La Turquie veut coopérer avec le consortium franco-italien Eurosam pour sa défense aérienne

C’est à en perdre son latin, tant ce dossier aura donné lieu à maints rebondissements. En 2013, la Turquie annonça son choix en faveur du système de défense aérienne chinois Hongqi-9/FD 2000, aux dépens du consortium franco-italien Eurosam (SAMP/T ou Mamba) et du tandem américain Raytheon/Lockheed-Martin (Patriot PAC-3).

Seulement, la décision turque, motivée par le coût avantageux du système chinois (qui est une copie du S-300 russe) et les gains industriels attendus, prêta le flanc à la critique. Ainsi, pour l’Otan, le Hongqi-9/FD 2000 ne pouvait pas être compatible avec ceux mis en oeuvre par les Alliés, sauf à livrer à son fabricant, CPMIEC (China Precision Machinery Export-Import Corporation), des données confidentielles, comme par exemple les codes IFF (amis/ennemis).

Puis, des désaccord apparurent entre Ankara et Pékin sur la mise en oeuvre du contrat, en particulier sur la question du partage de la charge industrielle. En 2014, le président turc Recep Tayyip Erdogan alla même jusqu’à évoquer des discussions en cours avec la France au sujet du SAMP/T d’Eurosam, arrivé second de l’appel d’offres. « La production conjointe est importante », avait-il souligné.

Était-ce une manoeuvre pour faire plier la partie chinoise? Toujours est-il que, un an plus tard, le ministère turc de la Défense confirma le choix du Hongqi-9/FD 2000 dans le cadre de son programme T-Loramids… avant finalement d’y renoncer officiellement quelques mois plus tard. Et d’annoncer le lancement d’un « projet national » confié aux entreprises turques Aselsan (électronique) et Roketsan (missile), avec le « soutien d’un système d’armement mondialement reconnu ».

Puis, moins d’un an plus tard, à la faveur du spectaculaire rapprochement entre Moscou et Ankara, l’on apprenait que le système de défense aérienne russe S-400 « Triumph » (code Otan : SA-21 Growler) suscitait l’intérêt de l’état-major turc. En février dernier, e ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, alla jusqu’à affirmer, selon l’agence russe TASS, qu’un accord était sur le point d’être trouvé. Mais Fikri Isik, son homologue de la Défense, se montra nettement plus prudent.

« La Turquie a besoin d’un système de défense antimissile et a lancé un programme dans le but de développer une solution nationale. Ce programme prend du temps, donc nous avons discuté avec différents pays pour répondre à cette exigence urgente. Et il semble que la Russie est le candidat le plus approprié pour satisfaire les besoins du pays. Toutefois, nous ne sommes pas encore en mesure de signer un accord demain », avait expliqué M. Isik.

En juin dernier, Sergueï Tchemezov, le président du conglomérat russe Rostec, déclara que les négociations « concernant les détails techniques du contrat sur les S-400 » entre Moscou et Ankara étaient « quasiment terminées » et que les discussions portaient désormais sur les aspects financiers.

On en était donc là quand, le 14 juillet, à l’occasion d’une réception donnée à l’ambassade de France en Turquie, le ministre turc de la Défense a annoncé un accord préliminaire avec le consortium Eurosam, constitué par Thales et MBDA, sur la « production conjointe de systèmes de défense. »

« Je suis heureux d’annoncer que cet après-midi, la Turquie a signé un accord de coopération avec le consortium franco-italien Eurosam pour produire des systèmes de défense antimissile », a en effet déclaré le ministre.

Selon cet accord, les entreprises turques et Eurosam produiront ensemble des systèmes Sol-air de moyenne portée/terrestre (SAMP/T). Ce dernier, en service au sein des forces françaises et italiennes,  fonctionne avec le missile Aster 30 et dispose d’un rayon d’action supérieur à 100 km. Son radar Arabel, d’une portée de 120 km, est capable de suivre jusqu’à 100 cibles simultanément.

