Barkhane – La France et le Burkina Faso renforcent leur coopération contre les groupes jihadistes

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11 contributions

  1. jyb dit :

    concrètement cet accord assouplit la conduite d’opérations par des militaires français au burkina.

  2. jyb dit :

    Pourquoi la casbah l’a brulé mon zami ? Avec la mort d’amadou kouffa, le jnim ne sait plus ou il habite. C’est donc le chef d’aqmi, quoique cela reste à authentifier, qui du fin fond de sa grotte kabyle ou de son cachot s’est fendu d’un communiqué pour dire que non, amadou kouffa n’est pas mort.
    Ce n’est pas le media officiel du jnim (az zallaqa) qui a fait cette annonce, ni ag ghaly, ni okacha, ni dicko…non c’est droukdel qui est de fait le moins opérationnel et le moins représentatif des djihadistes de la bss. Je ne suis même pas certain que les apprentis djihadistes de gossi, lamab tin aranem etc sachent qui il est.

  3. Carin dit :

    Ce qui est intéressant c’est que droukdel qui est censé être embastillé après qu’il se soit rendu aux autorités algériennes.. puisse encore disposer de ses organes de presse pour faire une annonce ! Comme je l’ai écrit lors de sa reddition, ce nuisible est probablement dans une jolie maison proche d’ag Gahli, et il jouit de toute sa liberté. Business is business.. ce gars est à la tête de très gros trafics qui rapportent beaucoup à certains
    « officiels » algériens, de ce fait il fait partie des intouchables.. et pas dans le sens indien du terme.

    • jyb dit :

      @carin
      Allo ? confusion probable. Je parle de Abdel malek droukdel ( abou moussab abdel wadoud) émir d’aqmi qui ne s’est jamais rendu aux autorités algériennes, bien que toutes les spéculations circulent à son égard.
      Disons que depuis 2015 au vu de son profil, son parcours et ses activités antérieures on peut légitimement s’interroger sur son statut actuel et ses capacités d’action (sachant que l’anp et plus récemment les tunisiens ont fait le ménage tout autour du « personnage »)

  4. Faublas dit :

    Avec les moyens électroniques de détection, je suis toujours surpris qu’on ne puisse localiser un convoi de pickup dans ces zones qui sont pourtant étendues. Même à haute altitude, un satellite le voit, et le suit avec l’aide de drones, rien qu’au nuage de poussière.

    • Polymères dit :

