Un deuxième système de 3 drones MQ-9 Reaper a été livré à l’armée de l’Air

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En décembre dernier, les trois drones MQ-9 Reaper engagés par l’armée de l’Air dans l’opération Barkhane, au Sahel, ont franchi le seuil symbolique des 12.000 heures de vol depuis leur entrée en service, en 2014. Autant dire que, grâce à leur excellent taux de disponibilité (86,5%), leur activité est intense.

Pour rappel, un sytème de drones Reaper se compose d’une station sol et de trois appareils qui, dotés d’une autonomie de plus de vingt heures, sont utilisés pour des missions de « préparation renseignement de l’espace opérationnel » (PREO) et de collecte de renseignements, en complément d’autres capteurs (nacelle de reconnaissance, imagerie spatiale, etc…).

Le nombre d’heures de vol des Reaper va augmenter significativement au cours des prochains mois : en effet, deux appareils – non armés – faisant partie du second système commandé en juillet 2015 ont été livrés à l’escadron de drone 1/33 Belfort, à Niamey (Niger). Ce qui porte donc à cinq le total des drones de ce type mis en oeuvre dans la bande sahélo-saharienne.

Le troisième drone de ce second système est attendu sur la base aérienne 709 de Cognac-Châteaubernard, où il rejoindra les deux drones MALE Harfang, qui, récemment retirés du théâtre sahélien, sont désormais utilisés pour des missions de sécurité intérieure.

Dès l’arrivée de ce drone en Charente, l’armée de l’Air et la Direction générale de l’armement (DGA) « conduiront une campagne d’essais pour valider l’aérotransport du système Reaper à bord des avions de transport de l’armée de l’air, principalement l’A400M, ainsi que les conditions techniques de son utilisation dans l’environnement électromagnétique de la base de Cognac et du territoire métropolitain », a précisé le ministère de la Défense.

À noter que, depuis peu, les aviateurs peuvent désormais faire décoller et atterrir les Reaper du 1/33 Belfort. Ces manoeuvres étaient jusque-là assurées par des contractuels civils de General Atomics, le fabricant de ces appareils.

Par ailleurs, la DGA a aussi indiqué, ce 10 janvier, qu’elle venait de commander le 4e système Reaper (le 3e l’avait été en décembre 2015). Ainsi, conformément à la Loi de programmation militaire en cours, l’armée de l’Air pourra compter sur 12 drones MALE Reaper d’ici 2019.

Les deux premiers systèmes Reaper livrés à l’armée de l’Air sont au standard Block 1, ce qui signifie que leur emploi se limite aux théâtres extérieurs. Les deux suivants seront au standard Block 5, lequel permet « l’adaptation aux conditions de vol en Europe, ainsi que l’entraînement ». Le délégué général pour l’armement, Laurent Collet-Billon, avait expliqué, en 2015, que les deux systèmes Block1 seraient « rétrofités en systèmes Block 5. »

31 commentaires sur “Un deuxième système de 3 drones MQ-9 Reaper a été livré à l’armée de l’Air”

  1. Toujours, pas armés, on fait ire, et quand il faut faire une fameuse opération « homo » il faut se servir des usa comme intermédiaire.

    1. tirer un terro dans le désert, que ce soit avec un drone, une bombe ou une balle de 5.56 n’est pas une opération homo mais un acte de guerre.
      une opération homo, c’est tuer n’importe où, y compris à Romorantin-Lanthenay, n’importe quand et par des moyens déniables un nuisible qui n’est pas forcément un combattant armé.

      1. Euh… non.
        .
        Une opération homo n’est ni un acte de guerre ni une opération de police, elle est les deux en même temps, avec la particularité qu’elle est illégale: elle ne relève ni du droit de la guerre ni des lois de police (au sens large) de l’Etat qui l’exécute.
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        C’est un acte qui se situe sur un terrain purement utilitariste:on estime que la violence est une solution à un problème précis qui va trouver sa solution dans l’élimination physique d’une ou plusieurs personnes.
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        En France, elles sont approuvée par la seule personne dotée d’une immunité légale en application de la constitution: notre Prèz bien aimé, chef des armées. Dès lors, les subordonnés qui exécutent ces opérations sont légalement couverts (principe de l’ordre donné par l’autorité légitime, éparpillé dans différentes dispositions légales de différents codes de loi intéressant la police et les services de renseignement).
        .
        Il faut bien comprendre: les exécutants ne sont pas pénalement responsables, ce qui ne veut pas dire pour autant que l’opération soit légale. Subtilité de jésuite.
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        Le concept même étant bizarre (il n’est pas illégal d’exécuter une opération illégale du moment qu’elle est autorisée par l’autorité légitime) tout le monde a décidé qu’il valait mieux en dire le moins possible, parce que tout le monde n’a pas la subtilité d’un jésuite. Notamment il y a des gens qui pensent que ce qui est illégal est interdit, point barre. Ces gens-là, on les appelle les « droit-de-l’hommistes ». Des gêneurs, quoi.

