Près de 50 hélicoptères de l’Aviation légère de l’armée de Terre mobilisés pour l’exercice BACCARAT 2018

Ce 17 septembre, la 4e Brigade d’aérocombat [BAC], qui a vu le jour en juillet 2016 dans le cadre du plan « Au Contact », devait donner le coup d’envoi de ses manoeuvres annuelles appelées BACCARAT, lesquelles se dérouleront pendant une dizaine de jours dans le nord-est de la France, précisément entre les camps d’entraînement de Mailly, Suippes, Sissonne et Mourmelon (soit 4 000 km² de « terrain libre »).

Comme l’an passé, cet exercice « annuel de synthèse du groupe d’adaptation à l’aérocombat » [GAAC] va mobiliser pas moins de 50 hélicoptères fournis par trois régiments de l’Aviation légère de l’armée de Terre [ALAT] et par une escadrille espagnole des Fuerzas Aeromóviles del Ejército de Tierra [FAMET]. Une patrouille d’AH-64 « Apache » britanniques complétera le dispositif.

L’ALAT distingue deux types d’unités : celles du « premier champ », c’est à dire celles avec qui elle a l’habitude de travailler, et celles du « second champ », soit celles qui n’ont pas une grande expérience en matière d’aérocombat. L’un des objectifs de BACCARAT est donc de leur donner l’occasion de bénéficier d’une « acculturation » à l’aérocombat.

« Le régiment de deuxième champ est désigné pour une année d’entraînement, définie autour d’un protocole commun qui formalise les objectifs à atteindre dans le domaine de l’aérocombat. Il s’agit de travailler l’aptitude élémentaire à l’héliportage, l’intégration de sous-groupements aéromobiles lors des exercices tactiques planifiés et, pour les chefs tactiques, d’obtenir les qualifications relatives à l’aérocombat », explique le général Bertrand Vallette d’Osia, le commandant de la 4e Brigade d’aérocombat.

C’est donc à ce titre que le 3e Régiment d’Infanterie de Marine (RIMa) prend part à l’édition 2018 de l’exercice BACCARAT. L’an prochain, il sera remplacé en tant que régiment de deuxième champ par la 13e Demi-Brigade de Légion étrangère, laquelle participe aussi à ces manoeuvres en tant que « force adverse ».

Le scénario de cet exercice prévoit des combats de haute intensité, avec des missions tactiques interarmes offensives et défensives. Devant être exécuté dans des conditions les plus proches de la réalité, des tirs réels sont au programme.

Selon le général Vallette d’Osia, deux points feront l’objet d’une attention toute particulière : « la maîtrise des problèmes d’élongations pour le déploiement de réseaux de commandement fiables » et « l’exploitation efficace des différents capteurs du renseignement. »

« Maîtrisé, l’aérocombat doit permettre de bousculer le dispositif ennemi, de jour comme de nuit, si nécessaire pour reprendre l’initiative, dans tous les cas pour placer l’adversaire en situation de réaction. Il s’agit en particulier de créer localement un rapport de forces favorable en basculant rapidement les efforts et en concentrant les feux. L’aérocombat contribue ainsi, au niveau tactique, à l’effet de masse recherchée par la force », souligne encore le commandant de la 4e BAC.

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