Premier tir, par un Mirage 2000D, de la bombe légère (et à bas coût) BAT-120 GL, développée par Thales

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97 contributions

  1. Nihilo dit :

    SVP M. LAGNEAU voudriez-vous développer « sa puissance étant en effet fonction de sa vitesse de largage » ? Pourquoi sa puissance dépend-elle de sa vitesse ? N’est-ce pas uniquement la quantité d’explosif qui compte ? Merci par avance.

    • Ryner dit :

      Non l’énergie cinétique de la munition à l’impact est aussi un facteur déterminant. A titre d’exemple les GBU12 tirées d’un ATL2 PATMAR ne peuvent avoir l’allonge et le pouvoir de pénétration d’une munition tirée d’un chasseur à 450 noeuds.

      • Jupiter dit :

        Allonge, oui c’est sur
        Pouvoir de pénétration, non car la munition tombera au final à la même vitesse, convertissant son altitude en énergie cinétique pour garantir la vitesse nécessaire à sa croisière.

    • Ares dit :

      L’énergie cinétique tout simplement. comme une voiture ne va pas faire les mêmes dégâts dans un accident à 30 km/h qu’à 120 km/h

      • Jupiter dit :

        La vitesse d’impact n’est pas lié à la hauteur de largage.
        De plus, dans votre exemple, vous oubliez de mentionner le fait que la voiture explose à la fin 🙂

    • Didier dit :

      E=1/2*m*v*v

    • auxsan dit :

      Lance un caillou du premier et ensuite du dixième étage, tu comprendras

      • Jupiter dit :

        Lancez un caillou de 600m et un de 4km
        Ils auront la même vitesse à l’impact. Ça s’appelle la vitesse terminale.

    • Spender dit :

      Imaginez vous dans une voiture avec un mur devant vous.
      Si vous êtes à 20 km/h en percutant le mur, vous emboutirez votre par choc avant et peut être un peu plus de dégâts.
      Par contre si vous êtes à 200km/h dans cette même voiture en percutant le même mur, votre voiture sera en confettis et vous … beinnn on vous ramassera à la petite cuillère (pour le moins si on trouve quelque chose à ramasser) donc l’impact sur le mur aura plus de puissance par simple effet de la vitesse (ou dégagera beaucoup d’énergie sans même avoir besoin d’un quelconque explosif ).
      Maintenant la même chose sauf que c’est une bombe qui va à plusieurs centaines de Km/h et que c’est pas un mur en face mais des mammifères avec des barbes en dessous. La vitesse agit comme une sorte de multiplicateur de la puissance de l’explosif.

    • MD dit :

      La puissance dépend-elle de la quantité d’explosif ? Oui dans le cas d’un obus de mortier, par exemple, qui sont destinés à exploser à la surface d’un sol dur en projetant une grande quantité d’éclats. Un obus de 120 mm fera plus d’éclats, plus gros et lancés plus loin, qu’un obus de 81 et à plus forte raison , de 60 mm. Ce qui ne les rend pas très efficaces contre des adversaires un peu protégés, par exemple dans une cave ou une habitation.
      Non la plupart du temps, avec les tous autres projectiles d’artillerie à plus grande vitesse, et aussi d’avion . Comme pour les obus explosifs des obusiers , pour lesquels on demande à l’obus d’exploser – éventuellement avec une fusée à retard – dans une certaine profondeur de terre ou d’autres matériaux. Dans ce cas l’effet de destruction de la vitesse du projectile – et aussi sa masse – s’ajoute à celle de la quantité d’explosif. Les obus de rupture destinés à percer le blindage des cuirassés étaient très lourds, avaient une grande vitesse, mais ne contenaient qu’une faible charge d’explosif. À noter que la température dégagée à l’impact par ces obus spéciaux portait le blindage à l’incandescence et le volatilisait en format des éclats portés à l’incandescence dont la chaleur dégagée s’ajoutait aux autres effets. Les bombes inertes , sans explosif, que les Mirage 2000 français avaient lancé en Libye , cet dont on s’était stupidement moqué , ont été capables de casser des chars, du fait de leur grand vitesse acquise à l’impact , vitesse acquise à la fois par la vitesse du lanceur et l’altitude à laquelle celui-ci évolue. Toujours dans le même registre, les flèches des obus pour les canons de char percent les blindages de leurs adversaires et provoquent des ravages derrière celui-ci par les seuls effets de leur grande vitesse et de leur masse.

    • Armengaud dit :

      Un exemple facile à piger : sans explisif à bord. Une foncé à 90 km dans ta tête et ou à 200km, résultat tes mort aussi ,sauf qu’à 200 pas besoin d une entreprise de nettoyage. Cordialement

      • .LESOIESAUVAGEVERSLE59 dit :

        vous n’avez rien compris. De plus, faites un effort avec votre orthographe, cela fait mal aux yeux !

  2. Hrtk dit :

    On a une idée de la différence de prix entre une GBU de 250 kg et cette munition ?!

    En tout cas adapté au Rafale, et utilisé sur Mirage pour Barkane, cette munition pourrait être un bon choix.

    • Ryner dit :

      C’est bien cela le problème ! THALES dit moins cher, mais moins cher que quoi.., quand on sait que le coût d’une munition dépend pour beaucoup de l’effet de série. Si c’est plus de 20000 euros l’unité, cela ne vaut pas le coup. Vaut mieux dès lors se rabattre vers de la roquette guidée APKWS ou son équivalente turque (en fermant les yeux et se bouchant le nez..). Le problème, c’est que l’armée de l’air et la marine ont abandonné l’utilisation de ce type d’engins (les 68mm ne sont plus en service depuis les années 90). Pour l’armée de l’air, le chemin arrière est possible, mais pour la marine ce sera NON..pour cause de sûreté nucléaire à bord du PA Charles De Gaulle. Plus de roquettes sur le PA !!
      C’est là que la munition non propulsée de THALES dérivée de la BAP100/120 trouve son sens…mais ça coûtera cher, comme l’A2SM puisque française et en faible nombre produite.