        1. pas d’accord, une opération homo est radicalement différente d’une opération de guerre !
          une opération de guerre vise des combattants, a minima des pax susceptibles de combattre, et surtout, elle n’est pas clandestine, même si elle n’est pas explicitement revendiquée; ex : un terroriste islamique se fait transformer en son et lumière par une bombe; pour éviter les discussions oiseuses dans des torchons vespéraux, on dit  » pas de chance, il faisait ses courses au mauvais moment, nous on visait juste la caisse à sable qui leur sert pour l’instruction »; ceci étant, personne n’envisage de cacher le fait que c’est une bombe française tirée par le pilote français d’un avion sous cocardes françaises qui a fait le job !
          une opération homo, ça peut viser n’importe quel nuisible combattant ou non et surtout les opérateurs agissent dans une totale clandestinité, si possible sous « faux drapeau », l’Etat ne reconnaissant en aucune façon leur action; ex :pour en rester dans le public et prescrit, le sdece, lors de la guerre d’Algérie n’a pas hésité à supprimer des citoyens allemands et helvètes respectivement en RFA et en Suisse sous couvert d’une association terroriste.
          en bref, pas besoin d’argumentation juridique pour les ops clandestines, il n’y a que deux règles pratiques:
          – pas vu, pas pris,
          – si pris, demerden sie sich.

          1. Je vous la refais:
            .
            Une opération homo n’est :
            – Ni un acte de guerre
            – Ni une opération de police
            .
            Une opération homo est:
            – A la fois un acte de guerre ET une opération de police
            – Ayant la particularité d’être illégale, par définition.
            .
            En effet, si une opération homo était légale, elle ne serait jamais:
            – Qu’un acte de guerre qui a réussi (tuer l’ennemi est un but légitime à la guerre)
            – Ou qu’une opération de police qui conduit légalement à l’élimination physique des suspects, telle par exemple l’assaut du GIGN sur l’Airbus à Marignane en 1994 ou l’élimination des frères Kouachy à Dammartin en 2015.
            .
            Donc, j’ai saisi ce que vous dites, mais pour ma part je n’ai jamais dit que opération homo = acte de guerre. J’ai justement dit le contraire.
            .
            Retenons simplement qu’une opération homo est illégale par nature mais que ceux qui l’ordonnent et l’exécutent ne sont pas pénalement responsables.
            .
            C’est une catégorie d’action sui generis, intercalaire entre le légal et l’illégal: c’est pas légal de le faire, mais personne n’est coupable.

    2. Les frappes ciblés sont fait par tout les alliées, les US demandent aussi quand un rafale est dans le coin.

  2. Donc déjà 4000 heures de vols par appareil !
    Ils ont une espérance de combien d’heures ?
    Aucune nouvelle sur l’armement de ces appareils ou sur la production européenne ?
    Merci

    1. François Hollande a dit que lui président, le drones français ne seraient pas armés… Il reste quelques mois à tenir avant qu’une expression de besoin ne soit fait à la SAGEM pour que le Patroller soit adapté et équipé en conséquence. On aura perdu du temps…

    2. @wagdoox:
      .
      Le MALE européen (Allemagne, France, Italie, Espagne) dit « MALE 2020 » en cours de développement depuis mai 2015 sous maitrise d’oeuvre allemande, devrait voir voler un démonstrateur d’ici 2019 et un prototype en 2021 pour de premières livraisons envisagées à l’horizon 2025.

