CNM, Retraite Mutualiste du Combattant

 

Général Burkhard : l’armée de Terre « ne vend pas du rêve » pour recruter

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15 contributions

  1. breer dit :

    En effet, mais c’était déjà comme ça avant, pour rêver la Marine c’est mieux… d’ailleurs j’y suis resté
    pas mal d’années, et bien que militaire, j’y ai bien rêvé (127 endroits visités sur toute la planète)..

  2. Allobroges Vaillants dit :

    Engagé en 2018 dans un bataillon de chasseurs alpins, mes camarades de promo et moi même avons pu constaté que ceux qui partent pendant les 6 premiers mois d essais c’est souvent à cause de cette désillusion entre ce qu ils imaginaient et ce qu’ils vivent, soit, on peut pas atteindre les 100% comme écrit dans cet article.

    Ce qui me gêne c’est les nombreux cas de désertion de jeunes incorporés une fois qu’ils arrivent en compagnie de combat après les 6 mois. Des jeunes qui ont tenu les classes, qui ont kiffés les classes mais qui se trouvent face à une désillusion face à certains défauts du métier de soldat :
    – de l’attente / ennuie
    – manque de liberté parfois ne serait ce que pour faire du sport ou manger
    – des pressions en cas de blessure qui méritent un arrêt
    – des tigs répétitifs le matin avant le service alors qu un créneau pendant les h de service réglerai bien ce problème
    – un engagement qui « emprisonne », 5 ans ça peut être long

    Ils se retrouvent à déserter en général pour un mix de ces raisons avec toutes les conséquences derrière.

    D autres décident de « baiser les système » et enchainent les arrêts, jusqu à la réforme médicale.

    Je pense que l’armée devrait évoluer sur certains points car les jeunes d’aujourd’hui, 2020, correspondent moins avec ces vieilles contraintes.

    Quand on voit l’envie, la motivation, la cohésion, les semaines, les mois en mission qui sont tout simplement géniales, utiles, enrichissantes, c’est dommage d’en perdre certains en route.

    • Sof dit :

      Je suis assez d’accord, c’est sûrement plus là qu’il faut évoluer et arrêter de perdre des jeunes pour des conneries.
      L’armée a déjà beaucoup changé depuis le début des années 90.
      Mais il y a trop de gâchis malheureusement c’est souvent du fait de petits chefs qui se sentent investi d’une mission divine et veulent faire à « l’ancienne ». Ça prend du temps de « faire » un soldat.

    • Vroom dit :

      Ceci dit , la nouvelle génération se la joue petit prince et s’estime en droit de réclamer pour tout et n’importe quoi.
      Quelle importance de l’heure pour aller manger ?
      C’est sûr , c’est tout de suite plus intelligent de faire le ménage pendant les heures de boulot où les sols humides vont être bien piétinés… Après tout, si vous préférez nettoyer pour rien….
      La nouvelle génération a tendance à revendiquer pour tout et rien, s’estimant au-dessus de tous ces « tracas » de la vie militaire.
      C’est une génération kleenex qui ne sait pas se poser et attendre, zappant à tout bout de champs, même au niveau professionnel.
      C’est sûr que dans ces conditions, 5 ans, cela peut paraitre long. Mais avouez, beaucoup vont profiter d’une partie de ces 5 ans pour préparer leur départ et reconversion. Maintenant, dites moi combien d’entreprises vous laisseraient faire cela pendant les heures de boulot ?
      Payés pendant 5 ans et vous pouvez encore vous offrir le luxe de continuer à étudier pour mieux vous barrez au bout.

      • Jean la Gaillarde dit :

        Alors, pour avoir été instructeur, en gendarmerie, puis avoir participé à la formation, dans ma brigade, à de jeunes gendarmes, il y a aussi la PEDAGOGIE. En effet, faire les TIG, en dehors des heures de service, il suffit d’expliquer, calmement, que cela ne sert à rien de le faire durant les heures de service, car, le travail va être piétiné et à refaire.
        Expliquer calmement que le nettoyage, répétitif des locaux est tout simplement pour l’intérêt hygiènique de tous le monde. Comme on vit en promiscuité, en grand nombre, sans nettoyage tous les jours voir, deux fois par jour, une gastro, c’est une compagnie au tas en 24 heures.
        Montrer l’exemple. Je commande une brigade. Nous faisons notre ménage, une fois par semaine (Nous sommes 6 gendarmes), et bien, je m’y met aussi. Je lave le véhicule, je nettoie les chiottes, je vide ma corbeille …..
        Lorsque je reçois des ordres, je réfléchis à la manière dont je vais les faire passer. Puis je réunis mon personnel, je leur explique ce que l’on m’a demandé. Ensemble on prend le temps, parfois 5 minutes suffise, afin de comprendre pourquoi le commandement nous demande cela. Lorsque les gars comprennent le message, ils adhèrent, même si les ordres, sur le moment, nous paraissent nuls. Si vraiment ils paraissent incohérent, je prends mes c….s et j’appelle mon commandant de compagnie et je lui demande les tenant et aboutissant de ce qu’il m’a demandé. Alors peut être qu’en gendarmerie, le commandement est plus ouvert à la discussion et à la confrontation d’idées. Et ensuite, ça se passe niquel.
        Pareil, j’ai été éduqué à ne pas dire « en avant »…… mais « suivez moi ». Voilà. Et puis je ne sais pas tout, donc parfois, nous réfléchissons à une problématique d’enquête à plusieurs, même avec mes gendarmes APJ. Et parfois la solution vient d’eux. Ce sont des anciens, ils en ont vu d’autres !!!! Alors, les jeunes gradés, sous officiers et parfois jeunes officiers ont peut être perdu cet effort intellectuel qui consiste à chercher à faire adhérer, plutôt qu’a faire redescendre un ordre, sans chercher à en sortir la moelle qui permettra de le faire passer. C’est un commandement plus difficile, quoi que, mais au combien plus efficient sur le terrain. Car lorsque les gars adhèrent, ils font. Et lorsqu’ils font, ils se l’approprie …. du coup la mission à plus de chance de réussir.

