Selon le Haut comité d’évaluation de la condition militaire, la cohésion s’effrite dans les armées

Voir aussi...

Conformément à l'article 38 de la Loi 78-17 du 6 janvier 1978 modifiée, vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données vous concernant. [Voir les règles de confidentialité]

72 contributions

  1. TYPHOON dit :

    Eh oui, il est loin le temps où nous nous retrouvions après la journée professionnelle au mess pour « refaire le monde » de notre unité et des « adversaires ». Tout casser est le maître mot sur l’ensemble du territoire, et pas seulement dans notre institution militaire.

    • bob morloc dit :

      En effet, il reste l’opex où l’on retrouve encore cette cohésion…et encore pour les plus motivés ou nostalgiques car avec les facilités du numérique, certains s’enferment en piaule et ne sortent que pour leur activité professionnelle…Tout est histoire de personnalité et pas simplement d’âge.
      En métropole, l’institution n’offre plus la garantie de vivre dignement en famille…le cout de la vie et l’obligation de bosser à deux pour s’en sortir font que les gens s’adaptent.

    • Guillaume dit :

      Boire des bières ne fait pas une véritable cohésion.

  2. Tripa dit :

    Corollaire de regiments devenus trop gros? Corollaire de la méconnaissance des traditions des unités ?

    • Allobroge dit :

      Ben et les chefs et autres officiers tradis alors ? Ils font quoi ? Il est vrai que nos héros ont des noms qui en dérangent certains !…..Trop populistes sans doute !

  3. Robert dit :

    Quelle est l’état de la famille et de la patrie aujourd’hui et l’idée que les français s’en font?

    • orphudio dit :

      Ne vivre en famille décemment qu’avec deux salaires répond à votre question.

      • Robert dit :

        Ou faire des sacrifices sur un certain confort comme le font nombre de familles qui ne vivent ni dans la gêne ni dans la frustration. Mais c’est un choix qui doit être partagé par le couple et transmis par l’exemple à ses enfants.
        Mais je voulais aussi parler des non familles, un seul parent, malheureusement les accidents de la vie, des relations affectives avec une compagne qui change régulièrement, voire la solitude affective subie que connaissent de plus en plus de nos contemporains.
        Le socle familial a de l’importance pour l’équilibre et je suppose que les militaires ne sont pas différents de nos contemporains.
        Quand à la patrie, s’engager en acceptant de donner sa vie, déjà en sacrifiant beaucoup de cette vie au service du pays, peut-il se faire sans un amour de son pays qui n’est pas toujours enseigné ni évident?

    • petitjean dit :

      bonnes questions, fondamentales même !
      à partir du moment où les « zélites » s’acharnent à détruire les états nations et leurs identités , à partir du moment où le sentiment national est en pleine dissolution, à partir du moment où le roman national n’est plus enseigné (pour ceux qui n’ont pas de mémoire c’est le tandem Sarkozy Fillon qui ont décidé d’alléger le programme d’Histoire de France au profit de « l’ouverture aux civilisations étrangères » ), où sont nos Valeurs , où est la colonne vertébrale ??….

    • Fred dit :

      @ Robert
      Allez, lâche-toi, Robert, n’oublie pas le travail, tu en meurs d’envie …

      • revnonausujai dit :

        pas de bol, mais alors vraiment pas de bol, fredo !
        avant d’étre utilisée par l’Etat français de 1940, une formule très approchante figurait au paragraphe IV du préambule de la Constitution de 1848 sous cette forme :
        « IV. — Elle a pour principe la Liberté, l’Égalité et la Fraternité. Elle a pour base la Famille, le Travail, la Propriété, l’Ordre public. »
        bon, manque la Patrie, mais ce n’est pas scandaleux d’y faire aussi référence; z’êtes antipatriote, fredo ?
        bon, c’est sur que parler de travail et d’ordre au pays des 35h et du bordel permanent, ça fait longtemps que ça a été rayé des mémoires !

        • Fred dit :

          @ revnonausujai
          Sauf que, pour Robert, la « Gueuse », c’est n’est pas une référence positive.
          Ses bonnes pratiques à lui sont celle du « Maréchal ».
          Nous y voilà.

          • revnonausujai dit :

            que Robert aime ou non la gueuse, c’est son pb, ça n’a rien à voir avec le sujet et ça ne justifie pas que vous racontiez des platitudes historiquement erronées.
            pour tout dire, s’il me fallait choisir entre la France sans la république et la république sans la France, je choisirai la patrie sans l’ombre d’une hésitation. Nos aieux ont servi aussi bien Louis XIV que Napoléon et ils sont autrement plus honorables que nombre de petits cons actuels !

          • Fred dit :

            @ revnonausujai
            J’en prends bonne note : tu aurais donc été collabo en 1940.
            Bravo, au moins, tu es plus franc (!) et courageux dans tes affirmations que Robert.
            Ceci dit, ton allusion à la Constitution de 1848 est subséquemment bien mal venue et ton argumentation un poil tortueuse, pour ne pas dire tordue …

        • Robert dit :

          revnonausujai,
          Vous espérez faire réfléchir un âne, bon courage !

