Incendie du SNA « Perle » : Pour le général Lecointre, l’externalisation de l’entretien des navires a été une erreur

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90 contributions

  1. E-Faystos dit :

    Un post un peu provocateur pour changer: quand le général Pierre de Villiers s’est offusqué – à raison, c’est l’évidence- des coupes dans son budget, il est allé au devant des politiques pour montrer:
    – qu’être officier n’est pas que céder aux politiques grippes-sous
    -mais claquer la porte mène moins loin que le travail de sappe des méthodes, bonnes ou mauvaise en cours dans l’armée et le secteur de la défense dans son ensemble.
    .
    A priori, la « méthode Lecointre » qui consiste à appuyer là où ça fait mal l’amène plus souvent à synthétiser les diverses lacunes actuelles.
    .
    Il m’a semblé.aussi que son équipe est singulièrement moins naïve que la précédente.
    .
    Je promets de faire amende honorable si je me trompé.

  2. Czar dit :

    je ne suis pas un partisan par principe de ces externalisations mais j’ai un peu de mal à comprendre comment DCNS – qui a construit ces bâtiments et qui reste une entreprise 100 publique – pourrait ne pas être qualifié pour les entretenir.

    • Auguste dit :

      L’entreprise est publique,mais le personnel est privé……sauf erreur.

      • Requin dit :

        Et donc par nature, quand on est sous statut privé, on travaille moins bien ???
        Perso, j’aurais plutôt tendance à penser le contraire.
        Le Général Lecointre est trop jeune ou à la mémoire courte pour oublier la réputation au sein des armées de DCN dans les années 80.

        • Pierro dit :

          Ben disons que le profil « Rasta » de certain personnels de DCNS/ Naval Group que j’ai pu voir intervenir sur le CDG n’inspire pas la confiance, particulièrement après la disparition de certains effets personnels dans les postes à côté desquels ils travaillaient.

    • Thaurac dit :

      La preuve est dite, quand le boulot est fini ces mecs se cassent, alors que les sous mariniers, les « maitres » inspectent leur bâtiment, donc le départ ou l’erreur aurait été détectée dès le début

      • Requin dit :

        Depuis quand les sous-mariniers sont capable de réaliser seul l’IPER d’un sous-marin nucléaire ???
        Personne n’a empêché les militaires de faire des rondes dans ce sous-marin.

        • Pierro dit :

          Ce n’est pas ce qui est dit, par contre quand l’industriel assure seul l’IPER c’est la catastrophe…

          « C’est la première fois que nous avons entièrement externalisé l’arrêt technique majeur d’un bâtiment essentiel à notre marine à un industriel privé », a continué le CEMA, avant d’assurer que les « enseignements » en seront « tirés ».

          • aoups dit :

            Lors des AT il y a deux cas: le bord est présent et effectivement c’est un peu plus soucieux de ce qui se passe dans les navires.
            Le bord n’est pas présent activement, et souvent c’est uniquement NG qui gère le déroulement du chantier avec pléthore de sous traitants… même pour l’accueil sécurité avec des « lèches-parcmètres » replacés là, qui demandent des documents qui sont fondamentalement inutiles.
            On peu le faire, mais il ne faut pas des clowns qui ne savent pas ce qu’est la prévention des risques. Pour avoir vu les conditions de travail in situ, c’est « un plan de prévention pour le chantier, et une fois que le papier est rempli, ça fait n’importe quoi !!!, c’est hallucinant, un bel exemple d’administratif inefficace, car on ne relie pas du tout ce qui est fait (et avec quoi) avec l’environnement de travail.
            Déjà heureux qu’il n’y ai pas plus d’accidents corporels.

            Que ce soit pour les armées ou pour un civil qui mène sa voiture au garage, le bonhomme qui bosse dessus fait certainement plus attention par cette « surveillance » permanente du « proprio »
            Bref ces chantiers se déroulent comme sur tous chantiers « purement civils » avec des mecs sérieux et les autres, des gars chargés de la sécurité compétents et les autres… et les « autres au carré » c’est l’accident assuré…

            on va s’arrêter là, car en dehors de la négligence, heureusement qu’il n’y a pas trop de mauvaises intentions qui rentrent…

    • Aymard de Ledonner dit :

      C’est ce que je me suis dit au début de la lecture de l’article.
      Mais quand le général dit que qu’auparavant l’équipage restait à bord pendant un arrêt, on se dit que le départ d’incendie aurait peut-être été détecté plus tôt avec plus de monde à bord.
      De toute façon il est évident que DCNS réalise nécessairement une partie des travaux. La question est plus qui est le maître d’œuvre et ou on met le curseur entre les travaux réalisés par DCNS et ceux réalisés par les marins.

      • PeterR dit :

        oui mais la présence de s/mariniers en surveillance était-elle incompatible avec le fait de confier le travail à du personnel privé ??
        Je doute que ce soit DCNS qui ait imposé le débarquement du personnel militaire.
        Ce ne serait pas plutôt l’armée qui en profite pour faire des économies de personnel ?
        Après rien ne dit que les militaires soient plus compétents que les personnes qui conçoivent et construisent les s/m. N’y a-t-il jamais eu d’accident du temps où c’était géré directement par les militaires (c’est une question) ?

        • Lejys dit :

          « Ce ne serait pas plutôt l’armée qui en profite pour faire des économies de personnel ? ». je ne vais pas me risquer à émettre un avis sur la décision (on non) d’imposer le débarquement du personnel militaire, je n’en sais rien. Mais ce qui est certain, c’est qu’en aucun cas ça peut permettre à l’armée de faire des économies. Dans la marine, ce sont des équipages constitués qui arment les navires, et l’arrêt pour chantier d’un navire n’engendre pas la suppression de son équipage. Ces arrêts sont souvent synonymes de permissions, formations, voire mutations. Mais en aucun cas pour faire des économies de personnels. Recruter et former un nouvel équipage, et surtout lui donner de l’expérience est trop couteux.

