11-Novembre : Mme Parly assure que l’état-major « n’a jamais imaginé rendre un hommage au maréchal Pétain »

Voir aussi...

Conformément à l'article 38 de la Loi 78-17 du 6 janvier 1978 modifiée, vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données vous concernant. [Voir les règles de confidentialité]

90 contributions

  1. f.duchamp dit :

    Le protocole et la com étatique ont complètement raté leur coup : nous avions une ocasion unique de rassembler tous les français sur une journée forte en commémoration, de sensibiliser notre jeunesse au prix payé pour avoir la paix européene dont nous jouissons aujourd’hui, sans polémique, respectueusement, unanimement, vu qu’il n’y a plus de vétérants.
    Et tant pis si l’Allemagne ne le vit pas bien, à chacun s’assumer son histoire.
    Quant aux mérachaux, on peut les oublier tous dans l’ombre des millions d’humbles citoyens tombés à leurs ordres.

    • Toussaint dit :

      Entièrement d’accord avec cette dernière phrase.
      La Première Guerre Mondiale a été une odieuse boucherie, organisée par des puissances coloniales et leurs classes dirigeantes, utilisant leurs peuples come de la chair à canon.
      Les seuls hommes à honorer en ce centenaire sont bien ceux qui sont tombés, en « héros officiels » ou pas, et au-delà, tous ceux qui ont participé aux combats. Et pas les officiers supérieurs, planqués devant leurs tables à cartes. Non Monsieur De Gaulle, ce n’est pas Pétain qui a amené nos troupes à la victoire.

      • Robert dit :

        Toussaint,
        Vous connaissez des troupes qui combattent sans chefs, vous ?
        Et la guerre civile européenne n’a rien de colonial et s’est passée entre européens pour l’essentiel.

  2. Franz dit :

    La figure encombrante du Maréchal Pétain de 1940 ne devrait pas faire oublier que lorsque Joffre confiait au Colonel Pétain la direction des opération sur le front de Verdun le 25 février 1916, trois jours après le début de l’offensive allemande, la situation semblait désespérée.
    Il a repris en main à peu près à lui tout seul, par une vision globale de la situation digne des grands stratèges, imposant le renseignement aérien systématique, la relève régulière des unités en première ligne, la logistique à grande échelle… les erreurs postérieures n’y changent rien.
    Et évidemment, quand j’évoque son rôle je ne néglige pas l’héroïsme forcené des soldats de première ligne. Je veux juste dire qu’ils n’auraient pu forcer la décision sous les ordres d’un chef  » ordinaire « .

    • Robert dit :

      Franz,
      Exactement.
      Nous commémorons l’armistice de la guerre de 14/18 et pas celle de 39/45. Certes, le maréchal Pétain a été appelé et élu par l’assemblée pour ce qu’il avait fait durant la première guerre, ce qui démontre que c’était encore suffisamment important comme symbole aux yeux des français alors en pleine débacle militaire, mais condamner l’histoire héroïque d’un officier à cause de ce qu’il va faire plus de vingt ans plus tard, c’est quasiment réécrire l’histoire pour justifier par avance ce qu’on veut lui faire dire aux yeux des néo français.
      Ils peuvent se le permettre parce que le patriotisme est battu en brèche et que les anciens de 14 sont tous morts, mais qui se souvient qu’à l’enterrement du maréchal, de nombreux anciens combattants loin d’être tous des maréchalistes sont venus accompagner jusqu’à sa dernière demeure Philippe Pétain et jeter sur son cercueil leurs décorations en hommage.
      Parce qu’eux faisaient la différence et n’oubliaient pas.
      Mais nous vivons gouvernés par des étrangers de coeur, des cosmopolites de vocation, qui crachent là sur la mémoire de millions de français qui ont suivi un chef, parfois jusqu’au sacrifice suprême.
      Uniquement à cause de la présence de la mémoire de Philippe Pétain, tous les autres passent à la trappe. Il faut croire que cette mémoire historique fait peur à certains, encore si longtemps après.

  3. UnKnown dit :

    Et pourtant, malgré tout ce qu’il a fait ou tout ce qui a été de sa responsabilité durant l’Occupation, Pétain était bien Maréchal de France, et un des artisans de la victoire de 14-18. On peut honnir ce qu’il a fait durant la Seconde Guerre Mondiale (bouc émissaire bien pratique pour la République, qui lui permet de se laver les mains), et respecter l’homme de 14-18 qui a eu une certaine intelligence à prendre en compte le moral des troupes dans les hachoirs à viande de Verdun. C’est un Centenaire, pas besoin d’en faire des tonnes non plus, mais un peu de recul sur l’évènement seraient salutaire.

    • Eric dit :

      Pétain a été à la hauteur lors de la bataille de Verdun, c’est incontestable. Il a également contribué à sauver l’armée française en en prenant le commandement en 1917, pendant les mutineries, même si l’arrivée de Clémenceau au pouvoir a été tout aussi déterminante pour rétablir le moral. Mais il a été beaucoup plus à la peine lors des grandes offensives allemandes du printemps 1918, où il est apparu à tous dépassé, démoralisé et défaitiste (déjà) : il faut savoir que Clémenceau l’aurait alors limogé s’il n’y avait eu sa popularité immense dans la troupe. Seule l’énergie de Foch a alors sauvé la situation… Par la suite, on ne peut pas dire que son passage au ministère de la guerre en 1934, puis sa nomination au conseil supérieur de la défense nationale jusqu’en 1938 aient été très profitables à l’état de préparation de l’armée française de 1940. Et surtout ça n’enlève rien à la honte ineffaçable du régime qu’il a créé, un régime qui a collaboré avec l’occupant et est allé jusqu’à lui livrer des citoyens français pour la déportation.

      • Robert dit :

        Eric,
        Vous faites semblant de rendre justice, mais votre chronologie prétendue historique est fausse. Les historiens sont partagés mais certains et pas des moindres sont moins négatifs sur l’attitude de Pétain.
        Et si l’armistice n’avait pas été signé, donc si un responsable n’avait pas pris ce poste pour le signer et le vainqueur de Verdun ce n’était pas rien, la France aurait été dirigée par un gauleiter comme dans d’autres pays occupés. Car la défaite de 40, c’est la seule responsabilité du front populaire, Blum qui disait que Hitler ne tiendrait que quelques mois et refusait de faire le nécessaire face au danger, les précieux avions donnés aux communistes espagnols, et le PCF qui sabotait l’armement. Les soldats se sont battus héroïquement, mais dirigés par un gouvernement qui ne les méritait pas.
        Je ne vous ferais pas l’injure de vous décrire comment cela s’est passé dans ces pays sous gauleiters pour les populations, l’organisation de réseaux de faux papiers, il y en avait jusqu’aux bureaux du gouvernement de Vichy, et de résistance, de fuite vers l’Espagne grâce à la zone libre, et la déportation des juifs nationaux.
        Vous auriez préféré un régime comme la Roumanie ou la Hollande, intraitable sur la forme mais ou le sort des déportés a été bien pire qu’en France ?
        Et que ce serait-il passé si Pétain avait refusé d’endosser cette responsabilité?
        De Gaulle serait resté en France pour prendre ses responsabilités au lieu d’attendre pour partir d’être sûr de ne pas obtenir de poste dans le gouvernement du maréchal ?
        L’histoire n’est pas une pute pour satisfaire nos désirs. Et ceux qui accablent la mémoire de ce maréchal sont héroïques par procuration pour faire oublier toutes les erreurs et les lâchetés des donneurs de leçons.
        Alors, si vous voulez parler de honte, ne faites pas de procès à l’histoire car aucun pays n’a obtenu moins pire que la France, grâce à la présence de ce gouvernement de Vichy, et gardez pour vous les anachronismes. Certains ânes ne se gêneront pas de me traiter de pétainiste, mais j’emmerde les héros par projection dans le temps.
        On part du réel, on essaie de comprendre l’histoire et on assume tout, c’est cela la piété filiale.
        Quand aux gouvernants actuels qui baissent culotte préventivement devant le moindre groupe de pression qui hausse le ton, ils sont très mal placés pour donner des leçons d’honneur et de courage aux anciens.
        Très mal placés.
        Voilà pourquoi, entre autre, je ne suis ni républicain ni démocrate, parce que la médiocrité et la haine y servent trop souvent de prétexte à ne pas assumer ses responsabilités, mais à se vautrer dans la boue de la pensée dominante.

        • ricojaneiro dit :

          « Moins pire »…. n’est pas Français.