        • tschok dit :

          Oh non, la formule n’est pas du tout, mais alors pas du tout approchante, revnonausujai.
          .
          Lisez bien, le paragraphe IV distingue deux choses: les principes et la base.
          .
          Dans les principes, vous avez l’essentiel: la liberté, l’égalité, la fraternité. Ce que la république se propose d’instaurer. Dans la base, vous avez des concepts, qui sont rendus subalternes et renvoyés au rang des moyens, ou de ce qui fait socle, pour donner un point d’appui au projet énoncé au niveau principiel (atteindre une société libre, égale et fraternelle).
          .
          Ce qu’a fait le régime de Vichy: il a élevé au rang de principe des moyens, et à jeté aux orties les principes de liberté, d’égalité et de fraternité, ce qui donne la mesure de son idéal. L’idéal vichyste était « petit-bourgeois »: il se contentait d’ériger en idéal ce qui n’est que des moyens du développement humain (le travail, la famille, la patrie ne sont que cela) parmi d’autres.
          .
          Vichy n’était qu’une subversion aux petits pieds du projet républicain.
          .
          Pour faire la différence entre principe et moyen, il suffit de se demander pour quoi on est prêt à se battre:
          – Vous êtes prêt à vous battre pour votre travail, votre famille et sans doute votre patrie, mais êtes-vous prêt à vous battre pour le concept de travail, de famille ou de patrie? Boarf…
          – Admettons qu’une puissance nous interdise de travailler, de fonder une famille et de défendre notre patrie, pour quoi se battrait-on? Bien plutôt pour notre liberté de travailler, de gagner notre vie, d’entreprendre, notre liberté de fonder une famille et notre liberté de proclamer que le sol qui est sous nos pieds est notre patrie. En somme, on se battrait pour des principes.
          – Au contraire, si cette même puissance prétend nous priver de notre liberté, nous imposer une ordre inégalitaire, donc injuste, et nous imposer un mode de vie qui ferait de chacun d’entre nous un loup pour l’homme, nous n’aurions pas d’autre choix que de nous battre, car l’atteinte au principe implique une atteinte à notre personne. Le principe devient valeur.
          .
          On voit donc bien la différence de nature et de degré entre le triptyque républicain (idéal fondé sur des principes qui sont des valeurs) et le pauvre triptyque vichyste qui n’est qu’un assemblage hétéroclite de moyens (quel rapport entre la famille et la patrie ou le travail?) asservis à un projet de société qui tournait essentiellement autour de l’idée du règlement de compte et d’expurgation: la Révolution Nationale poursuivait un objectif cul-cul la praline et cruel à la fois. Il fallait expurger la société française de ses mauvais éléments (les juifs, francs-maçons, communistes, homosexuels, féministes, malades mentaux, etc) comme condition de possibilité du bonheur.
          .
          Donc, rien à voir entre les deux. Mais vraiment rien. Il s’agit de deux façons très différentes d’utiliser les mêmes moyens, l’ordre public, la propriété, le travail, la famille, la patrie pouvant être mobilisés pour atteindre des objectifs très différents: l’idéal républicain, ou la société vichyste du règlement de compte permanent, selon une idéologie mortifère véhiculée à l’époque par une extrême droite réactionnaire qui, si elle proclamait aimer la France, détestait la société française. Et cela n’a pas vraiment changé.

  4. ScopeWizard dit :

    Malheureusement , cela n’ a vraiment rien d’ étonnant ……….. était-ce prévisible ? Certes oui , mais encore faut-il tenir compte à l’ instant T de certains signaux annonciateurs et non faire celui qui détourne le regard en espérant n’ être confronté qu’ à un épiphénomène ou réagir avec trois temps et demi de retard …………….
    .
    Et puis , il s’ agirait également tout en s’ efforçant de s’ adapter à l’ air du temps ( bref , de vivre avec son temps ) , de ne pas se laisser en permanence illusionner par ses potentielles dérives ou excès comme l’ individualisme forcené ou le culte du paraître qui par définition ne peuvent que s’ opposer à la notion d’ esprit de corps , aux valeurs cimentant la recherche de cohésion indispensables dans une armée digne de ce nom ………….
    .
    Ce qui a détérioré les relations dans le monde civil a désormais touché le monde militaire , ce qui n’ aurait jamais dû se produire ………… la faute à qui ? Au troufion de base ? Certainement pas !
    .
    Bon , la question est : une fois que l’ outil est cassé ………… comment le remettre en état ?
    .
    En résumé , il n’ est pas bien surprenant qu’ entre l’ importance excessive qu’ a pris la vie privée ( enfin « privée » c’ est très vite dit et c’ est un vaste débat ) , une éducation qui ne tient plus la route , et des rémunérations au final peu élevées , il n’ est point surprenant , disais-je , que les engagés se barrent à vitesse grand V ou ne rempilent pas préférant de loin céder aux sirènes hurlantes des attraits financiers et autres aspects hautement « festifs » ( oisifs ? ) inhérents à la vie civile ayant cours dans nos contrées soit-disant si développées et si civilisées …………….
    .
    Ben ouais , je sais , le constat est amer ……………….

