Un avion de transport AN-26 affrété par l’armée française s’est écrasé au large d’Abidjan

Un avion de transport de type AN-26-100, utilisé par la compagnie moldave Valan International Cargo Charter et affrété par l’armée française, s’est abîmé en bord de mer, ce 14 octobre, aux environs de 6h00, alors qu’il s’apprêtait à atterrir à Abidjan. Les conditions météorologiques, particulièrement mauvaises lors de l’arrivée de cet appareil, pourraient expliquer cet accident.

Selon un bilan donné par les autorités ivoiriennes, quatre ressortissants moldaves y ont laissé la vie (probablement l’équipage). Quatre soldats français et deux autres Moldaves, qui se trouvaient à bord de l’avion, ont été blessés. Tous ont été transportés dans le camp militaire des Forces françaises en Côte d’Ivoire (FFCI) situé en bout de piste de l’aéroport Félix Houphouët-Boigny.

La cellule de l’AN-26 s’est brisée en deux morceaux au moment de l’impact. « Il nous reste à consolider la carcasse pour ne pas qu’elle dérive, pour que les enquêteurs fassent leur travail », a expliqué le colonel Issa Sakho, un responsable des sapeurs-pompiers ivoiriens.

Cet avion venait de Ouagadougou (Burkina Faso), où est déployée la Task Force Sabre, c’est à dire les forces spéciales françaises engagées dans l’opération Barkhane.

« Dans le cadre de Barkhane, une centaine de rotations d’avions ont lieu chaque année sur l’aéroport d’Abidjan. Il est fréquent que ces avions, souvent des Antonov, soient pilotés par des équipages de l’ancienne Union soviétique. Il est aussi fréquent que des militaires et des employés français d’entreprises sous-traitantes s’occupant de la cargaison soient à bord », a expliqué une source militaire française à l’AFP.

Biturbopropulseur pouvant transporter jusqu’à 40 passagers (ou 5.500 kg de fret), l’Antonov AN-26 ne passe pas pour être un appareil très sûr. Depuis sa mise en service, en 1970, pas moins de 130 exemplaires ont été perdus (certains ont été abattus).

37 commentaires sur “Un avion de transport AN-26 affrété par l’armée française s’est écrasé au large d’Abidjan”

  1. Et voilà on se trimballe dans des antonovs pourris piloté par des moldaves j en dirai pas plus j ai pas envi de m énerver……

    1. c’est connu, les Boeing et les Airbus ne s’écrasent jamais, surtout si les pilotes sont blonds aux yeux bleus

  2. Avec un tel bilan sur le plan accidentologie lié à ce modèle , 130 crashes même si certains ont été abattus , ça fait tout-de-même beaucoup , pourquoi continuer à faire appel à ses services ?

    Et pourtant même l’ US Air Force en a acquis une demi douzaine auprès de l’ Éthiopie qui sert aux côtés de Mil Mi-8 HIP de soutien aérien à une unité des Forces Spéciales … Ces AN-26 « Curl » volent de surcroît sans la moindre immatriculation ou le moindre marquage de nationalité ou code correspondant à la nomenclature habituelle des USA !

    S’ en serait-on douté ??

    1. Respect à la mémoire de l’ infortuné équipage ; sympathies aux familles et proches …

      Courage et prompt rétablissement aux blessés ; rétablissez-vous vite !

  3. J’ai du mal à comprendre que les autorités françaises utilisent un avion dont la carrière est émaillée d’accidents???
    Dans le monde aéro il doit faire partie des faiseurs de veuves!!!
    Chapeau bas aux pilotes qui connaissent les problèmes de cet avion.

    1. Relativisons tout de même. L’AN-26 ‘est tout de même un bon avion. Il est solide et capable de se poser et de décoller sur des pistes très sommaires où d’autres appareils se garderaient bien de le faire . Pour ceux qui sont aménagés pour le transport de troupes ou de passagers, il offre un bon confort – meilleur en tout cas que pour certains types d’avions militaires occidentaux . Il est facile à piloter ( d’après un camarade aviateur qui avait été invité par son équipage, en plein vol , à en prendre les commandes) . Il est très rustique, et il l’est peut-être trop d’ailleurs car il a intéressé surtout une clientèle de forces aériennes et de compagnies qui n’ont pas dû être très pointilleuses en matière de suivi de son entretien, de ses conditions d’emploi et surtout de qualification des équipages . Pour éviter ici le déchainement des pro-russes, je met volontiers de côté le cas des forces aériennes soviétiques; d’ailleurs leurs accidents semblent s’être produits dans des conditions d’utilisations extrêmes . Un coup d’œil sur la liste des avions perdus montre d’ailleurs que le plus souvent , il s’agit d’accidents survenus lors de décollage ou d’atterrissage dans des conditions météo difficiles. D’autre part, cet avion date sérieusement, et s’il est utilisé et capable encore de rendre quelques services , il le doit à sa construction particulièrement peu sophistiquée.