      • MD dit :

        Cher, peut être, mais Thalès a eu l’idée de concevoir cette bombe en utilisant le système de guidage des roquettes du Tigre, et en les adaptant sur des corps d’obus de mortier de 120 mm. Il s’agit donc d’un excellent bricolage consistant à adapter des éléments existants déjà et bien éprouvés sur une munition commune , produite en grande série et relativement peu coûteuse . Il ne devrait donc pas être nécessaire de fabriquer tous les éléments d’une chaîne entière de production puisqu’une partie des éléments est déjà produite en série ailleurs:
        http://www.air-cosmos.com/bourget-2017-bat-120-une-munition-legere-pour-les-frappes-air-sol-96807

        • Pierro dit :

          La BAT-120 n’a rien à voir avec un obus de mortier…
          Bombe d’Appui Tactique 120mm.
          Emportée par paquet de 18 (accrochées les unes aux autres) comme la BAP-100, et freinée par parachute.
          Le problème c’est que la BAT-120 nécessitait de survoler la cible

    • Yannus dit :

      Cela dépendra du ratio de prix entre la GBU et la BAT.
      Un avantage et non des moindre sera de pouvoir économiser les GBU en utilisant des BAT à la place. On pourra préserver le stock de GBU.
      L’autre est qu’on peut emporter un certain nombre de BAT en lieu et place des GBU. Un drone furtif pourrait être ainsi lesté de 12 à 18 BAT au lieu de 2GBU

  3. Chimère dit :

    Pourrait on transposer ce systeme sur un hélicoptere de combat ou sur drone ? Je pense que ce systeme à un meilleur rapport qualité/prix qu’un missile por certaines mission.

    • Jak0Spades dit :

      La faible vitesse ( relative ) d’un hélicoptère ou d’un drone ( SDT) voudrait dire que la portée serait plus réduite que sur un chasseur. Peut-être intéressant sur les Reaper par contre. Pour le Patroller et le Tigre, les roquettes guidées et les missiles anti-char sont plus adaptés. D’ailleurs l’info a été confirmée hier: AdT travail déjà sur l’integration des roquettes guidées sur le Patroller.

      .

      http://lemamouth.blogspot.com/2018/07/la-roquette-guidee-laser-embarque-sur.html

      • sergeat dit :

        Se sert on beaucoup de missiles portables anti-char filoguidé ?

        • Jak0Spades dit :

          Surtout en Afghanistan. Enfin avec l’introduction du MMP, les Milans et Eryx filoguidés vont disparaître.

    • Ryner dit :

      Non, car comme développé dans l’article, cette munition n’est pas propulsée. Depuis un drone en altitude, ça resterait jouable, puisque l’altitude peut être convertie en vitesse, mais pour un hélicoptère, c’est non. Lui, s’il vole près du sol, il lui faut du propulsé..!

    • JP dit :

      Une bombe et un missile sont différenciés par une propulsion ou non…
      En l’occurrence, il s’agit d’une bombe, et ces bombes ont besoin d’une vitesse relativement importante pour avoir une portée intéressante. Donc l’utilisation par les drones actuels n’est pas envisageable, et pour les hélicoptères, les bombes ne sont pas adaptées principalement à cause de ce problème de vitesse.

    • MD dit :

      Il faudrait pour cela fabriquer un système d’éjection , du genre mortier, par exemple; mais sur un drone ou un hélicoptère? Soyons sérieux . Ou adapter à cette bombe un propulseur, ce qui reviendrait alors à réinventer la roquette guidée ou le missile. Il n’y a aucun intérêt à le faire puisque cela va obliger à mener d’autres études, d’autres essais, et à compliquer la fabrication de cette munition qui se veut avant tout simple, économique , et utilisant des dispositifs courants existants déjà . Pour les drones et les hélicoptères, il vaudrait bien mieux étudier , ou leur bricoler, quelque chose qui leur soit spécifiquement adapté.

  4. mayce dit :

    une arme d’exportation massive !!!!!!!!!!!!!! j’imagine tous les pays à faible budget qui la voudront

    après juste pour moi, est ce que ce genre de bombes peuvent être montés sur des aéronefs russes?

    • wagdoox dit :

      oui à la condition qu’un pays possédant des avions russes intégre cette bombe.
      L’inde par exemple, la Russie ne le fera pas puisqu’elle ne sera pas cliente.

      • TINA2009 dit :

        Bonsoir WAGDOOX !

        Et si on envisage un SUPER TUCANO  » FRANCISé » ,, avec système de combat français, électronique française et armement français (ET NON ISRAELIENNE , comme à ce jour…)? CA DONNERAIT QUOI ?
        Et si on envisage un ALPHAJET refondu, avec une motorisation et une électronique, un système de combat ( comme pour le L39 NG , LE L159…) réactualisé , avec des armements français – et européen en complément – , ca donnerait quoi ?????

        • TINA2009 dit :

          Merci de nous préciser en terme de coût de l’heure de vol , d’une part , sur quels types de théatre, pour quelles types d’opérations????

    • Cem Zeybek dit :

      La France est confrontée à la guerre asymétrique depuis peu de temps et elle commence seulement à réagir afin de proposer des solutions à bas coût pour traiter des menaces non-conventionnelles. Elle accuse un certain retard notamment en drones armés et elle a mis du temps pour comprendre que le fait de balancer des missiles à 500.000 € la pièce larguées à partir d’un Rafale à 20.000 € l’heure de vol pour détruire un pick-up avec 3 barbus dedans n’avait aucune chance de répondre aux besoins de la plupart des conflits actuels. Or d’autres pays qui luttent contre ce type de menaces depuis longtemps ont mis au point un certain nombre d’équipements qui répondent parfaitement aux besoins. Le MAM-L, MAM-C et BOZOK turque au guidage laser ou GPS larguées à partir de drone armé Bayraktar TAB2 ou ANKA font parfaitement l’affaire pour 10 à 12000 € le missile. Ces produits sont également disponibles à l’export et peuvent faire de l’ombre aux rêves d’exportation massive de BAT-120.