        • Pierro dit :

          C’est quand même fantastique après que Naval Group ait cramé un SNA que ce soit les militaires qui soient accusés d’incompétence.
          Sur une IPER, typiquement l’équipage va assurer la surveillance, et la lutte contre les sinistres pendant que les industriels assurent les opérations qui dépassent les compétences de la Marine.
          Là on dirait que les sous-mariniers ont été sortis de la boucle.

        • aoups dit :

          en même temps faut il des militaires sous mariniers spécialistes du désamiantage ?
          Blague à part, il faut surtout et comme partout que les gens soient responsables, notamment que l’on s’arrête de faire croire que la sécurité sur chantier au sens large est parfaite. Encore une fois dans ce cas comme dans plein d’autre, elle est gérée par des guignols qui ne savent rien de la prévention du risque. on pourrai s’amuser à faire des listes, AZF, Notre Dame de Paris, Lubrizol, SNA Perle… que du « facteur humain »

    • Moogli dit :

      Avant le développement de l’externalisation, DCNS participait déjà majoritairement aux mises et remises en conditions opérationnelles dans les bassins. La différence avec maintenant semble être liée à une réduction des effectifs d’active et une recherche d’efficience corrélée à la stricte suffisance des 20 dernières années.

      Image. Quand un marin pique la rouille, ce sera lui qui profitera de l’effort plus tard: s’il fait du travail calculé au minimum, il profitera plus tard de la peinture sur rouille au milieu des vagues. C’est caricatural, mais ça montre l’opposition de vue entre des utilisateurs concernés et des gestionnaires procéduriers cochant des cases qui satisfont la comptable.

      On ne parle pas militaire contre DCNS ici, parce que les deux doivent bosser ensemble. On parle curseur poussé à fond vers la stricte suffisance pour raisons budgétaires.

      Mon image est mauvaise, mais n’importe quel Emsec serait le premier à vérifier des petits détails qui, parfois, coûtent le prix d’un SNA. Le technicien DCNS ne perçoit pas toujours les mêmes détails, il rentre à la maison chaque soir.

      Désolé si mes propos offensent. Je m’excuse.

      • radionucleide dit :

        « Quand un marin pique la rouille, ce sera lui qui profitera de l’effort plus tard »
        ou il fait des trous dans le pont et on demande à DCNS de réparer

        • Moogli dit :

          @radionucléide. Un SNA est foutu, ou presque, parce qu’un départ de combustion n’a pas été pris en compte rapidement, pour des raisons que je ne limite pas à la capacité intellectuelle d’un homme en particulier.

          Vous pouvez penser ce que vous voulez des branques qui permettent aux bateaux de quitter le port et croiser les vagues. Vous ne pourrez jamais vous passer d’eux, ou alors l’earl grey tea laissera plus tard un goût amer au carré.

          Les marins sont formés tous les jours pour s’occuper de leur navire. Ils ne sont pas des clients !

          • tschok dit :

            @Moogli,

            « Un SNA est foutu, ou presque, parce qu’un départ de combustion n’a pas été pris en compte rapidement »

            C’est confirmé ou c’est un supposition qui est tenue pour vraie jusqu’à preuve du contraire? Si ça se trouve, l’incendie s’est déclaré à une telle vitesse que, même si une équipe incendie avait été présente dans le local, elle n’aurait rien pu y faire.

            Donc, la question qu’il faudrait peut-être se poser serait différente: pourquoi une lampe éclaire un film en vinyle dans un coffret en bois? La chaine pyrotechnique qui provoque l’entrée en combustion des matériaux plus difficiles à cramer est vraisemblablement constituée de ces trois éléments (lampe, vinyle, bois): qui a validé ce montage? Y -t-il seulement eu un processus de validation?

            Quelqu’un s’est il demandé: ok, je vais mettre de la chaleur, du vinyle et du bois dans un lieu confiné qui a toutes les caractéristiques d’un four, est-ce qu’avec tout ça j’atteins la température de combustion des autres matériaux qui se trouvent là? Et à quelle vitesse?

            Si ça se trouve, personne ne s’est posé la question et c’est tout. Et l’incendie a pris comme un feu de paille et c’était râpé, avec ou sans présence humaine aux alentours.

            Pure conjecture de ma part, je n’ai évidemment pas accès au rapport d’expertise.

          • Moogli dit :

            @Tschok. Mes propos sont pure conjecture, donc complètement irrecevables. J’ajoute qu’outre la mauvaise dénomination d’une spécialité et l’emploi de MECO à la place de IPER, mon absolue méconnaissance d’un point éclair (ou truc du genre), fait de moi un incompétent certifié par la haute.

            Merci pour votre contribution et mes excuses o7

          • ScopeWizard dit :

            @tschok

            Très bien , mais votre démonstration pose alors un tout autre problème qui est celui des conditions de propagation d’ un incendie potentiellement « fatal » .

            Non seulement , cela signifie que quelle qu’ elle soit la protection n’ a pas suffi , mais aussi que des matériaux présents pouvaient provoquer une catastrophe irréparable une fois entrés en combustion……….

            Donc , que le risque était aussi réel qu’ élevé et que par conséquent il n’ a peut-être pas été anticipé et pris en compte d’ une manière optimale …………ce qui suppose une défaillance potentiellement évitable ou aux conséquences possibles insuffisamment limitées par manque de prise en compte ; en d’ autres mots …….

