CNM, Retraite Mutualiste du Combattant

 

Pour financer ses dépenses militaires, la Suède va taxer ses banques

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114 contributions

  1. Lucide dit :

    « Fallait y penser ». C’est totalement ironique j’espère.

  2. Tintouin dit :

    Les Suédois me plaisent 🙂
    Soyons sérieux. Maccron roule pour les banquiers. Irait-il taxer ses maîtres pour renforcer nos Armées?
    Chiche!

  3. BrunoP dit :

    Cette hausse des dépenses militaires sera financée par les suédois, car cette taxe sur les banques se traduira par une hausse des frais pour leurs clients, se traduira par une inflation générale et enfin ce ne sont pas les millionnaires qui iront travailler dans ces emplois nouvellement créés.

    • Fred dit :

      BrunoP
      En France, les frais bancaires sont encadrés …
      En Suède je ne sais pas, j’imagine que oui.

    • Albatros24 dit :

      Selon votre logique il ne faudrait alors que taxer les pauvres et les salariés… mais pas les commerces ou les entreprises.
      On peut très bien taxer les banques sur leurs dividendes ou bénéfices… Et ceci sans que cela soit reporté sur les clients : sur quelles justifications ?
      En Suède cela m étonnerait que le Gouvernement laisse faire. Il n y a que en France que nos énarques pantoufleurs protaègent les banques et multinationales dans lesquelles ils feront ensuite carrière après un passage rapide au Gvnt..

      • Euclide dit :

        @ Oui Albatros
        Je suis malheureusement d’accord avec vous sur votre dernier paragraphe.
        Quand je pense que le général de Gaulle avec Michel Debré ont eu l’ idée de créer l’ENA à la Libération pour disposer de hauts fonctionnaires qualifiés pour épauler le gouvernenemt.
        74 après voilà le résultat. La France est devenue le Titanic.

        • Robert dit :

          Quel est le pourcentage de prélèvements obligatoires en Suède, autrement dit combien paie chaque suédois sur ses revenus par mois qui va dans les poches de l’état ?
          Qui est à l’origine de cette idée démagogique, car les banquiers vont simplement déplacer leurs sources de revenus en se payant sur la bête ?
          Derrière la GB, les USA et l’OTAN, il y a d’énormes groupes financiers qui influencent les décisions en leur faveur. Je doute que l’un de ces groupes soit concerné par cette décision démagogique.
          Question stupide, combien coûte à la Suède sa politique d’immigration récente dans toutes ses dimensions y compris éducative, de logement et sécuritaire ?

    • Math dit :

      Soyons sérieux. Ils parlent de taxer les bénéfices, pas le CA. C’est lassant les réflexes corporatistes. Et donc nous non, cette taxe ne concernera pas tous les suédois, car tous les suédois ne se partagent pas les bénéfices des banques. L’argent sera utilisée par d’autres bénéficiaires qui en feront un autre usage en fonction de la perception d’un autre besoin.

      • Mos dit :

        Que ce soit le CA ou le bénéfice ne change pas grand chose à l’affaire, c’est le résultat après impôts et taxes qui est diminué… La question est donc bien de savoir si les banques auraient les moyens d’améliorer leur résultat « brut » pour garder leur niveau de net constant malgré cette nouvelle taxe… Et ça les actionnaire vont tout faire pour y parvenir….et donc bien sûr quels sont ces moyens… Cela peut être une augmentation du revenu, donc potentiellement ce que paye les clients, ou une baisse des dépenses, par exemple moins de personnel…

        Donc en apparence c’est l’actionnaire qui est impacté mais en réalité l’actionnaire va réagir pour compenser son manque à gagner…

    • NRJ dit :

      @BrunoP
      Sans compter que les banques pourraient être tentées d’aller ailleurs si ces impôts devaient être trop élevés.

      • Albatros24 dit :

        Les institutions financières ne sont pas hors sol comme les multinationales.

        • NRJ dit :

          @Albatros24
          Ca dépend des banques . Si vous taxez HSBC à un point où il lui est plus rentable de partir de France que d´y rester, il semble probable qu´elle y fermera ses institutions. Une banque reste une entreprise je vous rappelle. Si on parle banque dite « locale », effectivement elles ne pourraient pas partir, comme toutes les entreprises qui ne sont pas des multinationales. Evidemment elles chercheront la contrepartie chez le client, donc le francais moyen. Et malheureusement en France, chaque salarié est obligé d´être affilié à une banque pour percevoir un salaire. Donc in fine, il ne s´agira que d´une taxe de plus sur le contribuable.

          • albatros24 dit :

            Personne n’a demandé à HSBC de venir en France et d’y installer des filiales sans sa maison mère – elle y est de son propre chef et y a implanté des filiales entre autres pour détourner du fisc quelques fortunes de cadres dirigeants et autres familles non nécessiteuses
            https://www.lemonde.fr/evasion-fiscale/article/2015/02/08/swissleaks-hsbc-la-banque-de-tous-les-scandales_4572333_4862750.html
            . Cette banque « anglaise » créée à Hong Kong recherche plutôt à s’allier avec la Chine qu’avec la France ou l’Europe en fait.
            https://www.arte.tv/fr/videos/069080-000-A/les-gangsters-de-la-finance/
            Ce n’est pas grave si elle quitte la France.

          • NRJ dit :

            @albatros24
            Je prenais HSBC comme exemple. J´aurais pu également dire Goldman Sachs, BNP Paribas, ou Wells Fargo qui ne sont probablement pas beaucoup plus propres que HSBC. Après je trouve inquiétant que vous vous réjouissiez du départ de HSBC et par extension des grosses banques en France car, au-delà des francais salariés de ces boites qui vont être au chômage, elles permettent également le développement économique du pays, notamment en permettant à des start-up et à des PME de grossir.

            D´ailleurs je trouve assez intéressant que vous lui donniez l´intention à HSBC de « s´allier » avec la Chine, car aucune banque ne s´allie à un Etat. La seule chose qu´ils regardent, ce sont les affaires (à part quand l´entreprise est chinoise, car comme la Chine est une dictature, le patron ne peut pas se permettre d´aller contre la volonté du parti).

            Et de toute facon, mettre plus de taxe sur les banques revient indirectement (en France en tout cas) à taxer le citoyen.

  4. fabrice dit :

    Avec des taux d’intérêts à 1% tout le Monde peut comprendre que les banques ne gagnent pas d’argent en prêtant de l’argent.
    Elle gagne par les frais divers de gestion de compte (la vache à lait ce sont les frais de découvert) et par la spéculation pour les banques d’investissements.
    Or les « nouvelles banques » en ligne n’ont pas d’agences coûteuses et cassent les frais divers.
    Concrètement ce genre de taxes va être répercuté sur le client et notamment le plus vulnérable (celui qui ne peut pas négocier ses frais, bref celui qui a des découverts).
    Bref un moment il va falloir penser à migrer ses comptes sur des banques en ligne pour arrêter les taxes « entubatoires » (j’adore les Inconnus). Or plusieurs sont étrangères.
    Le GVT suédois vient de se tirer une balle dans le pieds.

    • Albatros24 dit :

      Les taux sont peut être bas mais faites un crédit immobilier actuellemne vous venez qu ils sont supérieurs à 1%. Et les banques se rattrapé par les crédits revolving ou à la consommation. Elles ont qussi recpurs à la spéculation et aux marchés obligataires. Enfin les banques privées créent de la monnaie
      Je ne vais pas pleurer pour elles car en plus elles licencient et ferment des agences actuellement
      Enfin elles n ont pas remboursé le contribuable suite à la crise de 2008…
      Elles n ont jamais été aussi beneficiaires.
      Mais c’est gentil de les défendre gratuitement en plus

      • Un secouriste dit :

        Les banques se font beaucoup d’argent sur les taux à 1% contrairement à ce que l’on pense. Pour la faire courte: les taux à 1% sont appliqué sur des biens immobiliers ultra solvables (dans des marchés de l’immobilier style Paris, Lyon, Bordeaux…). Les revenus y afférents sont ensuites remonétisés dans des « outils » financiers style CDS (credit default swaps -> cf. Crise des subprimes) pour qui sont ensuite revendus sur le marché. Cela permet 1) de se refaire de l’argent sur un service déjà vendu, 2) de contrebalancer des emprunts à risque nettement plus lucratifs. Ensuite, et comme l’a montré la crise de 2008, c’est une question de dosage…).

      • Czar dit :

        C’est normal, dès qu’il entend le mot ‘banque’, il salive.

        ‘pavlovien’, qu’ils appellent ça.

