Le partenariat stratégique franco-belge dans le domaine des blindés médians se met en place

Voir aussi...

Conformément à l'article 38 de la Loi 78-17 du 6 janvier 1978 modifiée, vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données vous concernant. [Voir les règles de confidentialité]

23 contributions

  1. dolgan dit :

    Sur l’image, la tourelle semble différente de celle qu’on voit habituellement.
    .
    C’est une version spécifique pour les belges ?

  2. Le Breton dit :

    Je suis content que l’on se tourne davantage vers la Belgique.

  3. Matou dit :

    Ca c’est bien, c’est concret, c’est constructif ! Dommage que les belges aient acheté du F35 mais maintenant, les dés sont jetés. Longue vie et réussite commune à ce partenariat franco-belge dans le terrestre. Ca fait plaisir de voir ce rapprochement.

  4. Fred dit :

    J’espère bien que la France importe du matériel militaire Belge pour un montant similaire. Juste c’est juste.
    Plus sérieusement, je pense que c’est un bon deal pour tout le monde. Ceci dit, je n’aime pas trop le véhicule Jaguar. Je le trouve trop haut surtout avec l’optronique et, j’ai l’impression, que son centre de gravité est trop haut comparé à sa largeur.

    • Deniz dit :

      J’ai vu une vidéo de présentation de la bête. De souvenir, c’est ajustable en trois positions, la plus haute étant pour le tout-terrain et la plus basse pour route.

    • Hermes dit :

      Vu que la majorité du contrat est directement intraBelgique.
      .
      Je vois pas ce qui justifierait qu’on passe commande de quoi que ce soit en échange, d’autant qu’on a tendance a acheter sur étagère et pas a faire produire sur notre sol…
      .
      Par contre, on peut importer pour autant de la bière et du chocolat, je me porte garant pour amortir une partie de la commande x)

  5. Tab dit :

    Ça sens l’usine à gaz comme seuls les Français savent le faire. Pauvres Belges . S’ils vous proposent un logiciel de paye pour le personnel, refusez !

    • Thomas dit :

      Une belle usine a gaz type Airbus defense&space qui n’est pas francais par exemple?
      C’est pas une spécifité franco-francaise et de très nombreux exemples existent

    • Maxime dit :

      Pas mieux. Si on met en place des copil et des CODIR, ça veut dire que ça débouchera sur du compromis mou, donc de la merde. Jamais vu aucune de ces instances produire autre chose que des décisions non suivies d’effets.

      • John dit :

        Maîtrise de l’œuvre du contrat: DGA !!! L’équivalent belge de la DGA fait confiance à la France pour mener à bien cet aspect.
        Ensuite pour le volet opérationnel…
        Imaginez l’opération Barkhane dans quelques années. Avoir une colonne de blindés franco-belges aurait de la gueule. Cela signifierait de ne pas avoir sur place des mécaniciens et des pièces détachées doublées, mais de mettre en commun ces moyens en mission.
        La mise en commun doctrinale, et la mise en commun de l’entraînement pourrait techniquement mener à mettre un français dans un équipage belge ou inversement.
        .
        Ici on parle d’un vrai pas en direction de vrai coopération. « on a le même matériel, on utilise les mêmes procédures, on fait les mêmes mises à jour, et on travaille ensemble pour que nos deux armées puissent se soutenir ».
        Et la Belgique a l’intelligence de laisser la France gérer certains aspects où des décideurs additionnels n’apporteraient rien de positif. Par contre il est normal que dans le volet opérationnel la Belgique ait son mot à dire. Mais dans ce cas je doute fortement que cela posera problème.
        C’est une coopération type Allemands-Hollandais pour l’armée de terre. Ou aussi les A330MRTT avec une même structure pour plusieurs pays car cela a plus de sens…

        • tschok dit :

          Cela me fait plutôt penser à une délégation de maîtrise d’ouvrage: DGA = maitre d’ouvrage délégué pour le compte du gouvernement belge.
          .
          Le maitre d’œuvre = Nexter, normalement.

      • EchoDelta dit :

        Il y a des tas de projets qui fonctionne très bien avec ces organisations. Mais ils n’attirent pas forcément les feux des projecteurs. Mais dès qu’il y a de la coopération entre des grandes entreprises ou des grandes entités il est nécessaires d’avoir des réunions régulières de directeurs pour cadrer les décisions et les axes de travail, voire prendre les bonnes décisions pour résoudre les problèmes (planning, technologies etc.). Ils sont payés pour cela.
        Ce ne me semble pas aberrant, et c’est plutôt sain que la DGA s’en occupe pour le compte des belges, vue l’expérience terrain des français. Pour moi c’est le signe que la Belgique veut peser plus au niveau opérationnel et se tourne vers le seul pays européen proche d’eux géographiquement qui a encore une expérience de combat.

    • Pb dit :

      Ta raison ..