        • mich dit :

          Bonsoir Robert ,j ‘ai une question pour vous au vu de votre comentaire sur les  » bienfaits « de l ‘occupation comme la vécu la France pendant la deuxième guerre mondiale , que pensez vous de ceux qui ont quand même essayé de résister en France ,des terroristes ? que pensez de la milice de Vichy ,des patriotes malgré eux ? Quand a votre lecture des raisons de la défaite de 1940 (et je peux vous dires que je n’aime pas fêter une certaine victoire en mai) ,en la résumant au front populaire et à la politique ,c’est un peu court au vu d’un pays qui n ‘ a pas réussi à maintenir en 22 ans une armée sensé être la première d ’ Europe en 1918.Pas facile pour des vainqueurs de tirer les leçons et d’admettre aussi que le camp d’en face peut être tout simplement plus fort car plus motivé ,même si les raisons ne sont pas toujours très louables.
          La médiocrité et la haine se drape parfois effectivement de république et de démocratie ,mais que dire de l’ orgueil de grande nation si fière et souveraines qu ‘elles ont conduit l ‘ Europe dans l ‘abime de deux grandes guerre à la suite.
          C’est compliqué en effet de porter des jugements sur des périodes plus sombres que héroïques ,et encore plus de l ‘expliquer aux nouvelles générations ,quand on a encore du mal à en parler sereinement .Mais peut être que le temps le permettra quand même.

          • Robert dit :

            Mich,
            Qu’ai-je à penser d’une époque passée, que je n’ai pas vécu ?
            Je dois prendre position à tout prix, ce serait plutôt une posture, non ?
            Je ne suis pas historien, je dis simplement ce que je pense.
            D’après ce que j’en ai lu, beaucoup de témoignages et d’historiens honnêtes, car le sujet me passionne, je m’aperçois que les choix n’étaient pas toujours évident pour ceux qui les faisaient, un rien aurait pu en faire tourner autrement pas mal d’entre eux.
            J’aimerais que, malgré les choix, mauvais ou pas, les crimes, les erreurs, notre peuple cesse d’être en guerre civile permanente pour savoir se réconcilier autour de l’essentiel, l’amour de son pays et de ses compatriotes.
            Aussi, sans cesse rouvrir les plaies du passé, avec des motivations souvent malhonnêtes, y compris de prétendus historiens militants, pour flatter un groupe de pression au moment des élections c’est vil, ne va pas dans le sens d’un apaisement des mémoires et d’une concorde nationale à laquelle j’aspire.
            Bien sûr que les résistants étaient des terroristes pour l’occupant, c’est toujours comme cela que celui-ci se légitime. Mais ceux qui défendaient leur pays contre l’occupant étaient des soldats sans uniforme qui méritent toute notre respect. Pour autant, dans le camp d’en face, il serait simple de dire qu’il n’y avait que des traîtres à leur pays. Je crois que ce n’était pas si simple, même si je ne comprend pas qu’on puisse servir un pays ennemi et occupant, même si on croit être patriote en le faisant. Pour autant, je ne juge pas ceux qui l’ont fait, je désapprouve leur choix. J’aurais toujours plus de respect pour celui qui met sa peau au bout de ses idées que pour le calculateur, l’attentiste et celui qui va devenir héroïque quand le danger est loin. Et ceci quelles que soient ses idées.
            Je ne résume pas la défaite de 40 au front populaire, mais il en a réellement une et importante. mais c’est surtout dans l’accablement permanent de Vichy, je ne parle pas de la collaboration parisienne, qu’on devine une tentative de dédouaner la 3eme république, le désastreux traité de Versailles qui a fait Hitler, l’attentisme quand il aurait fallu intervenir pour arrêter Hitler quand il réoccupait la Ruhr et, de son propre aveu, aurait perdu si la France était intervenue. Il y a des fautes dont le front populaire est responsable, si on fait le parallèle avec la revanche qui se préparait en Allemagne avec un peuple qui suivait son chef, pour lequel deux tiers des électeurs n’avaient pas voté, pour retrouver sa fierté probablement aussi, en travaillant dur pendant que les congés payés et le reste en France semblaient irréels face aux menaces. Un juif communiste, fondateur de la LICA, ancêtre de la LICRA, Bernard Lecache, a fait publier en français Mein Kampf pour informer les français du danger hitlérien. Mais personne ne voulait savoir, on pensait progrès social, droits acquis. Seule l’extrême droite avec L’Action Française était vent debout contre l’Allemagne, certes à cause du classicisme intellectuel de Maurras qui détestait la pensée germanique, mais aussi parce Bainville avait écrit dans « les conséquences politiques de la paix » à propos du traité de Versailles
             » Une paix trop douce pour ce qu’elle a de dur, et trop dure pour ce qu’elle a de doux. »
            Il prévoyait la revanche et l’ambiance révolutionnaire et pacifiste augurait mal des capacités de la France à réagir.
            Je suis d’accord à propos de l’orgueil, mais n’oubliez pas en chemin la république anticléricale qui a tant fait pour abattre des empires centraux catholiques et chasser les officiers catholiques des états-majors, manifestant leur sectarisme avait de paraître revenir à de meilleurs intentions.
            Je veux simplement dire qu’il n’y a probablement qu’une seule cause et que ceux d’un camp étaient tous des salauds. C’est ce manichéisme que j’abhorre et que j’espère bien ne pas reproduire moi-même.
            Nous sommes humains, simplement humains, mais l’idéologie bien parfois encore aggraver nos défauts.
            Mon héros, c’est un d’Estienne d’Orves.
            Relisez ses écrits et voyez son attitude. C’est cela pour moi être français. Pour autant, il ne crachait pas sur ceux qui avaient choisi l’autre camp, ni sur les allemands, et refusait avec force d’être vengé de celui qui les avaient trahi.

          • mich dit :

            Bonsoir Robert ,merci pour votre réponse ,j ‘ai sans doute réagi un peu trop sèchement à votre précédent commentaire qui m ‘avait un peu surpris ,celui ci me sera beaucoup plus utile.J ‘ai bien conscience de mes lacunes dans une connaissance plus approfondi des personnages de notre histoire et je suivrai certainement votre conseil de fin.

          • Robert dit :

            Mich,
            Je ne suis pas plus ni sage ni intelligent que vous, moi aussi j’ai tendance à réagir au quart de tour. Mais on peut se soigner en faisant des efforts, l’essentiel étant d’être bienveillant. 🙂

      • UnKnown dit :

        A mon sens, ce « Régime » était bien la République Française. Les institutions étaient les mêmes, les fonctionnaires aussi dans leur grande part (en dehors du limogeage ou de la démission de certains esprits lucides). « Régime de Vichy », ou « Vichy », ce n’est qu’un moyen de ne pas assumer qu’une majorité de la France (collaborations + »majorité silencieuse ») s’accommodait de la présence Allemande, pour des tas de raisons qui n’ont rien de manichéennes d’ailleurs (le trauma terrible de la défaite, qui était bien plus qu’une simple défaite militaire, mais bien l’échec de tout le système de la 3e République).

        • Robert dit :

          Unknow,
          Bien sur que le régime de Vichy était la continuité, en une situation inédite, de la république. Même personnel, vote de l’assemblée, continuité des institutions.
          D’ailleurs, la république a toujours eu comme souci de s’inventer une légende pour se laver de toute responsabilité et rester ce régime porteur de promesses messianiques.

  4. Sam dit :

    Mme Parly assure que l’état-major « n’a jamais imaginé rendre un hommage au maréchal Pétain »
    Hélas c’est bien dommage. Car malgré toute la doxa victimisatrice, nous gagnons le conflit le plus sanglant de notre histoire grâce à la détermination et l’esprit d’adaptation de nos maréchaux. Et si le chef de l’Etat Français a bien mérité sa peine de mort, nous devons le respect au vainqueur de Verdun !

    • francois dit :

      nous gagnons le conflit le plus sanglant de notre histoire grâce à.. aux hommes qui se sont battus dans les tranchées et ailleurs.. enlevez les millions d’hommes et ne mettez que les marechaux, aurions nous « gagné » ?

      • Vince dit :

        Ce sont les génraux qui gagnent ou perdent les guerres. Si vous n’en êtes pas convaincu, penchez-vous sur 1940, 1871 etc.

    • ricoajaneiro dit :

      On n’a rien gagné du tout, à part une Seconde Guerre mondiale, 20 ans plus tard.

  5. revnonausujai dit :

    on pouvait penser que dans son discours du cinquantenaire de Verdun, le général de Gaulle avait réglé la question « Si, par malheur, en d’autres temps, dans l’extrême hiver de sa vie et au milieu d’événements excessifs, l’usure de l’âge mena le Maréchal Pétain à des défaillances condamnables, la gloire que, vingt-cinq ans plus tôt, il avait acquise à Verdun, puis gardée en conduisant ensuite l’armée française à la victoire, ne saurait être contestée, ni méconnue, par la patrie. » on mesure l’état de déliquescence de ce pays quand un godelureau irresponsable et arrogant prétend réecrire l’histoire.
    De plus, la parly n’est même pas foutue de tenir un discours cohérent; Joffre et Gallieni, ils sentent le mazout ? imagine t on un hommage aux maréchaux en faisant impasse sur le vainqueur de la Marne !

    • Royal Marine dit :

      Sur LES vainqueurs de la Marne… Sans Gallieni pas de victoire!