    • Miaou dit :

      Prévisible… dans l’absolu selon les lois de Newton presque tout est prévisible. Mais il y a deux problèmes qui rendent les prévisions trop difficile : l’entropie et la complexité.

      La remise en état de l’outil… ce n’est pas que la cohésion de l’armée mais de tout le pays qui est en cause. Le mal est plus profond je le crains. Financièrement le RSA est plus avantageux que le statuts de soldat.

  5. Pierro dit :

    Les militaires sont sous contrat = jetables, et effectivement jetés au grès des caprices du gouvernement et de l’actualité du jour.
    C’est un job comme un autre, et l’institution fait tout pour foutre les gens dehors avant droit à pension ou prime (IDPNO).
    Alors il ne faut pas trop en demander non plus…

    • Ubi dit :

      Sur l’as pect contractuel, certes, ais ce n’est pas nouveau. Quant à l’affirmation pour mettre les gens dehors, c’est gratuit et sans fondement.

    • Allobroge dit :

      Un temps pas si lointain il fut question de changer le statut des militaires pour en faire des « fonctionnaires attachés à la Défense » ! On y vient..discrètement !

  6. jojo dit :

    Plus de foyer après les heures ouvrables, plus d’asfoy, que des comptable. Le foyer était le lieu de rencontre de tous, et dans le tas on trouver des copains de sortie ayant des gouts communs ,mais les réseaux sociaux n’était pas la. c’est vrais un mec sur internet à 800 voir 1000 ou encore plus loin c’est mieux que les gars ou fille avec qui je travail et sont tous de gros con même si je ne les connais pas.

  7. lakolo dit :

    qu’en est il des unités outremer?
    pas certain que ces conclusions puissent s’y appliquer car la vie sur place des familles impose de bien se connaitre pour faire face à l’éloignement et aux possibles contretemps de l’actualité (cyclones, sécuritaires,etc.).

    • Jean dit :

      Bonjour,
      Après 20 ans de services embarqués, avec plus ou moins 200 jours d absence port base, me voilà en affection outre mer et affecté à terre en unité interarmée .
      Et bien je vous promet que je profite à font de ma famille et pas du tout des sorties et autres soirées organisées par Bachus.
      A plus car je fonce avec ma femme et les filles à la plage….

  8. bara dit :

    bonjour
    a vouloir gérer l’armée comme une « boite civile » on arrive forcement à ce résultat !!
    merci aux joyeux inventeurs de l’embasement et à la RGPP des années Sarko.

  9. Militaire dit :

    Une autre raison tient à la carrière du conjoint qui souvent prend le pas sur celle du militaire. Le faible niveau de rémunération en regard des contraintes et sujétions des militaires fait que le revenu du conjoint est vital et dépasse souvent celui des militaires dont l’avancement a fortement ralenti. Il en résulte que le sacrifice demandé au militaire vis à vis de sa famille est aussi financier. L’absentéisme a un coût sur la vie de famille et les mutations sur la carrière du conjoint que la solde du militaire ne compense même plus et ce depuis trop longtemps. Il devient urgent de réévaluer les soldes et mieux compenser l’absenteisme et les sujétions.

  10. petitjean dit :

    Ce rapport dit tout ou presque sur les causes de cet « effritement »
    Les militaires ne sont pas étrangers à la société
    la société change, en bien ou en mal, mais elle change
    Dans le contexte d’aujourd’hui, on ne reviendra pas en arrière, il faudra donc s’adapter
    La vie en caserne, où l’intimité est parfois difficile à trouver, présente beaucoup d’inconvénients pour notre jeunesse
    Ce Haut Comité a-t-il fait une étude comparative avec d’autres pays ?
    je me demande si des rencontres sportives…….

  11. Badaboum dit :

    3 observations :

    1 le seul indicateur de cohésion tangible, en tout cas utile est celui des cagnotes levées par la Cabat, bleuet de France… en opex et en mission. Et les résultats sont très bons.

    2 depuis le temps qu’on appelle de ses voeux une ouverture sur le monde civil, il serait surprenant de vouloir faire revenir les militaires dans leurs quartiers pendant leur temps libre.

    3 le temps bénis des popotes où tout le monde venait de bon coeur pendant des heures gnagnagna doit sa disparition à ceux qui le regrettent, à savoir les mêmes restés arc-boutés sur les us et coutumes sans les adapter il y a 15 ans. Ces mêmes cadres en surpoids ont eu beau jeu de dauber sur les jeunes à ce moment, très peu ont donné ce qu’ont donné ces jeunes en Afghanistan, au Mali… Et souvent ne savent se prévaloir que d’avoir été en mesure de se raser à sec à 4h du mat au pieds de leurs blindés à chenille pendant d’interminables camps en hiver dans leur France qui va de Moranviliers à Canjuers. Ah oui, ils prenaient soin de leur matériel aussi (on le saura).