    • Albatros24 dit :

      Selon votre logique il ne faudrait alors que taxer les pauvres et les salariés… mais pas les commerces ou les entreprises.
      On peut très bien taxer les banques sur leurs dividendes ou bénéfices… Et ceci sans que cela soit reporté sur les clients : sur quelles justifications ?
      En Suède cela m étonnerait que le Gouvernement laisse faire. Il n y a que en France que nos énarques pantoufleurs protaègent les banques et multinationales dans lesquelles ils feront ensuite carrière après un passage rapide au Gvnt..

      • NRJ dit :

        @Albatros24
        Il faut taxer tout le monde, mais dans une certaine limite. On ne vit pas en autarcie comme la Corée du nord. On peut pas se permettre de taxer à souhait nos entreprises étrangères car cela les rendrait non compétitive (vous me direz à raison que le montant des taxes n´est pas la seule mesure qui fait la compétitivité, mais ca y contribue quand même largement), et donc à terme ca les fera tomber en faillite, d´où l´expression « trop d´impôt tue l´impôt », car ce qu´une entreprise paye en taxe, elle ne le paye pas pour ses employés ni pour son développement.

        Après si le gouvernement suédois met une taxe supplémentaire sur les banques, c´est probablement car il estime qu´il peut se le permettre, mais vouloir l´appliquer de la même facon en France, c´est absurde, et on n´a pas besoin d´être un banquier pour s´en apercevoir (je ne le suis pas). Quant à défendre les multinationales, je vous rappelle que ces entreprises ont tendance de longue date à sortir de France vu les excédent d´impôts qu´elles trouvent en France par rapport à d´autres pays. Le choix est vite fait…

        • albatros24 dit :

          Je suppose que vous voulez parler de la courbe de Laffer (arrivée à un certain stade de taux d’imposition, la courbe de la rentabilité des impôts baisse, si je me rappelle bien cette formule avait été crayonnée sur le coin d’une table en papier d’un restau aux USA par son auteur).
          Non il n’est pas question de taxer à 90% une société, mais juste de la taxer sur l’IS comme les autres entreprises par mesure d’équité fiscale (mais aussi sociale) ainsi que les entreprises multinationales qu paient plus de 34 milliards d’impôts et taxes à l’Etranger (Luxembourg Hollande…principalement chez de petits voisins qi jouent la compétition et le dumping fiscal) par an. Autant de perdu pour notr ebudget toujours en déficit.
          Cela ne me satisfait pas.
          Et vous si cela ne vous satisfait non plus vous laisseriez faire ?

          • NRJ dit :

            @Albatros24
            J´aimerais bien qu´on fasse quelque chose, mais il n´y malheusement rien à faire. La base de l´UE, c´est la libre-circulation des biens et des personnes. On ne peut pas fermer les frontières pour obliger les banques (et les autres entreprises) d´aller installer leur siège social ailleurs. D´ailleurs les banques ne sont pas sensés payer l´IS ? Si c´est le cas je l´ignorais.

            A priori, la solution ne pourrait venir que de l´Europe pour éviter que les entreprises puissent profiter de certains pays qui font des réductions d´impôts pour les attirer. Mais dans ce cas on sera obligé de se mettre minimum au niveau des allemands (car c´est le plus pays européen le plus puissant tant en terne économique que politique,) niveau déficit et impôts, donc concrètement faire les réformes de structure nécessaires (augmentation de l´âge de la retraite, diminution du nombre de fonctionnaires, réduction des avantages sociaux, etc et baisse des impôts aussi sur les sociétés et les particuliers). Et seulement à ce moment on pourra commencer à espérer mettre en place un système fiscal commun au sein des pays de l´UE. Mais le premier ennemi d´un tel système est Macron lui-même qui n´entamé aucune réforme importante du pays pour arriver à ce but pourtant nécessaire si on veut de l´Europe un vrai pôle économique (et donc politique). Et vous en êtes un aussi par votre déni du besoin de réduire le déficit publique.

    • John dit :

      Oui, mais non…
      Vous parlez de revenus de banques sans même avoir regardé de quoi est composé leurs revenus.
      Il se trouve qu’avec le taux d’intérêt négatif dans certains pays, les banques reçoivent de l’argent pour emprunter.
      Ensuite elles prêtent cet argent, et malgré les taux d’intérêts bas, elle applique le même niveau de marge qu’elle le faisait par le passé lorsque les intérêts directeurs étaient de 5%. Donc au final, la profitabilité ne baisse pas, et elle pourrait au contraire augmenter. Le taux d’intérêt directeur étant bas, cela encourage la consommation.

      Après avoir regardé de quoi se compose les revenus des banques en 2018, une large majorité provient des intérêts perçus (entre 35-70% selon l’activité de la banque). A cela s’ajoute les frais concernant ces emprunts qui se montent à 5% des revenus.
      En moyenne, 10 % sur les frais perçus pour les comptes des clients.
      La banque d’investissement a une trop grande variabilité et dépend entièrement des banques, pour certaines c’est une activité majeure, pour d’autre, cela représente 5-10 %

      Bref, avec 10% en moyenne des revenus provenant des charges sur les comptes des clients, non, ce n’est pas leur revenu principal. Et au contraire de ce que vous dites, elle gagne en prêtant de l’argent.

      Ensuite, pour les taxes, peu importe celle qui est annoncée par l’état, au final c’est les personnes qui les paient. Il n’empêche que de taxer plus les compagnies qui font porter un risque à l’économie paraît pertinent.

      • fabrice dit :

        John
        Vous n’avez rien compris.
        Les banques n’empruntent pas à MOINS quelque chose aux banques centrales pour les prêter à 1% aux particuliers. Les taux négatifs celà veut dire que l’argent que la banque collecte auprès de ses clients et qui est placé à la banque centrale, et bien la banque paye à la banque centrale des intérêts dessus. En fait la banque centrale européenne veut forcer les banques à prêter aux particuliers et aux entreprises « facilement », elle encourage les prêts douteux, les découverts hasardeux, les soutiens aux entreprises foireuses par leurs banquiers. La conséquence de tout celà c’est que les banques vont se retrouver avec plein de prêts « pourris ». Pour l’instant les banques se font des bénéfices sur les renégociations de prêts, les découverts, les frais divers. Mais ils sont très inquiets, les prix de l’immobiliser frisent le délire, une grande masse d’entreprises ne tiennent que par « avance » de leurs banquiers etc…. Au 1er retournement on est bon pour une super crise type « subprime ».

        • John dit :

          Vous êtes bien trop réducteurs concernant les taux d’intérêts négatifs…
          Bien évidemment que le but est d’encourager à la fois la consommation mais aussi l’investissement.
          MAIS les intérêts négatifs signifient aussi rémunérer celui qui emprunte.
          Quelques exemples où ce taux d’intérêt négatif est même appliqué à des clients:
          https://www.capital.fr/economie-politique/etre-paye-pour-emprunter-une-realite-pour-les-clients-dune-banque-danoise-1347214
          – La France emprunte à taux négatif, ça signifie qu’elle est rémunérée pour emprunter
          https://www.sudouest.fr/2019/06/19/la-france-emprunte-sur-10-ans-a-des-taux-negatifs-aubaine-ou-cadeau-empoisonne-6230505-6147.php

          Mais tout ce que vous dites est HS par rapport à mon commentaire, et même par rapport au vôtre.Et leur revenu principal, c’est l’intérêt. Regardez la structure des revenus de toutes les banques, le résultat sera le même

          • fabrice dit :

            Je suis une banque, j’ai dix mille euros à placer, si je les met à la banque centrale je paye 1% d’intérêt dessus (c’est ce qu’on appelle les intérêts négatifs, lorsque j’épargne on me ponctionne un intérêt), je préfère donc les prêter à Jojo, l’incapable du coin qui me dit qu’il va cultiver des truffes dans la mer, j’y crois pas mais je m’en tape. La première année il va me rembourser 1010 euros sur les 10 000 que j’ai prêté, il peut car il a 10 000 euros. La première année moi en tant que banquier j’ai fait du bénéf et j’annonce des super résultats, je me fais un super salaire avec des primes monstrueuse. Comme ça sur quatre ou cinq ans, mais un moment Jojo, il a dépensé tout l’argent prêté et il ne va pas pouvoir me rembourser. Je m’en fous pendant cinq ans je me suis gavé au maximum et la faillite de la banque c’est pas moi qui va payer mais l’Etat ou les abrutis d’épargnants qui ont mis l’argent dans ma banque. En résumé, c’est la crise des subprimes et la crise qui vient. Le problème n’est pas le capitalisme mais l’absence du capitalisme, les banquiers prêtent à tout va car ce n’est pas leur argent, ce sont des salariés, ils jouent le court terme; Une banque capitaliste familiale, gérée par la famille propriétaire, n’aurait jamais fait ça. Ce ne sont pas les banque Rothschild ou Lazard (ou les banques familiales protestantes suisses) qui ont fait la crise des subprimes mais les banques dirigés par des patrons salariés ou nommés par l’Etat.
            Bien entendu, je simplifie.