          • tschok dit :

            @Moogli,

            Y a pas d’offense.

            @Scope,

            Ben oui. A un détail près, je ne démontre rien, je me demande, c’est tout. Et sur la base de ce qui a filtré d’une première expertise, à savoir quelques déclarations publiques d’un amiral.

      • Pour info dit :

        @Moogli : ça doit faire 15 ans qu’il n’y a plus d’EMSEC … Faut actualiser : MARPO-SECIM

      • PeterR dit :

        l’image n’est pas idiote et répond à une de mes questions juste au dessus.
        Par contre je pense plus à l’aspect comptable de la boîte et du contrat / appel d’offre passé qu’au professionnalisme du personnel de DCNS et du temps qu’on lui alloue pour faire son travail.
        Pas sûr que quand l’état passe le contrat il vérifie bien que c’est à iso prestation. J’ai souvent dû bloquer des prestations externes car le fournisseur était certes moins cher qu’un boulot fait en interne mais n’offrait absolument pas le même niveau de prestations. Le donneur d’ordres ne voit que les gains mais pas tout ce qu’il perd. Si ce n’est pas dans le tableur Excel du technocrate cela n’existe pas

    • vno dit :

      C’est une très longue histoire politico-mafieuse à l’arsenal de Toulon, des ministres de la défense tous plus cons les uns que les autres et qui n’aimaient pas les militaires de façon pathologique au tournant du siècle, d’officiers généraux écœurés et d’autres sans honneur qui ont laissé faire puisque pas écoutés voir méprisés par les civils de la défense. D’une justice sans couille qui n’a manifestement pas détruit le système affairiste toulonnais et le système syndical particulier de l’arsenal de Toulon.
      Je trouve le CEMA très prudent dans son discours, et il a raison, il n’est que le CEMA. Terrain miné.

      • philbeau dit :

        Vous soulignez le problème : l’arsenal de Toulon…

      • themistocles dit :

        Quand la dite mafia (DCN+CGT+ parti communiste+ ouvriers d’Etat+ municipalité+++ ) ne cause pas la mort de 10 sous-mariniers, comme il y a quelques années, on peut s’estimer heureux… La même qui officiait, de l’autre coté de la rade, dans les chantiers navals de la Seyne, arrivant au travail à 15h00, pour facturer des heures sup à partir de 17h00… La racaille rouge dans toute sa splendeur. Fort heureusement, celle-là au moins a été éradiquée à la fermeture des chantiers. Les mêmes qui bloquaient l’arsenal quand la Marine avait la lucidité de s’adresser aux vrais professionnels civils, avec un vrai contrat qui, bizarrement coutait 3 fois moins cher pour 3 fois moins de temps. L’Histoire les a déjà jugé. Donc, retour au bercail pour la maintenance, oui, mais en ayant purgé les ateliers des boulets, il doit en rester. Dans les AIA, en tout cas, il y en reste.

  3. LEONARD dit :

    «la traduction des renoncements auxquels nous avons été conduits sous la contrainte de la recherche d’efficience et de la révision générale des politiques publiques ».
    La recherche d’efficience ne devrait pas être une «contrainte», mais l’«ardente motivation» de toute personne qui est dépositaire de la richesse des autres, en l’occurrence les impôts de français. Or, l’armée n’est certainement pas exempte dans son fonctionnement d’un gâchis financier et humain contre-productif. ( Balard, par exemple )

    • JC dit :

      Qui a voulu Balard ?

    • Aymard de Ledonner dit :

      Balard est un partenariat public privé pour transformer un investissement (qui aurait augmenté la dette de l’état ce que Sarkozy ne voulait pas assumer) en crédits de fonctionnement.
      Accessoirement ça a permis de mettre son « frère » Martin Bouygues sur le coup.
      C’est une décision politique. L’armée n’y est pour rien et préférerait certainement être à 100% propriétaire de ses locaux plutôt que d’avoir à demander la permission pour rajouter une prise électrique…
      Il y a certainement des exemples de gâchis financiers du fait de l’armée (SGA et DGA inclus) comme louvois par exemple. Mais Balard c’est un gâchis 100% politique.

      • Vevert250 dit :

        Contrairement à ce que l’on peut penser, le MinArm et les autres ministères ne sont pas propriétaire de leurs locaux. Ils sont attributaires occupants et c’est l’État le propriétaire avec France Domaine en gestionnaire. D’ailleurs en cas de cession ou d’AOT (autorisation d’occupation temporaire), l’argent revient dans la gamelle de FD. C’est pour cela que les chefs militaires sont toujours frileux à la cession de terrain car ils ne touchent rien en retour. Il y a quelques années, un dispositif a été mis en place pour que les produits des ventes soient réaffectés au budget Infra du MinArm pour justement inciter à lâcher les terrains ou immeubles en désuétude.
        Certains immeubles de bureau des ministères paient des loyers à FD. Cette dernière particularité a été créée pour freiner la tendance expansionniste que pouvait avoir certains grands chefs notamment parisiens et c’est en corrélation avec le fameux 12m2 par fonctionnaire.
        Les préfets ont également la main sur les immeubles appartenant au MinArm. Ils ont droit de préemption lors de cessions ou de réaffectation (souvent petits immeubles des DMD ou logements domaniaux) .

      • Requin dit :

        que la somme sous du remboursement de crédit ou du fonctionnement, cela ne change rien au cout total et que ce soit Bouygues, Vinci ou Eiffage cela n’aurait rien changer à la facture.
        Quant à rajouter des prise sans autorisation, c’est justement le meilleur moyen de METTRE LE FEU !!!

