La France envisage de « renforcer » son action en Libye

Jusqu’à présent, et officiellement, l’action de la France en Libye comporte trois axes : participation à l’opération européenne EUNAVFOR Sophia, dans le but – non atteint – et de lutter contre les réseaux de passeurs de migrants et de faire respecter l’embargo sur les armes, missions de recueil de renseignements sur les groupes jihadistes présents dans le pays et efforts diplomatiques visant à réconcilier le gouvernement d’union nationale (GNA), formé sous l’égide des Nations unies, avec celui établi à al-Bayda et soutenu par le Parlement libyen élu en juin 2014.

Plus officieusement, la France serait plus « offensive » contre les jihadistes, avec la présence de forces spéciales et de militaires du Service action de la DGSE auprès des forces du maréchal Khalifa Haftar, hostile au GNA. En outre, l’aviation française aurait été à l’origine d’une frappe aérienne contre Mokhtar Belmokhtar, le chef d’al-Mourabitoune.

Qu’en sera-t-il avec le président Macron? le ministère des Affaires étrangères, désormais dirigé par Jean-Yves Le Drian, qui connaît très bien le dossier, en a donné un aperçu, le 18 mai.

« En lien avec nos partenaires européens et les pays voisins de la Libye, la France étudiera les modalités du renforcement de son action politique et de sécurité, en vue du redressement des institutions libyennes et notamment d’une armée capable de défaire les terroristes », a en effet indiqué un porte-parole du Quai d’Orsay.

Alors que l’aide apportée par la France au maréchal Haftar n’était pas officiellement reconnue, afin de ménager le GNA conduit par Fayez al-Sarraj, il va en aller autrement. « La Libye a besoin de bâtir une armée nationale, avec la participation de toutes les forces qui luttent contre le terrorisme à travers le pays, incluant celles du général Haftar, sous l’autorité du pouvoir civil », a ajouté le porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

Jusqu’à présent, l’attitude à adopter à l’égard des forces du maréchal Haftar [armée nationale libyenne, ndlr], considérées comme étant les mieux placées pour combattre le terrorisme, était une pomme de discorde entre le Quai d’Orsay et le ministère de la Défense, alors dirigé par M. Le Drian.

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