Cela étant, le projet d’acquérir des S-400 russes n’est pas abandonné. L’agence Bloomberg a ainsi indiqué, le 13 juillet, qu’Ankara avait accepté de payer 2,5 milliards de dollars à Moscou pour acquérir 4 systèmes S-400. L’accord prévoit la livraison de deux premiers exemplaires – fabriqués en Russie – d’ici la fin de l’année 2018 et la production, en Turquie, des deux derniers.

47 commentaires sur “La Turquie veut coopérer avec le consortium franco-italien Eurosam pour sa défense aérienne”

  1. C’est une grosse erreur. On devrait couper toute coopération avec ce gouvernement islamo-fasciste et même les sortir de l’OTAN.

    1. nos dirigeants sont des chiques molles aux ordres des lobby militaro industriel ,tu pense bien que cela ne se fera pas …

  2. C’ est ça , comme ça tout sera parfait dans le meilleur des mondes …
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    Jamais , il ne faut jamais coopérer avec la Turquie et il faut la chasser au plus vite de l’ OTAN … ou alors on obtient via ses dirigeants de très solides garanties qui l’ engagent à stopper net son islamisme radical .

    1. @ScopeWizard
      J’ai l’impression que le point de non-retour avec ce fêlé d’Erdogan est atteint.
      Comment pourrait-il faire marche arrière maintenant, face au fanatisme qu’il a attisé et légalisé ?
      Pour une solution qui viendrait de l’opposition, c’est compliqué, le pays parait maintenant bien cadenassé !
      L’option des sanctions ciblées pour planter l’économie et faire vaciller le pouvoir profiterait à la Russie, la Chine et l’Iran.
      Et puis, il y a l’épineux problème des réfugiés.
      Sur la guerre syrienne, bien que les négociations n’avancent pas, c’est bien la Turquie, plus proche de la position européenne, qui négocie face à l’alliance Russie + Iran.
      Et l’autre épineux problème européen, l’annexion turque à Chypre.
      Bon, à voir ce tableau bien chargé, je pense que l’UE va chercher les compromis.
      Ce qui prouve une fois de plus, que lorsque l’EU se défile et ne prend pas ses responsabilités « en temps et en heure », le retour de bâton est puissance 10 !
      Et les actions ou négociations qui auraient eu une chance de pouvoir résoudre les problèmes un par un, à leurs naissances, ne sont maintenant même plus envisageables.

      1. @Alain d

        Je partage à 100% .
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        Mais voyez-vous ce qui me trouble , c’est cet « autisme » par rapport à l’ Histoire ; c’est l’une des raisons principales pour lesquelles , depuis quelques commentaires , j’ y fais souvent appel même si ça peut sembler hors-sujet ou « étalement de culture » voire distributeur de leçons …
        En effet , je ne peux m’ empêcher de voir des liens de causes à effets , des passerelles , des héritages pourtant anciens qui sont toujours les nôtres aujourd’ hui .
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        Par exemple , tant que la Turquie , la zone de l’ actuelle Turquie était l’ Empire Romain d’ Orient puis est devenu l’ Empire Byzantin , curieusement il n’ y a pas eu de gros problèmes , en tous cas pas de l’ ampleur de ceux que nous connaîtrons dès que la Turquie va virer musulmane … C’ est un fait qui les a conduits jusqu’ à Vienne , il ne faut pas l’ oublier .
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        Quant aux réfugiés , migrants , fuyards ou tout ce que vous voudrez , il fallait les accueillir , les parquer momentanément dans des camps dignes , salubres , étroitement surveillés puis dans le même temps mettre les dirigeants rétrogrades des pays frontaliers ultra-riches et bling-bling des pétromonarchies du Golfe arabo-persique qui jouent sans vergogne aux pompiers pyromanes , devant leurs responsabilités , les lourdes conséquences humaines de leurs intrigues nauséabondes et les renvoyer là-bas ; qu’ ils s’en débrouillent , qu’ils cohabitent entre sunnites et chiites , que eux aussi fassent au moins cet effort !
        Nous , nous n’aurions dû garder que les chrétiens d’ Orient , leur offrir l’ asile et leur permettre de regagner leur terre un peu plus tard dans de bonnes conditions et de solides garanties de sécurité .
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        Si nous avions eu une telle attitude , ferme et déterminée , Erdogan ne pourrait pas se servir de ce point d’ appui pour nous faire chanter aujourd’ hui ; mais bien-sûr , il n’ y avait sans-doute pas que ça , d’autres possibilités pouvaient être envisagées et j’ ose espérer toutes aussi valables ; seulement , nous aurions ainsi envoyé un signal très fort à toute la communauté musulmane et à tous ceux qui prennent la France et l’ Europe pour une vache à lait et un paillasson de « bienvenue » sans contrepartie …
        Hélas , c’ était sans compter sur cette nouille de Merkel et cette passoire opportuniste et inconséquente d’ Union Européenne disproportionnée …
        Et qui va dérouiller et payer les pots cassés le moment venu ?
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        Faire preuve d’une telle faiblesse envers les musulmans est une attitude extrêmement dangereuse dont les conséquences se paieront au prix fort voire exorbitant .
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        Chypre est encore un autre problème …
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        Voyez , j’ en suis depuis quelques années à me demander si nous n’aurions pas dû nous rapprocher de la Russie plutôt que de la mettre au ban des nations sous prétexte qu’ elle nous empêche de mettre la main sur l’ Ukraine … ( car c’est ainsi que vois les choses )
        Je sais que vous n’ êtes pas de cet avis et pourtant… n’ y aurions-nous pas gagné plus que nous n’ y aurions perdu ? Comment être sûrs ?
        Vous savez , vous ?