      • Allobroge Vaillants dit :

        Pourquoi s’adresser à moi dans chacune de vos phrases ?

        Je suis présent et fier de l’être.

        Dans mon précédent message je ne fais qu apporter des réponses à ce que tout le monde a l’air de se demander :
        – pourquoi tant partent pendant et même après les classes
        – pourquoi tant ne resignent pas

        Je ne pretend pas avoir les solutions, mais pour avoir discuté avec ces gens qui partent je prétend en connaître certaines raisons bien terres à terres évoquées dans mon précédent poste.

        Quand on veut trouver une solution qui convienne à tous, on peut, vous n’en apportez aucune. Après faut pas s’étonner que la génération « petit prince » ne reste pas.

        Des exemples concrets d’action idiotes il y en a à foison :
        Exemple : Les revues le vendredi midi jusqu à pas d’heure avec les jeunes qui loupent leur train alors qu’ils passent déjà peu de temps avec leur famille

        Perso je m’en tape j’habite à côté du bataillon et ma famille est dans le secteur.

        Juste pour vous dire que ce genre d’action on peut en citer plein, plein, plein et ça joue.

        Les valeurs diminuent dans notre société (faute à la TV, faute à l’idiocratie capitaliste et concurrentielle) et ça a un impact sur la volonté des jeunes et leur résistance à ces actions bêtes.

        Pour ce qui est du droit à la reconversion je vois pas pourquoi vous en parlez puisque ce n’est pas ce qui pousse les jeunes à partir, au contraire c’est un droit qui peut motiver, donc hors sujet.

  3. who? dit :

    quel menteur ce CEMAT !

  4. PK dit :

    « À noter que la Légion étrangère, composante de l’armée de Terre, n’a pas ce type de difficulté. Il faut dire que ceux qui la rejoignent le font en connaissance de cause… »

    C’est surtout que le recrutement se fait par un légionnaire qui sait de quoi il parle… Ensuite, le gus écoute (dans sa langue !) un film qui présente toutes les facettes de la Légion.

    On ne peut pas dire qu’il y a tromperie sur la marchandise…

    • LEONARD dit :

      Bureau de recrutement ==> contrat provisoire.
      Examen médical + tests psychotechniques.
      Formation initiale et instruction.
      Pour la Légion, c’est à ce moment que finit la phase de recrutement. Taux d’échec entre le début et l’engagement définitif pour 5 ans : 80%
      Désertions annuelles : 300, soit plus de 5% des effectifs.
      Taux de renouvellement au bout du premier contrat de 5 ans, 50%

      C’est une institution remarquable et unique, qui n’a pas besoin d’être idéalisée.

  5. Sam dit :

    Quelle que soit l’époque, quelle que soit l’armée, recruter un soldat consiste toujours à vendre du rêve à petite dose. Grandeur et servitude. On n’interrogr jamais le fond du sujet de la fidelisation : comment faire rester une génération qui s’est vue inculquer la flexibilité comme modèle de réussite ?

  6. Le Breton dit :

    Dégager les branquignols de l’armée serait déjà pas mal pour les jeunes recrues (certaines choses même voulues sur un ton non agressif ne peuvent permettre des rapports sereins entre les hommes et les femmes, c’est toute la cohésion qui casse):
    https://www.midilibre.fr/2019/10/07/le-bizutage-violent-et-filme-de-jeunes-militaires-francais-qui-fait-scandale,8464204.php

  7. Plusdepognon dit :

    À ceux qui n’avaient pas compris pourquoi le CEMA s’est ennuyé à répondre aux élucubrations de certains sites :
    https://www.20minutes.fr/monde/2660759-20191126-crash-helicopteres-mali-doute-train-gagner-partie-armee-operation-barkhane

    Le politique a la balle dans son camp.

  8. Belzébuth dit :

    1,2 candidat par poste de militaire du rang et 2,6 par poste de sous-officiers. Au bout de 11 ans, combien veulent continuer ?
    Il faut de l’expérience et en même temps les métiers évoluent très rapidement. Vous payez combien ?

    Il va falloir des gens solides, qui s’intéressent à ce qu’ils font et qui auront un métier bien plus technologique que leurs aînés.
    Tirer à la kalachnikov en jan est à la portée de n’importe qui. Gérer le combat NEB demande bien plus de qualifications.
    Pourtant il faudra bien cartonner les mecs avec kalach et de préférence pas pour des milliards de dollars !

    • Belzébuth dit :

      Tirer deux chargeurs de kalash en jean ou en jogging est à la portée de n’importe qui. Il n’y a qu’à voir les images de Lybie.

  9. Xaintrailles dit :

    En regardant les messages pour les différents engagements Terre, Air, ou Mer, produits par les publicitaires, je m’étais bien dit qu’un jour un humoriste aurait le mauvais goût de les moquer ; je n’avais pas imaginé les malheureuses circonstances !