      • NRJ dit :

        La France n’a pas utilisé, que je sache, des missiles Scalp (à 500.000 euros) contre des djihadistes du Mali. En revanche, comme nous avons quelques 200 missiles en stock, on en a utilisé quelques uns contre l’EI. Les bombes GBU généralement utilisées ne coutent « que » dans les 24.000 dollars.

        Et le manque de drone dans l’armée française est plus du à un imbroglio politico-industriel qu’à une défaillance militaire. Il s’avère simplement que la France ne voulait pas du drone Talarion d’EADS (bimoteur car tourné vers la défense du territoire) fabriqué en partenariat avec l’Allemagne, et a préféré développer le Telemos avec l’Angleterre (monomoteur, ce qui simplifie la maintenance et le rend donc plus adapté aux guerres). Finalement, aucun des deux drones n’a abouti. Il a donc fallu repartir de la case départ avec l’Euromale, auquel l’Allemagne a le leadership (+-30% pour l’Allemagne, +- 20% pour la France, l’Espagne, et l’Italie).

    • JP dit :

      Même avec un budget important, ce genre d’arme est très intéressant.
      Cette bombe permettant de réduire les dommages collatéraux, il y a forcément un intérêt stratégiques à son utilisation. Elle permet d’attaquer des cibles qui sont relativement proches d’innocents. Et cela correspond aux ennemis actuels.
      Une arme plus légère permet d’en emporter un plus grand nombre en mission, et donc potentiellement d’atteindre plus de cibles lors de la même mission. Cela réduit aussi le coût de destruction par objectif.
      Donc son intérêt n’est pas uniquement son faible prix… Au contraire, je dirais même qu’il s’agit « uniquement de la cerise sur le gâteau » car les autres éléments justifient déjà son utilisation

  5. Elématoires dit :

    ça existe aux USA il y a 20 ans avant.

    • Ryner dit :

      Intéressant, Quel type ? Parce que la « DURANDAL » anti-piste achetée par les Américains à cette époque…était française.

  6. Eryx dit :

    Elle ne peut être iriser par nos Rafales , d’ou L’intérêt de garder des 2000 sous la main ou mieux de se doter d’un avion à hélices type skyrider.

    • Eryx dit :

      Utiliser pardon mes doigts sont trop gros pour l’iPhone….

    • wagdoox dit :

      c’est une version de la roquette guidé des tigres qui semble faire son chemin.
      une version avec une porté plus importante que sur tigre.

    • Fralipolipi dit :

      Pourquoi donc ne pourrait-elle pas être mise en oeuvre par Rafale ?

      • Matthieu dit :

        Actuellement, le Rafale n’est pas qualifié pour la BAT-120 (ni la BAP-100). Mais bon, fondamentalement, rien ne s’y oppose. Utiliser un 2000 pour les tests permet de ne pas avoir les tests d’intégration bombe-avion. Si les tests sont bons, rien n’empêchera d’intégrer cette bombe au Rafale (sauf que ça ne sera pas 18 bombes comme sur un 2000, mais au moins 36, voire 54).

      • MD dit :

        Parce que celui-ci , contrairement au Mirage 200, n’a pas de point d’emport prévu pour larguer la bombe anti-piste BAP 120. Celle-ci n’est plus utilisée, mais les Mirage 2000 ont toujours ce point d’emport, et Thalès a conçu cette BAT-120 GL pour qu’elle spécialement être emportée sur ce point d’emport.

      • dolgan dit :

        Elle pourrait être tirée par le rafale à priori. Mais pour le savoir, il faut aligner les biftons et faire turbiner les cerveaux.

        Cette bombe utilise une forme ancienne dont on sait (car à l’époque on a payé pour ça) qu’elle peut être tirée par un mirage2000. C’est en pour celà qu’elle est moins chère: on est pas parti de 0 pour la développer. Toute le gros oeuvre de l’aérodynamique avait déjà été fait.

  7. Polymères dit :

    35kg? Mouai bon, l’effet sera assez limité en terme d’explosion. C’est bien d’en avoir beaucoup sous la main, que ce soit précis et pas cher (on a pas le prix pour juger et comparer), mais c’est dommage de ne pas pouvoir l’utiliser sur drones même si avec le MMP (voir une version longue distance) et les roquettes guidées, nos drones devraient avoir des munitions utiles et performants.
    Pour l’aviation, oui c’est bien d’avoir cela sous la main, mais il y aurait alors toujours une complémentarité avec des munitions plus puissantes.
    Cette munition s’inscrit dans un scénario de munitions pas cher larguées depuis des avions de chasse sur des cibles ne nécessitant pas une bombe plus classique ( ex: 2-3 types dans un bosquet, un véhicule civil…) ou pour réduire les dommages collatéraux par rapport à des civils. Le problème c’est que je pense et on le constate de plus en plus, que l’avion de chasse n’est pas le mieux adapté pour fournir un appui aux troupes ou pour mener des attaques directes sur des « petites » cibles qui peuvent apparaitre. En effet le drone s’impose, car il permet d’avoir une plateforme en permanence (suivant les quantités et l’organisation) au dessus de troupes qui progresseraient, qui permet de leur offrir une observation et un appui feu presque immédiat, voir indépendamment des troupes au sol (le pilote du drone s’il voit un ennemi, va le neutraliser). Pour les zones urbaines c’est pareil, pour la surveillance et le « traitement » multiples et immédiats d’éléments ennemis, le drone armé est la solution.
    Je pense qu’on doit un peu redéfinir les « rôles » dans l’aviation en prenant bien en compte la complémentarité drones/avions. Pour moi le drone armé doit être le vecteur numéro pour la surveillance et pour donner aux troupes au sol des infos sur le terrain et un soutien immédiat (à défaut ou en complément d’hélicoptères) par des munitions légères avec des effets collatéraux réduits. L’aviation de chasse doit être celle qui au delà de ses missions de supériorités aériennes, agit pour traiter du lourd, avec des munitions « lourdes » (GBU12 et au delà) et stratégiques (missiles de croisières…). L’aviation doit être celle qui va effectuer des frappes planifiées, qui va aller raser une habitation et ce genre de choses. Bien entendu il faut s’adapter aux situations de chaque conflits, si certains environnements ne permet pas l’utilisation du drone, ben on usera principalement de l’avion.
    Au delà de ces moyens aérien, le développement de l’artillerie de précision doit continuer pour apporter là aussi, à l’avenir, une capacité de neutralisation directe, sur l’endroit désiré et non pas juste une « zone » plus ou moins réduite, car en ZUB et autres situations, on ne peut pas toujours se permettre d’arroser une zone pour toucher la cible, frapper un bâtiment à côté, risque de tuer des civils et ou ne donne aucun avantage autre que réduire petit à petit une ville en ruines. Comme pour Mossoul, on vante souvent les Caesar, pourtant s’ils ont participé dans la « campagne » irakienne, ils n’ont pas participé aux combats urbains de Mossoul, c’était les américains avec les roquettes guidées qui étaient utilisés, bon derrière il y avait aussi les irakiens qui ne se faisaient pas chier et balançaient leurs mortiers, leurs roquettes un peu à l’aveugle étant donné la précision en ZUB de ces armes.