    2. Il a été élu, et confortablement,par des gens qui partageaient ses idées.Même l’armée,pourtant garante de la laïcité a baissé les bras,après l’échec du putsch et devant l’ampleur du soutient a Erdogan.C’est nos amis Américains qui ont eu la brillante idée de l’incorporer dans l’OTAN et fait pression sur les Européens pour la faire entrer dans l’UE.Faut chasser les USA au plus vite de l’OTAN et stopper net leurs conneries,devrions nous dire plutôt…..si ce n’était absurde.(pour le moment)

      1. Chassez les USA de l’OTAN et celle-ci se renommera « Europe de la Défense »…

        1. vous aurez une coquille vide, les autres pays européens pourraient très bien vivre dans la protection de la France mais celle des USA. Je vous rappels que Bush junior voulait dissoudre l’OTAN, c’est les européens qui suppliés.
          Dès que vous avez le mot Europe, vous avez le fédérateur US dedans.

      2. @Auguste
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        De toute façon, ce putsch était une farce ; Erdogan savait et a laissé faire tout en ayant très bien préparé sa défense , sa contre-insurrection ; ce qui lui a permis de le faire échouer , de revêtir définitivement sa redingote de dictateur tyrannique assumé mais « victime » des circonstances , donc ne pouvant agir autrement pour le salut de la Turquie et le « bien » du peuple car tel est désormais son « devoir » , et de tomber enfin le masque de la bonhommie …
        .
        « C’est nos amis Américains qui ont eu la brillante idée de l’incorporer dans l’OTAN et fait pression sur les Européens pour la faire entrer dans l’UE.Faut chasser les USA au plus vite de l’OTAN et stopper net leurs conneries,devrions nous dire plutôt…..si ce n’était absurde.(pour le moment) »
        .
        C’est l’une des raisons de la dernière partie de ma réponse à Alain d ; la partie concernant un rapprochement avec la Russie .

      3. Euh l’OTAN est une coquille vide sans les américains, il faut peut être se méfier d’eux mais depuis la fin de la 2e guerre mondiale l’Europe a sous traité sa défense avec comme intérêt la baisse de ces dépenses militaires.

    3. Il faudrait d’abord que vous stoppiez vos guerres au moyen orient.

      La démocratie en Lybie, une belle intervention Française.