    • John dit :

      C’est pas une usine à gaz !!!!
      Mais le texte est peut-être mal structuré, ce qui n’aide pas à la compréhension…
      Il y a d’un côté l’aspect purement technico-commercial… Le projet Scorpion n’est toujours pas fixe, et la DGA coopère avec Nexter et les autres sous-traitants / partenaires pour que les véhicules qui seront livrés correspondent aux attentes et besoins de l’armée française.
      L’équivalent belge de la DGA a dit à la DGA qu’ils leur faisaient confiance pour mener à bien cette mission, et qu’ils n’ajouteraient pas leur grain de sable.
      En gros, contrairement au projet NH90 où chaque partenaire veut que sa spécificité entre en ligne de compte dans la conception, la Belgique a intelligemment pensé que Nexter ainsi que l’armée et la DGA sont compétentes pour mener à bien ce projet ET que les besoins de l’armée belge converge suffisamment au besoin français pour ne pas venir compliquer cela.
      Et certainement que les récents exemples de coopérations industrielles complexes ont servi de leçon et que la Belgique a compris que de laisser « les pleins pouvoirs » à la France sans se mêler de rien était dans leur intérêt…

      Ensuite, il y a un deuxième aspect. Il y a un partenariat stratégique sur les forces terrestres. Avec ces nouveaux blindés, la Belgique et la France se sont mis d’accord pour mutualiser certaines activités, et en plus pour se concerter et orienter en commun les développements futurs des moyens blindés des deux armées de terre, d’avoir en commun une même doctrine quant à ce matériel. Le point intéressant est « la cohérence capacitaire » entre les deux pays.
      Mais en gros, cela correspond presque au partenariat germano-néerlandais concernant les capacités terrestres, ou à l’équivalent F35 pour les partenaires de premier niveau…

      Et je pense que c’est un avantage pour les deux de travailler ensemble sur ce matériel. Mettre en commun l’expérience permettra de renforcer les capacités des 2 pays. Mettre en commun les moyens permettra aussi de réduire les coûts. Quand une mise-à-jour future aura lieu, les moyens de R&D seront communs, et le contrat sera unique et profitera aux 2.
      Et dans ce cas, la compétence de maîtrise de l’oeuvre est officiellement confiée à la DGA, donc ce ne sera pas un contrat avec 2 maîtres d’oeuvre, mais bien un contrat unique

    • Badvaati dit :

      Les partenariats bilatéraux mis en place par les français ne sont absolument pas em moyenne des usines à gaz. Regardez ainsi la brigade franco-britannique, le partenariat avec cette même nation concernant le drone UCAV…
      Même sans partir sur une coopération militaire, les technologiques sont aussi souvent couronnées de succès : preuve en est le sous-marin lancé au Brésil il y a très peu de temps et qui a fait l(objet d’un article sur ce fort bon site.. Bref la France a une industrie de défense performante, avec des faiblesses comme toute industrie, et une armée certes en sous-nombre et sous-équipement au vu des ses engagements mais qui demeure aguerrie et est au maximum, après 15 ans d’OPEX intensives, de l’intégration de ses RETEX et donc de la modernisation de ses doctrines…
      Donc :
      1- technologiquement je ne pense pas que les véhicules Scorpion soient une usine à gaz, j’aurais même tendance à soutenir qu’ils semblent fort prometteurs.
      2- au niveau doctrinaire, emploi etc l’armée française a indéniablement une expérience que n’a pas la belge, les doctrines et tactiques d’emploi seront donc pointues, travaillées, et de concert an plus avec les belges qui y participeront et vont économiser des années dans leur apprentissage tout en les influençant.
      3-industriellement il me semble qu’une partie de la tourelle sera belge pour les véhicules de la composante terrestre belge. Quant à des achats de même proportion en Belgique, son industrie de défense est excellente pour l’armement léger (FN Mag, mini-MAG notamment) et nous en avons acquis un volume fort conséquent. Mais le volume de prix ne pourra pas être comparable, il s’agit d’armement trop léger.
      Bref, longue vie au partenariat franco-belge qui avait déjà sauvé la france en 1914!

      • Robinson dit :

        Dernière phrase obscure ; n’est-ce pas plutôt l’inverse ?

      • Badvaati, je vous contredis sur un point secondaire de votre contribution mais c’est pour souligner votre argument sur l’expérience de l’armée française en opex. Lorsque vous écrivez « 15 ans d’opex », c’est un peu court.
        .
        Permettez-moi de suggérer aux lecteurs de ce blog qui ne connaîtraient pas ces documents, la consultation des excellents « cahiers du retex » : ceux-ci font commencer les opex en 1964. Même si cette date est discutable parce qu’on peut faire commencer les opex en Corée 1950, ou à Suez 1956, ou au Gabon 1964, ou au Tchad en 1969 ou en 1978, c’est en tout cas beaucoup plus que quinze ans.
        https://www.cdec.terre.defense.gouv.fr/publications/cahier-du-retex/recherche/50-ans-d-opex-en-afrique

  6. 1cplchef dit :

    Il y aura le probleme de la langue , a moins d ‘utiliser l’ anglais. Les unitées de la composante terre ne sont pas toutes francophone il y a les unitées flamande . En Belgique seul les officiers sont bilingues.