      C’est peut-être qu’à la TV, dans les films on ment beaucoup par rapport à la réalité de la surveillance par satellites.
      C’est vrai que dans certains films, on a l’impression que la surveillance par satellites ressemble à un big brother, des caméras qui suivent en temps réel n’importe quel point du monde, en quelques secondes, ça zoom ici et là, ça détecte un mouvement, on tape dans un moteur de recherche le nom d’une personne et paf un satellite se pointe dessus, un autre qui utilise une caméra thermique pour voir au milieu de la forêt amazonienne de parfaites silhouettes humaines (les ennemis en rouge les copains en bleus) etc…
      Non faut rappeler une réalité, c’est qu’un satellite militaire classique pour l’observation, ne fait pas tout cela. C’est un appareil photo qui tourne autour de la terre et qui se contentera de prendre une ou plusieurs photos d’une zone qu’on lui aura communiqué lorsqu’il passera au dessus, en espérant qu’aucun nuages ne soit présent et que ce soit pris de jour. Ensuite il se passe le temps qu’il faut, il prend les photos, puis les transmets au sol. Une fois les photos réceptionnées, elles sont envoyées dans des unités spécialisés qui vont interpréter et décortiquer (à la loupe!) ces photos pendant des heures, pour y trouver des infos utiles, pour trouver les choses exploitables.
      Bref il se passe des heures et des heures pour ne pas dire des jours quand il n’y a pas d’urgences ou de bonnes photos. Bien souvent même quand une chose est intéressante, on redemande une prise pour confirmer et voir un peu mieux.
      .
      C’est comme ça en France comme chez les autres et à part réduire la durée en multipliant les satellites et en améliorant la qualité, il n’y a aucun « direct » satellitaire qui va voir un nuage de sable émis par des pick-up. En réalité vous pouvez en apercevoir sur une photo, mais comprenez bien qu’entre le moment de la photo et la fin de son analyse, vos pick-up sont bien loin.
      .
      Si les satellites pourraient faire une telle surveillance, croyez bien qu’on aurait pas besoin de drones, de nacelles de reconnaissances, d’avions de reconnaissances et autres. Au contraire, eux ils complètent clairement les satellites, eux ils permettent d’avoir une observation « immédiate » de la situation et peuvent agir immédiatement. Le satellite est un outil parfait pour prendre à l’insu de tous une photo de n’importe quel point du monde (ça dépend aussi des zones de passages du satellites, il n’est pas toujours à la verticale de tout et on ne contrôle pas sa rotation), idéal pour des objectifs immobiles, c’est bien pour trouver une base, pour voir ou non des navires dans un port etc…
      Les drones, et autres avions, eux viennent trouver ce qui bouge (mais pas que) en direct afin d’appréhender la situation. Et là bien entendu vous êtes soumis a des contraintes, ça ne couvre pas une grande zone, les capteurs optiques ont leurs limites et si vous voulez suivre des hommes ou des véhicules, pouvoir les identifier, faut être proche du sol, vous finissez par avoir les yeux sur une zone de 500m².
      Faut pas croire c’est très compliqué et plus c’est grand plus c’est compliqué, faut arrêter de croire qu’on voit tout par ce qu’on s’imagine qu’il s’agit d’un désert blanc et ou on aurait des points noirs dessus, facilement visible.
      Il n’y a pas un google earth (que je connais bien) en temps réel qui permet de zoomer ici et là de parcourir les espaces et ou naturellement on verrait de suite un truc qui bouge au milieu d’un désert.
      Le travail de renseignements est complexe et multiple, il faut le comprendre et ne pas faire semblant d’être « surpris » par ce qu’au fond on s’imagine des choses et que l’impression qu’on laisse, c’est de passer pour des peintres.
      Le monde n’est pas du tout un big brother que les gouvernements surveillent et savent tout sur tout, ou ils peuvent tout détecter, tout voir. De plus, la surveillance spatiale permet à des pays comme le nôtre d’identifier des satellites étrangers, donc ensuite de connaitre leur passage. Pour échapper aux satellites, il suffit de se planquer à ce moment, de livrer des armes au Donbass à cette heure là, de compter sur la nuit, sur les nuages, faut arrêter de croire que c’est impossible de bouger sans être vu par un satellite, mettez vous dans une forêt, vous devenez invisible, garez votre pick up sous le seul arbre au milieu d’un désert, ben le satellite (enfin, les analystes) ne verra qu’un arbre au milieu d’un désert.Camouflez vous, peignez un camion militaire en blanc, vu du ciel, il sera civil tout comme un pick up vu depuis un satellite, reste un simple pick-up, vous ne pouvez pas voir s’il s’agit d’une simple famille, d’un taxi ou d’un véhicule avec 4 types en armes à l’intérieur. Faut vraiment tomber sur celui qui a un canon de 20mm sur l’arrière pour s’en convaincre, mais là aussi, une simple couverture et vu du ciel, ça peut très bien être un tas de bois qu’on a recouvert d’une couverture….
      Donc non, ne soyez pas surpris, car c’est compliqué de surveiller, c’est compliqué de confirmer, c’est compliqué d’intercepter et ce n’est que dans les films ou derrière un écran qu’on pense que tout cela est facile. Même les américains avec tous les moyens qu’ils ont, seraient incapables de surveiller par exemple tout l’Afghanistan, c’est toujours un point A à un instant T, puis le lendemain le point B , ce qui revient à ne plus surveiller A et ce n’est pas par ce que pendant l’instant T, il n’y avait rien, qu’il n’y aura rien quand vous êtes sur B. C’est ça en permanence, avec des points par dizaines de milliers, mais seulement une poignée de vecteurs (satellites, avions, drones) et c’est sans compter les diverses complexités (la nuit c’est pas aussi simple), l’ennemi se cache, l’environnement est détaillée et les yeux de celui ou ceux derrière l’écran font des choix au risque de passer à côté de certaines choses.
      Le renseignement c’est aussi et surtout une affaire d’hommes, le renseignement humain est déterminant pour trouver ces « points » intéressants si on ne veut pas tourner en rond. On pourrait en faire un livre, mais je pense que vous comprenez ce que je veux dire.

    • Carin dit :

      À faublas
      Il y a des centaines de « nuages de poussière » dans ces zones… et pour cause tout le transport de marchandises se fait par camions et sur pistes… pas de trains ni avions dans le coin.. les satellites ne servent pas à grand chose donc.. quand aux drones ils
      « visitent » les convoies qu’ils croisent, et parfois c’est «  bingo »

  5. werf dit :

    Implanter des balises et traceurs sur les pick up serait une opération moins coûteuse et les services savent faire car il faut bien que les véhicules fassent le plein..

    • jyb dit :

      @werf
      et vous pensez qu’ils vont à l’essencerie peinards entre deux raids ?

    • Carin dit :

      À werf
      Vous pensez que ces « technicals » surmontés d’une 14,5m/m font le plein à la station service du coin?
      Déjà trouver une station service relève de l’exploit… pour faire le plein en dehors des villes , il faut attendre de croiser un gars sur la piste,qui est muni de quelques gericans et qui tient le rôle de pompiste!