  5. ji_louis dit :

    Il va falloir que je retrouve la citation de quelqu’un qui disait que les banques faisaient plus de dégâts que les régiments ennemis…

  6. LaFederation dit :

    Juste un peu

  7. rafi77 dit :

    Ces nordistes ont toujours de bonnes idées……En voilà une, très bonne même…….
    Et nous, on commence quand ?

    • Fred dit :

      @ rafi77
      Quand le Président de la République ne sera plus le représentant de la finance …
      Ou bien quand nous aurons une constitution plus démocratique.

    • Albatros24 dit :

      Jamais.
      Du moins tant que nous serons dirigés par l énarchie qui pantouffle ensuite dans les banques…

  8. Le Breton dit :

    Si les clients qui vont payer.

    • John dit :

      Vous écrivez avec un accent arabe maintenant?

    • Math dit :

      Non, ceux sont les actionnaires des banques. Un peu de rigueur intellectuelle svp.

      • fabrice dit :

        Pas du tout, si une banque fait faillite, l’actionnaire ne perd que la valeur de ses actions, le client l’argent qu’il a dans cette banque….

        • Robert dit :

          Exact, Fabrice, mais la démagogie qui flatte la jalousie sociale marche toujours.
          Actuellement, les épargnants ordinaires, livrets d’épargne, perdent de l’argent à cause du taux de l’inflation qui n’est pas couvert par les O,25% d’intérêts.

          • fabrice dit :

            Un livret d’épargne n’est pas un placement mais une réserve d’argent disponible sans risque.
            Il faut diversifier. De l’immo, de l’or, des actions, quelques placements « banque » (assurance vie, sicav…) et…un livret d’épargne (mettez y deux mois de revenus mensuels dessus, pas plus).
            L’épargnant moyen en France n’a pas à se plaindre, il est proprio et les prix ne cessent de monter sans rien foutre (notamment à cause des faibles taux d’intérêts), certains mêmes se croient des génies de la finance parce qu’ils ont acheté il y a vingt ans à Paris…

          • Robert dit :

            Non, pas disponible. Essayez de vider vos comptes, sauf bien sûr si vous avez deux cents euros, ils vous convoqueront, vous demanderont pourquoi vous voulez les vider. Et si la somme est vraiment importante, je ne serais pas étonné qu’ils vous en demandent encore plus, avec les impôts qui seront prévenus.
            Je ne possède rien, ne suis pas propriétaire, et je considère la finance comme un monde de parasites et de profiteurs qui vivent du travail des autres.

  9. Pathfinder dit :

    Primo: appellons cette taxe un « projet ». Ca ne mange pas trop de pain, et en laissera suffisament sur la planche…
    Secundo: si la taxe venait à être applicable et appliquée, voyons où les deniers seront effectivement envoyés.

    Le gouvernement suédois est un gouvernement de « collision », qui cumule les absences. Depuis plusieurs années déjà, ils bûchent sur une remise sur pied des effectifs de la police et du milieu hospitalier. Mais tous les consensus du monde, empilés les uns sur les autres, ne feront jamais que des châteaux de cartes!

    Le gouvernement de S. Löfven continue de maudire les riches pour se défausser (dernièrement, c’était pour les trafics de stup… sans les enfants de riches consommateurs, tout rentrerait dans l’ordre au petit matin). Aujourd’hui, c’est la finance… l’adversaire, c’est le monde de la finance… n’auriez-vous pas déjà entendu ca quelque part!?

    Allons bon, je ne suis pas non plus un aficionado de ce monde de la finance, ni des trafics de stups, mais arrive un moment où il faut laisser de côté les tweets, et retrousser ses manches. « Rangers lead the way », comme disait l’autre!

    • Albatros24 dit :

      Nous ne récompensons pas assez le travail au profit de ceux qui investissent sont des actionnaires pu ont des biens immobéliers et surtout mobiliers.
      Cela ne va pas changer. .
      Hélas

  10. Stoltenberg dit :

    « Qui plus est, à part les banquiers, personne ne devrait s’opposer à cette taxe ».
    .
    Babil socialiste régulier. Personne mis à part les clients…
    .
    « il expose à des crises dont les conséquences économiques et sociales sont lourdes »
    .
    Ouai, tout comme le tas de mesures socialistes qui ont mené au grand krach de 2007/2008…

    • Sonata dit :

      Mouais. Vu les conneries que vous debitez sur les causes de la dernière crise (et sur pas mal de sujets mais là n’est pas la question) je me méfierais de vos avis en matière en matière d’économie!

      • Stoltenberg dit :

        Ah ouai ? Et c’est quoi ces « conneries » ? Vous seriez capable d’argumenter un minimum ? Parce qu’il y en a un qui a traité mes propos de « conneries » mais je ne pense pas qu’il était du même avis quand il était question de se pencher sur le problème et de discuter en échangeant des arguments. De toute façon, le seul argument des sociallos c’est de dire que leur opposant est « con ».
        .
        Bon, Sonata, à vous de jouer, on va voir si vos propos valent au moins un peu plus que rien.

    • Auguste dit :

      Ah bon,c’est les socialistes qui sont responsables du krach de 2007-2008?.

      • Stoltenberg dit :

        Oui. Exact. La création des entreprises comme Freddie Mac ou Fannie Mae par l’état pour faire de la spéculation sur les crédits immobiliers, le Fair Housing Act qui oblige les banques à accorder des crédits aux représentants des minorités raciales mêmes si ceux-ci ne sont pas solvables (alors que le critère de l’accord du crédit ce n’est pas la race du client mais la solvabilité), la politique des faibles taux directeurs pratiquée par la FED avant la crise, c’était le catalyseur.

        • v_atekor dit :

          C’est tellement énorme comme commentaire que je ne sais pas si c’est un gag ou si tu es sérieux.

        • albatros24 dit :

          Vous ne répondez pas : ce ne sont pas les socialistes qui créent des banques…
          Vous parlez du Gvnt étatsunien, chez eux le terme socialiste se rapporte à une insulte et à une comparaison avec le régime de la Corée du Nord.
          Les banques sont des institutions privées aux Etats Unis non créées ni gérées par une quelconque loi fédérale.

    • Fred dit :

      @ Stoltenberg
      La crise de 2007, était un problème de financiarisation, qui a débuté avec la crise des Subprimes.
      T’es vraiment une tête de con …

      • Stoltenberg dit :

        Fred : Toujours pas marre de se faire déglinguer à chaque fois que vous postez un commentaire sur ce site ? Visiblement non.
        .
        Écoutez, si jamais vous voulez apporter quelque chose de plus constructif, au lieu de poster des commentaires qui prouvent que votre développement intellectuel s’est arrêté au collège et qui devraient être virés par le modérateur tout comme les annonces des marabouts, guérisseurs ou autres chamans, lisez ma réponse à Auguste.

        • tschok dit :

          @Stoltenberg,

          Faut dire qu’imputer à des « mesures socialistes » la responsabilité de la crise des subprimes, c’est gonflé.

          Je comprends que vous soyez anti-socialo à fond la caisse, je vous ferais pas un procès en sorcellerie pour ça. Mais voir la main du socialisme dans tout événement funeste – pourquoi pas la chute d’une météorite sur une ville? – c’est peut-être pousser jusqu’à la névrose quelque chose qui ne devrait être qu’un dada. Un truc pour meubler son temps libre.

          Notez que le travers inverse existe: d’autres voient la main du libéralisme (la fameuse main invisible, peut-être plus angoissante, car invisible) partout. Et eux aussi lui impute la responsabilité de tous les malheurs qui frappent l’humanité. C’est marrant, non? Par exemple: incendies de forêt en Amazonie? La faute au libéralisme, bien sûr. Quoi d’autre?

          Bon, allez, après tout, si ça vous fait plaisir: c’est le socialisme qui est responsable de la crise financière de 2007. Osons! Et j’ajouterais: du réchauffement climatique, aussi.

    • Albatros24 dit :

      La crise de 2008 est le fait des banques et non des socialistes..Pourquoi pas la faute des étrangers ou des juifs tant que vous y êtes.