    • Thaurac dit :

      Pour un pick up ou une maison, c’est suffisant et évite les fameux dégâts collatéraux.

    • Castel dit :

      35 Kg, pour un pick-up, cela n’est pas si mal , vu qu’un « Milan », qui ne pèse guère plus de 7Kg le pulvériserait sans mal !!
      Mais, à condition que cette bombe tombe à proximité immédiate du véhicule, d’ou l’obligation du guidage laser……

      • MD dit :

        À proximité, c’est à dire 15 mètres par exemple, un obus de mortier 120 mm dont cette BAT-120 Gl reprend le corps , provoque de très sérieux dégâts contre un véhicule non blindé, donc un pick-up . Et le terrain sableux d’un désert n’absorbera pas la plupart de gros éclats d’un projectile de ce genre .

      • Ysgawin dit :

        Avec l guidage laser, on est sur de la précision métrique, donc pas de soucis pour éclater le vieux 4×4 à moitié rouillé…

    • NRJ dit :

      @Polymères
      Parfaitement d’accord. J’ajouterai cependant que l’aviation devra pouvoir frapper à distance avec les Smartglider. ces bombes planantes à bas prix, ayant une portée de l’ordre d’une centaine de kilomètres seront des plus adaptées tant pour frapper des sites A2/AD que des pickup djihadistes en plein désert.

      • Polymères dit :

        Oui il faut pouvoir disposer sur chasseurs de munitions nombreuses, légères, à bas coût, sur longue distance servant à « vider » les défenses sol-air adverses avant que d’autres ne puissent derrière neutraliser ces mêmes systèmes.
        Car un S-400, c’est bien beau sur le papier, mais combien coûte un missile? Une durée de vie de 15 ans (comme la plupart des missiles), avec un risque d’échecs au tirs et à l’interception qui reste réel, même si les russes se cacheront bien d’en parler.
        Même avec d’autres missiles de type Pantsir en additions pour la proximité, les missiles partiront vite et ne se rechargeront pas aussi rapidement.
        Le solution contre ces gros systèmes anti-aérien que les russes vantent beaucoup, passent pas la submersion, non pas en envoyant 30 rafale au lieu de 3, mais d’envoyer 100 munitions au lieu de 10. Pour les russes le défi est important, même s’ils préfèrent toujours rester dans une stratégie de communication ou ses S-400 abattent les avions ennemis (toujours facilement et sûrement) alors que le danger ce ne sont pas les avions, mais les munitions. Et là c’est bien plus complexe, d’autant plus que les capacités de détection et d’interception de plusieurs centaines de km, c’est bien au milieu du territoire russe ou pour surveiller une façade maritime, mais quand c’est comme en Crimée, en Syrie, proche d’une frontière, ben on peut être surpris dans des distances bien inférieures à des centaines de km.
        Les américains eux semblent préférer les « nuées de drones » et je pense qu’ils ont en partie raison. Il est bien d’avoir des drones (bien visibles) peu coûteux pour saturer l’espace aérien à longue distance, pour qu’ils brouillent un peu les pistes et toujours qu’ils servent de « cibles » pour qu’en face on vide les tubes.
        D’ailleurs les russes en Syrie subissent sur leur base aérienne de nombreuses attaques de drones artisanaux des rebelles. Et visiblement ils se font quand même un peu surprendre et très souvent c’est avec des kalash et autres qu’ils font la défense de proximité immédiate. Cette réalité pourrait cacher certaines lacunes aux systèmes russes pour clairement détecter et neutraliser des objets de petites tailles et que les missiles ou le canon du Pantsir ne remplit pas très bien son rôle. Certains diraient que c’est par mesure économique, mais je ne le pense pas, il ne sert à rien de déployer ces systèmes si ce n’est pour ne pas les utiliser surtout quand on s’amuse en parallèle à balancer des missiles de croisières sur des cibles largement « traitables » par l’aviation sur place.
        Je crois bien que les S-300-S400 sont bons pour de gros avions bien visibles, qu’ils s’inscrivent plus dans l’optique de détruire les B-52 américain transporteur potentiel d’armes nucléaires dans un contexte de dissuasion nucléaire héritée de la guerre froide, que de plus petits aéronefs ou encore des munitions qui étaient chez les russes « traitées » par d’autres systèmes ou par l’aviation. D’ailleurs ils ne cachent pas qu’ils ont besoin de compléter le S-400 avec d’autres « couches », car les caractéristiques des missiles (ils sont énormes) et des radars doivent être limitées à de grosses cibles qui sont assez lentes, hautes et linéaires dans leurs trajectoires.
        .
        Ces systèmes A2/AD peuvent être éliminés dès lors qu’on le souhaite, le « problème » c’est qu’ils posent une menace permanente dans une zone pour toutes les autres manoeuvres et qu’il faudra nécessairement passé dessus pour arriver à atteindre l’objectif et la zone d’intérêt qu’ils protègent. Mais c’est aussi un problème pour les pays qui n’ont pas et ne peuvent pas avoir les moyens de créer la submersion en « sécurité », que ce soit les missiles de croisières, des munitions comme le smartglider et autres nuées de drones. Aujourd’hui ce n’est pas encore clairement pleinement opérationnel, même chez nous, mais les solutions sont là et n’ont pas à s’inventer.
        Je pense qu’il serait également bon de créer un missile pourquoi pas sur la base du MDCN qui viendrait en altitude exploser pour libérer des dispositifs (toujours nombreux) qui reflètent bien les ondes radars, afin que là aussi les écrans soient saturés et perturbés.