      • revnonausujai dit :

        vous avez raison, Galliéni a eu l’intuition de génie et la première vision de la faute de von Kluck et je ne méconnais pas son rôle; toutefois, dans la mémoire collective, c’est bien Joffre qui est resté comme le vainqueur; lui-même disait: je ne qais pas qui a gagné la victoire de la Marne mais je sais bien qui l’aurait perdu.

      • Hannibal dit :

        @ Royal Marine
        Le peu de troupes envoyés en renfort par Gallieni à bord des fameux taxis n’a eu aucune influence sur le cours de la bataille.
        L’image d’épinal est jolie, la réalité historique est toute autre.

        • 341CGH dit :

          « Aucune influence », c’est trop vite dit. Il ne faut pas négliger l’effet moral d’une tactique tellement inattendue : effet positif pour les Français, effet négatif pour les Allemands surpris sur un flanc alors qu’ils se voyaient déjà vainqueurs.

  6. Allobroge dit :

    « « La commémoration du 11 novembre ça a toujours été la même chose », a ensuite poursuivi Mme Parly. « . Bon alors ça suffit ne l’embêtons pas avec ce copier collé des cérémonies de chaque année !….Bon mais enfin c’est quand même le centenaire de la fin d’une guerre qui devait être « la der des der » et pour cause !. On ne rendra pas hommage aux maréchaux parce que Pétain mais on rendra hommage à Clémenceau sans doute qui, finalement est quand même à l’origine de la guerre mondiale d’après ! Que de mesquinerie ! Enfin c’était déjà le cas à cette époque puisque Joffre reçut son bâton dans son bureau !…Pathétique et dramatique et nous serons condamnés à revivre des catastrophes tant nos gouvernants sont petits, petits, petits !…pour ne pas dire autre chose !

  7. Stoltenberg dit :

    Un hommage à Mr Pétain? Cela ne m’étonnerait pas. Les prédécesseurs de ce gouvernement, accompagnés de dignitaires allemands ont déjà envoyé des milliers d’enfants français et allemands pour qu’ils piétinent les tombes des soldats Morts pour la France lors de la bataille de Verdun. Personnellement, j’étais profondément consterné et je n’en croyais pas mes yeux quand j’ai vu cela! C’est un symbole très fort. Les objectifs politiques douteux sont plus importants que l’histoire de la France et l’héroïsme de ses soldats. Aujourd’hui, on envoie des jeunes (futures générations) pour qu’ils marchent sur leurs tombes!
    .
    Après tout, Mr Pétain est l’incarnation de l’amitié et de la coopération franco-allemande tant voulue par nos politiciens. De plus, il s’est battu contre l’ennemi commun de la France et de l’Allemagne, les Américains (c’est ce que certains essayent de nous faire croire). Aujourd’hui, nos gouvernants font aussi front commun contre l’Amérique. Beaucoup de similitudes!
    .
    P.S. Pour tous ceux qui sont pro-Pétain. Je ne remets pas en cause le fait que Mr Pétain à beaucoup contribué à la victoire française en 1918. Mais en tant que homme politique condamné pour haute trahison et pour intelligence avec l’ennemi, une personne qui a humilié la France devant le monde entier et trahi son peuple en collaborant avec son ennemi mortel, il ne mérite aucun hommage. Au lieu d’être exemplaire, il a préféré trahir son pays. C’est inacceptable et impardonnable.

    • petitjean dit :

      « Pour tous ceux qui sont pro-Pétain »
      il ne s’agit pas d’être « pour » ou « contre », mais de considérer les faits dans leurs contextes historiques
      une seule question : qu’auriez vous fait en 1940 ?
      savez vous combien il y avait de véritables résistants français durant la seconde guerre mondiale ? Disons, 0,5% de la population !! En auriez vous été au péril de votre vie ??
      lisez donc le dernier livre de Eric Zemmour. Et tant d’autres sont à lire loin de la doxa officielle

      • Stoltenberg dit :

        Je n’aurais surtout pas collaboré avec l’ennemi! Pendant ce temps, des membres de ma famille continuaient le combat en Afrique du Nord donc je suppose que j’aurais fait comme eux. Combat à outrance contre l’Allemagne!
        .
        Au comportement honteux de Mr Pétain, on pourrait opposer le comportement exemplaire des soldats qui ont préféré mourir plutôt que se rendre. Soldats français de métropole ainsi que issus des colonies, soldats Anglais, Polonais, Tchèques et autres. Mr Pétain est le symbole de la défaite et de la soumission française, une vraie honte pour la France. Il ferait mieux de se suicider ou de quitter le pays (pour l’Angleterre ou ailleurs). La Garde meurt mais ne se rend pas.

      • Glières dit :

        Et la milice et ses pratiques dignes de celles de la Légion Charlemagnes vous l’oubliez! Traîtres de le France. Faites un tour dans le Vercors ça vous remettra les idées en place sur la France « de Vichy » et sa collaboration zélée avec l’occupant.

        • Robert dit :

          Glières,
          Dans les pays ou il n’y avait pas eu d’armistice, et d’armée d’armistice comme de zone libre, c’était l’occupant qui dirigeait directement.
          Vous pensez un instant que c’aurait été différent ?
          C’est bien de rappeler les crimes, mais nier que des réseaux d’évasion ont pu exister à Vichy même, dans les bureaux du gouvernement Pétain, que la zone libre a permis l’évasion, l’Afrique du Nord protégée des allemands permettant l’armée d’Afrique, c’est non seulement simplifier la situation mais confondre avec d’autres réalités, comme celles de pays voisins qui ont directement été mis sous gauleiters avec des conséquences immédiatement plus graves et criminelles pour les populations.
          Nuancer peut paraître complaisant, mais la réalité historique est plus complexe que votre résumé.
          Le procureur Mornet qui jugeait Blum sous l’occupation a jugé Pétain à la libération, ce qui démontre aussi que certains ont échappé à la sanglante épuration.

          • Stoltenberg dit :

            Il n’y a rien de plus honteux que la collaboration avec l’ennemi. Point barre. Tout le reste c’est de la logique des lâches. La mort avant le déshonneur, voici la logique de ceux pour qui on érige des statues. Les Résistants du Vercors en sont un bon exemple.

    • UnKnown dit :

      Pétain est une figure bien pratique pour dédouaner la République de ses responsabilités dans la collaboration. Les juges, policiers, et autres fonctionnaires, qui ont permis le Vel d’Hiv, étaient les mêmes qui foutaient des contraventions ou jugeaient des affaires de meurs avant la Guerre.

    • Clavier dit :

      Le fait d’avoir organisé le roulement des unités jetées dans la bataille ne mérite pas forcément des hommages appuyés…C’est un peu, dans le même ordre d’idée, ce que fait- à une moindre échelle il est vrai – un adjudant-chef du PC quand il s’agit de désigner les tours d’officiers de garde sur une base…..

      • UnKnown dit :

        C’est pourtant ça qui redresse le moral de la troupe à une époque ou la mutinerie gronde dans toutes les armées engagées. Ce qui empêche probablement un effondrement de Verdun, et qui fait prendre conscience au Gouvernement Français que l’Etat Moral des poilus est aussi vital que le nombre d’obus produit chaque mois.
        Et c’est aussi, en partie, ce qui a plombé les Armées Impériales Allemandes, qui ont finalement dû capituler… Alors que leur pays n’avait même pas été envahi! (avec entre 1 et 2 millions de mutins qui fuyaient le front ou maraudaient autour des dépôts/gares de ravitaillement sur la période 1917-1918, on comprend tout de suite l’intérêt de redresser le moral des troupes)

  8. Bizardun dit :

    De toute façon, le freluquet est fatigué et il faut veiller à ce qu’il ne s’enrhume pas avec le froid d’un 11 novembre !