    Bref la seule cohésion qui vaille est celle due aux blessés et leur famille et elle est au top, les armées rayonnent dans la société comme jamais auparavant, et cerise sur le gateau, la sordide cohésion par la boisson c’est fini.

    • coaac dit :

      Bravo. Tout est dit, excellent !
      Mille fois d’accord avec vous.
      J’ajoute juste qu’avec le rythme opérationnel actuel, comment blamer un militaire qui consacre son temps libre à sa famille, plutôt qu’à disserter en popote avec des bières…

    • Lirelou dit :

      C’est terriblement vrai…

    • Berkut dit :

      Bien senti. Je ne suis pas militaire, mais c’est un peu l’image que j’en ai entre les « métro » et les « colo » d’antan. Finalement, les jeunes ne sont-ils pas tous « colo » aujourd’hui ? Il faudrait aussi sans doute comparer les motivations d’un Cyrard, Bordache ou « Direct » qui fait le constat d’un problème de « cohésion », et celui d’un EVAT/MTA ou matelot qui n’a certainement pas les mêmes perspectives. C’est logique de vouloir une armée jeune, mais encore faut-il que la majorité qui repart soit contente et confiante dans son propre avenir, avec le sentiment que « ça a servi à quelque chose » – ce qui peut avoir des significations bien différentes suivant les personnes.

  12. Un mec en reconversion dit :

    Je rigole encore que pas un mot n’ait été dit sur le rythme opérationnel (en passant au minimum la moitié de l’année loin de chez soi, sentinelle+opex=6mois, sans compter les services et les mcf) et sur la rémunération. Et certains s’étonnent qu’on n’ait pas envi de passer encore une journée loin de nos foyers. C’est vrai que l’année est extensible. La seule solution, c’est ce que l’on nous refuse depuis … Les années 80, du temps et l’argent.

    • Allobroge dit :

      Jadis en Indo c’était deux ans loin de chez soi et pas de cellule psychologiques au retour !

      • Edouard dit :

        @Allobroge : et c’était mieux ? Sauf qu’on parlait pas de ceux qui se foutaient en l’air derrière…

      • Eric dit :

        Je vous rappelle qu’on a perdu sans discussion la guerre dont vous parlez. De toute façons, parler du bon vieux temps n’a strictement aucun intérêt. La société a changé, il est tout à fait normal et inévitable que la condition militaire change aussi.

        • Allobroge dit :

          Vous avez raison, ce n’était pas mieux, mais on ne doit pas oublier les leçons du passé afin de ne pas commettre les mêmes fautes. Notez cependant que les premiers, ceux des années 40 venaient de se farcir la seconde guerre mondiale et avaient une autre motivation !.Ceux qui se fichaient en l’air derrière encore faudrait il savoir s’ils étaient majoritaires, ce dont je doute fort et pourquoi !? Je crains enfin que notre rusticité en ait pris un certain coup compte tenu de nos us et coutumes modernes et ça fait quand même la différence car voyez avec quelles difficultés nous tentons de résoudre les problèmes auxquels nous sommes confrontés avec des types en djellaba, enturbannés, qui mangent du kat et des dattes et qui finalement nous tiennent la dragée haute avec peu de moyens !

  13. TINA2009 dit :

    Bsr LAURENT LAGNEAU !
    Article intéressant !
    Pour ma part, étant concerné directement, je me dois de défendre notre condition , notre présent , note futur : nous pouvons modifier ce constat , en partant du principe qu’il est exact, car je me méfie des études du HECM . Bien souvent , leurs études servent à justifier des décisions dont l’objectif ne sert en aucun cas le constat !
    Pour ma part , un paramètre permettrait de mettre plus de disponibilité pour ce qui a été décrit : augmenter les effectifs de 4 à 8 % pour chaque escadron , escadre, régiment.
    Cela conduit à plus de temps pour les différentes composantes de la vie privée—–> Donc , plus , beaucoup plus d’écoute et de disponibilité !
    MERCI!

  14. Un CDU d’une unité (particulièrement) opérationnelle dit :

    Bonjour, la cohésion consiste à rester soudés et à ne pas laisser sur le bord de la route celui qui est dans le besoin, le but étant que le groupe parvienne au succès de la mission.
    Je tiens à rassurer les plus anciens, la cohésion existe toujours et elle est très bonne, je le vois quotidiennement et j’en suis très heureux.
    Il faut vivre avec son temps :
    Les conjoints travaillent. Ma femme a envie d’avoir sa vie et souhaite être reconnue pour ce qu’elle est et pas être « la femme du capitaine ».
    Le rythme opérationnel est particulièrement intense, il est normal de laisser les militaires profiter de leurs familles hors des garnisons.
    Les moyens de transport ont sacrément évolué, on peut travailler et habiter loin de sa garnison.
    La cohésion par l’alcool attire heureusement de moins en moins les jeunes et est vouée à disparaître, tout fait compromettant étant immédiatement filmé et partagé sur les réseaux sociaux.
    Les militaires sont aussi tout simplement des gens ouverts d’esprit qui, passant déjà énormément de temps sous l’uniforme, ont aussi besoin de cotoyer le monde « réel » plutôt que de rester dans leur cocon à cotoyer leurs camarades en soirées « je paie mes guerres ».
    Ne vous inquiétez pas pour notre jeunesse, elle est belle, généreuse, elle aime son pays et veut connaître son histoire, elle veut des chefs qui la tire vers le haut.