  8. yannus dit :

    Adpater une Jato paraît techniquement faisable pour avoir plus de punch à l’impact…

    • Ryner dit :

      BAP100+ propulsion = roquette. Déjà « achetable » sur étagère en 70mm.

    • Matthieu dit :

      En vrai, la BAP-100 a *déjà* un propulseur.
      Le principe est de déployer un parachute (pour stabiliser la bombe bien verticalement), puis de déclencher le moteur-fusée pour perforer la piste avant l’explosion : le but est de faire un champignon et non un cratère (plus pénible à réparer).

  9. Jupiter dit :

    Bonjour Monsieur Lagneau
    Merci pour cet article.
    Une erreur s’est glissée cependant
    « Par ailleurs, comme elle n’est pas propulsée, son emploi par un drone paraît hors de propos, sa puissance étant en effet fonction de sa vitesse de largage. »
    Sa puissance n’est pas fonction de sa vitesse de largage. La portée est fonction de sa vitesse de largage. La puissance de l’explosion est donné par la masse d’explosif et son système de détonation et n’est pas lié à la façon (altitude, vitesse) dont est larguée la bombe

    • Ryner dit :

      Et bien si…comme décrit plus haut, c’est une question d’énergie cinétique, raison pour laquelle on utilise même (les britanniques surtout..) des bombes inertes avec masse en béton pour détruire des objectifs sans dommages collatéraux, l’énergie cinétique de la munition offrant un pouvoir de destruction sans effet de souffle.

      • Jupiter dit :

        Bonjour,
        En effet, on appelle ça « bétonné un pick-up »
        En revanche, je peux vous assurer que peut importe la vitesse de largage, la munition tombera toujours à sa vitesse de prédilection qui lui est dictée par son aérodynamique.
        Un AASM par exemple évoluera a Mach 0.8 par exemple. S’il est largué moins vite, il prendra d’abord de la vitesse en perdant de l’altitude jusqu’a arriver a sa finesse maximum. Il descendra alors en plané. Vient ensuite une phase de boost mais la vitesse là encore ne varie pas tellement puisque cette phase d’accélération sert a regagner de l’énergie potentielle et non de la vitesse.
        Prenons maintenant une munition en béton de 250kg plus son kit de guidage et booster. On arrive à 350kg. Avec une vitesse terminale de Mach 0.8, on a environ 1.25e7 Joules. Pas mal non? Maintenant, avec la détonation de 82kg d’équivalent TNT, on a 3.43e8 Joules. Soit plus de 25 fois plus.
        En plus de cela, une partie (faible mais non négligeable) de l’énergie cinétique est convertie en dissipation mécanique (écrasement à l’impact) et l’explosif des munitions est plus puissant que de la TNT. Le rapport entre les deux augmente donc encore.
        Moralité, l’énergie due à la vitesse est au moins d’un ordre de grandeur inférieur à l’énergie de l’explosion.
        Finalement, en prenant une vitesse équivalente (ce dont je doute, m’est avis que cette munition tombera moins vite qu’un AASM) et 8kg d’explosif (pour 35kg de munition), on trouve que cette BAT120-GL arrive aux mêmes ordres de grandeur entre l’énergie de l’explosif et l’énergie cinétique.

    • JP dit :

      Je pense que la vitesse n’est pas sans intérêt…
      Certaines bombes explosent après avoir pénétré leur objectif. Dans ce genre de cas, l’énergie cinétique a un intérêt pour pénétrer l’objectif.
      https://fr.wikipedia.org/wiki/GBU-28
      Si la bombe explose au dessus de l’objectif, c’est effectivement différent.

      • Jupiter dit :

        La vitesse aide probablement un peu pour percer un blindage.
        En revanche la capacité de perce-bunker d’un missile comme le scalp par exemple ne tient pas de sa vitesse mais de sa charge précurseur qui perfore (à la manière d’un anti-char) le bunker avant que la charge principale puisse faire le travail.
        Dans le cas de cette BAT120-GL, les objectifs ne seront pas des bâtiments durcis ou des chars de combat, mais comme dit plus haut des pick-up, des cabanes de terre, etc.