  3. Laissons la Turquie acheter russe ou chinois…
    .
    Avec l’objectif d’acquérir des parcs échantillons,
    cette volonté turque ne vise qu’à faire profiter le missilier turc Roketsan de transferts de technologies qu’il est incapable de développer.
    Le consortium Eurosam contribuera ainsi à favoriser un futur conquérant à l’horizon 2030.

    1. Vous pensez sincèrement que la Turquie d’Erdogan sera encore là dans 13 ans? Du jour au lendemain ce pays peut basculer pour diverses raisons.
      Erdogan remplit le vase, bientôt il y aura la goutte de trop qui mouillera même ses plus fidèles soutiens.Laissons le temps faire son oeuvre…

      1. Impossible de prédire si Erdogan qui était déjà le 1er Ministre de la Turquie de 2003 à 2014, devenu Président de la République depuis 2014, sera toujours au pouvoir ou pas en 2030.
        .
        De la même façon qu’il était difficile d’anticiper en 1999 que Poutine aurait été encore au pouvoir jusqu’au moins 2018.
        Et il n’y a rien d’extravagant de croire en sa réélection l’année prochaine…
        .
        Premiers ministres ou présidents les deux sont au pouvoir depuis au moins 18 ans pour l’un et 14 ans pour l’autre.

      2. Y’en a qui on prédit que les heures de bashar al assad était compter… Ceux qui l’ont predit ne sont plus là et bashar est toujours là.
        Donc vos prédictions vous savez ou vous pouvez les mettres.

  4. C’est à ne rien comprendre .. Quoi, ils vont utilisé le SAMP/T pour l’anti-missile et le S-400 pour l’AA ?
    .
    Cette décision d’acheter le S-400 est entrain de leurs faire perdre beaucoup trop d’argent car s’ils veulent resté dans l’OTAN ils doivent s’équiper de systèmes compatibles avec l’alliance, surtout dans un domaine aussi sensible que l’AA/anti-missile …
    .
    En tout cas, bonne nouvelle pour le SAMP/T qui battait de l’aile à l’export depuis son lancement. Je propose à tous de resté prudent et de ne pas trop s’emballer par contre.
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    Tête de turc !

    1. Je ne pense que vous trouverez quelqu’un qui s’emballe avec les turcs ici… on préfèrera que le SAMP-T ne s’exporte pas plutôt qu’il aille dans une Turquie qui ne sait pas si elle est bleu rouge ou verte.

    2. Le choix des S-400 est manifestement politique, mais quels arrangements de dessous de table ont été effectués avec le Kremlin, mystère pour l’instant. (c’est aussi une décision bizarre de la part de Moscou, qui vend son système dernier cri à son adversaire direct, mais on n’est plus à une incohérence près dans le merdier oriental)

      1. Le dernier cri russe, c’est le S-500, réservé pour l’instant au territoire national

    3. La Corée du Sud a aussi acheté des systèmes anti-aériens russes S-350 Vityaz pourtant son armée possède des batteries THAAD et Patriot, donc il y a bien une raison, la Turquie et la Corée du Sud ont un programme d’industrie de défense nationale similaire, un programme de char nationale, un programme de chasseur national, un programme de défense antimissile nationale, bien évidemment Séoul est beaucoup plus avancée, Ankara a essayé de grignoter un petit peu du savoir faire coréen par exemple pour le char Altay les turques ont voulu prendre le travail des Coréens sur leur char K2 ainsi que sur leur projet de chasseur KFX mais ces derniers les ont vite envoyé bouler.