  9. petitjean dit :

    Pas de défilé militaire pour commémorer la Victoire de 14-18
    Ne pas célébrer la victoire pour ne pas froisser l’Allemagne. Ne pas honorer les généraux qui eurent la lourde responsabilité de commander en chef nos armées durant la Grande Guerre, parce que Pétain.
    Sous Hollande, on piétinait les tombes des Poilus. Sous Macron, on piétine la mémoire.
    Pour le cinquantenaire de l’armistice, le général de Gaulle fit déposer une gerbe sur la tombe du maréchal Pétain. Valéry Giscard d’Estaing en fit de même pour le soixantième anniversaire. François Mitterrand, le 11 novembre 1992, fit fleurir les tombes des huit maréchaux de la Grande Guerre. Face aux critiques, Jack Lang déclara alors : « Fleurir la tombe du maréchal Pétain est une tradition inaugurée par le général de Gaulle et que François Mitterrand perpétue… C’est la mémoire de celui qui a été l’un des grands chefs de guerre de la Première Guerre… »
    Macron n’a pas compris que sans la victoire, il n’y a plus de héros, il n’y a plus de sacrifice pour la patrie, il n’y a plus de dépassement de soi, il n’y a plus cette dimension immense du devoir accompli, qui surpasse le soldat.
    Nous avons un chef des armées incapable de comprendre l’état d’esprit d’un soldat de métier, qui ignore l’Histoire de l’armée française, une armée qui a combattu sur tous les continents et qui totalise plus de victoires, au fil des siècles, qu’aucune autre armée au monde.
    Macron est le chef des armées par la Constitution, mais certainement pas par le cœur et l’esprit. Macron est incapable d’aimer la France. Il n’aime que le pouvoir. D’ailleurs, à l’étranger, il nous a toujours salis.
    Nota : Sur Pétain , héros de la première guerre mondiale , il est bon de rappeler que toute la gauche lui vota les pleins pouvoirs en 1940 !
    un livre utile : « Voter Pétain » de François-Marin Fleutot chez Pygmalion

  10. Vendee 1793 dit :

    Un grand ratage en perspective ces cérémonies, du genre de la mascarade de Verdun, bien à l’image de leur ripoublique finissante…Un geste fort serait de ramener le cercueil du maréchal Pétain à Douaumont, c’était son voeu, et on clôt le sujet. Après tout, pourquoi le laisser à l’Ile d’Yeu?
    Je précise, avant de me faire clouer au pilori, que je ne suis pas pétainiste!

    • Sam dit :

      Pas petainiste, mais chouan a priori, ce qui est bien pire !!!

      Je plaisante (à moitié) bien sûr

  11. Pascal (l'autre) dit :

    Finalement tout est dit dans cette déclaration:  » le général de Gaulle avait tranché la question, à l’occasion du cinquantenaire de la bataille de Verdun.  » Si l’usure de l’âge mena le Maréchal Pétain à des défaillances condamnables, la gloire que, 25 ans plus tôt, il avait acquise à Verdun, puis gardée en conduisant ensuite l’armée française à la victoire, ne saurait être contestée, ni méconnue, par la patrie », avait-il déclaré. » Dans le même cas le souvenir (légitime) de Georges Guynemer au niveau de l’Armée de l’Air alors que les faits d’armes de René Fonck sont passés sous silence au vu de ses sympathies avec Pétain* et avec………… Goering** Mais a n’en pas douter encore le genre de polémique initié et propagé par certaines personnes qui ne verraient aucun problème à fêter le Gal Giap, Hô Chi Minh voire Pol Pot!

    * Avait très probablement renseigné Pétain sur le « jeu » des nazis après l’armistice mais Pétain l’a mis en disgrâce suite aux « conseils » de Pierre Laval auquel Fonck était farouchement opposé. ce dernier a logiquement pris ses distances avec le vieux maréchal. Il a été brièvement « inquiété » à la libération mais rien ne lui a été reproché, néanmoins a quand même payé cher son amitié avec Pétain bien que reconnu ( y compris par les alliés) comme « l’as des as » de la première guerre mondiale

    ** Amitiés aéronautiques d’anciens combattants de l’air, Goering a été un as de l’aviation allemande lors de la première guerre bien que moins connu que Von von Richthofen, Udet, immelmann ou Boelcke .

  12. Fred dit :

    Ceux qui ont le plus de mérite, ceux qui ont le plus souffert, ceux qui ont le plus donné, ce sont les Dupond estropiés, les Dupont gazés, les Durand mortellement blessés.
    .
    Ces sont eux, avant tout, qui méritent notre respect. Pourquoi mettre en avant ceux qui, dans les états-majors ont à cette occasion vécu on ne peut plus intensément leur vocation, leur passion, sans péril et dans des conditions de vie normales ? Que l’Histoire retienne leur nom, c’est normal, que notre reconnaissance les mette sur un piédestal, c’est injuste.

    • 2 R H dit :

      Renseignez vous sur le nombre de Généraux et d’Officiers (quelque fussent leur origine) tués au combat.
      Une armée c’est un tout, pas de chef, pas d’armée mais une bande de ce que vous voulez.
      Nous devons honorés les uns et les autres dans un même souvenir.

  13. MERCATOR dit :

    Une fois de plus, ce blog qui apparemment est un site destiné à parler des choses militaires donne l’occasion à certain dont on connait malheureusement les idées nauséabondes , de déverser leur haine fétide sur un president démocratiquement élu, on peut ne pas être d’accord sur ses décisions, on peut contester ses orientations, mais il n’en reste pas moins que c’est le seul qui permet tant bien que mal à notre pays de rester un pays ou il fait relativement bon vivre. je ne parle pas bien évidemment de melanchon aux sinistres idées utopistes du début du vingtième siècle qui n’avait aucune chance, je parle bien entendu de cette femme qui si par malheur avait été élue nous aurait amené tout droit à une terrible guerre civile, le terrible exemple du Brésil, de l’Italie dans une moindre mesure doit nous faire réfléchir, non le fascisme ne passera pas !

    • petitjean dit :

      « déverser leur haine fétide sur un président démocratiquement élu »
      lui qui vient d’une éminente banque d’affaire, a été conseiller et ministre de Hollande au bilan catastrophique ! (par exemple, un demi million de chômeurs en plus à la fin de son mandat)
      vous avez dû manquer qqs épisodes. Respirez un bon coup, je vais vous éclairer :
      -Macron a été élu avec moins de la moitié des voix du corps électoral
      -la France n’est plus une démocratie (et Macron ne compte pas la restaurer)
      -la France n’est plus un état souverain (et Macron n’a pas l’intention de rétablir notre souveraineté
      ceci pour les faits fondamentaux
      mais ce n’est pas tout

      Depuis que Macron est au pouvoir
      -la dette, les impôts et taxes augmentent
      -le chômage et la précarité augmentent
      -la criminalité augmente
      -l’immigration est devenue une véritable invasion
      et je me limite à ces qqs exemples
      Quant au Brésil, dont vous parlez, je vous informe que celui qui vient d’être élu, hérite d’une situation qui résulte de 15 années de gouvernance de gauche
      La politique ne se juge QUE sur ses résultats….

    • Sam dit :

      Il est vrai que les terribles guerres civiles qui agitent le Brésil et l’Italie devraient faire réfléchir tous ces fachos qui voudraient qu’on commémore dignement la plus grande guerre de notre histoire.
      Heureusement que notre pays est uni autour de ses valeurs démocratiques, et que toutes les communautés sont des apôtres du vivre-ensemble, comme l’a d’ailleurs rappelé mr Collomb en quittant son ministère.

      • petitjean dit :

        à propos de Collomb
        terribles déclarations :
        « Gérard Collomb se lâche sur l’immigration : « D’ici à 5 ans, la situation deviendra irréversible. Je crains la sécession. Les gens ne veulent pas vivre ensemble » »
        « Les rapports entre les gens sont très durs, les gens ne veulent pas vivre ensemble… »
        – Quel est la part de responsabilité de l’immigration ?
        « Énorme (…) »
        – Votre loi ne s’attaque qu’à l’immigration illégale. La légale permet de faire entrer plus de 200.000 personnes sur le territoire chaque année.
        « C’est vrai. On fait étape par étape. Mais ça reste un problème… »
        – Vous pensez qu’on n’a plus besoin d’immigration en France ?
        « Oui, absolument »
        « Des communautés en France s’affrontent de plus en plus et ça devient très violent… »
        « Je dirais que, d’ici à 5 ans, la situation pourrait devenir irréversible. Oui, on a cinq, six ans, pour éviter le pire. Après… »
        dans Valeurs Actuelles demain
        http://www.fdesouche.com/1097165-quand-gerard-collomb-se-lache-sur-limmigration-dici-a-5-ans-la-situation-deviendra-irreversible-je-crains-la-secession-les-gens-ne-veulent-plus-vivre-ensemble

    • Paul Letissier dit :

      @ mercator
      « un président démocratiquement élu »… à la suite d’une pré-sélection opérée dans des conditions dites « informelles » (traduction = des conditions opaques) par des associations sans légitimité appelées « partis politiques ».
      Le mot « démocratie » est à utiliser avec circonspection. Nous sommes en démocratie représentative : ça n’a de démocratie que le nom.
      La Démocratie, c’est le gouvernement par le Peuple et pour le Peuple.
      La démocratie représentative, c’est le gouvernement par les représentants et pour les représentants.
      Depuis 1976 et l’instauration de la règle des cinq-cents signatures (règle instaurée par les partis politiques sans nous demander notre avis) l’on ne peut plus dire que le président est démocratiquement élu.

  14. tartempion dit :

    Macron et Parly pourraient rougir de la popularité et de la reconnaissance que des millions de français accordent encore à la mémoire du Maréchal Pétain qui a su conduire nos troupes vers la victoire durant la grande guerre .

  15. TINA2009 dit :

    Bsr à Tous !
    Mme PARLY a parlé ! Sur ca YAMAHA , sur les Bords du Lac du CONNEMARA, nous adressant son tweet de GLOUBIBOULGA !!!! PS : EUHHH …. Entre nous , j’ai l’impression qu’elle est en train d’en bouffer du GLOUBIBOULGA, car entre la nature des propos, le style, le phrasé et la vitesse d’expression…Pour moi , c’est Clair ! Assurément , elle ne porte plus de petite culotte ou de string !