        • JP dit :

          Avec ce commentaire, je répondais uniquement à la question « en quoi la vitesse et la puissance de la bombe sont liées ».
          .
          La vitesse aide plus qu’un peu à percer un blindage. Et par vitesse j’entends surtout énergie (1/2 mv^2). Si vous prenez les munitions à uranium appauvri, l’énergie cinétique se transforme en chaleur à l’impact et permettent de traverser le blindage. Sans cette énergie cinétique, la capacité de pénétration n’est pas la même.
          Les bombes « bunker buster » pénètrent le béton/sol grâce à leur énergie cinétique et leur tête renforcée, et l’explosion n’a pas lieu à l’impacte, mais elle est retardée.
          Voir cette vidéo où certaines bombes explosent à l’impact, avant l’impact ou après l’impact en fonction du type de cibles.
          https://www.youtube.com/watch?v=gjV5yePYHv8
          La bombe développée par Thales aura très certainement le rôle que vous décrivez. Mais il permettra aussi d’attaquer des petites maisons ayant un sous sol (type maison afghane). Et retarder l’explosion après avoir traversé le toit permettrait entre autre de limiter les dégâts à l’intérieur de la maison, de concentrer l’énergie sur la cible et donc d’être plus destructrice, mais aussi de réduire les éventuels dommages collatéraux en cas d’alentours civils / innocents. Donc la vitesse me semble être un facteur pertinent.

    • PK dit :

      UN peu quand même…
      .
      Tout est question d’énergie au final : Énergie explosif + Énergie de l’engin
      .
      Avec E engin = Énergie cinétique (Ec) + Énergie potentiel (Ep)et Ec dépend du carré de la vitesse fois la masse (donc la vitesse d’arrivée au sol qui peut-être influencée par la vitesse de largage, dépend donc de la distance que l’on veut atteindre) et Ep dépend que de la hauteur.
      .
      Donc plus on larguera vite la bombe et plus elle fera de dégât, à charge équivalente. C’est aussi l’intérêt d’un missile hypersonique ou d’une flèche anti-char : l’énergie augmentant avec le CARRÉ de la vitesse, le moindre gain dégage un effet considérable sur la cible.
      .
      Ceci dit, 35 kg d’explosif, même à l’arrêt, suffit à démonter n’importe quel pick-up 😉
      .
      Et pour être honnête, n’importe quel MTB car c’est la puissance moyenne d’un… IED.
      .
      Retour à l’envoyeur 😉

      • Blondin dit :

        35 kg semble correspondre au poids total, soit peut être 8-10 kg d’explosif, et encore… ou j’ai mal compris, mais si 9 BAT prennent la place d’une GBU12, les 35 kg doivent bien être le poids total.

      • Jupiter dit :

        Peu importe la vitesse de largage, la munition finira toujours par tomber sur sa cible à la même vitesse. C’est une question d’optimisation aérodynamique (finesse, trainée en incidence).
        De toutes les façons, l’énergie cinétique (au moment de toucher le sol, il n’y a plus d’énergie potentielle, car elle a été transformée en énergie cinétique pour assurer la portée) est au moins 20 fois moins importante que l’énergie dégagée par l’explosif. Soit 5%. Dans le cas d’une bombe ou d’un missile subsonique, l’effet n’est pas assuré par la vitesse.
        En revanche, sur un missile hypersonique ou une flèche a sabot de char, la proportion entre l’énergie cinétique et l’énergie de l’explosion est probablement meilleur, voir inversé en fonction du premier.
        Par exemple, un Tomahawk et un Brahmos ont a peu près la même énergie à l’impact. Cependant, le Tomahawk produit 95% de cette énergie par sa charge plus lourde quand le Brahmos apport 50% de l’énergie par la vitesse et 50% de l’énergie par la charge bien plus petite.

  10. Arnaud dit :

    THALES et « bas coûts », ça m’ a toujours semblé antinomique 🙂

    • Ryner dit :

      Ah, on a les mêmes références.. ! Après, il y a l’effet de série. On ne peut produire moins cher que les américains.

      • Nico St-Jean dit :

        @ Ryner

        hmm j’ai des doutes, une L-JDAM à 20 000 $ pièces avec 50 fois plus d’explosif sera probablement moins cher justement grâce à un effet de série (plus de 350 000 produites, 130 kits par jours) Difficile à battre.

  11. Leo dit :

    Je ne comprends pas bien. Le coût d’une bombe guidée n’est pas tellement dans le « dumb bomb » mais dans le kit de guidage. Pourquoi est-ce que ce kit de guidage est bon marché? Je comprends qu’il est basé sur des kits de guidage tel les roquettes utilisées par le Tigre mais cela n’impact que les coûts de recherche et développement. Le matériel du kit même à également un coût. Si quelqu’un pourrait clarifier … .
    « Par ailleurs, comme elle n’est pas propulsée, son emploi par un drone paraît hors de propos, sa [puissance] portée étant en effet fonction de sa vitesse de largage. » je ne vois pas pourquoi la portée de la bombe serait un point important. Donc pour moi un vecteur opérant à vitesse basse et à basse altitude serait tout à fait utile pour emporter cette bombe. Je pense que la précision s’en portera que mieux. Si quelqu’un pourrait clarifier … .
    Dernier point, les 35 kg c’est pour la totalité de la bombe? Si oui cela voudrait dire qu’il n’y a pratiquement pas d’explosifs, tout au plus une dizaine de kg. Même un SDB (ou SDB II) pèse 110 kg. Il me semble donc que 35 kg est bien faible. Si quelqu’un pourrait expliquer pourquoi une masse tellement petite serait suffisante pour traiter les cibles pressenties et expliquer la différence en poids vis-à-vis des SDB …. .

    • wagdoox dit :

      1) le prix, c’est le capteur laser qui coute le plus cher mais là il n’a pas besoin d’être très performant puisque la bombe a eu faible porté.
      2) La porté devient un enjeu pour donner une fenêtre temps de tirer surtout quand il s’agit d’un drone avec un temps de latence entre l’action, la réaction du pilote éloigné et la réaction du drone lui meme. Si la cible est mobile ca devient injouable sauf mettre l’avion ou le drone à distance de tire de l’ennemis. Portée max 6km sur l’horizon.
      3) la masse d’explosif est de 3,5kg. C’est largement suffisant pour le 4×4 Toyota.

    • Ryner dit :

      « Donc pour moi un vecteur opérant à vitesse basse et à basse altitude serait tout à fait utile pour emporter cette bombe »….basse vitesse et faible altitude donne une faible énergie cinétique.