    4. Promis, on garde notre calme olympien. Comme Jupiter avec le CEMA. Vous nous connaissez, on est sage.

    5. La décision turque d’acheter le S-400 semble bien plus lier au projet du gazoduc entièrement financé par la Russie, c’est en quelques sorte, une compensation.
      La Russie utilise souvent la commande d’armements par d’autres pays pour régler certaines situations.L’Algérie comme la Syrie ont achetés des armes à la Russie afin d’effacer une dette équivalente, c’est un moyen pour Moscou de faire tourner cette industrie qui est centrale dans le pays et qui est en difficulté constante depuis 25 ans.
      Je pense donc que la Russie a demandée à la Turquie, bien plus que cette dernière ne le souhaite, de commander ces systèmes S-400 afin d’apporter un peu d’argent a ce secteur de niche en échange du financement du gazoduc sur lequel la Turquie obtiendra une rente de passage…

      1. @ Polymères

        Ce que vous dites fait beaucoup de sens à mon avis,mais cela pourrait également être l’inverse : La Turquie veut réellement se rapprocher de la Russie et l’achat du SAMP/T ne leurs sert qu’à acheté le paix des autres membres de l’OTAN et de l’UE ?
        .
        Nous devrions être fixés d’ici quelques années ..

    6. La Turquie ne coure-t-elle pas après tous les transferts de technos possibles au profit de son missilier peut-être un peu juste… ? Je ne vois que cette alternative…
      … car faire déployer les deux systèmes dans la même armée n’est pas impossible, mais les faire communiquer ensemble – ce qui est un peu nécessaire – va être juste être « un chouillat » compliqué.

      La Turquie serait-elle sous pression pour acheter du Russe depuis qu’elle a descendu un de leur zinc? Je me pose la question…

      1. La Turquie est tellement vaste 1700km Est-Ouest que les 2 systeme de misille ne se feront surement pas concurrence leur portée

        1. Certes, mais s’il n’y a pas d’échange de donnée … c’est la loose totale.
          Ce que voit l’un ne peut-être traité par l’autre et vice-versa. Cela fait deux systèmes qui ne se parlent pas et ça s’est nawak.
          @Polymérès, merci pour vos éclaircissements !!

    7. La Turquie ne fait plus confiance à l’OTAN, donc elle achète des S400 avec transfert de technologie et s’approche de la Russie.
      Le transfert de technologie va permettre à la Turquie de compenser des lacunes en la matière dans le but de développer son propre anti missile.

      Les États-Unis font alliance avec l’ennemie de la Turquie le YPG (PKK syrien) et les armes de missile antichar et des véhicules blindés.
      Comment peut-on faire alliance avec des terroristes qui attaque un membre de l’OTAN ?

      La Turquie comprend que finalement y’a pas d’avenir avec ses alliés.

      Avec le Sampt/T la Turquie envois un dernier signe de bonne volonté aux occidentaux après que ces derniers les ont fait poireauter pour l’adhésion en Europe, avoir abriter des memebres du pkk depuis plus de 50 ans et laisser ces terroristes s’autofinancer y’a qu’a voir rue d’Enghien à Paris ils ont leurs bureaux.
      https://www.google.com.tr/amp/m.leparisien.fr/amp/faits-divers/perquisition-chez-les-voisins-kurdes-de-sarkozy-06-02-2007-2007745654.php

      Les Français accusent la Turquie de double jeu, mdrrr désolé mais ca me fait rire vous pensez vraiment que les autres ne font pas double jeu ? voir triple ? C’est facile de s’en prendre à la Turquie de les accuser de double jeu, j’aimerai vous voir faire les mêmes accusations aux Américains les maîtres en la matière, la France ne fait pas de double jeu ? L’Angleterre ? La Russie ? etc…
      Avec des voisins comme l’Iran, l’Irak, laSyrie, la Grèce, l’Armenie, la Turquie ne peut pas se comporter comme la France, la Belgique ou le Luxembourg.

      Dans le passé la Turquie était l’allié de la France et contrairement à la France la Turquie ne l’a jamais attaqué.

      https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Alliance_franco-ottomane&ved=0ahUKEwjqp8TBspbVAhVJLFAKHbBKCrcQFggcMAA&usg=AFQjCNFbIV7HSGBgMuQrCLZw2AXu7JWjyg

      https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Conqu%25C3%25AAte_de_la_Corse_(1553)&ved=0ahUKEwiQrsLXspbVAhVCKVAKHZgWAv8QFgghMAE&usg=AFQjCNHDMo6E8YMoBTXNBE99PLsGTe2Usw

  5. Exporter ce genre de choses, n’est pas forcément une bonne idée.
    Les sociétés concernées devraient rester propriété publique.
    Il s’agit de la sécurité de l’état. Retrouver ces armes dans la nature n’est pas bon pour nous.
    La frontière entre ce qui peut être exporté ou pas doit être réexaminé de près.