        CQFD… C’est plutôt une très bonne chose que ce soit interdit !!!
        Et accessoirement, cela fait faire des économies à l’Etat.

        • Lejys dit :

          « que la somme sous du remboursement de crédit ou du fonctionnement, cela ne change rien au cout total et que ce soit Bouygues, Vinci ou Eiffage cela n’aurait rien changer à la facture. »
          Ben si, ça change beaucoup dans les budgets : quand on achète en investissement, la TVA est récupéré quelques temps après (2 ans en moyenne, si je ne m’abuse). Pour les dépenses en fonctionnement, elle n’est pas récupérée. Donc si, au final, ça change la facture, de 20% en l’occurrence.

        • aymard de ledonner dit :

          Ça change tout au contraire.
          En premier lieu, si c’est l’Etat qui emprunte et fait construire, il obtiendra des taux très faibles voire négatif. Le taux auquel Bouygues va emprunter est plus élevé. Rien qu’à cause de cela un PPP revient nécessairement plus cher.
          Ensuite dans un PPP tout est encadré dans une sorte de super contrat de location qui est amendé en fonction des nouveaux besoins du minarm.
          Si le Minarm est propriétaire, il choisit qui il veut pour installer sa prise électrique (avec un appel d’offres bien sur).
          Dans un PPP le Minarm va faire un avenant au contrat global pour intégrer la prise électrique, va payer des frais d’installations forfaitaires exorbitants définis à l’avance pour une installation par un prestataire choisi par Bouygues et le loyer va augmenter pour tenir compte des frais de maintien en condition opérationelle de la prise électrique.
          Et si le minarm veut qq chose qui n’a pas été prévu, comme le prix n’a pas été défini par avance et qu’il est pieds et poings liés, pour Bouygues c’est le jackpot…..

          • Carin dit :

            @Aymar de Ledonner
            J’ai lu un « papier » qui parlait de 1000 euros l’installation d’une prise supplémentaire!!!

    • Ricko dit :

      @LEONARD : « l’efficience » ici se résume comme dans d’autres secteurs à l’image suivante : Il vous faut 100 pour remplir votre mission, je vous donne 90 et rendez-moi 5. Au final il est plus simple de faire des impasses que de réformer les systèmes. Et lorsque après plusieurs années il y a un hic on comprend le vrai problème. On a pas gagné en efficience, on a juste déstructuré et désorganisé les systèmes. Le plus flagrant exemple est le système hospitalier : A genou en 15 jours suite à la COVID où l’on a traité que cette maladie en arrêtant tout le reste. Aujourd’hui les personnels hospitaliers sont à genou et bien incapable de gérer une deuxième vague qui serait cette fois-ci généralisée sur tout le territoire.
      Le problème soulevé par le Général est la sous-traitance : Naval Group sous-traite la maintenance à des entreprises tiers, elles mêmes sous-traitant à d’autres entreprises. Ce ne sont plus des agents formés par la maison mère mais des intérimaires pas forcément qualifiés ou expérimentés…
      Conséquence : Est-ce-que Naval Group va construire un Barracuda « à l’oeil » pour remplacer la Perle qui était sous sa responsabilité et ainsi payé le préjudice envers l’Etat ?

    • arnaud dit :

      Beaucoup de dépenses inutiles sont imposées par le politique : Balard, choix de tel ou tel matériel….il serait temps d’ouvrir les yeux.

  4. Kellermann dit :

    Bravo, envoyé à une vitesse multiple de son poids de vérité criante.

  5. Plusdepognon dit :

    Ceux qui murmurent à l’oreille des décideurs politiques n’ont pas changé leurs discours (je mets ce lien un peu plus cruel que les autres vu son apothéose actuelle au Royaume-Uni) :
    https://www.ifrap.org/fonction-publique-et-administration/defense-et-forces-armees-comparaison-franceroyaume-uni

    Un mouvement exécuté petit doigt sur la couture du pantalon depuis longtemps :
    https://lavoiedelepee.blogspot.com/2020/01/de-la-reforme-dans-les-armees.html

    L’armée est uun microcosme, mais vit avec la société dont elle est issue.

    Cela tombe bien la même idéologie a entraîné les mêmes dégâts, mais en plus inquiétant encore :
    https://infoguerre.fr/2020/09/lere-desordre-grille-de-lecture-mal-acceptee-milieux-daffaire-francais/

    https://infoguerre.fr/2020/05/raisons-structurelles-de-labandon-de-politique-industrielle-de-france/

    Un exemple parmi d’autres avec deux exemples :
    https://www.marianne.net/economie/pas-question-de-laisser-partir-nos-secrets-de-fabrication-le-sort-incertain-d-aubert-duval

    https://infoguerre.fr/2020/09/cas-decole-de-perte-industrielle-france-risque-encouru-groupe-cnim/

  6. Lassithi dit :

    Les erreurs quand elles sont reproduites voire amplifiées deviennent des fautes.
    L’époque est a l’accumulation des fautes…

  7. iferouane26 dit :

    Voilà un exemple parmi tant d’autre qui illustre bien le comportement de nos Gouvernements et de nos politiques, depuis plus de trente ans et qui dévoile :
    1) Leur niveau d’incompétence dans tous les domaines.
    2) Leur méconnaissance total des besoins de nos armées.
    3) Leur désintérêt de ce que doivent vivent et endurer nos militaires sur le terrain en OPEX.
    4) Leur obscurantisme et leur dénie permanent qui sont les qualités des lâches.
    5) La perte de tout sens de l’honneur, de la dignité et de la fierté de servir leur pays.