      • Ryner dit :

        C’est dommage, parce que les ancêtres de cette munition (BAP100 et BAT120) étaient propulsées justement. Tirées en quasi verticale de l’objectif, elles étaient freinées par parachute avant d’être propulsées. Le pouvoir de pénétration était donc assuré. La première a d’ailleurs été utilisée lors d’une opération réelle en 1986 à Ouadi Doum. Succès des jaguar de l’époque.

    • JP dit :

      Une bombe guidée a une trajectoire balistique qui est corrigée par les ailettes. Mais pour pouvoir corriger la trajectoire, ces ailettes ont besoin d’une vitesse suffisante pour avoir une certaine portance (comme les ailes des avions)….
      Ces bombes guidées laser ont une fenêtre de tir réduites qui permettent de frapper avec une excellente précision. Plus vous êtes proche du sol et à basse vitesse, plus cette fenêtre de tir et réduite, et potentiellement moins précises… Mais cela est vrai parce que les bombes sont guidées et peuvent modifier leur trajectoire.
      Maintenant, si on parle d’une bombe non guidées, il est bien possible que la proximité à la cible soit un avantage et la faible vitesse aussi.
      Si la portée de la bombe est un point important, c’est parce qu’il est préférable de ne pas s’approcher trop de la cible. L’appareil et le pilotes deviennent vulnérables aux armes légères si ils sont proches du sol. En l’occurrence, l’un des intérêts de cette bombe est de réduire le coût d’une frappe. Mais si vous perdez / abîmez un appareil, la réduction des coûts est perdue…
      Concernant l’intérêt d’une telle charge…
      L’ennemi actuel c’est principalement les mouvements « rebelles » terroristes. Ils sont principalement armés d’armes légères, et ont peu de blindés. Pour des véhicules non blindés, vous avez besoin d’une faible charge pour le rendre inutilisable et pour tuer ses occupants.
      De plus, si la bombe est plus légère, vous pouvez en emporter plus, effectuer plus de frappes par mission, et donc réduire le coût de la frappe. (le coût d’une frappe ne comprend pas uniquement le coût de la bombe… Si vous réduisez le nb d’heures de vol par objectif atteint, vous réduisez l’usure de l’appareil, et donc le coût de la frappe).
      Et l’intérêt tactique est d’éviter des dommages civils. Si vous avez des civils ou des forces spéciales guidant la frappe mais proches de l’ennemi, une charge plus faible lorsqu’elle est jugée suffisante permet d’éviter des morts inutiles.
      Et lorsque vous combattez les terroristes, l’un des risques est de tuer des innocents, dont les familles deviendront sensibles aux discours extrémistes et rejoindront les rangs de cet ennemi. Donc éviter les dommages civils a un intérêt énorme…

  12. Affreux Jojo dit :

    ça me rappelle la pub Minidou contre Gros Bidon.

  13. R2D2 dit :

    AS PTT ca fait tres club de foot de la poste ^^
    .
    Au final à court terme il y aura un tandem Mirage/ASPTT + Rafale/AASM qui permettra de traiter toutes les cibles simultanément.

  14. Niccos dit :

    Qui fabrique la charge explosive ? Les ateliers de pont sur sambre existent encore ?

    • wagdoox dit :

      C’est le corps de la bombe qui était produit là bas, on a encore largement de quoi faire des explosifs en France. La difficulté sur une bombe à gravité c’est de bien répartir la masse sur le corps et

    • Eryx dit :

      Non j’y habite pas très loin et malheureusement il n’y a plus que des ateliers vides en quasi ruines . Concernant les infrastructures de grandes surfaces, elles servent pour un festival de musique ; les nuits secrètes qui a eu lieu ce week-end d’ailleurs.

  15. wagdoox dit :

    Des nouvelles de la roquette guidée sur rafale ?

  16. Fralipolipi dit :

    Je ne vois vraiment pas pourquoi le Rafale ne pourrait pas être qualifié pour mettre en œuvre cette BAT 120 ?
    Qqun saurait-il dire pourquoi ?
    .
    Le Mamouth semble lui l’évoquer aussi pour le Rafale.
    http://lemamouth.blogspot.com/2018/07/une-roquette-qui-peut-casser-la-baraque.html
    .
    et souligne malicieusement la future situation de concurrence entre Safran (AASM), MBDA (MMP) et Thalès pour l’armement de nos avions … et de nos drones.
    .
    il souligne par ailleurs le récent choix par l’Armée de Terre de la RGL (Roquette Guidée Laser) de Thalès pour armer ses prochains drones Patroller … laquelle RGL provient de chez Thalès (et partage donc son système de guidage avec la BAT 120GL dont il est question ici).
    http://lemamouth.blogspot.com/2018/07/la-roquette-guidee-laser-embarque-sur.html

  17. Castel dit :

    35 Kg, pour un pick-up, cela n’est pas si mal , vu qu’un « Milan », qui ne pèse guère plus de 7Kg le pulvériserait sans mal !!
    Mais, à condition que cette bombe tombe à proximité immédiate du véhicule, d’ou l’obligation du guidage laser……

  18. Hrtk dit :

    Pour les avions légers de type Tucano ça pourrait être utile, si l’avion peut en emporter assez et que sa puissance, bien que peu importante, reste bien plus élevé que celle d’une roquette… Reste à évaluer le potentiel gain pour un avion de ce type a s’en doter.

  19. drix dit :

    Quelqu’un pourrait m’expliquer le principe de désigner une cible par une équipe au sol? ça fonctionne comment?
    J’ai déjà lu ça sur ce site et je voudrais être sûr d’avoir bien compris.

    • aurelien dit :

      C’est le boulot des forces spéciales et JTAC.