  15. Wrecker 47 dit :

    …Normal !On a plus maintenant que des « civils en uniforme » sur leur base le jour, couleur « passe-muraille le reste du temps , injoignables le week-end …
    l’Etat a créé des « Rondiers au rabais  » chargés de la sécurité urbaine « ,des aventuriers » professionnels -du -désert ,des ouvriers-spécialisés sur des bases dites » techniques  » baptisées Régiment du matériel …Qui font toujours plus avec moins …
    Pour le reste ,il reste les « musées des traditions » , les écoles militaires .. et .le 14 Juillet …
    – Tout ce beau monde vit plus ou moins bien ,attendant tous la quarantième annuité pour se casser vite fait ,loin de là ,afin d’ éviter les périodes de réserve .Lassés physiquement et moralement , dégoutés à vie ,du kaki-color …Il leur reste à profiter de la vie de famille, si tentés… qu’ils ne l’aient pas déjà perdue du fait de la condition militaire !
    Bref: l’armée est à l’image du pays, et de sa RGPP…!

    • Francis Hummel dit :

      Excellent !!! Les idéalistes et/ou les ambitieux, porteurs de la voix officielle, vont vous voler dans les plumes mais j’entends plus ce que vous dites que les belles paroles lénifiants du tout va très bien. Cela dépend aussi des individus et des emplois tenus ou affectation, mais là fonctionnarisation EST BIEN « En marche ».
      Tout aura été fait pour, notamment aussi en changeant les équilibres internes du ministère et en limitant les soldats, du 2eme classe au CEMA, à leur coeur de métier, en leur déniant toute intelligence et responsabilité dans l’environnement de leurs fonctions.
      Dernier point, quand on est humilié en permanence par le manque d’écoute et de respect des politiques, l’impuissance acceptée sans broncher des grands chefs (à une exception près…), à un moment, on prend du recul et de la distance en termes d’investissement personnel et professionnel et l’on ne sacrifie plus ni sa famille, ni la vie hors du boulot…

  16. Le Breton dit :

    Il n’y aurait-il pas moyen en dehors des opex de pouvoir rapprocher officiellement les familles des militaires au plus proche d’eux comme dans la gendarmerie ?

  17. Nihilo dit :

    Je ne suis pas militaire. Je n’ai connu que le service militaire actif, en base aérienne, où existait déjà me semble-t-il tout ce qui est reproché dans l’article.

    Quand les militaires se plaignent de leurs revenus trop bas, j’ai envie de répondre : comparez avec l’équivalent dans le civil à niveau égal en comparant aussi les avantages comme les primes, déjeuners, réductions, comités d’entreprise, etc. Attention, comparez avec le niveau civil de base c’est-à-dire pas SNCF, Total, Enedis, Eiffage, etc. Renseignez-vous sur les conditions de travail sur les chantiers, dans les usines manufacturières, etc. Ces civils-là ne donnent certes pas leur vie pour la France comme vous mais sans eux vous n’avez rien à défendre…

    Ensuite, le « mal » décrit dans l’article est général. Il ne touche pas seulement le monde militaire. Cette oisiveté, cet individualisme, cette dématérialisation / numérisation. Ben ouvrez mieux les yeux et ces fameux jeunes qui ‘ foutent rien ne sont pas si nombreux, ils sont les plus visibles certes, mais beaucoup de jeunes croient en leur avenir et si c’est avenir se limite à leur vie sans s’étendre à leur nation ce n’est pas leur faute, c’est la faute à leurs aînés, car ces jeunes sont sur terre depuis peu… Et moi, si j’étais militaire, oui je me replierais sur moi-même pour aller sur un PC ou un Smartphone, est-ce que ça ferait de moi un individualiste ? Un égoïste ? Un egocentriste ? Non. En entraînement, en action, je jouerais mon rôle comme on me l’aurait appris, et je serais en soutien, en appui, de mes camarades comme c’est nécessaire car c’est ce que je voudrais. À contrario, la grande bouche qui joue tout le temps aux tarots, qui invite tout le monde autour d’une tv pour un match de foot, etc.,est-ce que je pourrais compter sur elle pour exécuter la mission ? Porter secours à l’un de nos camarades ? M’appuyer sous le feu ? Etc.