      1. Pourquoi « pro-russes ? » Antonov est un constructeur ukrainien. Pour l’instant rien ne permet d’identifier les causes de cet accident, pas même l’âge de l’avion (le Transall C-160 est un peu plus vieux). Quoi qu’il en soit l’aéroport d’Abidjan ne facilite pas les choses, avec un bout de piste à 350 mètres seulement d’une voie rapide 2×3 voies, d’un dénivelé et d’une petite bande de sable de 100 mètres avant les flots de l’Atlantique. Alors certes, la piste se déroule sur 3 km, mais enfin…

  4. Preuve helas de la penurie terrible de nos moyens aériens et d une gestion à l arraché…des casa ou même des vieux transall avec un reste de potentiel feraient peut être mieux…mais on n a peut être plus assez de pilotes de transport…misère…et prions pour que madama ne soit jamais isolé par manque d avion ou d helico…la mono culture a400 est un gros problème car son coût est énorme pour faire du brouettage moyen …les allemands ont peut être des transall pas uses?, sinon achetons deux ou trois casa…vite!

    1. @Parabellum
      « …la mono culture a400 est un gros problème »
      Ah bon ?… Il me semblait pourtant qu’il nous restait quelques Transall, C-130 Hercules (dont des nouveaux exemplaires vont arriver prochhainement…) et des CASA CN-235, ces derniers étant assez similaires en capacité à l’AN-26 concerné par l’accident…

    2. Je pensais – innocemment apparemment – que 27 Casa CN-235, 21 C160 Transalls et 14 C130 constituaient une flotte respectable de transports moyenne distance pour l’armée française … On fait donc tant de transports aériens moyens que ça ?

      1. Si on a un tel potentiel pourquoi donc louer ces zincs avec un équipage …moldave…la réalité de la disponibilité de notre flotte et sa dispersion est sans doute plus compliquée que les beaux chiffres certes exacts du parc m mais qui vole vraiment. Un récent rapport parlementaire l a montre..ca ne réjouit personne.c est aussi dur pour les helico et les atlantic…

        1. @Parabellum
          Pourquoi ?… Parce que çà coûte moins cher d’affréter un appareil à une compagnie « pinpin » pour faire du cabotage, que de bouffer du potentiel sur nos appareils déjà en difficulté, employer des pilotes et autres personnels de cabine, faire la maintenance d’après mission, etc….
          Notez enfin, que je ne faisais que répondre à votre affirmation -erronée- de « mono culture A400M » …
          Reconnaissez que vous tentez bien maladroitement de vous rattraper au branches … 😉

      2. Oui sur le papier, mais non au regard de la disponibilité de ces flottes. Très peu de ces avions sont en état de voler, et c’est bien pour ça que l’on affrète. C’est bien le résultat inévitable d’un mauvais investissement dans l’A400 et d’une gestion calamiteuse du MCO des C160 et C130.

  5. Courage aux familles des pilotes, en attendant notre budget de la défense est tellement au rabais que notre armée est obligée de sous-traitée avec pas ce qu’il y a de plus fiable en plus et même pas français…

    1. Cet accident montre que les prestataires à bas prix peuvent coûter très cher en vies humaines et matériel.

    2. Les américains usent et abusent eux aussi énormément de sociétés privés en tout genre.
      Les Chinois quand ils viennent au Mali (ONU) ou Soudan, ils utilisent des avions du privé.
      Les Russes utilisent des navires civils pour amener leurs matériels en Syrie.
      Mais quand c’est la France, c’est la risée du monde….

  6. Je l’ai déjà dit il y a quelques années, il nous faudrait une quinzaine de C-295 de plus pour toutes les opérations de fret et de transport de personnel léger : on les aurait amortis depuis longtemps !
    Au lieu de ça on loue sans doute fort cher des appareils anciens, ex-pays de l’est, et de mauvaise réputation.
    Le déficit n’est pas seulement sur les appareils de transports stratégiques.
    Espérons que nos 4 soldats ne sont pas gravement blessés.

  7. point de vue comptable. comblen coute la formation d’un seul opérateur des fs au regard du prix de l’heure de vol ou même de l’appareil….

  8. Ce drame tombe malheureusement « à point » au moment de la brise soulevée par la cour des comptes. Preuve qu’on ne peut pas tout externaliser.
    RIP aux victimes.