    • John dit :

      Mesures socialistes et krach de 2008?
      Qu’est ce qu’il ne faut pas lire…
      C’est bien la finance dérégulée qui a permis ça, qui a permis les faillites en série, qui a causé la perte d’avoirs sur des comptes privés.
      Autant je ne suis pas socialiste, mais il ne faut pas réinventer la réalité…
      La crise de 2008 a pour origine la volonté d’effectuer des prêts à taux variable à une population qui n’en avait pas les moyens. Et pour financer ces prêts, des « subprimes » ont été créés, soit des investissements dont la note donnée par les agences de notation était systématiquement bonne, alors que les crédits de ces packages étaient en réalité pourris.
      Les investisseurs n’avaient pas conscience de ça, les courtiers en immobilier, oui.
      Et les investissements dans cet outil financier étaient tels qu’ils ont mis en péril la finance mondiale. Les banques de dépôt non séparées des banques d’affaires ont fait perdre de l’argent à des personnes lambda ayant économisé pour leurs vieux jours…

      • Stoltenberg dit :

        Enfin un commentaire sensé, argumenté et structuré. Je dois avouer que vous êtes parmi les rares contributeurs de ce site dotés de capacités intellectuelles que l’on pourrait qualifier comme étant suffisantes pour engager une conversation intéressante. La plupart des autres, ce sont des gamins de 7 ans.
        .
        En ce qui concerne les crédits accordés aux individus non solvables, c’est une situation pathologique qui n’existe pas (ou presque) dans une économie capitaliste. Pourquoi ? Parce qu’un individu non-solvable ne va pas payer son crédit ! Autrement dit, vous perdez de l’argent en lui accordant un prêt !
        .
        Ce sont les entreprises créées par l’état, comme Freddie Mac et Fannie Mae, qui se chargeaient du rachat des crédits immobiliers auprès des banques et de la création des MBS. Si bien que, en 2008, elles étaient en possession de 50 % des « mortgages » aux USA ! Ces entreprises n’avaient aucun problème à avoir accès aux capitaux pour mener leur activité car les obligations de ces institutions quasi-étatiques étaient considérées comme étant aussi sûres que les obligations issues par le gouvernement lui-même. Le but de Fannie et Freddie était de libérer les banques du risque associé aux crédits (y compris les crédits les plus « toxiques ») et de permettre aux banques de libérer les fonds nécessaires pour accorder d’autres crédits. En outre, du fait du Fair Housing Act, les banques préféraient accorder des crédits immobiliers aux individus issus des minorités raciales même si ceux-ci n’étaient pas solvables, par crainte d’être accusées du racisme. Tous les facteurs de création d’une bulle financière sont réunis. Pendant la crise, Fannie et Freddie ont eu de graves problèmes. Qui les a sauvés ? Les Democrates avec des milliards volés au contribuable ! Pendant ce temps, les directeurs de ces entreprises continuaient de percevoir des salaires astronomiques. Eh oui, c’est du capitalisme à votre avis ?
        .
        J’aurais pu parler des autres facteurs qui ont contribué à la crise des subprimes, mais on va en rester là pour l’instant.

        • Frédéric dit :

          Gros hum sur les  »milliards volés aux contribuables » ! Le plan Paulson – Lancé sous le mandat Bush fils – à été BÉNÉFICIAIRE pour le Trésor public américain !

        • John dit :

          Vous faites l’hypothèse qu’une économie capitaliste (et j’utiliserais le mort libéral dans ce contexte) ne prend que des décisions pertinentes pour ses revenus.
          C’est là où vous faites une première erreur. Le problème en particulier avec les groupes cotés en bourse, c’est que le court terme et le long terme s’opposent. Et cela se passe à l’échelle d’une équipe au sein du groupe, aux décisions stratégiques des dirigeants.
          Quelques exemples:
          – un chef d’équipe qui veut sa promotion. Son chef lui impose des réductions d’employés alors qu’il ne connaît pas l’importance des employés de cette équipe, et que l’entreprise n’a pas en place un outil pour quantifier leur impact sur le résultat de l’entreprise.
          Et bien cette personne va suivre les ordres sachant pertinemment que c’est mauvais pour l’entreprise, mais bon pour sa carrière.
          – 2e exemple: une personne devient le CEO de l’entreprise dans laquelle il a travaillé toute sa vie. Le groupe est respecté dans son domaine, et l’étape logique pour ce CEO est de diriger un plus grand groupe par la suite. 2 choix s’offrent à lui, long terme ou court terme. Les investisseurs mettent la pression pour le court terme. Tous les investissements sont bloqués, des spécialistes sont licenciés et remplacés par des jeunes sans expérience car moins chers.
          Le résultat ne se fait pas attendre, la stratégie augmente les profits les 3 premières années, les investisseurs sont contents. Une offre arrive pour le CEO, il quitte ce groupe et s’en va rejoindre un autre groupe.
          Le nouveau CEO qui remplace celui qui vient de partir vers une grande entreprise se retrouve avec une entreprise qui stagne, qui n’a plus investi pour son futur, qui est à la traîne dans certains domaines, et dont les qualifications manquent. Les années qui suivent, la remise à niveau de l’entreprise ne permet pas de bénéfices…
          Et tous ces exemples sont des exemples que j’ai vu. L’intérêt individuel surpasse celui du groupe dans trop de cas. Dans le cas des banques, les personnes se chargeant de prêts seront jugées à court terme sur la base du chiffre d’affaire. Mais à long terme, si les emprunts sont de qualité douteuse, ça va se retourner contre les banques. Et c’est exactement ce qui s’est passé pendant les subprimes.
          Les courtiers en crédits hypothécaires étaient payés à la commission. Et lorsque c’est le cas, l’intérêt privé dépasse l’intérêt d’autres partis. 65% des mortgage liés aux subprimes étaient issus par des courtiers, pour une commission moyenne de 5’300 dollars.
          Et encore plus scandaleux… Les courtiers recevaient une commission YSP (yield spread premium). Cette commission proche de 2000 dollars en moyenne était conçue pour encourager les courtiers à vendre des taux d’intérêt supérieurs aux conditions du marché.
          Les revenus pour la vente de crédit à taux variables étaient eux aussi encouragés, le revenu des courtiers était largement supérieur dans ces cas.
          Maintenant regardons d’autres éléments:
          – les organismes de notation payés par les géants de la finance ont pris le parti de satisfaire leurs clients plutôt que de réellement voir en quoi consistait ces packages vendus sur le marché.
          Résultat, tout était noté triple A, même lorsque les remboursements sur ces mortgage étaient déjà en retard en moyenne de 60 jours.

          Bref, tout ça pour dire que la réalité est plus complexe, dire que c’est 100% de la faute de l’économie dérégulée est faux, tout comme dire que c’est un problème socialiste.
          La structure même de l’interaction entre emprunteur et prêteur, avec un courtier dont l’intérêt était le sien, pas celui du client, pas celui de la banque a influencé grandement la situation.
          Le fait d’avoir des banques d’investissement et les banques de dépôt sous la même entité est un problème de la dérégulation.
          Ici, lorsque vous parlez de Freddie Mac et Fannie Mae, il y a un élément qui est oublié… Comment se fait-il que ce marché secondaire n’ait jamais été évalué de manière appropriée par les agences de notation?
          Les agences de notation ont pour rôle de noter la qualité d’un risque, or ici il n’est pas possible qu’ils aient fait leur travail de manière appropriée. Avec un travail correct, ce marché aurait été totalement différent.
          Mais ce n’est pas tout, Wall Street voulait profiter aussi des profits de ces 2 institutions, et se sont lancés dans de l’innovation financière. Wall Street a donc développé des intérêts à taux variables à court terme. Et ces prêts à taux variables développés par Wall Street avaient des règles de souscription très légères concernant les revenus et les avoirs.
          En créant ces produits de mauvaise qualité, vendus sur le marché secondaire, la part de marché des institutions gouvernementales a chuté. Et c’est là seulement qu’ils ont commencé à développer une stratégie équivalente.
          ….
          Donc au final, il faut comprendre que cette crise des subprimes a de multiples coupables, et leur responsabilité commune ont permis ça.
          – les banques ayant créés ces crédits à taux variable à court terme.
          – les institutions que vous mentionnez et donc le gouvernement pour avoir suivi, et profité de la réputation de la qualité de l’investissement
          – les agences de notation pour avoir montré une fausse image de la réalité.
          – les courtiers
          – etc…

          Maintenant, je vais vous donner un exemple de la situation en Suisse.
          Les taux d’intérêts sont extrêmement favorables. Toutefois, afin de ne pas offrir de crédits à n’importe qui, légalement, les acheteurs doivent posséder en cash au moins 20% de la valeur de l’achat, sans quoi une crédit hypothécaire n’est pas possible.
          Réguler la finance est exactement ce que les capitalistes purs, les républicains à l’époque ne voulaient pas. Ils voulaient laisser la finance s’auto-réguler. Mais quand le système se complexifie, plus personne n’a une image précise de la réalité. Et ça a permis cette bulle des crédits.