  8. Anaxagore dit :

    En quoi l’externalisation à DCNS, concepteur et constructeur du navire, est-elle à l’origine de l’incendie ? On finit par asserter n’importe quoi.

    • vrai_chasseur dit :

      @anaxagore
      La compétence de NG n’est évidemment pas le sujet.
      Ce qui est en cause c’est la quasi-impossibilité, dans un contrat d’externalisation auprès d’une société civile, de mettre en place l’équivalent de la sujétion militaire et d’en payer le juste prix.
      Concrètement pour un bâtiment de la marine, lorsque la maintenance est sous contrôle militaire l’équipage est en charge d’une partie des travaux et il y a toujours une équipe de service présente qui dort à bord ou sur le quai à proximité immédiate – ce qui n’est pas le cas avec des ouvriers civils, bien souvent il y a juste du gardiennage (sous-traité à des sociétés de surveillance privées).
      Cette présence permanente, souvent capable d’intervenir très vite, a par le passé, évité à plusieurs reprises des catastrophes.
      Chose que les grands argentiers de ce pays ne perçoivent pas forcément à travers un tableur excel devant leur écran d’ordi.

      • twouan dit :

        Et vous pensez que sur un chantier avec de l amiante (blessée), on laisserai les marins dormir dedans?
        Évidemment non, donc c est un non sujet. On aurai minimiser le personnel pour reduire les risques marin ou pas.

        Plutôt, la politique de gestion des incidents en France c est de minimiser les degats humains. Le matos on s en fout. Ca a parfaitement marché, pas un blessé.

        Bon ok, on a quasi perdu une cathédrale et un sm, et qu est ce qui a changé dans la gestion du risque feu?
        Rien
        Quand on imposera les systèmes d extinction autonome, on en reparle.

      • Requin dit :

        Et mec, t’as vu l’état de décontruction du sous-marin pendant cet IPER ???
        Tu peux m’explique comment tu loge dans un sous-marin quand la zone vie est DEMONTEE ????
        Que tu mettes 2 militaires de garde ou 2 agents privés, c’est franchement la même chose.

        • Lejys dit :

          Ben justement, c’est ce qu’explique l’amiral du bataillon des marins pompiers de Marseille. Lors d’IPER précédentes, à bord de SNA, des marins restaient à bord. Bien sur beaucoup moins qu’un équipage complet, peut-être que pour tout ce qui est douche, repas, etc, ils bénéficiaient d’une autre infrastructure, mais il y avait en permanence du personnel à bord, sachant qu’il existe différentes zones de couchages. Est-ce que cela auraient limité les dégâts….c’est probable, mais pas certain.

          • Yann dit :

            S’il veut remettre des marins à bord, libre à lui, ils remplaceront le personnel de sécurité qui est également compétent.
            tout vient d’une erreur humaine c’est tout ! (et encore j’aimerais bien qu’on nous montre vraiment quel type d’éclairage serait responsable du PB…)

      • v_atekor dit :

        Normalement dans les classeurs excels complets il y a une case « risque », et il y a au moins un profession civile qui connaît fort bien ce point et qui sont tout à fait capable d’évaluer un risque : ce sont les assureurs, qui proposent parfois leurs services pour évaluer concrètement s’il est plus rentable de risquer la perte d’un sous-marin à 6 milliards ou d’économiser quelques primes exceptionnelles durant le temps des travaux.
        .
        Certains sont toujours tenté d’oublier ce « petit détail » qu’est l’évaluation du risque, soit parce que ceux pour qui c’est le travail facturent leurs honoraires, soit parce qu’il est compliqué de faire venir un expert assureur sur un chantier soit enfin parce qu’on préfère ne surtout pas être informé de certains risques qui feraient prendre des mesures de sécurité sur un chantier, soit enfin et surtout parce qu’on sait exactement quel est le risque et qu’on préfère l’omettre. Il n’y a pas qu’en Afrique qu’il y a des autruches.

      • tschok dit :

        @vrai_chasseur,

        Mais comment un décideur à Paris ou ailleurs peut-il être prévenu du fait que quelqu’un va mettre une source de chaleur, du vinyle et du bois dans une coque de soum et en déduire immédiatement le risque correspondant?

        Le décideur est comme tout le monde: il suppose que les gens chargés de l’opération maitrisent les risques. Ce n’est pas un énarque, fût-il polytechnicien, qui va dire à des ingénieurs navals comment faire leur métier, non?

        Donc, la compétence de NG peut devenir le sujet de la conversation, ce n’est pas illégitime.

        Par ailleurs, on est vraiment sûr qu’une présence humaine lors du départ d’incendie aurait vraiment changé la donne? Si ça se trouve, il y avait du monde dans le local où s’est déclaré le sinistre, mais ils n’ont peut-être rien pu faire.

        Écoutons ce qui est dit: « Comme c’était une boîte (…), la constatation du départ de feu a été tardive et ensuite le feu a été extrêmement puissant »

        Le mec dit pas: il n’y avait personne dans le soum, donc la constatation a été tardive. Il dit que ç’a été tardif parce que c’était dans une boite.

        C’est ça que je lis, moi. Source:https://www.lemonde.fr/international/article/2020/09/01/un-eclairage-serait-a-l-origine-de-l-incendie-du-sous-marin-nucleaire-perle_6050622_3210.html

        On peut mettre 100 mecs autour d’une boite, si personne ne regarde dedans, ça change pas grand-chose. Maintenant, la mode c’est de critiquer l’externalisation. Ok, on critique. Pas sûr que cette affaire soit le bon exemple pour ça, mais bon, on va suivre la mode. Restons dans le coup.