  6. C’est çà ! Offrons-leur les » vecteurs « qui leur permettront de nous foutre sur la gueule !
    Ils sont vraiment frappés ces socialistes! Le Grand Chef Macron a demandé l’autorisation à Trump?…
    C’est n’importe quoi!

  7. L’avenir semblant incertain, le petit sultan diversifie ses sources et acquiert des technologie via transfert ( Possible aussi que les US soient capables de désactiver à distance un vecteur codé OTAN et que le Mussolini d’Ankara se méfie plus de ses alliés que des ses ennemis)

    1. L’URSS ne livrait à ses clients et alliés que des systèmes à performances limitées. La nouvelle Russie suit-elle la même politique?

  8. @M.Lagneau:
    Au début de ce texte, vous auriez dû écrire :  »C’est à en perdre son latin, son grec, ses notions d’hébreux et aussi son turc … » !

  9. en attendant la turquie en europe..

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    Une centaine d’islamistes tentent d’imposer ouvertement la charia dans les rues de Berlin. La police locale enquête sur une série d’attaques violentes dans la capitale allemande.

    Cette police de la morale autoproclamée serait composée de salafistes de Tchétchénie, une région à majorité musulmane sunnite dans la Fédération de Russie, explique le journal Tagesspiegel. Le groupe serait dirigé par les ex-soldats armés qui ont servi sous Djokhar Doudaïev, le premier président tchétchène (séparatiste), assassiné en 1996.

    Ces « justiciers» utilisent la menace pour dissuader les immigrés tchétchènes de s’intégrer dans la société allemande et ils souhaitent aussi introduire un système juridique islamique parallèle en Allemagne.

    Les autorités allemandes ont jusqu’à présent échoué à arrêter le groupe, principalement parce que les victimes de ce gang n’osent pas porter plainte.
    « Nous avons prêté serment d’allégeance au Coran, nous prenons la rue »

    Depuis le mois de mai, une vidéo circule sur WhatsApp, dans laquelle le groupe menace de mort les autres Tchétchènes résidant en Allemagne qui ne respectent pas les lois coraniques.

    « Frères et sœurs musulmans. Ici, en Europe, certaines femmes tchétchènes et hommes tchétchènes qui ressemblent à des femmes font des choses inimaginables. Vous le savez, je le sais, tout le monde le sait. Par conséquent, nous disons, à cet instant, nous sommes près de 80. Mais davantage veulent se joindre à nous. Celles qui ont perdu leur ‘nohchalla’ [c’est-à-dire, leur identité nationale et leur mentalité, ndlr], qui flirtent avec des hommes d’autres groupes ethniques et se marient avec eux, les femmes tchétchènes qui ont choisi la mauvaise voie, et ces créatures qui se font appeler des hommes tchétchènes – si on nous en laisse la chance, nous les remettrons sur le droit chemin. Nous avons prêté serment d’allégeance au Coran, nous prenons la rue. Ceci est notre déclaration d’intention : ne dites pas que vous n’avez pas été averti ; ne dites pas que vous ne saviez pas. Puisse Allah nous donner la paix et engager nos pieds sur le chemin de la justice ».

    Le site Meduza , animé par une société de médias indépendante russophone de Lettonie, affirme que tous les Tchétchènes résidant à Berlin qu’elle a interrogés sont au courant de l’existence de ce groupe.

    Selon les statistiques officielles, plus de 60 000 Tchétchènes résident en Allemagne, mais leur nombre réel pourrait être beaucoup plus élevé. Au cours des cinq dernières années, plus de 40 000 Tchétchènes ont demandé l’asile politique. Beaucoup d’entre eux ont franchi illégalement la frontière polonaise avec l’Allemagne.