          • Stoltenberg dit :

            John : J’ai compris votre raisonnement mais je ne pense pas que vous ayez compris le mien.
            .
            Que des « méchants capitalistes » se sont livrés à des activités totalement abominables qui ont mené à la crise, c’est bien clair et personne ne le nie. Le problème c’est qu’en réalité, ces « méchants capitalistes » ne sont pas du tout capitalistes, au contraire, ce sont des profiteurs des pathologies issues du socialisme. Et vous l’avez omis dans votre analyse, volontairement ou pas. Eh oui, en effet, comme je l’avais dit, dans un système capitaliste où le gouvernement n’intervient pas et où les règles relèvent du bon sens (et pas des « bonnes intentions » des législateurs), la situation que l’on a connue avant, pendant et après la crise des subprimes n’aurait jamais eu lieu ! Ce sont des institutions étatiques ou quasi-étatiques qui ont créé un système propice à ce genre de pathologies. C’est la politique du faible taux directeur menée par la FED avant la crise et la politique visant à encourager les consommateurs à prendre des crédits immobiliers tout en débarrassant les banques du risque lié aux crédits qu’ils accordent. Et puis la certitude des investisseurs que, quoi qu’il en soit, le gouvernement va toujours renflouer et sauver Fannie Mae et Freddie Mac (ce qui s’est passé). Ce ne sont pas les entreprises de notations qui ont induit les investisseurs en erreur concernant l’état du marché et ce ne sont pas elles qui ont créé cette vague d’enthousiasme. Ce sont les faibles taux d’intérêt décidés par la FED. Sans cette politique qui a causé le faux enthousiasme sur le marché, tous les investisseurs auraient dit à ces entreprises de notation que leurs triple A ne valent rien du tout en fait….
            .
            Ensuite, je n’ai jamais fait la supposition que les acteurs sur le marché prennent toujours de bonnes décisions. Je ne sais pas qu’est-ce qui vous fait croire que j’ai fait une telle hypothèse. Sur le marché il y a des bons investisseurs et des mauvais investisseurs. La différence entre le capitalisme et le socialisme c’est que, dans une économie capitaliste, les mauvais investisseurs, c’est-à-dire ceux qui n’arrivent pas à répondre aux besoins des clients, sont naturellement évincés du marché. Dans un systeme socialiste, les mauvais investisseurs peuvent compter sur l’aide de l’État qui se sert de l’argent pris aux contribuables pour les sauver. D’où le phénomène des banquiers qui se permettent de faire n’importe quoi car ils savent qu’ils seront sauvés par le gouvernement.

          • Plusdepognon dit :

            @ John
            Et pourtant tout ce petit monde savait que ça ne marcherait pas indéfiniment et continue…
            https://lavoiedelepee.blogspot.com/2019/08/savoir-ou-sarrete-ce-qui-suffit.html

          • John dit :

            D’après ce que j’ai lu, il me semble que vous sous-estimez le rôle des agences de notation.
            Même lorsque les paiements commençaient à être plus difficiles pour les clients, les agences de notation continuaient leur notation de cette manière.
            Ensuite, j’explique que les crédits à taux variables à court terme ont été proposés par le privé et non pas par des agences gouvernementales. Ces agences que vous mentionnez ont fait l’erreur de suivre les privés dans cette voie.
            Et les courtiers externes travaillant pour eux même cherchaient à maximiser leur profit, peu importe le risque pour les banques et pour les clients.

            Dire que les capitalistes sont les méchants, c’est ridicule, mais blâmer qu’une partie n’est pas juste non plus. Les crises économiques ont existé, peu importe le contexte légal, avec un marché régulé ou non.
            Dans le cas des subprimes, comme je l’explique les responsables sont divers. Certes, une part de la responsabilité revient aux législateurs voulant rendre accessible l’achat d’une maison à des personnes à faible revenu. Les taux d’intérêts bas ont rendu cela possible et à très très grande échelle.
            MAIS, la partie variable à court terme des taux d’intérêts a été introduite par Wall Street. Même si c’est l’exploitation d’une faille, blâmer uniquement un côté pour avoir permis cette faille est selon moi une simplification de la réalité. En proposant ces taux d’intérêt variables, et avec les banques qui rémunéraient mieux les courtiers signant ce type de contrat avec des clients, c’est la partie dérégulée qui a fait des erreurs.

            Et concernant le fait que Fannie Mae and Freddie Mac aient été sauvés, il faut aussi regarder ailleurs. Il se trouve que beaucoup de banques ont été sauvées de la même manière.
            UBS et Crédit Suisse avaient de gros investissement dans les subprimes, et étaient à 2 doigts de la faillite. Comme beaucoup de suisses ont leur argent dans ces banques, ainsi que beaucoup d’entreprises, et que les banques suisses font partie intégrante de l’économie suisse, elles étaient dans une situation « too big to faiL ». Et la dérégulation le permettait. Une régulation ne permettant pas le mélange des genres évite ce genre de situation.

            Votre conclusion sur le fait que les bons investisseurs et les bonnes entreprises sont filtrées par un système 100% libéral, vous avez raison.
            Mais si on s’intéresse à divers pays, une telle constatation en France par exemple n’est pas possible. Macron est critiqué pour la vente d’Alstom. Mais combien de fois la France a renfloué Alstom quand ça n’allait pas, et quand tout allait bien ils se retiraient et les actionnaires empochaient les dividendes… Il semblerait qu’en France, systématiquement sauver les grands groupes est ce que le peuple attend de son gouvernement. Et quand c’est à ce niveau de socialisme, il y a un problème je pense car les groupes n’ont plus besoin de s’emmerder.
            Maintenant, si on regarde l’Islande, ils ont eu une approche très intéressante. Ils ont souffert longtemps après la crise de 2008-9. Ils ont laissé les banques couler. Ils ont une approche relativement sociale de l’économie, et ne soutiennent pas la dérégulation. Et leur système semble fonctionner.
            Quant aux USA, les conflits d’intérêt sont monstrueux. Les élus travaillent pour divers lobbys, par pour la population. Et les lobbys cherchent à maximiser la consommation en tout temps. Ces mêmes lobbys libéraux encouragent les pauvres à consommer malgré leurs faibles revenus.
            Pour moi, c’est un mélange des genres qui s’est goupillé de la manière la plus dangereuse pour l’économie.

          • Stoltenberg dit :

            John : Je ne sous-estime rien du tout. La seule chose que je veux dire c’est que toutes ces aberrations ne seraient pas possibles dans un système capitaliste. C’est-à-dire, si le législateur ne mettait pas en place ses mesures pétries de « bonnes intentions », alors la crise des subprimes n’aurait jamais eu cette ampleur catastrophique. Et le pire c’est quand le législateur essaye de « relancer l’économie » après la crise. On en a bien vu les effets lors de la crise de 1929. Intervention étatique de l’ampleur inédite = crise et récession économique de l’ampleur inédite. Même chose en 2008. Je vous rappelle que la BCE maintient ses taux directeurs nuls depuis 2014 mais la croissance est toujours basse dans la plupart des pays de la zone euro. Visiblement tous ces experts de l’intervention étatique et de l’ingénierie économique n’arrivent pas à obtenir les résultats que D. Trump a obtenus juste en baissant les impôts et en limitant la concurrence déloyale notamment de la part de la Chine Communiste. Pendant ce temps là, l’Europe se fait submerger par la Chine Communiste et c’est l’une des principales raisons pour lesquelles la croissance des pays européens est si basse, l’autre étant une pression fiscale trop élevée.
            .
            Les périodes de crises et de récessions, tout comme les périodes de boom économique, font partie du processus conjoncturel de l’économie capitaliste. Ainsi, suite à une accumulation d’investissements pendant la période du boom, le marché se débarrasse des mauvais investisseurs lors de la crise. Tout ceci permet une meilleure allocation de ressources vers les bons investisseurs qui relancent l’économie. Toute tentative d' »amélioration » artificielle de la situation économique mène inéluctablement à une accumulation de mauvais investissements ce qui, naturellement, aggrave la crise. Autrement dit, il n’y a pas de solutions magiques. Les mauvais investisseurs doivent partir et les bons investisseurs doivent prospérer. Le gouvernement interventionniste favorise les mauvais investisseurs en les sauvant avec l’argent confisqué aux bons investisseurs. C’est une aberration totale, un non-sens. Et pourtant les socialos le font.
            .
            Vous parliez des Too Big To Fail. Lehman Brothers faisaient bien partie de ces fameux TBTF, n’est-ce pas ? Et pourtant plus personne ne les pleure aujourd’hui. Le mythe des TBTF est encore une invention socialiste.