  9. Thaurac dit :

    Il est très bon, voire visionnaire si on en croit son rapport de 2012 aux députés.
    Voilà un bon ministre des armées si….mais l’armée perdrait beaucoup au départ de ce général

  10. VERRUTTI dit :

    TOUT CELA EST VRAI…MAIS ON COMMENCE ENFIN A ENTENDRE LA VOIX DU CEMA S’INQUIETER DE LA SITUATION DE NOTRE PAYS ET DE L’INDIFFÉRENCE DE NOS CONCITOYENS . A QUAND LA PRISE DE PAROLES DE NOS GÉNÉRAUX DANS LES MÉDIAS ???????

    • Auguste dit :

      Je vous vois arriver avec votre « quarteron de généraux en retraite ».

    • Félix GARCIA dit :

      En voilà une idée toute simple « qu’elle est bonne » !

    • Autrefois Grand Muet dit :

      @ VERRUTTI
      La prise de parole se fait sur Internet où l’on trouve (malheureusement avec retard, mais on les trouve) les compte-rendus complets des auditions parlementaires.
      [ HS : du moins, ils devraient être complets mais parfois ces messieurs « nos représentants », peut-être parce qu’ils nous méprisent ou peut-être tout simplement parce que ça les obligerait à faire leur boulot, préfèrent nous cacher ce qui est le plus important. Rétention d’information. Heureusement, il y a des fuites. ]
      .
      Ces commissions ont toujours existé mais on n’en entendait pas parler parce que ça n’intéressait pas la presse. Aujourd’hui on en trouve les compte-rendus sur Internet, repris par les blogs.
      Le problème du mutisme des militaires dans la presse ne vient pas des militaires mais de la presse qui, dans le domaine militaire, aime seulement les infos scandaleuses susceptibles de déstabiliser le Pouvoir politique.
      La presse étant maintenant débordée (au sens du « débordement » fantassin) par Internet, les militaires ont cessé d’être muets parce qu’ils ont cessé d’être bâillonnés par les rédacteurs-en-chef.

  11. Fonctionnaire territorial ancien mili dit :

    Le système du double équipage comme depuis toujours sur les SNLE et récemment sur les frégates est certainement le meilleur système pour que l’équipage puisse maîtriser le MCO tout en ayant le temps pour des stages ou des congés.

  12. albatros24 dit :

    Il en va de l’externalisation dans nos Armées ce qu il en est de l’externalisation de nois industries : une catastrophe économique, on croit faire des économies on gère juste très mal.

  13. arnaud dit :

    La gestion désastreuse de notre pays produit ses effets partout: La Défense comme la Santé voient les conséquences de décisions délirantes prises parce que le politique n’a pas le courage de décider sur les sujets qui fâchent. Alors il impose aux autres de se serrer la çeinture.

  14. Adjoint dit :

    Les militaires sont toujours présents lors des IE/IEI/IPER.
    Il faut resituer le contexte. On était à peine post-confinement. La ministre des armée mettait la pression pour ne pas réduire le rythme des entretiens. Malheureusement, avec un personnel réduit lié aux mesures barrières et une pression excessive pour tenir les délais, on peut que tomber dans le facteur humain.
    Pour ce qui est de l’implication des militaires dans l’entretien des navires, on voit beaucoup de monde dans le pilotage, mais beaucoup moins à l’entretien courant. Quand par exemple un bateau américain est à quai, on voit l’équipage briquer ou peindre le bateau pour lutter contre la rouille. On ne voit plus cela chez les marins français…
    Sans doute que le modèle français est à repenser.

    • xorminet dit :

      les américains donnent les clés aux industriels pour qu’ils gèrent l’entretien des installations, ce qui libère leurs marins pour s’occuper de la coque
      En France on s’occupe des maintenances et de la coque, même si les bateaux « neufs » avec leurs grands pans de coques leurs équipages réduits ont amenés une externalisation d’une partie de l’entretien de la coque

  15. claude Chaumiole dit :

    hiver 85 j’étais en activité sur un BSR, officier de garde ce jour là notre grue hydraulique tombe en panne, demande de concours à DCAN, concours externalisé par une entreprise privée…météo exécrable, froid, pluie, vent…2 ouvriers arrivent avec un responsable de l’entreprise, qui leur explique le problème, puis s’en va…les 2 ouvriers, 2 intérimaires, un ex charcutier, et un ex plombier, hydraulique jamais fait….pas d’outillage adapté…travail fini par un mécanicien du bord;;;;déjà de l’externalisation et c’était très courant…

  16. Bob dit :

    Il est normal que l’armée recherche l’efficience, se remette en cause et recherche les gains de productivité et pécunier. C’est déjà le second budget de le France, cela doit fonctionner comme une entreprise avec des objectifs à tenir. Les contribuables et les autorités civiles française doivent pouvoir compte sur un modèle d’armée efficient et rentable.
    L’incendie du Perle est un accident qui peut arriver n’importe quand et avec n’importe qui, que cela soit des civils ou des militaires. Les militaires ne sont pas Dieu et font aussi des erreurs.
    De plus, il n’a pas à contredire les autorités françaises civiles sur comment donc être gérer l’armée, il aimerait avoir le beurre, l’argent du beurre et la crémière ce flagorneur gaspilleur. Qu’il retourne donc dans la grande muette !

    • Pierro dit :

      L’Armée doit avant tout être résiliante pour pouvoir affronter l’imprévu.
      Bref, ta gueule sale gauchiste, tu n’as probablement jamais porté l’uniforme.