    1. Sur cette affaire d’externalisation, je crois que c’est plutôt le parquet financier…et non pas la cour des compte, d’où l’exécution d’une perquisition.

  9. Des pluies diluviennes sont le lot presque quotidien sous ces latitudes. Ces pluies sont violentes mais de courte durée. Les opérateurs familiers se mettent en attente en vol le temps que ça passe avant d’entamer leur approche.
    Dans ce cas comme souvent lorsqu’il s’agit d’opérateurs issues du monde des « pays de l’est » le « rideau de pluie » est une limite qui révèle que les membres d’équipage opèrent en situation psychologique proche voire au delà de leur point de rupture.
    Situation de départ qui est un empilement de « systèmes D » dès le pays d’origine, plus une situation de contrats a charnières ( dans ce cas avion appartenant à une société canadienne opéré par une compagnie moldave affrété par une compagnie tiers qui l’a placé sur un contrat d’affrètement pour le compte de l’armée….)
    Il faut additionner à cet empilement labyrinthique un violent contraste culturel et des conditions de vie probablement en dessous d’un seuil de vie durable.

  10. Quand on a pu visiter le dis/transit de Villacoublay et l’énorme stock de colis de tous types classés « urgent » ou » prioritaire » dans les hangars et en souffrance par manque de moyens de transport ,on comprend vite que l’armée loue des appareils d’origine diverses pour brouetter les besoins urgents de toutes les unités des quatre coins du monde !
    Le Transport aérien Français n’est qu’un faible reflet de nos gouvernements depuis quarante ans …
    Cela était déjà vrai dès 1978 …
    Le Dis/Transit de Paris a toujours fait des miracles et de petits arrangements avec les compagnies aériennes étant bons clients sur toutes les destinations ou « çà pète »…!

  11. Lorsqu’on a visité un jour les hangars de fret du Dis/transit de Villacoublay ou le personnel des trois armées travaillent jour et nuit, en fonction des vols ,on comprend mieux la pénurie d’avions militaire et civils pour ravitailler nos forces aux quatre coins du monde…Il ne manque qu’un panneau à l’entrée des locaux : » L’urgent est fait ,le possible sera fait pour les miracles accordez des délais « …
    Notre flotte aérienne militaire nivelée par le bas par quarante ans de gabegie politique ,et ,n’existe que par la bonne volonté de ses cadres .L’obligation d’avoir comme deuxième ressource les moyens civils pour acheminer le fret militaire indispensable au fonctionnement des unités …
    aux tarifs les plus bas ! L’Armée de l’air remplit ses missions de transport avec sérieux et la volonté de tout faire pour acheminer son fret indispensable aux Armées !
    Lorsqu’on ne peut plus louer des avions modernes à un coût raisonnable ,on loue des cerfs-volants ,avec les risques qu’on connait :c’est bien connu !….

  12. Si mes souvenirs sont bons, il me semble que le ravitaillement en produits frais pour les forces françaises au Tchad s’effectuait par des liaisons aériennes « Douala/N’Djamena ». l’AN 12 était le type d’appareil utilisé (si j’ai bonne mémoire). La commande de ces rotations était effectuée par les EDA,
    GEODIS étant le prestataire de service. Pour faire une liaison avec un article précédent concernant la saisie des ordi du CSOA, il va de soi que les principaux représentants locaux de la société GEODIS étaient d’anciens heu…miliaires. Revenons au sujet qui nous intéresse. Pour l’avoir vécu, j’ai souvent eu des doutes quand à la fiabilité, non pas de l’appareil, mais de l’équipage, qui après une soirée bien arrosée et une courte nuit reprenait le manche dans un état parfois critique.

    1. @Vroom
      La Vodka était de mauvaise qualité ?ou ils en étaient privés depuis des semaines ?

  13. honteux et criminel !!! La France n’a plus les moyens d’utiliser ses propres avions et équipages pour réduire la « dette » des politiques

  14. Il a des professionnels si c’est pour le frêt et meme le fret qui contient des munitsions ou des explosifs.
    Cet avion ne tranportait pas du fret habituel, tout le monde s’en doute

    J’aimerais bien que la minister a 52’000 euros par mois a la SNCF vienne expliquer devant la COmmisisonde de al defense poruquoi on predn des companies avec de scoucous qui volent comme des fers a repasser pour des missions sensibles.
    – Si c’est de la routine aors prenez des pros et pas des copains! COmme on l’a vu cette semaine a 67’000 euros l’heure de vol pour du fret. De-li-rant

    bises

  15. On fait bien sauter nos paras sur Souge en Gironde avec un antique Nord 2501 alors du fret avec du rustique Antonov……, on devient un pays deu tiers monde avec notre flotte uséee à la corde.

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