      • Euclide dit :

        @ John et Soltenberg,
        je suis d’accord avec vous pour votre analyse de la crise de 2008. Mais la chute de la banque Lehman brothers le 15 Septembre 2008 à NY n’a pas résolu le pb puisque les banques sont addicts à la spéculation qui s’appelle les produits dérivés .

        • Vinz dit :

          Elles sont accrocs à la spéculation en partie par atavisme et suivisme (le copain fait truc, faut donc que je le fasse moi aussi), en bonne partie parce que les taux sont très bas, voire négatif, et donc les placements courants ne rapportent plus rien. Au pire leur fait perdre de l’argent. N’oubliez pas non plus les fonds de pension qui exigent des rendements hallucinants.

        • Stoltenberg dit :

          Les banques savent pertinemment qu’elles seront renflouées par les politiciens quoi qu’il en soit. C’est pour cette raison qu’elles se permettent de faire ce qu’elles font. Le problème ne vient pas des banques mais des politiciens qui sauvent les banques et autres institutions (comme Fannie Mae et Freddie Mac lors de la crise des subprimes).

    • Math dit :

      Les subprimes c’est socialiste?
      Les pb de la France ne sont pas du qu’au socialisme. L’absence de protectionnisme nous a aussi fait des tors considérables. Si on compte en militaires, avec un porte-avions à 5 milliards d’€ environ. Depuis sa création l’euro a coûté 750 porte-avions…

      • fabrice dit :

        La crise des subprimes est mis en place par un GVT de gauche, celui de Clinton qui pour soigner son électorat a « autorisé » (je dirais plutôt obligé) les banques à prêter massivement à des gens qui pouvaient difficilement rembourser. Celà a, d’abord, marché car l’immobilier était haussier et donc lorsque ils décidaient de vendre (où qu’ils étaient obligés de le faire du fait de chômage ou de difficultés de la vie) ils pouvaient rembourser leurs emprunts. Lorsque la conjoncture s’est retourné, tout s’est écroulé comme un château de carte. Donc oui Stoltenberg a raison, si un GVT avait appliqué la stricte orthodoxie financière, bien de droite et conservatrice, cette crise ne serait jamais arrivé.

        • Stoltenberg dit :

          Exact, bien dit. 😉

        • Fred dit :

          @ fabrice
          Ah bon ? Évidemment, si tu considère que Clinton est de gauche …

          • Stoltenberg dit :

            C’est vrai que pour les addicts à la héroïne le cannabis n’est même pas une drogue…

          • Stoltenberg dit :

            Mais, au cas où vous n’aurez pas compris, qu’il soit de gauche ou de « droite », cela ne change rien. La mesure dont il est question est clairement une mesure interventionniste et donc gauchiste.

          • Fred dit :

            @ Stoltenberg
            Roosevelt était donc un gauchiste qui a mené son pays à la faillite … :o)

        • albatros24 dit :

          Clinton est un démocrate c’est à dire un centriste chez nous, un centriste…plutôt de droite en fait. On pourrait comparer à Macron, un socialiste selon vous…il est vrai qu il a émargé au PS durant 2 ans me direz vous…
          Donc les socialistes seraient des communistes et les communists ?
          Non je plaisante..

        • albatros24 dit :

          Cette crise est arrivée justement parce que le laissez faire des libéraux…
          Le GVNT US n’a rien fait. Il amême laissé faire la faillite d’uen banque histoire de montrer l’exemple aux autres banques et ne pas encourager les pratiques de casino justement.
          La suite àn la connaît, le système entier a pris peur et c’est là que la crise a commencé
          Une excellente analyse résumée ici
          ttps://www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/crise-financiere-2007-2008/crise-subprimes.shtml

      • Stoltenberg dit :

        Veuillez lire ma réponse à John.

  11. jojo92 dit :

    Bien !! Comme quoi il y a des pays dont les dirigeants politiques ont le courage de faire plier les finances pour le bien de tous. En plus dans une circonstance nécessaire

    • Albatros24 dit :

      Ce sont aussi ces pays là qui surveillent de trés très près leurs dirigeants leurs dépenses y compris personnelles. ..Et leurs relations avec le privé.
      Mais on préfère ne pas les imiter dans leur probité protestante.

  12. Lagaffe dit :

    Les banques suédoises risquent d’utiliser la méthode Amazon, répercuter la taxe sur les clients en augmentant les coûts des services en tout genre, et comme toutes les banques seront touchés en même temps, les clients ne gagneront rien à changer de banque.
    Donc au final ce sont les contribuables qui paieront la facture et pas les actionnaires des banques.

    • Marc dit :

      Excellente initiative

    • Math dit :

      Pas nécessairement.
      Les taxes sur les bénéfices existent. Le contrôle des capitaux aussi.

    • Pathfinder dit :

      @Lagaffe
      C’est exact. Il est évident que si cette taxe est appliquée, elle sera repercutée sur le prix des services bancaires. Amazon n’est pas une entreprise d’oeuvres charitables; tout comme un transporteur qui subit une augmentation du prix du carburant, la hausse est ensuite traduite dans le prix des transports.

      De plus, il est impossible de se passer des services bancaires (en Suède par ex., il est obligatoire que les salaires soient reversés sur un compte bancaire), et nous sommes de plus en plus limités sur l’utilisation de l’argent liquide. Au bilan: pieds et mains liés…

      Dernier point, qui tient plus à une question de principe… L’argent en soi n’est pas une solution: la monnaie est un moyen d’échange. Ce qui veut dire que ce n’est pas parce que vous taxez (que ce soit pour l’environnement ou autre) que vous parviendrez à créer ce qui est prévu avec les fonds recueillis.
      Si je me casse la jambe, 200 000 euros sur la table ne la répareront pas. Cet argent, peut m’aider à être transporté jusqu’à un centre médical, et à payer pour des soins, mais si les infrastructures n’existent pas, il ne servira à rien. En ce qui concerne les fonds à apporter pour reconstruire la Défense, c’est un peu la même chose: de par les laminages répétés sur les armées depuis plusieurs décennies, il y a peu de volontaires pour servir.

      • Robert dit :

        Pathfinder,
        Quel est le taux de prélèvements obligatoire en Suède ?

        • Pathfinder dit :

          @Robert
          Bonjour! Je vais tenter de résumer ca de manière succinte, avec quelques liens en fin de commantaire. Pour les particuliers, vous commencez par un retrait sur le salaire (prélèvement à la source) qui varie selon les communes; de 32 à 35%. La TVA (mervärdesskatt ou « moms ») est de 25% en général, mais varie également pour certains services (12% ou 6%).

          Les employeurs paient un impôt supplémentaire pour chaque employé (arbetsgivaragifter; je ne connais plus le nom en francais) qui est de 50% le montant du salaire payé. Le calcul de la TVA entrante et sortante est probablement semblable à celui de la France…

          La taxe sur les transactions financières (sur les gains) a été modifiée depuis peu, et elle est maintenant la même que pour l’impôt direct sur le salaire; environ 33% (autrefois 25 ou 20%, selon que vous pouviez influer sur le prix de l’action ou non)

          En réponse à votre autre question plus haut, le coût des « nouveaux venus », il est tout simplement incalculable. Le budget de l’Etat (pas les dépenses!) est effectivement disponible chaque année, mais les postes (utgiftsområde, UO) sont modifiés chaque années et ne sont pas comparables d’une année sur l’autre. Le chiffre que vous cherchez (UO 13) a été pour 2018 de 25 milliards de couronnes sur les 1000 du budget, mais il est faux. Pour définir le coût total, il faudrait assembler tous les postes compris dans d’autres UO, qui sont eux aussi directement liés (voire réservés) à ce même public; services hospitaliers, police, éducation, service sociaux, tribunaux, logements (constructions neuves), etc.

          Ce même budget est également à comparer avec d’autres postes, par ex. 54 milliards pour la défense, 77 pour les services sociaux, 78 pour l’éducation…

          https://www.scb.se/hitta-statistik/statistik-efter-amne/offentlig-ekonomi/finanser-for-den-kommunala-sektorn/kommunalskatterna/pong/tabell-och-diagram/totala-kommunala-skattesatser-kommunvis/

          https://www.regeringen.se/sveriges-regering/finansdepartementet/statens-budget/statens-budget-som-excel/

          • Robert dit :

            Merci, Pathfinder,
            En gros, pareil qu’en France pour les statistiques qui interdisent de savoir la réalité et un régime socialiste en pire depuis les années 50 je crois.
            L’Etat providence dans toute sa splendeur.