    • Fonctionnaire territorial ancien mili dit :

      @ Bob
      Il faudrait arrêter de répéter cette baliverne « l’armée est le deuxième budget de France ».
      En réalité, l’armée est le deuxième budget de l’ETAT, ce qui n’est pas pareil parce qu’il y a d’autres budgets publics que celui de l’Etat. Au final c’est toujours le même contribuable qui paie mais l’on est malhonnête si on lui fait croire que les armées sont la deuxième cause du poids de ses impôts.
      .
      Tous les ministères, excepté le Ministère des Armées, font prendre en charge par les collectivités territoriales une partie de leur budget, une partie parfois importante.
      Trois exemples seulement : les pompiers, à disposition des préfets (ministère de l’Intérieur), sont financés par les départements ; les hôpitaux (ministère de la Santé) sont financés par les villes et par la sécurité-sociale ; tous les locaux nécessaires au fonctionnement des tribunaux (ministère de la Justice) sont des locaux communaux financés par les communes ; etc.
      Il en est de même pour tous les ministères. C’est expliqué ici plus complètement en deux pages : http://www.egeablog.net/index.php?post/2010/03/10/Financement-par-Y.-Cadiou

  17. Requin dit :

    La posture du Général est ici ridicule.
    Naval Group appartient à l’Etat et on ne peut pas dire que dans les années 80, son ancêtre administration publique DCN avait une très bonne réputation en terme de maintenance.

    Le seul problème, ici, c’est les économies financières. Et encore, dans une IPER comme celle-ci où le navire est en grande partie démonter, personne ne peut vivre à bord. Ce qui tant à réduire à néant la différence de garde assurée par des militaire ou des agents externes. D’autant que l’incendie a eu lieu en semaine à cause d’un éclairage déficient. Or, si cette éclairage a pris feu, c’est il était allumé, parce les ouvriers travaillés dans la zone.

    • tschok dit :

      @Requin,

      Effectivement: Le feu a pris à 10H35 le 12 juin 2020, qui était un vendredi.

      Selon Le Monde:

      « On pense que l’incendie est né d’un éclairage qui a commencé à consumer une feuille de plastique en vinyle qui était dans un coffret en bois » installé dans le cadre des travaux de rénovation, a expliqué l’amiral Vandier.

      « Comme c’était une boîte (…), la constatation du départ de feu a été tardive et ensuite le feu a été extrêmement puissant » à un endroit où « beaucoup d’air » circulait, a déploré M. Vandier.

      Le coffret en bois avait été installé pour « éviter de contaminer le bateau » avec « des restes d’amiante » que pouvait contenir la coque, pendant des opérations de sablage (nettoyage) et de peinture.

      Source:https://www.lemonde.fr/international/article/2020/09/01/un-eclairage-serait-a-l-origine-de-l-incendie-du-sous-marin-nucleaire-perle_6050622_3210.html

      Raison de la constatation tardive de l’incendie: sous-effectif? Défaut de surveillance? Non, le départ de feu était situé dans une boite. Il s’est déclaré aux heures ouvrables, alors que les personnels étaient présents sur le chantier. Mais après, c’était trop tard, car le feu, très puissant, a été alimenté par beaucoup d’air. Il a été maitrisé à partir de 00H50.

      Comme nous tous je suis bien évidement favorable à ce qu’on empale quelques énarques et polytechniciens pour calmer le juste courroux-coucou de la franchouillardie, mais je crois qu’il ne faut pas se dispenser pour autant de regarder du côté des mecs qui ont eu la bonne idée d’accumuler une source de chaleur, du vinyle et du bois dans un lieu confiné où circule beaucoup d’air, alors qu’on est en train de sabler de la peinture, ce qui doit faire un bel aérosol bien combustible comme il faut.

      Chuis pas pompier professionnel, mais putain, qu’est-ce que ça ressemble à une chaine pyrotechnique, ce truc.

      C’était peut-être un chantier petit budget, mais le film était à grand spectacle. Félicitations au réalisateur et à son équipe. A mon avis, ils peuvent concourir pour l’Oscar des meilleurs effets spéciaux.

      Sinon:http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2020/09/21/sauver-la-perle-en-cannibalisant-le-sna-saphir-21455.html

      Il reste des coques des SNA 7 et 8 qui ont été annulés. Saviez ça vous?

  18. Deres dit :

    C’est bien gentil de vouloir revenir aux arsenaux de l’ancien régime. Mais il ne faut pas oublier que le but de l’efficience est d’éviter de devoir encore rogner sur le nombre de frégates ou de sous-marins. Dans son propos, il semble sous entendre qu’autrefois la marine n’a jamais subit d’accidents ou d’incendies… Son discours se résume globalement à « c’était mieux avant ». Ce n’est pas une attitude de visionnaire mais de râleur sans prise de hauteur.

  19. La merguez dit :

    C’est ca la democratie: Si le peuple vote pour un etat provicence, les credits vont a l’Etat social et pas a l’Armée.
    On peut ne pas etre d’accord, mais il faut l’accepter.
    C’est une question politique et les militaires en politique c’est jamais bon

    • Max dit :

      CQFD @La Merguez !

    • aoups dit :

      @la merguez
      merci pour votre erreur « C’est une question politique et les militaires en politique c’est jamais bon »
      Toutes les élections prouve que ce pseudo adage dit l’inverse de la réalité.
      Après le dernier « président militaire » (Charles De Gaulle pour ceux qui débarqueraient) on a bien souffert des « non militaires » qui ont gouverné et gouvernent encore le pays.
      La différence entre LUI et Eux : l’amour de son pays, et son engagement l’a toujours prouvé.

      vous pourriez aussi citer « La guerre ! C’est une chose trop grave pour la confier à des militaires. » Georges CLEMENCEAU (1841-1929) mais force est de reconnaître que le père de la victoire n’a pas connu les 40 dernières années de politique française.
      Ah oui !! pour votre gouverne, les militaires eux aussi votent et s’intéressent à la chose politique.