    De très belles années d’impuissance gouvernementale, de cécité idéologique, nous attendent…

    1. @ Thaurac: « De très belles années d’impuissance gouvernementale, de cécité idéologique, nous attendent… » Pour la cécité idéologique, on a déjà donné. Mais maintenant qu’on commence à comprendre la nature du danger, on ne sait plus comment rétablir la situation… Ce n’est pas de l’impuissance, c’est de l’écopage-sur-Titanic…

  10. Coopérer dans un projet militaire avec un pays qui a soutenu Daesh et est dirigé par un dictateur islamique, ce serait une enorme erreur inadmissible.

    1. L’Europe et les États-Unis soutiennent bien les ennemis (PKK, YPG, FETO) de la Turquie depuis plus 50 ans au bout d’un moment je pense que la Turquie en a un peu marre.
      C’est un peu hypocrite quand même.

  11. Selon le chef du Pentagone James Mattis, la décision d’Ankara d’acheter des S-400 russes relève de son droit souverain, mais il a cependant précisé que ces systèmes de défense antiaérienne n’étaient pas compatibles avec les équipements militaires de l’Alliance.
    Selon l’expert militaire russe Ivan Konovalov, directeur du Centre de conjoncture stratégique, c’est « un jeu politique », mais rien n’est à écarter dans la situation actuelle compte tenu de la politique imprévisible du président Erdogan.
    L’expert militaire Alexandre Perendjiev souligne que l’annonce d’un éventuel contrat sur les S-400 est une «opération de communication conjointe de la Russie et de la Turquie» destinée à observer la réaction des États voisins et à montrer l’aptitude de la Russie à entretenir une coopération militaro-technique avec les pays de l’Otan.

  12. @ Alpha (je vous répond ici, les commentaires étant fermés sous le billet initial)
    .
    Vous m’avez fait observer que la France avait reconnu le génocide arménien par une loi de 2001, en précisant qu’elle ne désignait toutefois pas la Turquie en tant qu’auteur. C’est tout à fait exact et on peut également préciser qu’il s’agissait d’une proposition de loi, ce qui avait le mérite de ne pas trop engager le gouvernement, qui pouvait dire à la Turquie « ben on est désolé, mais l’initiative de la loi vient des parlementaires, ils sont libres, qu’est-ce-que vos voulez qu’on y fasse? »
    .
    Ce qui a commencé à ressembler à une mise en cause plus précise de la Turquie, dans le langage diplomatique français, c’est le voyage de Jacques Chirac en Arménie en 2006:
    .
    http://www.lemonde.fr/europe/article/2006/10/02/jacques-chirac-lie-l-adhesion-turque-a-l-ue-a-la-reconnaissance-du-genocide-armenien_818995_3214.html
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    On appréciera le style indirect du président: Faut-il que la Turquie reconnaisse le génocide arménien pour entrer dans l’Union ? Honnêtement, je le crois ».
    .
    A ma connaissance, on n’est pas allé plus loin dans la mise en cause de la Turquie. Et vous avez raison de faire cette distinction entre d’une part la reconnaissance du génocide, et d’autre part le fait qu’on l’impute à la Turquie, dans la perspective de mettre sa reconnaissance par la Turquie dans la balance d’une adhésion à l’UE.
    .
    C’est plus précis.

  13. Avec deux systèmes de défense les turcs garantissent leurs neutralité, ils doivent surement savoir que tôt ou tard un conflit éclatera entre l’Asie et l’Occident. Plusieurs nations donc la Chine, l’Inde,l’Iran veulent leurs reconnaissance comme puissance mondiale et ils en ont les moyens ce qui irritent les USA.
    Avoir plusieurs systèmes de défense ne gêne en rien les problèmes de compatibilité, ils pourraient être actifs qu’en cas de conflit, l’un protège des pays hors OTAN et l’autre des pays de l’OTAN, cela comblre les lacunes des deux systèmes, ils se complètent.
    Les grecs possèdent des S-300 et cela n’a pas l’air de déranger l’OTAN.

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