  16. CortoM dit :

    « On ne hait que ce qui nous ressemble », j’en fait ma devise

  17. Paul Letissier dit :

    « La vieillesse est un naufrage » disait Chateaubriand.
    Charles de Gaulle ajouta : « la vieillesse de Pétain fut le naufrage de la France ».
    .
    L’on aurait tort de résumer Pétain à sa responsabilité dans la chute de la Troisième République, responsabilité qu’il partage avec la classe politique dans son ensemble.
    Aujourd’hui celle-ci est fort aise, comme toujours, de trouver un militaire pour lui « faire porter le chapeau ».
    .
    Les torts (immenses, à mon avis) du Pétain de 1940 ne doivent pas faire oublier sa part de mérite dans la victoire de 1918.
    .
    On n’efface pas le passé : le passé est définitif. La victoire de 1918 est une œuvre collective dont aucun des acteurs ne doit être oublié.
    .

  18. TINA2009 dit :

    Bsr à Tous !

    L’ensemble des hommes qui ont combattu durant chaque conflit , dès lors que ce-dernier est commémoré, doivent être rappelé à la mémoire de tous : CECI est ESSENTIEL ! CECI est L’HISTOIRE, Notre Histoire !

    Quant à l’ancienne AIR FRANCE TOMBE, et beaucoup d’autres ( Y compris Le Général de GAULLE, car il ne disposait assurément pas de toutes les informations , pour pouvoir effectuer une synthèse proche de la réalité vécu par de nombreuses personnes sur le territoire …) je vous invite à vous rapprocher de Mr ADRIEN ABAUZIT et des Historiens , qui , recherchant inlassablement , individuellement et aussi en groupes, apporte une révision de L’HISTOIRE dite OFFICIELLE ( Pauvre de moi ! Pauvre de mes enfants! Pauvre de vos enfants et de vous-même!).

    PS : Hommage à ARBUISSON ! Merci à Vous !

  19. Bravo-charlie dit :

    La victoire des français lors de la 1ere guerre mondiale semble gêner nos dirigeants qui préfèrent les défaites. Chirac avait envoyé son porte avions effectuer des ronds dans l’eau chez les Britanniques qui fêtaient leur victoire à Trafalgar. Misère …….

  20. CortoM dit :

    Pour remettre les choses à leur place, à l’origine les commemorations du 11 novembre ne concernaient que les Anciens Combattants. C’était avant, avant que les politiques ne récupèrent l’affaire pour leur intérêt. Et depuis cela dure….

  21. aleksandar dit :

    Polémique politichienne.
    La phrase du General de Gaulle dit tout.
    Et personne n’etait plus concerné que lui , ayant été condamné a mort par le regime de Vichy.

    • Robert dit :

      Aleksandar,
      Après avoir attendu un bon moment auprès de l’avion qui devait l’emmener en Angleterre de savoir si Pétain pouvait l’appeler à devenir membre de son gouvernement.
      Comme quoi, le destin d’une personne peut parfois se déterminer par des considérations très terre à terre.

    • Jean-Marie H. dit :

      @ Robert
      Cette interprétation que vous reprenez à votre compte est plus que contestable : nous avons tous attendu un jour un avion dont l’arrivée n’était pas certaine. Attendre un avion, surtout dans la pagaille de l’époque, ne signifie pas que l’on temporise dans l’espoir d’un coup de téléphone (que valait, d’ailleurs, le téléphone en 1940 et qui savait où joindre de Gaulle ?) pour participer à un gouvernement « de rencontre ».
      .
      Il faut lire les écrits du Général de Gaulle en janvier 1940 : il prévoyait déjà tout ce qui allait se passer dans les six mois à venir. Cf « Mémorandum adressé par le colonel de Gaulle aux généraux Gamelin, Weygand, Georges et à MM. Daladier et Paul Reynaud (26 janvier 1940). » http://charles-de-gaulle.org/enseigner-de-gaulle/memorandum-adresse-par-le-colonel-de-gaulle-le-26-janvier-1940-aux-generaux-gamelin-weygand-et-georges-ainsi-qua-edouard-daladier-et-paul-reynaud/
      .
      Aux yeux de Charles de Gaulle, Pétain en juin 40 était prisonnier des Allemands et à ce titre – c’est une règle militaire : un officier prisonnier n’est plus habilité à commander – Pétain ne pouvait plus agir au nom de la France. En Angleterre de Gaulle (secrétaire d’Etat à la défense) serait le seul membre du gouvernement encore en liberté, les autres étant soit prisonniers (comme Pétain) soit hors-jeu parce qu’en fuite sur un bateau dont on ignorait la destination (le Massilia, parti de Bordeaux).

      • Robert dit :

        Jean-Marie,
        La fuite de De Gaulle est une désertion face à l’ennemi en temps de guerre, un acte pour lequel des dizaines de soldats ont été fusillés. Le 16 juin, de retour de Londres, de Gaulle rejoint Bordeaux, nouveau siège de repli du gouvernement français. Paul Reynaud vient de démissionner et Philippe Pétain est appelé pour le remplacer. Le général « à titre temporaire » espère beaucoup de la constitution de la nouvelle équipe gouvernementale, pour le moins qu’il soit reconduit à son poste de sous-secrétaire d’État, mais pourquoi pas un ministère plus important, compte tenu de ce qu’il croit être ses bonnes relations avec le Pétain.
        Daladier s’y oppose fermement,« Si de Gaulle entre, je sors », et c’est Baudouin qui est nommé au poste qu’il espérait, celui de sous-secrétaire d’État à la guerre. Le général « à titre temporaire » écrit à Paul Reynaud une lettre dans laquelle il lui exprime son désarroi de ne pas être retenu dans le prochain gouvernement. Il lui demande un poste : que l’on fasse au moins de lui le chef du corps cuirassé. Il n’est pas entendu. Infiniment déçu, et après maintes hésitations, de Gaulle, accompagné par son aide de camp Geoffroy Chodron de Courcel, repart le soir même vers la capitale britannique sur le De Havilland Flamingo.
        Dans l’avion qui le ramène vers Londres, il est accompagné par le général Edward Louis Spears, envoyé spécial de Winston Churchill, qui souhaitait surtout les venues de Paul Reynaud et Georges Mandel, mais Spears n’a pas réussi à les convaincre. De Gaulle, qui n’était pas attendu, déclare à Spears : « C’est bon, ils ne veulent pas de moi ! Dans ces conditions je fous le camp à Londres ». Il s’agit là d’un point très important, car si de Gaulle s’était vu confier un poste ministériel, ou même sa reconduction comme sous-secrétaire d’État, il serait resté à Bordeaux et aurait fait partie du premier gouvernement Pétain.
        Bien des années plus tard, en 1967, il se confiera à Roger Stéphane : « Et pourquoi ne pas l’avouer, il y avait l’ambition, j’étais un ambitieux politique et il y a eu la rencontre de la circonstance et de l’ambition ». Le gouvernement français lui ordonne de rentrer en France, « sous peine d’être jugé comme déserteur ». De Gaulle écrit au général Weygand, chef des armées, le 20 juin 1940 : « Mon général, j’ai reçu votre ordre de rentrer en France. Je me suis donc tout de suite enquis du moyen de le faire car je n’ai, bien entendu, aucune résolution que de servir en combattant » (Mémoires de guerre, 1954). Il est important de signaler que, le 16 juin, l’armistice n’est pas encore signé, que donc la France est toujours en guerre et que la fuite de De Gaulle est une « désertion face à l’ennemi en temps de guerre », acte pour lequel des dizaines de soldats ont été fusillés.