    • Françoise dit :

      @Lagaffe : Qu’importe si Amazon répercute une taxe sur ses vendeurs. Ces derniers répercutent cette hausse de leur prix de droit de vente sur leurs prix de vente qui deviennent donc plus élevés. Et du coup Amazon devient moins attractif. C’est un effet secondaire qui est important car il amoindrit le monopole d’Amazon, ce qui est bon en soi.

  13. asinus dit :

    yep , nous aussi nous avons eu un chef d’état  » Philippe le Bel » qui savait ce faire comprendre de ses banquiers

    • Belzébuth dit :

      @ Asinus
      D’ailleurs il va falloir recommencer. Les dettes publiques ou privées ne seront jamais remboursées. Ce n’est même pas un secret de Polichinelle.
      https://youtu.be/BNz9afrqeNk

      Et si nos gras créanciers étrangers et leurs serviteurs pseudo nationaux ont expérimenté en Grèce, en Espagne, au Portugal et à Chypre leurs petits théâtres sur les peuples sidérés, même nous n’avons plus une éducation nationale très performante, il y a une petite histoire nationale rigolote qui a eu un temps des répercussions mondiales :
      La Veuve sur la place de Grève, lorsque les palais sont plein de courtisans poudrés, de girondins suffisants, d’affairistes sans scrupules et que les pauvres ont faim.

      Comme dans tous les pays du monde et de tout temps, les gens se font blouser par de beaux raconteurs d’histoires ou des répressions sanglantes. Ce sont ceux qui ont des choses à perdre et se confinant dans le conformisme, qui sont la base de toute société stable. Si on tire la nappe, est-ce que la vaisselle ne va pas venir avec ? Avec des pédants persuadés d’être des dieux sur Terre, la dextérité et la précision de l’action laisseront peut-être à désirer.

      Si le scénario choisi est celui de l’implosion de l’Italie et donc l’Europe comme annoncée comme la prochaine victime avec au final la dislocation de l’euro, que va-t’il se passer à votre avis ?
      Se faire déposséder de sa terre et de ses droits par quelques hobereaux avides et eugénistes vont aboutir à un retour de flammes à la hauteur de l’outrage.

  14. Albatros24 dit :

    Selon votre logique il ne faudrait alors que taxer les pauvres et les salariés… mais pas les commerces ou les entreprises.
    On peut très bien taxer les banques sur leurs dividendes ou bénéfices… Et ceci sans que cela soit reporté sur les clients : sur quelles justifications ?
    En Suède cela m étonnerait que le Gouvernement laisse faire. Il n y a que en France que nos énarques pantoufleurs protaègent les banques et multinationales dans lesquelles ils feront ensuite carrière après un passage rapide au Gvnt..

  15. patex dit :

    Venant d’un pays nordique, cette initiative me paraît très intéressante et pourrait faire des émules ailleurs en Europe. En France, notre manque de discipline budgétaire, la faible visibilité en matière de fiscalité donnée aux acteurs economiques et le niveau déjà très élevé des taxes et autres prélèvement rendrait une telle mesure difficilement envisageable.
    Notre gouvernement pourrait sans doute renoncer à privatiser la FDJ, qui est une vache à lait très rentable, dont la privatisation, mesurette de courte vue, ne servira qu’à engraisser quelques banquiers et autres cabinets de conseil qui appliqueront des fees exorbitants, et ne fera qu’allonger la liste des entreprises tricolores passées sous pavillon étranger…

    • Raspoutine dit :

      La privatisation de la FdJ est en effet « inexplicable » et à moins que cela n’ait été fait, une question au Gouvernement voire passage en commission des finances au Sénat s’imposerait …
      Cette initiative est intéressante mais devrait s’appliquer très au-delà : des USA à l’Europe, la plupart des pays ayant des banques importantes ont payé pour celles-ci, et sont désormais encore plus « étranglés » par leurs créanciers qu’en 2007-2008.
      Il y a là en effet un paradoxe intolérable …

  16. Albatros24 dit :

    A tous ceux qui pleurent sur ces pauvres banques..Les banques n ont jamais été aussi bénéficiaires…justement grâce aux taux trés trèsbas…
    http://www.lefigaro.fr/societes/credit-agricole-confirme-la-bonne-sante-des-banques-francaises-20190802

    • Polymères dit :

      Si les banques sont dérangeantes pour vous, rien ne vous empêche de ne pas avoir de comptes et de ne pas faire de crédits pour vos projets.
      Que vous les aimiez ou non, cela m’est égal, mais convenez tout de même que les bénéfices d’une banque ne sont pas du vol, cela se fait toujours avec le consentement d client. C’est vous qui acceptez les intérêts du crédit, c’est vous qui acceptez des contrats, des principes, vous signez toujours car c’est le jeu. Si vous êtes dans le rouge à la fin du mois, la faute ne revient pas à la banque, comme je l’ai dit, vous choisissez, vous pouvez très bien demander à la banque un droit à 0€ de découvert, qu’elle bloque votre compte, mais ne vous plaignez pas de ne plus avoir un sous du jour au lendemain, la bonne gestion de votre argent vous incombe.

      Le monde de la finance est complexe, il a ses vices, il a ses avantages ses désavantages, ses gagnants et ses perdants. Ce monde de la finance permet de faire des choses, permet aux entreprises de se développer pour créer de la richesse, des emplois, donc vos salaires. Il faut savoir perdre d’un côté pour gagner de l’autre, il faut avoir une éducation financière qui ne s’apprend pas à l’école, savoir s’endetter pour des actifs qui rapportent de l’argent plutôt que s’endetter à pertes, dans une voiture, sa propriété, toutes ces choses là, sachez le bien, bien qu’elles semblent la « logique » d’une vie, ne vous rapportera jamais rien.
      Certaines personnes qui sans arrêt s’excitent en voyant les riches, en voyant d’autres réussir en pensant que la justice sociale incombe de punir ces gens là afin d’aider ceux qui payent par ce qu’ils n’ont pas compris comment gérer leur argent, qui n’ont pas d’éducation financière, ils me font bien rire. Il faut savoir gagner, aujourd’hui les taux d’intérêts sont très bas, tout le monde s’endette, les entreprises comme les particuliers, il est normal que les banques engendrent du volume. Mais dans tout ce monde qui emprunte, il y a ceux qui investissent et ceux qui empruntent en pensant construire leur vie mais qui ne font que réduire fortement leur reste à vivre.

      Sachez bien une chose, il est possible de s’enrichir par la dette. Plutôt que sans arrêt avoir la haine du système par ce que vous vous estimez volé, sachez le dompter, sachez l’exploiter et cessez de croire que c’est un truc réservé à une élite, qu’il faut être riche pour devenir encore plus riche. La réussite elle ne tombe pas du ciel et si vous manquez d’argent, c’est que vous avez fait de mauvais choix de vie, que vous ne savez pas investir, que vous êtes typiquement une victime cherchant à détruire un système à défaut de s’y adapter, s’imaginant s’enrichir en appauvrissant les riches ou ceux qui gagnent.
      Non, votre objectif, c’est d’arrêter de subir, d’arrêter de perdre, de comprendre le système et de chercher à en tirer des avantages. Il faut arrêter d’être con, désolé de le dire ainsi, arrêter d’être un spectateur qui croit comprendre mais qui au final ne comprend que ses échecs et ses faiblesses, arrêter de vouloir tout casser, tout prendre à ceux qui créer de la richesse car ils sont aussi ceux qui permettent une distribution de richesse (pas tous, mais beaucoup).

      Mais ne vous en voulez pas trop, ne me prenez pas non plus pour un riche ou un banquier, je ne suis ni l’un ni l’autre. Il manque en France et un peu partout une éducation financière, nous n’apprenons pas à l’école ou à la maison comment créer de la richesse, comment investir, comment gérer intelligemment son argent, on apprend juste à consommer et à se faire plaisir, on cherche à paraitre riche avec de belles voitures, de beaux habits sans l’être vraiment. On vit au dessus de nos moyens non pas par ce que tout est trop cher, mais par ce que nous ne savons pas gérer notre argent. Des gens gagnants 3000€ par mois peuvent être dans le rouge à la fin du mois comme d’autres gagnants 1500€ seront de gros épargnants, il y a des gagnants du loto qui à défaut d’avoir appris à bien gérer leur argent se sont retrouvés ruinés alors qu’ils avaient tout pour se mettre à l’abri.
      Non sérieusement, quand on sait faire fonctionner son cerveau, tout devient beaucoup plus simples et on arrête de se focaliser sur un clivage de privilégiés qui s’enrichissent sur le dos des pauvres qui seraient enchaînés au système sans possibilité de se détacher. Ma banque me fait gagner de l’argent, pourquoi pas vous?