  18. UnMili dit :

    C’est clair. Comment voulez vous encore faire des activités le soir et le week-end alors que vous connaissez mieux vos collègues que votre épouse ? C’est avec eux que vous vivez toute l’année donc quand vous pouvez rentrer vous ne vous arrêtez pas à la popote pour siroter des bières… Maintenant il ne reste que les alcooliques qui vous regarde bizarrement quand vous leur dite « j’ai une vie dehors » oui il y a beaucoup d’alcooliques qui ne peuvent pas se passer de leur 2 3 bières le midi et le soir. Bref ça + ça + la mentalité à la con de certains + le fait qu’on ne peut rien prévoir à 2 semaines plus loin. Maintenant dès qu’il y a un moment de libre les gens rentrent chez eux et ne veulent plus rester à la caserne. Ce qui est normal un week-end est un week-end à saisir. Si ça se trouve le week-end prochain ça ne sera pas possible donc il faut en profiter ! De toute manière ce constat ne s’améliorera pas car vu que l’on est encore plus bloqué plus les années avancent, de plus en plus de personnes n’adhère plus avec les journées dites de cohésion. Le problème vient toujours de la même chose : sentinelle… le jour ou sentinelle sautera ça ira sûrement mieux.

  19. Jacques LE JAUDET dit :

    Le célibat géographique 13% une véritable souffrance pour les militaires qui, par nécessité familiale ou économique, emploi de l’épouse, y sont contraint, cela m’est arrivé. En région parisienne pas d’hébergement décent, en dehors des hôtel conventionnés souvent crasseux, ou des chambres indignes et très onéreuses, heureusement j’avais trouvé avec mon colonel, très compréhensif, un accord pour partir plus tôt le vendredi et arriver plus tard le lundi . J’ai tenu 15 mois et grâce à ma spécialité d’informaticien j’ai trouvé , sans problème, un emploi,j’ai l’impression que ce célibat géographique est utilisé comme variable de gestion pour inciter des cadres à quitter l’institution et à les « pousser » gentiment vers la porte.

  20. orphudio dit :

    Ne vivre en famille décemment qu’avec deux salaires répond à votre question.

  21. Le problème de cohésion dit :

    Ce rapport est sans démagogie.
    Je remplace « Armée Française » par SNCF et je revois ce que j’ai vécu les quinze dernières années de ma carrière.
    Le problème de cohésion est, avant tout, présent dans la sociéte française et ce, dans son ensemble.
    C’est un moment de l’histoire, cela correspond à l’affaiblissement général de l’Occident et de ses valeurs.
    Quant à la « picole » (et la boulette), certe, elle est maintenant exclue du dommaine du travail, mais pour le reste, et pour les jeunes générations, pardon !
    A vous tous, une question, vous vous voyez sortir sous la mitraille pour aller récupérer le drapeau ?

    • tschok dit :

      Mouis bon, on est toujours tenté de tout ramener à la déliquescence morale de la civilisation occidentale, et blabli et blabla, m’enfin on peut aussi lire le com de Badaboum, supra, et s’abstenir de dramatiser.

  22. Chimère dit :

    La cohésion existe toujours , nos chefs n’y sont tout simplement pas conviés.
    Et oui, il y a encore des régiments où tout le monde se connait, et nous organisons des choses regulierement, avec femme et enfants.
    On ne peut pas forcer tout le monde à venir, mais en général les moins partant pour ce genre d’animation finissent par y venir avec plaisir.
    Rien d’obligatoire, sdes activités un peu fun, tutoiement obligatoire ( sauf officier si présent), car nous sommes 90% de sous off.
    Le lundi ca repart , on est pro.
    Nos familles ne sont jamais seule, et grace à ce petit réseau, peuvent trouver un emploi ou garderie etc.
    Chacun à sa petite pierre à apporter pour la faisabilité de cette journée , et surtout la famille rencontre les personnels qui accompagneront son conjoint(e) en opex.
    J’insiste sur le caractère non obligartoire de ces differentes journées, qui finis par convaincre la majorité des personnels.
    4 journées de ce type par an, bbq ou pique-nique, sorie kayaks, accro branche etc….le tout un samedi.
    Il est a noter qu’au régiment, beaucoup de gens se bougent pour organiser ce genre de choses, de facons non officelle et tres décontractée. Les conjoints(es) se tissent ainsi un nouveau cercle d’amis facilement.