      • Jean-Marie H. dit :

        @ Robert
        Selon le raisonnement que vous développez, en juin 40 les membres du gouvernement se partageaient en deux catégories : ceux qui pactisaient avec l’ennemi et ceux qui, selon vous, « désertaient ».
        La désertion est un mot fort mais il est inapproprié parce que c’est un concept qui s’applique aux militaires combattants et non aux gouvernants – fussent-ils détenteurs d’un grade militaire – dont le souci est d’échapper à l’ennemi pour conserver leur liberté d’action.
        .
        L’histoire n’a d’intérêt que pour éclairer le présent. Alors revenons au présent, sous le quinquennat Macron.
        A chaque fois qu’il en a l’opportunité, cet individu s’ingénie avec perfidie – et c’est bien compréhensible au regard de ce qu’il est – à évoquer tous les sujets qui peuvent creuser le fossé entre son monde ( = le monde politique) et le monde militaire.
        .
        Aujourd’hui Macron suscite l’évocation de Philippe Pétain, glorieux général de la Première Guerre mais — et c’est ce deuxième aspect que souligne Macron — devenu condamnable sur la fin de sa vie.
        Naguère, et dans le même esprit, Macron évoquait la bataille d’Alger où les militaires eurent eu le tort de croire qu’ils seraient couverts par le Gouvernement socialiste s’ils en exécutaient précisément les directives comme leur statut de l’époque les y contraignait.
        .
        L’on peut comprendre Monsieur Macron (comprendre ne signifie pas excuser) : il a un compte à régler avec les militaires et il n’y manque pas à chaque fois que l’opportunité s’en présente. A l’été 2017 la sortie du Général de Villiers sous les applaudissements, une vidéo devenue « virale » sur @internet puis reprise en boucle par BFMTV, c’est une tache indélébile sur la carrière de Macron. Si à l’avenir dans l’histoire de France ce petit président-chef laisse une trace – probablement minuscule – cette trace sera celle de son échec auprès des militaires.
        .
        Il le sait. Tout lui est bon pour atténuer cette tache.
        .
        C’est pourquoi sur ce blog et ailleurs les militaires, anciens militaires, sympathisants des militaires, ont tort lorsqu’ils saisissent les « perches » tendues par Monsieur Macron.
        Vous Robert, vous saisissez la perche si bien que vous en arrivez à critiquer l’attitude du Général de Gaulle en juin 40 alors que ce n’est pas du tout le sujet.
        .
        Tous ici nous écrivons le plus souvent sous anonymat ou pseudonyme mais en world-wide. C’est pourquoi j’incite chacun à bien réfléchir avant de publier : la fracture entre le monde politique (représenté par le président que le monde politique a présenté à nos suffrages, ne nous laissant pas de vrai choix) et le monde militaire est une réalité depuis 2008 (on n’oublie pas le « vous êtes des amateurs! » adressé aux militaires, insulte qui ne donna lieu à aucune protestation dans le monde politique).
        La France n’a aucun intérêt à ce que cette fracture soit entretenue. Mais l’intérêt de la France n’intéresse pas le monde politique et ses Présidents qui se suivent et se ressemblent.
        .
        Au contraire pour nous militaires, d’active, anciens, familles, sympathisants, l’intérêt de la France n’est pas une valeur négligeable. Il importe donc d’être circonspect et de ne pas entrer dans les mesquineries politiciennes visant à déconsidérer l’armée française par tous les moyens même les plus vicelards.

        • Robert dit :

          Jean-Marie,
          Pour la seconde guerre, la situation était inédite, le personnel attentiste, les politiques disqualifiés et deux millions de soldats prisonniers en Allemagne et des millions de civils errants sur les routes.
          Parmi ceux qui ont collaboré, il y avait des héros de guerre, des patriotes sincères qui ne se sont pas remis de l’impréparation et des fautes de la 3eme république, d’autres étaient des idéologues et parmi ceux qui quittaient la France, pour certains c’était pour mieux combattre. mais parmi ceux qui ont cru Pétain, il y avait aussi de vrais patriotes.
          C’est trop compliqué pour prétendre en faire le tour trop simplement.
          Je ne prends pas la perche tendue par Macron, c’est un fait historique, De Gaulle a divisé les français et son action en 40 est une légende. Je maintiens et l’histoire critique va plutôt dans ce sens, sauf si elle veut accabler Pétain en se servant du « héros » De Gaulle, que la situation de nécessité de De Gaulle n’est pas une réalité, il a été un simple opportuniste.
          Mais c’est le passé.
          Concernant Macron, je n’ai aucun intérêt pour cette créature hors sol et cosmopolite qui est le candidat du marché sans foi ni loi.
          Et ne comptez pas sur moi pour diviser les français.
          Par contre, prétendre défendre des illusions ou des utopies qui uniraient les français, c’est pire que de polémiquer, c’est mentir et tromper.
          Je défend notre armée, sans réserve, même dans ses aspects sombres, non pas par complaisance, mais parce qu’il faut assumer et ne pas nous laisser culpabiliser par nos ennemis.
          A la prochaine élection, si vous votez, vous auriez bien raison de ne pas croire les flatteurs, mais encore plus de ne pas accabler ceux qui disent des vérités dérangeantes que tant de politiques ne veulent plus aborder.
          Etre dans le vent, de la pensée conforme, c’est une ambition de feuille morte.

  22. Auguste dit :

    Pourquoi ne pas s’inspirer des Anglais et des Israéliens.2′ de silence pour tout le monde,quel que soit l’endroit ou lieu.On sonne les cloches à la volée.A la place du coquelicot anglais,port du bleuet. Obligatoire pour tous les élus et les fonctionnaires.Une vraie commémoration nationale,bien plus qu’un défilé à Paris,même retransmis à la TV.

  23. Pldem806 dit :

    Il n’est pas question de rendre un hommage au Maréchal Pétain, chef de l’Etat Français, mais au général Pétain vainqueur de Verdun et, par la suite, chef des Armées Françaises auquel, à ce titre, on ne peut dénier un rôle majeur dans la victoire. Nos politiques s’affolent alors que l’analyse faite par le général de Gaulle sur le Maréchal reste toujours d’actualité. Encore un coup de victimisation dont le chef des Armées est friand!
    En réponse à  « Stoltenberg » et n’étant pas, je le précise, un fan de « Maréchal nous voilà », son analyse est trop excessive pour être retenue encore que je partage entièrement ce qu’il écrit dans son premier paragraphe.
    Nos chefs sont des pétochards qui ne possèdent pas une once de courage face à un ramassis d’intellectuels fatigués.

    • Sam dit :

      Vrai qu’au delà des polémiques, l’anémie et le manque de courage des grands chefs militaires me laisse plus pantois chaque jour..

    • Un électeur dit :

      @ Sam @ Pldem806
      Je ne sais pas où vous allez chercher ça : nos chefs seraient des pétochards ? Pour ma part je ne vois pas « l’anémie et le manque de courage des grands chefs militaires » actuels.
      Je ne vois pas bien non plus ce que vous voudriez que « les grands chefs militaires » actuels fassent de plus.
      Le Général Pierre de Villiers n’a pas été anémique et n’a pas manqué de courage. Quant à son successeur, le Général Lecointre, il ne mâche pas ses mots. Non plus que les généraux et amiraux qui s’expriment devant les commissions parlementaires.
      .
      Ensuite c’est un autre problème : ces élus du Législatif, dûment informés par les généraux et amiraux, sont supposés contrôler en notre nom l’action du Gouvernement (= l’Exécutif). A ce titre leur devoir est notamment de refuser les diktate de Bercy qui désorganisent toute programmation des dépenses et donc des actions de commandement.
      Le cas échéant les Parlementaires doivent, en notre nom toujours, censurer (= congédier) le Gouvernement : si les élus ne font pas leur devoir, les « grands chefs militaires » n’y peuvent rien.
      Peut-être n’avez-vous pas été assez attentifs ces derniers temps.
      .

  24. tschok dit :

    Ci-joint le discours du général de Gaulle:http://verdun-meuse.fr/index.php?qs=fr/ressources/discours-du-mois—mars-2012—le-general-de-
    .
    Le premier paragraphe est, d’un point de vue littéraire, un pur chef-d’œuvre dans son genre. Il est un écho au discours de Périclès, même si cette référence a aujourd’hui perdu de son lustre éclatant.
    .
    Ceux qui suivent présentent sans doute moins d’intérêt, bien qu’ils ne perdent rien de leur accent hugolien et qu’ils demeurent là-encore un modèle dans leur genre: le récit épique d’une bataille homérique. Ils constituent une sorte d’essaim de communiqués de guerre qui, sans entrer dans le détail de l’âpreté des combats, en dit tout. C’est dans cet ensemble que se niche le cœur de notre sujet: le sort que doit réserver l’histoire à un homme qui a cessé d’être un héros, pour devenir tout le contraire.
    .
    Voilà ce qu’en dit de Gaulle: « Si, par malheur, en d’autres temps, dans l’extrême hiver de sa vie et au milieu d’événements excessifs, l’usure de l’âge mena le Maréchal Pétain à des défaillances condamnables, la gloire que, vingt-cinq ans plus tôt, il avait acquise à Verdun, puis gardée en conduisant ensuite l’armée française à la victoire, ne saurait être contestée, ni méconnue, par la patrie. »
    .
    La construction de la phrase ( car il ne s’agit que d’une phrase) est importante. Elle commence par « si », qui est une conjonction de subordination qui permet de mettre en balance des éléments syntaxiques qu’en général l’esprit redoute d’avoir à comparer, mais que quelque chose le force à mettre sur le même plan, pour en tirer une conséquence plus importante.
    .
    Par exemple, dans la phrase: « S’il était une belle saloperie, il n’en restait pas moins un père de famille admirable qui a toujours veillé, quoi qu’il advienne, à ce que ces enfants ne manquent de rien » on met en balance deux éléments qu’on redoute d’avoir à mettre sur le même plan: « belle saloperie » et « père de famille » pour en tirer la conséquence que celui dont on parle a néanmoins assuré la sécurité de ses enfants.
    .
    Donc, il faut repérer la césure (le moment de la mise en balance) et la conséquence qu’on en tire, puis examiner si aujourd’hui, car ce discours date de 1966, on procèderait de la même façon à la lumière de ce qu’on connait, et de ce qu’ignoraient peut-être les gens en 1966.
    .
    Ca donne:
    .
    – A: Si, par malheur(1), en d’autres temps(2), dans l’extrême hiver de sa vie (3)et au milieu d’événements excessifs(4), l’usure de l’âge (5)
    – B: mena le Maréchal Pétain à des défaillances condamnables (1),
    .
    Moment de la mise en balance et conséquence qu’on en tire:

    – C: la gloire (1) que, vingt-cinq ans plus tôt, il avait acquise à Verdun, puis gardée en conduisant ensuite l’armée française à la victoire(2),
    – D: ne saurait être contestée, ni méconnue, par la patrie(1).
    .
    Dans cette construction, B1 constitue la faute dont il est question. Elle est expédiée en quelques mots, il n’est visiblement pas question de s’y attarder. On sait juste qu’il s’agit de « défaillances condamnables ». Le type dont on parle n’a juste pas été à la hauteur, quoi. C’est pas vraiment une faute, mais une défaillance, c’est-à-dire un manquement. Une faute, c’est un trop-plein de quelque chose de mal, un manquement, c’est pas assez de quelque chose qui aurait pu être bien. Pétain est dans la zone du pas assez de bien. Limite péché véniel, donc.
    .
    Les éléments A1 à A5 constituent les circonstances atténuantes personnelles à l’auteur de la toute petite faute dont on parle:
    – Il n’a pas eu de chance: « le malheur »
    – C’était il y a longtemps, il y a prescription, on peut pas comprendre: » en d’autres temps »
    – Il était vieux, presque déjà gâteux, un vieux débris qui réchauffais ses vieux os près du feu: « dans l’extrême hiver de sa vie »
    – Et puis faut dire que c’était un vrai bordel, qu’est-ce que vous auriez fait à sa place, je vous le demande? Non, il a été pris dans une tourmente:  » au milieu d’événements excessifs »
    – Rajoutons, quitte à insister, que le mec n’était pas au mieux de sa forme: « l’usure de l’âge »
    .
    Maintenant examinons ce qu’il y a de l’autre côté du fléau de la balance et voyons la conséquence qu’il faut en tirer.
    .
    En C1 il y a d’abord la gloire. Cela peut paraître un peu désuet, mais pour des militaires de cette génération, elle ne comptait pas pour rien dans leur engagement. Elle est donc prise en compte comme un actif: elle est « acquise ». On voit poindre le droit de propriété. Puisque que la gloire lui appartient, on ne peut la lui retirer sans le déposséder de quelque chose qui lui appartient en propre. C’est une interprétation possible de la gloire qui l’assimile à un bien meuble, comme un animal domestique ou un buffet. De Gaulle avait, malgré sa grandeur, un fond un peu petit bourgeois.
    .
    En C2 il y a la victoire. Plus exactement, le fait de conduire l’armée française à la victoire et le fait de la conserver par la suite. L’armée française est réduite à un objet qui se conduit et qui ne doit la victoire qu’à son chef. Alors, oui, bien sûr il y a les morts et les blessé, mais on en a déjà parlé dans le premier paragraphe – tout à fait admirable par ailleurs, rappelons-le – donc ils ne vont pas venir nous faire chier alors qu’il est question de la rédemption du chef. Laissons le petit personnel à sa place. On est en train de parler d’un problème de commandement, pas de questions subalternes et ancillaires.
    .
    La conséquence à en tirer en D1: la patrie doit à ce chef de ne pas méconnaitre sa gloire ni la contester. Que faut-il entendre par-là?
    .
    Qui est le débiteur de l’obligation? C’est la patrie. La patrie, c’est la terre des pères, des ancêtres, c’est la terre des morts. Autrement dit, c’est un bac Riviera avec du terreau dedans. Quid?? En fait, il faut comprendre que, dans le langage gaullien, le mot « nation » est employé avec la plus extrême parcimonie. En pratique, De Gaulle était TSN: tous sauf nation. Il préférait employer d’autres mots, mais pas celui-là. Pour lui, la nation c’était la France et la France, c’est le sol qu’on a sous les pieds, là où se trouvent nos racines, nos pères, notre sève. Je crois qu’aujourd’hui on traduirait le mot « patrie  » dans ce texte par « nation », qui me semble donc le débiteur de l’obligation.
    .
    Le contenu de l’obligation: ne pas méconnaitre la gloire de Pétain. Ca veut dire quoi? Cela signifie très simplement qu’il faut la lui reconnaitre, la lui attribuer comme un titre, ce qui se connecte avec l’idée d’acquisition. Bon, ok, pourquoi pas? Mais, est-ce qu’on a aussi le droit de dire qu’il a été une vraie saloperie? Non, c’est pas au programme. La nation doit reconnaitre sa gloire, c’est la consigne. S’y ajoute l’obligation de ne pas la lui contester, pour être bien sûr que les choses soient claires. C’est comme ça, le général l’a décidé: la nation doit pour l’éternité reconnaitre la gloire de Pétain et fermer sa gueule.
    .
    Voilà ce que nous disait de Gaulle en 1966 et il le disait magnifiquement bien.
    .
    Maintenant, en 2018, vous en pensez quoi?
    .
    Personnellement, je pense que de Gaulle a rendu un si magnifique hommage à Pétain en 1966 qu’il me semble parfaitement inutile de le réitérer, car ce serait insulter la mémoire du grand homme.

  25. Bertrand dit :

    T’en a marre de ces gauchistes qui souillent notre nation.

  26. Platane dit :

    Petain a été le général le plus brillant de sa génération. Les soldats l’aimaient sincèrement.
    Un jour il faudra lui rendre hommage officiellement.
    Si on avait suivi sa stratégie, il n’y aurait pas eu 39-45 car on aurait écrasé les allemands jusqu’à Berlin

    • Robert dit :

      Platane,
      Ne réécrivons pas l’histoire, essayons de lui rendre justice, à l’histoire, ce sera déjà beaucoup.

  27. Forban78 dit :

    Au moins, si en cette occasion ils ont voulu faire oublier le Maréchal Pétain, c’est sur le devant de la scène qu’ils l’ont mis malgré eux… Il sera du coup présent dans tous les esprits !!! Juste retour des choses !! « L’Histoire me jugera »… oui, c’est un fait ! Mais c’est encore bien trop tôt !!

  28. Forban78 dit :

    Ce qu’il y a de sûr, c’est que depuis 1870, le politique déteste les armées. Il est aussi certain que ce n’est pas Parly transformée en ministre de la guerre qui nous aurait alors amenée à la victoire… et ce ministre occulte bien vite les idées pacifistes qui avaient cours en 1917 au sein des députés qui se voyaient mal traités et pris à partie dans leurs circonscriptions par une population usée par la guerre. L’offensive Nivelle de 1917 hallucinante de bêtise fut bien la conséquence d’une décision de politiques aux abois pressant les militaires d’avoir des résultats tangibles malgré un front figé… Le rôle du Maréchal Pétain dans ce contexte en sort avec encore plus de force et de lumière.

  29. Boittiaux j-Luc dit :

    Le général Pétain : héros et vainqueur de Verdun…??? Mais de qui se moque-t-on…???… Il y aurait encore en 2018 des français pour croire que l’on a gagné la guerre 14/18… Qu’a t on gagné avec cette guerre ? Des morts et des souffrances indélébiles…et inutiles…un point c’est tout…!!! Ce fumier de Pétain qui a tout fait pour barrer la route aux idées pacifistes et qui a envoyé Nivel empècher les soldats de fraterniser sur le front…Pétain, ordure de l’Armée française au service des intérêts capitalistes de ses quelques amis nantis… à vomir!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    • petitjean dit :

      vous vous égarez !
      dois je vous rappeler que ce sont les allemands qui sont venus ravager la terre de France*
      quant aux idées pacifistes des derniers gouvernements de la 3ème république, ils nous ont conduit aux désastres de 1940
      Jamais les Blum (il faut relire ses discours) , Daladier, Reynaud, ne seront jugés
      je conseille ce livre récent
      de Claude Quétel « La seconde Guerre Mondiale » (qui embrasse la première) éditeur PERRIN

      *l’armistice du 11 novembre 1918 n’est pas une capitulation de l’Allemagne. L’Allemagne n’est ni battue ni envahie. Foch et Clémenceau en sont bien conscients »

    • Robert dit :

      Jean-Luc,
      Vous faites fort.
      Vous croyez sérieusement aux légendes que vous colportez ?
      En 14, même les recrues fichés pour anarchisme étaient partis sans faire d’histoire.
      Que représentent vos « pacifistes », les prédécesseurs des « pacifistes » de 39 qui sabotaient l’armement français et en 40 voulaient fraterniser avec les soldats allemands ?
      Ce sont ceux qui ont collaboré avec les allemands contre leur pays, la Russie, qui ont servis les intérêts capitalistes, comme Lénine, en jouant la victoire de l’Allemagne. Et ceux qui ont voulu abattre les empires centraux pour laisser la maîtrise de l’Europe aux financiers sans patrie.
      Un Pétain n’a fait que servir fidèlement la république, comme tant d’autres, et jusqu’en 40. Malheureusement pour lui car celle-ci en a fait un bouc émissaire de ses propres erreurs.
      La république a toujours été au service des bourgeois qui s’y sont enrichis, puis achetés des titres de noblesse ou devenir puissances financières, ce sont eux les meilleurs défenseurs du capitalisme nomade. Si, effectivement, le traité de Versailles dans son déséquilibre n’a fait qu’entrainer l’esprit de revanche allemand et mener à la seconde guerre mondiale, en quoi un général qui a obtenu des victoires et épargné des vies pourrait-il se retrouver complice de ceux qui voulaient cette guerre civile européenne pour leurs intérêts ?
      Expliquez-nous, et si possible, sans jargon marxiste.