      • Géo dit :

        La citation exacte, c’est « le ministère de la guerre est une affaire trop sérieuse (d’un point de vue politicien) pour être confié à un militaire ». C’était en 1916, le Général Joseph Galliéni était ministre de la guerre et, à l’Assemblée Nationale, il engueulait copieusement les députés qui faisaient passer les intérêts de leur circonscription avant l’intérêt national.
        Clemenceau était dans les parages. Président du Conseil (= Premier ministre) il fit ce commentaire devant des témoins dont l’un était journaliste et s’empressa de le rapporter en le déformant.
        .
        Il faut vérifier ce genre de racontar : dans les documents d’époque l’on découvre la réalité.

  20. PeterR dit :

    >> nous allions, disait-on, vers un monde heureux
    Ben merde. Moi qui les avait cru et qui pensais qu’on allait faire la ronde avec les islamistes et autres fous furieux en se tenant par la main et en chantant des cantiques. Je suis très désappointé.

  21. breizh dit :

    la destruction de l’industrie française ne peut qu’entraîner une perte de compétence qui finit par se voir (comme les retards de l’EPR).

  22. Max dit :

    Premonitoire : « … mesurer que les bases sur lesquelles nous construisions un avenir radieux pour l’Union européenne et le monde occidental allaient être sapées par la réalité de la violence des hommes et du fond tragique de l’histoire.  »

    Mais les politiques en démocratie sont obnubilés par l’opinion publique au risque de ne pas être réélu. Faut dire qu’en France les râleurs sont légions, alors on distribue les milliards qui au demeurant partent en Livret A.
    Alors cela devient une gestion des passions et plus de la raison, le tout sous la dictature du principe de précaution.
    Le péril qui s’annonce fera bouger les lignes mais ne sera t il pas trop tard ?
    Un grand emprunt national dédié à la défense, il y a bien le Loto du Patrimoine…

  23. who? dit :

    l’externalisation n’est pas une recherche d’efficience mais plutôt une façon pour enrichir encore plus les grands patrons et actionnaires en leurs offrant des marchés publique, de l’argent en masse contre des prestations merdiques. Elle est pas belle la vie ?

  24. Piliph dit :

    Malin, le général. Il ne donne pas son avis, il cite l’amiral commandant le BMPM… Manière de se couvrir si la ministre réagit « négativement », ou de prendre les lauriers dans le cas contraire.

    • Benoît Préchart dit :

      @ Piliph
      L’on aimerait savoir pourquoi vous publiez un commentaire tellement imprégné de mauvaise foi : le Général reprend à son compte l’analyse d’un Amiral qui, au regard de son parcours, est plus compétent que lui dans le domaine.
      Mais il ne le désavoue pas, bien au contraire.
      Quant à « se couvrir » ou à « prendre des lauriers », Lecointre est au sommet de la hiérarchie militaire et le ministre ne peut rien contre lui ni pour lui.
      Avec votre mentalité calculatrice je n’aurais pas aimé vous connaître au cours de ma carrière.

  25. EN AVANT dit :

    Que ne disait-on pas de la DCN si souvent taxée d’inefficacité. L’externalisation n’est donc pas nécessairement en cause. Quant à l’efficience heureusement pour le contribuable qu’on la recherche. Que le chantier de la Perle ait été mal conduit est une chose. Mais je ne vois pas de lien de cause à effet entre externalisation, recherche de l’efficience et l’accident. Soyons efficaces et efficients.

  26. Xavier GAU dit :

    On connait la taille du coffre ? Et son volume de bois ?

    • Dupont avec un t dit :

      Secret Défense pour la taille , par contre la nature du bois interroge !!!! du balanite

  27. Dupont avec un t dit :

    « Naval Group [qui s’appelait encore DCNS] se vit confier la maintenance des six sous-marins nucléaires d’attaque [SNA] de la classe Rubis jusqu’en 2020. Or, pour le chef d’état-major des armées [CEMA], le général François Lecointre, cela a été une « erreur ». »

    C’est comme toujours le « trop faible » niveau de compétence de la sous-traitance et le manque de « contrôle » sur les opérations menées…

  28. boldax dit :

    Le rôle de la Marine est de conduire les navires, et non de les entretenir
    La grande erreur est d’avoir confié l’entretien a Flotte en service et non à la DGA

    • Johann dit :

      Oh non! Lorsque nous faisions les entretiens des batiments, une partie de l’équipage restait pour gérer les bons de feux, etc… et était présent lors de travaux à risques comme la soudure les ouvertures de coque etc… Je me souviens avoir fait le pompier assis sur une poubelle retournée à coté des soudeurs en pleine nuit. En cas de départ de feu, c’était notre bouleau d’agir avant que le feu dégénère. Cela permet d’avoir un œil sur les travaux effectués sur notre bateau, et surtout d’intervenir vite si un problème survient. Ce n’était pas marrant, parce que passer une partie de la nuit à ne rien faire d’autre… mais cela aurait peut-être permis d’éviter cette catastrophe.

  29. Wrecker47 dit :

    on a connu des pelotons de blindés ou si un engin entrait en révision ou en échange moteur ,l’équipage participait à l’entretien voir au démontage remontage avec les spécialistes …On supposait qu’il en était de même chez les marins et sous-mariniers …