Les restes d’un soldat russe de la Première Guerre Mondiale découverts à Cormicy

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La semaine passée, les restes d’un soldat de la Première Guerre Mondiale ont été découverts dans un champ de la commune de Cormicy (Marne) où, il y a cent ans, les troupes allemandes avaient établi une ligne pour défendre le mont Espin. Or, cette zone fut le théâtre de violents combats, menés lors de l’offensive du Chemin des Dames (ou offensive Nivelle), le 16 avril 1917. D’ailleurs, en 2015, les corps de cinq Poilus, dont deux purent être identifiés, furent exhumés au même endroit.

Après les analyses effectuées par un médecin légiste et des archélogues, il s’est avéré que cette dépouille est celle d’un fantassin appartenant probablement à la 3e Brigade spéciale d’infanterie russe du général Marouchevski. C’est la première fois que le corps d’un soldat russe ayant pris part à la Grande Guerre a été découvert en France.

Faute de plaque d’identité, le nom de ce soldat demeure inconnu. Mais plusieurs éléments ont conduit les specialistes à déterminer sa nationalité, comme des boutons de vareuse, un ceinture, des munitions et une croix othodoxe.

Le lieu où sa dépouille a été trouvée permet d’avancer qu’il faisait partie de la 3e Brigade spéciale d’infanterie russe dans la mesure où cette unité avait été engagée dans le secteur du Mont d’Espin. Après avoir progressé jusqu’à la troisième ligne de défense allemande, elle fut contrainte de « décrocher » faute de soutien.

En 1916, à la demande du gouvernement français et en échange de la fourniture d’équipements militaires, la Russie tsariste avait envoyé en France les 1ere et 3e Brigades spéciales d’Infanterie (et deux autres furent déployés aux côtés d’unités françaises sur le front d’Orient).

Ces troupes russes, partiellement équipées et encadrées par l’armée française, furent regroupées au camp de Mailly avant d’occuper le fort de la Pompelle afin de tenir le front de Champagne durant la Bataille de Verdun. Engagées lors de l’offensive Nivelle, elles subirent de lourdes pertes. Citées à l’ordre de l’armée, les deux brigades russes furent envoyées à La Courtine, où en septembre 1917, une partie de leurs soldats se mutinèrent. Leur révolte fut rapidement réprimée dans le sang, non seulement par les troupes françaises mais aussi par leurs camarades restés loyalistes.

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