      1. C’est ridiculement long !
        Je savais ca mais j’espérais une accélération du programme.

    3. @wagdoox:
      .
      Pour rappel le « MALE 2020 » voit « Airbus Group » maitre d’oeuvre du programme via les sociétés allemandes (et espagnoles) de « Airbus Defence & Space ».
      Dassault Aviation et Finmeccanica restent les principales entreprises associées à ce programme en dehors d’Airbus Group…
      .
      Ce programme est dirigé par l’Allemagne à hauteur de 30% de participation contre 23% pour la France, Italie et Espagne.
      Cette position de leader fut obtenue par l’Allemagne face à la France en mettant en balance la participation allemande au programme de satellites MUSIS (MUltinational Space-based Imaging System) qui lui restera logiquement dirigé par la France…
      http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/03/30/a-la-france-les-satellites-d-observation-a-l-allemagne-les-drones_4606001_3234.html

      1. Je suis au courant de cet accord assez ridicule d’ailleurs les allemands ont un pied dans notre système l’inverse n’est pas vrai et l’Allemagne voulait la maitrise des drones pour évité de retomber dans le probleme qu’ils ont eu avec le MQ4 donc la France va se retrouver avec un drone complexe voulant s’introduire dans le traffic civile tout ça pour aller en Afrique…
        Enfin merci pour les infos !

    1. probablement quand l’armée de l’air ne fera plus obstacle.
      probablement quand l’opinion publique aura compris que cela n’a pas de sens d’envoyer un m2000 ou un rafale au fin fond du désert pour un pick up rouillé.

      le seul souci c’est de gérer l’image des frappes via les drones, de se différencier par rapport à l’image ultra négative qu’on les drones US.

      1. @ R2D2
        Je ne pense pas que l’opinion publique ait grand chose à voir là-dedans.
        C’est un choix politico/militaire des décideurs.
        Le lobby de l’armée de l’air semble plus en cause que le pékin lambda…
        Et encore une fois, un drone armé peut servir à autre chose que des élimination ciblées, frapper des combattants ne prête le flanc à aucune critique d’ordre morale.
        Surtout que dans un environnement désertique comme la BSS le risque de dommages collatéraux est nul.

        1. Les pilotes ne veulent pas être remplacé par des machines on les comprends.
          Mais il s’agit plus de faire de la frappe d’opportunité que des raids toujours l’exclusivité des rafales et mirages 2000.

      1. @MP3:.
        Votre remarque est fausse car les conditions d’utilisation sont plutôt complémentaires que redondantes.
        Néanmoins, des Reaper armés permettraient effectivement de déployer moins de Mirage 2000 sur la BSS.

  3. Cet engin fait penser à avion Allemand de la 2° GM surnommé » l’oiseau rare »…

    1. @ Wrecker 47
      Kézako ?
      Pourriez-vous préciser svp, car je ne connais pas cet oiseau rare.

        1. Oui en effet, mais le Do 335 « Pfeil » (ou « flèche » pas « oiseau rare ») avait deux moteurs contrarotatifs sur un même axe d’ailleurs inspiré du chasseurs lourd bimoteurs français du constructeur « Arsenal de l’aéronautique » Vernisse-Badie 10 ou « Arsenal VB-10 ».
          .
          Le VB-10 était dérivé de l’Arsenal VG-10 (VG ou Vernisse: général de l’air et Galtier: l’ingénieur pour Vernisse-Galtier) qui était développé depuis 1937, avec donc deux moteurs en tandem (et 2 x 3 pales contrarotatives à l’avant) dans le fuselage (un en avant et l’autre en arrière du poste de pilotage) de ce grand chasseur lourd encore à l’état de démonstrateur en 1940.

      1. @ Zayus
        L’AR 234, c’est le Blitz, pas l’oiseau rare…
        Et pour trouver une ressemblance avec un Reaper, faut avoir fumé grave 🙂 Des gauloises améliorées ?
        Idem pour le Do 335, à part l’une des deux hélices à l’arrière…

  4. Ce ne sera pas de trop pour surveiller l’immensité de la BSS, même si chaque vecteur n’a qu’une capacité de surveillance limitée. Les autres moyens de renseignement resteront nécessaires pour établir une situation aussi précise que possible.

  5. toujours la bien pensance socialiste à l’œuvre, des machines oui mais désarmées!! Mais avec Fillon, on va les surarmer!!

    1. Avec Fillon on va les vendre oui, c’est sarko puissance 10.
      Le type parle comme un notaire, ressemble à un notaire, il fera une politique de notaire.
      Pas d’argent pour rien n’y personne.
      Autre chose à quoi ca sert de les « surarmer » ? A leur faire perdre de l’autonomie ou à user la structure pour revenir avec la moitié des armes ?

  6. Non mais que veut bien pouvoir dire « valider l’aérotransport » ?
    Non c’est pas vrai, ils ne sont pas devenu bureaucratiques à ce point-là, hein dites, c’est une blague, non ?

  7. Ils ne sont pas armés car on croît aux droits de l’homme du terroriste recherché…( bon, c’est du second degré)

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