  30. spandoflage dit :

    Bref, traitement politique de cette affaire = histoires à dormir debout, polémiques stériles et buffet bien garni sans souci du budget !

    ça fait une belle jambe aux pauvres gars morts lors de l’Héroïque Boucherie, sans distinction de grade, fonction ou patrie ! Au lieu de baguenauder à Paris, qu’ils aillent renifler le massacre à Craonne, à Verdun ou Paschendaele. La vision de l’Ossuaire et un silence pesant auraient à mon sens bien plus de force, y compris politique.

    Je ne suis pas allergique aux maréchaux, mais pourquoi leur rendre un hommage spécial ? Sauf erreur de ma part, ils ont un peu moins vu le terrain au moment crucial que bon nombre d’officiers subalternes, qui ont eux assumé le commandement et subi les mêmes horreurs que leurs hommes….humainement, au moins, ça me semble plus pertinent ? Mais là aussi bien sûr ce n’est qu’un ressenti.

    Allez je vous laisse : « faut que je reste groupir’ avec Chaudard et Tassin ! ». Et il paraît qu’y des patates chaudes plein la roulante……

  31. werf dit :

    C’est une victoire sur l’Allemagne que nous commémoreront que cela plaise ou non à l’Allemagne qui nous a encore humiliés à Rotondes en 1940! Quant aux maréchaux, ils étaient, à part Joffre, bien au chaud dans leurs états majors et ont envoyé à la mort des millions d’hommes se faire tuer jusqu’en 1917 et l’arrivée des américains!

    • petitjean dit :

      « et l’arrivée des américains »
      ce n’est pas cette arrivée tardive de soldats américains, peu formés et peu équipés, qui nous a fait gagner cette guerre, que dis je, qui nous a amené à un armistice
      les arrières pensées politiques américaines, déjà, nous ont envoyé ce corps expéditionnaire
      Je ne minore pas le courage et le sacrifice de ces boys, mais leur apport n’a pas été déterminant quant à l’issue de ce conflit

      • werf dit :

        L’armée américaine était une armée professionnelle, bien formée et équipée. Ils ont, en octobre 2017, établit à Romorantin un gigantesque dépôt de matériel, armes, munitions, moyens de transport et cela ne leur a pris que 2 mois! Il y avait, à la fin de la guerre, un contingent de 2 millions de soldats américains. Alors il faut arrêter de dire n’importe quoi! Ils ont contribué, de manière significative, à la victoire dans un contexte où le moral était au plus bas dans les tranchées (cf. les révoltes de soldats français qui ont été fusillés!).

        • MERCATOR dit :

          Partiellement faux, l’ensemble des armes et munitions était de facture Francaise (fusil mitrailleur chauchat, canons de 75 ,etc) troupes très bien équipées sur le plan des uniformes , très courageuses , qui partaient à l’assaut comme on va au terrain de sport, et qui « tombaient comme des mouches  » selon mon grand-père qui les a cotoyé . « De maniere significative  » non , cela nous à «  »économisé «  »cent mille hommes et trois mois tout au plus !

      • Géo dit :

        @ Werf
        Vous colportez là une fake-new ( c’est sciemment que je l’écris en américain). Pour connaître la vérité, il faut lire les documents d’époque et non pas la légende ré-écrite plus tard : allez un peu fouiller la bibliothèque de l’École Militaire à Paris. Vous y trouverez tout ce qu’il faut pour savoir la vérité.
        Les Américains nous ont envoyé de la chair à canon qu’ils avaient sortie de leurs prisons et encadrée par quelques professionnels, à charge pour nous de leur fournir les armes dont ils avaient besoin.
        Ils ont eu cinquante-mille morts (sur les millions de cette guerre), ce qui n’est pas cher payé pour présider la conférence de la paix à Versailles.

  32. Carin dit :

    En reniant Philippe Petain pour ses hauts faits de 14/18, nous empruntons un chemin qui dans quelques années conduira certains à dire dans les médias que la guerre de 39/45 était de sa faute! En effet sans Petain, comme aurait pu le chanter Michel sardou nous aurions déjà été en germany, et aurions donc fait l’economie de millions de morts!!! Ah lâcheté quand tu nous tiens…

  33. Bikoro dit :

    Ah! L’Histoire de France… une fake news!!!

  34. girardin dit :

    En matière de commémoration et au-delà des cérémonies j’estime qu’il serait salutaire pour le pays de revenir sur :
    1) les trop nombreuses et inutiles boucheries durant cette guerre
    2) la mise à l’écart, à Limoges, des hauts gradés qui n’étaient pas à la hauteur d’où l’expression être
    limogé
    3) les fusillés pour l’exemple dont le dénommé Bersot lequel a sa rue à Besançon ce qui lui fait une
    belle jambe

  35. Libermundi dit :

    Pour ces traitres à la nation il est plus facile de célébrer nos défaites (envoi du Charles de Gaulle pour commémorer Trafalgar) que nos victoires (refus de commémorer Austerlitz). Pour l’Elysée, les poilus sont « des civils que l’ont a armé »… alors quils étaient l’armée francaise, qui défenfaient leur pays !!! Comprennez bien, la France doit disparaitre pour ces ordures cosmopolites, tout est fait en ce sens.
    Soyons fier de notre pays et n’oublions jamais de célébrer nos victoires.
    Et puis, n’oubliez pas les traitres.

  36. Un électeur parmi 45 millions dit :

    Le problème, dans tout ça, n’est pas vraiment Macron que chacun trouve commode de vilipender.
    Certes Macron mérite d’être vilipendé, mais il sert, en quelque sorte, de diversion.
    .
    Le vrai problème qu’il nous faut résoudre, c’est celui de notre système politique, ce « régime des partis » qui amène l’incompétence à la plus haute fonction de l’État : un blanc-bec cette fois, un velléitaire impulsif précédemment, un énervé méprisant et méprisable naguère.
    .

  37. Plouplou L'Oriental dit :

    Il aurait été souhaitable et surtout honorable d’élever au rang de maréchal de France le général de Castelnau qui s était vu refuser l’accès à cette haute distinction alors si il la méritait pleinement.
    Cent ans plus tard, cela aurait été louable
    Elle aurait eu aussi l avantage de faire taire cette polémique sur le maréchal de France Philippe Pétain.

  38. Centenaire dit :

    Ah les politiques et leurs soucis avec l’Histoire et la Complexité.
    Le Maréchal Pétain a été célébré par la France comme un héros de la Première Guerre Mondiale.
    Il a ensuite passablement terni son image (euphémisme) pendant la Seconde Guerre Mondiale.
    Il a été condamné pour son rôle durant cette période. A tel point qu’il a été dégradé. On ne doit donc plus l’appeler « Maréchal » Pétain, Madame la ministre. Même si ses fans jouent sur le fait que « maréchal » n’est pas un grade mais une distinction : laissons leur le « plaisir » de continuer à le nommer ainsi, mais puisque la France ne le reconnaît plus comme « distingué », plus de « Maréchal » dans la bouche d’un représentant de l’Etat, surtout s’il est à la tête des Armées.
    Par contre, bien sûr que lorsque l’on évoque la 1ere GM, impossible de ne pas parler de l’action du Maréchal Pétain, même s’il faudrait parler bien plus de l’action individuelle de chacun des hommes sous ses ordres.
    Est-ce si difficile pour un(e) politicien(ne) d’envisager la vie et l’Histoire sous un autre angle que le manichéisme ? Ou alors c’est parce que les citoyens sont considérés comme tellement idiots qu’on pense que c’est trop dur pour EUX ?! Le nouveau monde ressemble beaucoup à celui de 1914 en fait, hein…

  39. Johnny Goodfellow dit :

    Quel absurdité française, ces hommage aux « Grands Hommes ». Rendez plutôt hommage aux millions de vos citoyens, des gens simples, morts en guerre.