La coalition anti-EI cherche à identifier l’agent chimique utilisé à Mossoul par les jihadistes

Le commandant de la composante de la coalition anti-État islamique (opération Inherent Resolve), le général Joseph Martin, a confirmé, le 19 avril, le recours à des substances toxiques par les jihadistes à Mossoul.

Comme l’avait déjà indiqué le commandement conjoint des opérations, qui coordonne les différentes unités irakiennes engagées dans reconquête de la ville, les combattants de Daesh ont en effet utilisé des obus chargés d’un produit toxique le 15 avril. Et d’ajouter que « certains soldats » exposés souffrent de « blessures légères ». L’incident a eu lieu à proximité du quartier al-Abar, à l’ouest de Mossoul, où les forces irakiennes encerclent la vieille ville depuis plusieurs semaines.

Puis, le lendemain, la chaîne CBS News a fait état d’une autre attaque chimique ayant visé une unité irakienne accompagnée par des conseillers militaires américains et australiens. Et 25 soldats irakiens auraient été hospitalisés.

Le général Martin n’a cependant donné que très peu de détails supplémentaires sur ces attaques. Toutefois, il a relativisé leur portée en soulignant qu’elles n’ont finalement eu « aucun impact » étant donné que « personne n’en est mort ».

« Nous ne savons actuellement pas avec certitude quel a été l’agent chimique utilisé », a continué le général Martin. « Nous avons fait des analyses et nous attendons les résultats », a-t-il ajouté.

Cela étant, il est probable que les jihadistes aient utilisé une forme rudimentaire du gaz moutarde. En effet, début mars, des femmes et des enfants ont dû être hospitalisés car ils présentaient des symptômes
suggérant une exposition à un produit chimique vésicant. En outre, en septembre 2016, une porte-parole du Pentagone avait insisté sur ce type de menace.

« Nous pouvons nous attendre à ce qu’au fur et à mesure que l’offensive sur Mossoul progresse, l’EI va encore essayer d’utiliser » des munitions à l’agent moutarde », avait en effet prévenu le capitaine de vaisseau Jeff Davis, avant d’insister sur le caractère « rudimentaire » de ces munitions, « militairement non significatives. »

Par ailleurs, le général Martin a refusé de dire si des conseillers militaires américains et australiens avaient été exposés à l’agent toxique diffusé par Daesh. « Ils partagent le même risque que les Irakiens », a-t-il dit. Mais ils sont censés porter un « équipement spécifique » pour se protéger d’éventuelles attaques chimiques, a-t-il ajouté, sans vouloir en dire davantage.

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