    • JP dit :

      Il y a différents exemples de situations où la désignation depuis le sol est intéressante.
      – Une équipe au sol demande un support aérien car l’ennemi est en nombre important, parce que l’ennemi est dans un bunker très protégé et l’armement au sol est trop léger…
      Les troupes au sol peuvent désigner la cible qui serait difficilement trouvable depuis l’avion (même avec une bonne description de celle-ci).
      Et dans le cas d’un champ de bataille confus, il y a toujours le risque de tir ami… Et la désignation laser au sol permet aux équipes au sol ayant une meilleure connaissance de la situation de déterminer les objectifs prioritaires…
      – Une autre situation typique dans la guerre contre le terrorisme: vous avez des forces spéciales qui sont au sol et qui traquent un « haut dirigeant de x (groupe terroriste) »…
      Il y a une réunion avec cette personne dans une maison, la cible se trouve dans une voiture en mouvement… Avec une équipe au sol qui connaît la situation, la désignation laser au sol permet d’attaquer la bonne cible, et évite à l’allié de se faire repérer en faisant de multiples passages…
      Il y a beaucoup d’exemples de situations où la désignation au sol a un intérêt. En résumé, ces situations peuvent être dues à une situation ayant l’air confuse depuis le ciel, mais aussi pour garder un effet de surprise, ou encore désigner une cible mouvante dont seule une équipe au sol pourrait connaître la localisation…
      La désignation depuis le ciel est réservée à des objectifs plus clairs.

    • Ryner dit :

      L’équipe au sol embarque un désignateur laser (lien ici https://www.cilas.com/en/laser-target-designators) qui remplace le pod de désignation laser du chasseur ou la boule optronique du drone/avion ISR. Le problème, c’est qu’il faut infiltrer l’équipe de désignation et ensuite prévoir son exfiltration. C’est un scénario maîtrisé par le COS (CPA10 surtout), mais risqué opérationnellement. Un désignateur embarqué sur aéronef est quand même l’idéal.

      • drix dit :

        Messieurs, merci pour vos précisions.
        J’ai mieux compris le principe et le moyen mis en œuvre pour son utilisation.
        Plutôt risqué en effet d’être sur le terrain et de désigner une cible ennemie de haute valeur.

  20. Nico St-Jean dit :

    Le problème de l’AASM est que le kit coûte une fortune faute d’effet de série en comparaison avec le kit JDAM. L’autre problème, les américains paient en moyenne 20 000 $ (ce qui est vraiment peu onéreux) la JDAM de 250-500-1000 kg mais la version d’export coûte en moyenne 60 000 $ aux clients .. Boeing à trouvé le moyen de contourné la loi FMS américaine, voilà pourquoi on paye tous trop cher pour une JDAM comparativement aux américains. Même la L-JDAM (guidage laser) coûteux presque rien aux USA .. Bref, le congres devrait s’en mêler car un prix moyen de 35 000$ l’unité (en moyenne) serait largement rentable pour Boeing et beaucoup plus abordable pour les clients qui en commanderaient plus. Tout le monde est en baisse de stock depuis 2015/Daesh, particulièrement la France et la GB.

    • personne dit :

      Bonjour,
      Ce document doit pouvoir t’intéresser à partir de la page 27…
      http://www.dtic.mil/dtic/tr/fulltext/u2/1019464.pdf

      • Nico St-Jean dit :

        @ personne

        Eh bin … Merci ! Depuis le temps que je cherche un SAR récent sur la JDAM. Du coup la dernière commande canadienne était celle du 11/20/2015 – 350 JDAMS pour 7,9 millions $ ce qui nous fais 22 570 $ la bombe … Coup de gueule pour rien finalement Mea Culpa.
        .
        N’empêche, il y à quelques années, j’ai réellement lu un article sérieux mentionnant jusqu’à 60 000 $ l’unité aux FMS et sans soutient. De plus, Boeing est passé à 130 kit par jour depuis 2017 donc le prix vas encore baissé.
        .
        Également, la version SEAD va bientôt arrivé (avec un autodirecteur Home-On-Jam) et avec une portée agrandie. Cette arme SEAD Low Cost devrait intéressé la France qui n’à pas d’armement de ce genre.

  21. Simplecitoyen dit :

    Ça serait intéressant d’avoir le prix. Avec du guidage laser , je pense que ça reste très cher.

    • wagdoox dit :

      On parlait de moins de 20 000 voir meme moins de 15 000 pour la roquette guidé.
      donc là encore moins.

    • Nico St-Jean dit :

      Pa forcément. Tellement d’autres facteurs que l’autodirecteur lui-même entrent en jeu.

  22. Anonyme dit :

    Et pourquoi ne parle t-on plus des roquettes de 128mm ? Avec un kit laser ou gps, on a la portée et la puissance…et une adaptabilité sur tous vecteurs.

    • wagdoox dit :

      oui l’intégration sur Tigre c’est pour le standard 2 en 2020.
      Laser uniquement, porté de 5000 m, la charge reste la meme.
      Vecteur drone et hélicoptère.
      L’AdA demande une plus grande portée pour le rafale, sachant qu’avec la vitesse et altitude du Rafale on est à 10 voir 12 km. Probablement pour arriver à 20KM mais depuis un moment plus de nouvelle sur cette version.

    • Ryner dit :

      En France, on utilisait essentiellement de la 68mm sur tous vecteurs et de la 100mm en pod quadritube sur jaguar. Jamais entendu parlé de cette 128mm..

  23. Vieux Réac dit :

    ASPTT comme lettre recommandée au destinataire ?

  24. aurelien dit :

    Il faut d’urgence en équipé nos forces. Cette bombe est le chaînon manquant des opérations de combat actuelles. Le fait de pouvoir traiter 8 ou 16 cibles différentes comme des technicals par exemple ne va laisser aucune chance à l’ennemi. Un chasseur en patrouille qui croiserait une colonne de pickup serait capable de les traiter à lui tout seul . Il est impensable en 2018 de continuer à larguer des GBU de 250kg sur des 4×4.

  25. Gégétto dit :

    Parfait,cette munition pourrait donner ,enfin, aux Mirage 2000D une capacité d ’emport intéressante .