      • Pathfinder dit :

        @Polymères
        Merci… vous résumez la lecture de « Rich Dad, Poor Dad » en peu de lignes : )
        J’aime beaucoup votre dernier paragraphe!

      • albatros24 dit :

        Le fait de faire commerce de l’argent ne doit pas permettre d’être traité différemment (ni mieux ni pire) que les autres contribuables . Or les banques bénéficient comme les assurances d’un traitement privilégié.
        Vous me prêtez une vie une pensée …pourquoi pas
        Cependant les banques sont insuffisamment fiscalisées dans beaucoup de pays. Ce fait est particulièrement dérangeant pour ceux qui en paient mais surtout pour l’économie du pays et le budget de la Nation.
        Cette politique à courte vue est pratiquée en Europe depuis des lustres avec le succès qu’on lui connaît maintenant. Elles est assumée en fait alors même que nous avons subi plusieurs crises graves et que d’autres se préparent, le contribuable bonne pâte est riche et remboursera les excès de la finance…
        Les institutions financières sont aussi là pour prêter à des acteurs économiques et non seulement pour placer et perdre des montants faramineux, le problème de la non séparation des banques dans leur activité de prêt et de placements souvent à risques.

  17. batgames dit :

    et les banques vont taxer les clients …

  18. Kinowa dit :

    Taxer les banques qui, à leur tour, vont taxer les clients.

  19. Plusdepognon dit :

    Les banques et leurs riches propriétaires comme leurs plus gros clients veulent être des passagers clandestins de l’économie mondiale. Ils ne veulent plus participer à la hauteur de leurs moyens, de plus en plus gigantesques (et à peine planqués deans les paradis fiscaux au vu et au su de tous). Profiter de l’éducation, des infrastructures et de la qualité de vie de certains pays et détruire le tout pour proposer les services privés de leurs multinationales à la place des services publics (c’est très rentables, surtout quand la société est payée à grand coups de subventions déguisées ou des conditions de marché public incroyablement avantageuses dignes de contrats léonins, pour un service qu’elle ne rend pas ou à des prix inabordables pour la population).
    Comment des gens censés avoir la meilleure éducation et instruction possibles ou beneficiant de serviteurs ayant ses capacités peuvent-ils croire que l’automatisation des sociétés et donc le défi énergétique et démographique (car l’oisiveté est mère de tous les vices, comme le montre toutes les situations de rente) ne vont pas entrainer de bouleversements si gigantesques qu’ils ne maitriseront pas ?
    La mentalité « après moi le déluge  » sans doute…

  20. nimrodwing dit :

    Une très bonne idée venant encore du nord, y a pas a dire ils sont costaud nos voisins viking !!
    Avec tous les frais qu’ils nous colle, il serait bien temps que la situation s’inverse un peu, Mr Macron étant un grand copain d ces gens là, il sera très difficile de mettre en place une telle chose en France.
    On se souvient assez des affaires du crédit lyonnais et plus près de nous, BNP, les traiders, actionnaires, surement très loin en matière d’oisiveté pour rapporter de si grand pécule auprès de leurs entreprises.
    Il est difficile de se rendre compte de la situation, les fluctuations de la grande finance pour nous autres néophyte mais j’imagine bien que dans ce domaine là il doit bien y avoir de quoi aider nos braves.

  21. L'âme fatal dit :

    Ça fait des années que j’attends que les commandos déboulent dans les sphères banquières françaises, afin de récupérer l’argent spolié aux français par des systèmes d’enrichissement en circuit fermé. Déjà quand « ils » voulaient louer le matériel aux armées ça aurait dû mettre la puce à l’oreille de certains, mais non même pas!… Là les banquiers français vont appeler deux ou trois potes généraux, Fabius, Moscovici , Macron, et vont ainsi briser toute velléité allant dans ce sens. En France c’est le contraire de la Suède, ce sont les banquiers qui disent aux militaires: « A la niche! » D’ailleurs nos banques ont leurs propres services de renseignements, je ne vous dis pas les barbouseries qui doivent se tordre de rire quand la justice qui les ignore sciemment. Constitution: La honte aux trousses!

  22. Ajm dit :

    Le gouvernement Suédois fait comme d’autres, de la démagogie. Pendant des années les gouvernements successifs de ce pays ont été dans le déni de réalité sur tout, l’immigration, la défense ( les  » dividendes de la paix » ) ….le réveil est dur. Du coup, pour ranimer la flamme de l’armée Suédoise inconnue ou endormie, il faut de l’argent. Plutôt que de réduire le Léviathan invraisemblable des aides sociales, grand aspirateur de l’immigration en Suède ( comme chey nous) , sans oser toucher non plus aux classes moyennes du pays, déjà très, très sollicitées, on a trouvé la victime expiatoire des banques, seul defouloir commun entre l’extrême- gauche et l’extrême -droite. En plus, le monde bancaire et le système financier c’est assez compliqué, expliquer comment une surtaxation ( les banques paient déjà comme les autres l’impôt sur les sociétés et quantité de taxes et servent en plus de collecteurs d’impôts pour le fisc gratos) se traduira nécessairement par une moindre capacité de financement de l’économie, compte tenu de l’effet multiplicateur du niveau de fonds propres, cela dépasse l’entendement moyen.

  23. Daniel BESSON dit :

    Ils font finalement comme le général Augusto PINOCHET , Juan PERON ou les militaires Japonais en Mandchourie : Taxer les exportations de cuivre au Chili ou de barbaque en Argentine , les sociétés minières et les compagnies de transport en Mandchourie pour équiper les forces armées sans passer par un budget d’état .
    Rien de nouveau : On prend l’argent là ou il se trouve ….
    Après il faudra pas reprocher à Vladimir P. , ou autrefois Nicolas M. , d’utiliser l’argent du pétrole pour leur forces armées !

  24. vrai_chasseur dit :

    Le gouvernement suédois a pour lui l’opinion publique suédoise. Le secteur bancaire suédois a mauvaise réputation, soit par des transactions douteuses (soupçon de blanchiment de grande ampleur de l’argent de la mafia russo-balte chez Swedbank, la plus vieille banque suédoise, multiples enquêtes pour évasion fiscale généralisée chez les autres banques, etc etc).
    Mais le gouvernement aura du mal à justifier légalement une taxe sur un seul secteur d’activité, rendant l’impôt sur les entreprises inégalitaire – ce qui pourrait être contraire au droit constitutionnel suédois. Mais faisons lui confiance, le gouvernement suédois est comme son homologue français, son imagination est débordante quand il s’agit de taxes. Et l’opinion publique suivra.

    Pour le chiffres : les 4 premières banques suédoises ont fait un profit cumulé de 10,4 milliards d’euros en 2018. les 500 millions pour la défense représentent donc moins de 5% de leur profit (pas de leur C.A.).

  25. MD dit :

    Pas mal pour un gouvernement de gauche. Il s’est très certainement souvenu de l’exemple des Français .
    Quand on a vu ce qui est arrivé au Crédit Lyonnais, cela vaut certainement mieux que de vouloir nationaliser quelques banques pour créer une  »force de frappe économique  » à la François Mitterrand.

    • SCAtastrophe dit :

      @ MD
      En 2008, les banques ont été en faillite. Le financement démentiel des Etats ont été une nationalisation virtuelle qui n’a pas dit son nom.
      Quand on voit les retours…

  26. Plusdepognon dit :

    Une petite histoire d’espion suédois (30 minutes):
    https://youtu.be/jrgznscaeOs

  27. Robinson dit :

    Quand même dangereux de subordonner sa défense nationale à un impôt sur les bénéfices d’un secteur économique particulier.
    Dans quelques années, crise financière, les banques en pertes sévères, déjà elles ne paieront plus d’impôt sur les bénéfices, mais il faudrait par équité leur rembourser l’impôt payé quand elles étaient en bénéfice, et alors, surtout plus de sous pour l’armée, des soldats à licencier, des usines d’armement à fermer, réduction drastique de la défense nationale, sans doute au plus mauvais moment.
    Non, l’idée n’est pas vraiment bonne, sauf si elle est juste cosmétique.