  23. Roger Dubreuil dit :

    Le HCÉCM souligne un problème qui est connu depuis longtemps, notamment celui des mutations arbitraires tous les deux ou trois ans qui incitent beaucoup de militaires expérimentés à quitter l’armée pour motifs familiaux. La RGPP a aggravé la situation.
    Problème connu depuis longtemps par ceux qui voulaient s’y intéresser. Le 2ème rapport du HCÉCM (février 2008, La mobilité fonctionnelle et géographique des militaires – L’accompagnement de la mobilité) avait abordé le même problème et le 11ème rapport (septembre 2017 : La fonction militaire dans la société française) avait abordé un sujet voisin.
    .
    Le HCÉCM ne propose pas de solution (ce n’est d’ailleurs pas son rôle).
    Au regard de mon expérience dans la fonction publique territoriale, je peux proposer une solution au problème des mutations. Cette solution rend aux Chefs de Corps une partie de leurs moyens de commandement, comme le veut par ailleurs le Général François Lecointre. Voici :
    .
    Dans la fonction publique territoriale il n’existe pas de mutations arbitraires décidées par un organisme central : chaque administration (mairie, conseil départemental, établissement public administratif, etc.) publie ses postes à pourvoir dans des revues spécialisées (la plus connue est “la Gazette des Communes”) et chaque agent dont le CV correspond envoie, s’il le souhaite, sa candidature.
    .
    L’on devrait instaurer le même système dans nos régiments, navires, bases. Pour cela chaque commandant de ces régiments, navires, bases devrait disposer d’un “Premier bureau” complet (on appelle traditionnellement “Premier bureau” le bureau des effectifs) qui ne serait pas, comme c’est le cas aujourd’hui, seulement une chancellerie. Le système fonctionne très bien dans la fonction publique territoriale : il fonctionnerait aussi bien dans les armées. Dans ces conditions les DRH placées auprès du CEMAT, CEMM, CEMAA auraient pour missions de définir les tableaux d’effectifs théoriques et de contrôler que ces effectifs théoriques sont correctement réalisés.

    • Sam dit :

      Je ne crois pas qu’un tel système fonctionnerait, car il amplifierait le problème du surplus de candidatures vers les garnisons attractives.

      • Bob dit :

        @Sam :
        Je ne suis pas d’accord, c’est deja le cas avec les FIDEMUT, plus de demande dans l’ouest que l’est … ensuite la DRHAT tranche.

      • Roger Dubreuil dit :

        Sam, merci de m’avoir lu et d’avoir réagi.
        Le surplus de candidatures vers les postes et résidences attractifs existe aussi dans la fonction publique territoriale (FPT). Ce n’est pas un problème à la fois parce que l’attractivité n’est pas la même pour tous (certains préfèrent Perpignan et d’autres préfèrent Lille) et parce qu’une candidature, par définition, n’est pas obligatoirement acceptée : mon « Premier bureau » refusera ou acceptera au nom du Chef de Corps (et le cas échéant sur décision du Chef de Corps).
        .
        Il y aura aussi le problème des garnisons qui n’intéressent personne. Il faudra donc se demander pourquoi telle garnison n’intéresse personne. L’on sollicitera alors les élus locaux pour qu’ils rendent leur bled attractif s’ils ne veulent pas perdre leurs militaires. Ainsi les Armées feront comme toutes les autres administrations de l’Etat qui font participer, en finances ou en services, les collectivités locales à leur fonctionnement.
        .
        Il y aura enfin le problème des gens qui ne veulent pas bouger, ce qui risquera d’entraîner une certaine fermeture d’esprit comparable à celle de la fonction publique : contre ça, il y aura bien sûr les opex et les stages de formation continue, mais l’on pourra aussi trouver d’autres solutions comme par exemple l’avancement sous condition de changement de garnison.

  24. Raymond75 dit :

    Le passé est souvent encensé, que ce soit dans l’armée ou dans la vie civile. La vie de garnison ne correspond plus à rien dans la société actuelle, et à part les officiers supérieurs qui entretenaient une vie ‘bourgeoise’ (donc civile), les sorties au mess ou en ville ne relevaient pas d’un niveau très élevé. Ce que j’ai connu de ma vie de garnison, simple bidasse en Allemagne, était à vomir, et le nombre d’appelés qui se réengageaient était minime, et pourtant c’était il y a longtemps. Quand aux ‘salles de tradition’, franchement elles ne nous concernaient en rien. Ce qui est en cause, c’est l’esprit de corps, qui correspond à l’esprit d’entreprise dans le civil (je ne confonds pas une activité militaire pour ceux qui participent aux OPEX avec des salariés du civil), et de fait la société actuelle est devenue beaucoup trop individualiste et soumise (volontairement) à la fascination des réseaux sociaux (mais ceux ci permettent de garder le lien avec ses proches, ce qui était impossible jadis). L’esprit de corps, l’esprit d’entreprise, reposent sur la compréhension de la finalité des missions, sur la confiance personnelle dans une évolution de carrière, sur les conditions matérielles, et sur la solidarité entre les différents niveaux de décision. Dans le civil, on associe quand c’est possible le salarié aux décisions, ce qui correspond à l’esprit du temps. Dans ‘armée, par définition, on reçoit des ordres que l’on exécute ; là est peut être le décalage avec les mentalités actuelles. Dire ‘c’est difficile mais je vais le faire’ n’est plus LA motivation de nos jours.

  25. Nicolas dit :

    La cohésion ne se décrète pas. Elle se construit au quotidien, et s’exprime dans les moments difficiles. Ce n’est pas parce que le chef dit « en avant » que ses hommes vont le suivre. Mais parce que des valeurs communes lient ces hommes entre-eux.
    Sans parler de choc générationnel, n’oublions pas que les forces armées ne sont que le reflet de la société qu’elles protègent. Autres temps, autres mœurs.

