    Les sous-off adjoints du REP,
    Et j’en oublie.
    C’est vrai que ces gens là ont besoin d’un officier sorti d’école pour les aider à prendre une décision !

  20. Phytostar dit :

    Encore une complication venue d’esprits torturés.
    Dans l’ALAT quand les pilotes étaient des sous-officiers le peu d’officiers étaient des tinés au tâches de commandement mais il y avait des Chef de Patrouille qui pouvaient être sous-officiers avec les prérogatives des officiers.
    La problématique du grade avait été levée par le commandement : « la fonction primant le grade ».
    Ainsi un instructeur sous-officier était chef de bord et son pilote pouvait être son Chef de Corps…
    Mais certains officiers n’en voulait pas et exigeaient d’être chef même avec moins de 200 h de vol face à un adjudant qui en avait près de 4.000… et les incompétences comme les ratés s’accumulaient.
    Vous voyez, ce n’est pas un problème de compétence mais bien un problème d’égo.

    Et nous continuons de plus belle !

    • sgt moralés dit :

      Si certains officiers exigeaient d’être chef…ils étaient recadrés rapidement par le cdt d’escadrille,j’ai eu le cas d’un jeune chef de patrouille,que je faisais cornaquer par des chefs de bord confirmés ,car les conneries accumulées peuvent amener au crash.Dans le domaine de l’aéronautique la modestie est une qualité majeure.

  21. vrai_chasseur dit :

    Pour ceux que ça intéresse, base de données qui recense tous les crash de drones majeurs (MALE HALE etc):
    http://dronewars.net/drone-crash-database/
    On s’aperçoit que
    – beaucoup de crashes sont dus à des erreurs de pilotage en vol (rien que les USA ont crashé plus de 40 drones sur le territoire américain)
    – sans surprise, on voit beaucoup de crashes de TB2 turcs ces derniers temps (drones abattus)…confirmation que les turcs en ont utilisé un grand nombre sur les théâtres libyen et syrien.

    Donc sans tirer de conclusion hâtive,
    – il faut sans doute une formation de pilote suffisamment longue pour augmenter la sûreté des vols, et éviter l’attrition rapide de la flotte de drones par erreurs de pilotage. Surtout des drones à plusieurs millions voire dizaine de million l’unité.
    – le drone armé nécessite que le pilote de drone soit dans la boucle décisionnelle du tir : raison qui motive peut-être l’AA pour demander que ce soit des officiers ? non pas que les sous-officiers soient moins qualifiés pour juger, mais pour lui donner le poids nécessaire dans la chaine de décision sans biais hiérarchique. Juste une hypothèse.

  22. Gibs dit :

    Je pense que la formation d’un pilote à distance dépend surtout de ce qu’on veut faire avec le drone. Si on veut le faire voler au milieu des autres avions, le faire atterrir entre deux avions militaires et civils, pouvoir gérer ces mêmes phases avec des pannes ou des problèmes météo, la formation est forcément plus lourde.
    On peut aussi limiter fortement l’emploi en réservant des espaces aériens exclusifs, en ne survolant pas de population, en le faisant voler qu’en opération et en l’opérant à partir d’un aérodrome réservé exclusivement pour lui. Il est possible dans ce cas d’avoir une formation adaptée.
    Bref, tout dépend de l’emploi souhaité, des performances de l’engin et du niveau de sécurité aérienne à atteindre.