Le ministère japonais de la Défense demande des fonds pour un radar capable de suivre les avions furtifs

Comme il en a maintenant pris l’habitude depuis cinq ans, le ministère japonais de la Défense a demandé une hausse de 2,5% de son budget pour le prochain exercice fiscal, qui commencera en avril 2018. Ainsi, les forces d’autodéfense nippones pourraient disposer d’une enveloppe de 5.255 milliards de yens (contre 5.125 milliards actuellement), ce qui, au taux de change actuel, reprédente 40 milliards d’euros environ.

Le conditionnel est de mise car, souvent, le budget finalement proposé par le gouvernement puis voté par le Parlement est généralement en deçà des attentes du ministère de la Défense. Ainsi, l’an passé, ce dernier avait obtenu une rallonge de 1,4%, soit 1,1% de moins par rapport ce qu’il souhaitait.

Cela étant, au regard du contexte régional, il y a de grandes chances pour que les Forces d’autodéfense obtiennent gain de cause. Il s’agit en effet de faire face à la menace nord-coréenne, qui a pris une ampleur nouvelle après le survol de l’île de Hokkaido par un missile Hwasong-12. Mais pas seulement… Car le Japon et la Chine ont des contentieux territoriaux portant sur le tracé de leur frontière maritime ainsi que sur l’archipel Senkaku. Sans oublier, aussi, le différend au sujet des îles Kouriles, revendiquées par Tokyo alors qu’elles sont sous la souverenaité de la Russie, qui y a accru ses capacités militaires.

Mais cette nouvelle hausse des dépenses militaires souhaitée par le le ministère nippon de la Défense vise avant tout à répondre à la menace que représentent les missiles balistiques nord-coréens (et par extension, aux capacités chinoises et russes). Ainsi, il est question de renforcer les moyens des forces d’autodéfense en matière de défense antimissile, avec notamment le système américaine « AEGIS Ashore », qui, dotés de missiles intercepteurs SM-2, est la variante de l’AEGIS naval, dont la marine japonaise est déjà dotée. Cette dernière souhaiterait d’ailleurs se procurer des missiles d’interception SM-3 Block 2A, plus performants.

En outre, cette hausse du budget doit également permettre de continuer des programmes en cours, avec la livraison de 6 avions F-35A (sur 42 commandés), de 4 appareils de type VF-22 Osprey et de drones HALE [Haute Altitude Longue Endurance] MQ-4 Global Hawk ainsi que de commander 2 destroyers pour la guerre anti-mines.

Mais la liste ne s’arrête pas là. Selon l’agence nippone Jiji Press, il est également envisagé de développer un « radar de nouvelle génération capable de traquer les avions furtifs ». Près de 15 millions d’euros pourraient être alloués à ce programme de recherche.

Comme la Corée du Nord ne dispose pas d’avions de 5e génération (l’appareil le plus moderne de son aviation reste le MiG-29), cette demande concernant un tel radar concerne donc les forces aériennes chinoises et russes. Les premières disposeront du J-20 et du J-31 « Gyrfalcon » tandis que les secondes attendent le T-50 PAK FA (ou Su-57, selon sa désignation désormais officielle).

Pour le moment, le principe pour détecter des avions dits furtifs repose sur celui du radar « passif », dont la specificité, explique Thales, qui a développé le MSPR (Muti-static Silent Primary Radar), est « de ne pas avoir d’émetteur propre : il se « contente » d’écouter les réflexions des ondes radio ou télévision (basse fréquence) sur les objets en utilisant les très nombreuses sources existantes, en particulier les émetteurs radio à modulation de fréquence. »

Et d’ajouter : « Le radar passif a la capacité de détecter les avions furtifs, conçus pour être invisibles aux radars classiques. Les émetteurs d’opportunité émettent des ondes radioélectriques en basse fréquence et illuminent les cibles en trois dimensions. La probabilité de détection d’un avion furtif au moyen d’un radar passif devient donc très importante et constitue donc une solution très performante. »

En 2015, le Centre de recherche de l’armée de l’Air (CReA), l’Office national d’études et de recherches spatiales (ONERA), et le laboratoire SONDRA (qui réunit l’ONERA et l’école Centrale-Supélec) ont même testé un radar passif aéroporté à bord d’un motoplaneur Busard.

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