  26. Albe dit :

    Le rapport du HCECM nous parle de la cohésion sociale, à quand un rapport sur la cohésion opératoire ? Parce que l’un ne va pas sans l’autre …
    Notre société vit l’instant présent. Notre armée est encore trop portée sur le passé ou certains reproduisent trop efficacement leurs vieux schémas. De part leurs positions dominantes ou d’influence, ils nuisent à ceux qui appartiennent à l’instant présent. Leurs discours sont habités par le passé, ils ne sont plus crédibles, cohérents. La jeunesse veut découvrir un chef. L’autorité doit être gagnée au quotidien pour être liée au statut. L’ autorité doit être une autorité d’évidence et de compétence. La confiance s’installant, la poursuite du but s’effectuera dans les meilleures conditions. Et si le charisme est la … alors …

  27. observateur amusé dit :

    Pour rappel et à propos des niveaux de rémunération:
    59 % des salariés touchent moins de 2 000 euros net par mois, la moitié moins de 1 800 euros, 30 % moins de 1 500 euros.
    En équivalent temps plein, l’échelle commence en théorie au Smic (1 135 euros nets mensuels en 2015) et peut atteindre des niveaux très élevés. Le seuil des 1 % des salariés les mieux payés se situe à 8 300 euros nets mensuels. Avec un salaire de 4 000 euros, vous faites partie des 8 % des Français les mieux payés. À 3 000 euros, seuls 17 % des salariés gagnent plus que vous.

  28. Peraf57 dit :

    Une donnée a rajouter à cette équation est le manque de temps. A vouloir fonctionner comme une entreprise civile, avec presque un soucis de rentabilité, il a été supprimé beaucoup d’activités, comme les sports collectifs, les sorties cohésion, les discussions après le travail devant un verre (Pas forcément de l’alcool pour les mauvaises langues)…. les lieux de rencontre le soir comme le bar, le mess, les tournois de belote, de boule ne sont que lointains souvenirs… Après, effectivement, le numérique a continue à creuser cela…

    • Et c'est reparti ... dit :

       » il a été supprimé beaucoup d’activités, comme les sports collectifs, les sorties cohésion, les discussions après le travail devant un verre (Pas forcément de l’alcool pour les mauvaises langues)…. les lieux de rencontre le soir comme le bar, le mess, les tournois de belote, de boule ne sont que lointains souvenirs… »

      Le général Estienne pesterait contre ces « technicons », fossoyeurs de nos forces armées.

  29. maya6259 dit :

    Une raison soigneusement écartée et qui explique largement la mise à mal de la cohésion : le niveau débilitant du recrutement et les origines de nombreuses recrues.

  30. maya dit :

    La difficulté de recrutement amène aussi une baisse de niveau et certains ne donnent pas envie d’être fréquentés ,ça explique aussi la baisse de la cohésion.

  31. Maya dit :

    Bonsoir

  32. xorminet dit :

    on peut dire que c’est dans l’air du temps
    sur mon bateau (neuf) c’est indéniable, la vie de carré se perd. Beaucoup de jeunes qui se jettent sur leur téléphone dès qu’on passe près des côtes, des conditions de vie bien meilleures que sur les vieux rafiots (postes de 4-6 au lieu de 20, une bannette où on tient assis avec une prise de courant pour le pc,…) tout ca fait qu’il n’y a plus grand monde au carré.
    Je ne parle pas de la nouvelle politique sur l’alcool, c’est sensible même pour moi qui ne parle pas.
    Et je rejoins les autres sur le rythme opérationnel, 6 mois de mission plus les tours de service ca incite à profiter de sa famille quand c’est possible
    On verra comment ça évolue

  33. Truellon dit :

    Travail, famille, patrie…

  34. Jean-Marie H. dit :

    Ce qui importe, c’est la cohésion opérationnelle, c’est-à-dire l’aptitude à travailler efficacement ensemble y compris et surtout dans des circonstances un peu (ou beaucoup) angoissantes.
    La cohésion mondaine ou bistrotière, quant à elle, n’a aucun intérêt.
    .
    Au contraire, du moins en garnison, il faut encourager les militaires à ne pas rester entre eux et à fréquenter non seulement leur famille qu’ils voient trop rarement, mais aussi d’autres groupes sociaux (clubs de sport ou culturels, et les partis politiques où l’on ne pourra plus les ostraciser).
    .
    Et pour ça l’on est ramené à la question des mutations arbitraires et trop fréquentes qui coupent les militaires et leurs familles de la société civile.

  35. Le concombre masqué dit :

    À l’ouest rien de nouveau. ..
    Que dire,la politique de mr Sarkozy a annoncé la douloureuse …Et aujourd’hui nous en subissons les conséquences. ..Les gsbdd un très bel outil sur le papier mais dans la réalité une catastrophe !fermeture des bars pour manque de personnel l’habillement n’en parlons même pas. ..Et faîtes le 13 lorsque vous avez un problème informatique et vous tombez sur un opérateur qui ne fait preuve d’aucune empathie donc problème non résolu ..
    Le moral est au plus bas mais on creuse encore à force de fidéliser une catégorie on en oublie les autres.