La Mission Jeanne d’Arc fait à nouveau la part belle à la région Asie-Pacifique

jeannedarc-20160305

Cette année, pour effectuer leur stage d’application dans le cadre de la mission Jeanne d’Arc, les 140 élèves officiers issus de l’École navale et des écoles du commissariat des armées, de santé militaire et des affaires maritimes ont embarqué à bord du Bâtiment de projection et de commandement (BPC) Tonnerre, lequel est accompagné par la frégate légère furtive Guépratte.

Comme l’an passé, la mission Jeanne d’Arc va se concentrer sur la région Asie-Pacique, avec des escales et des interactions prévues au Vietnam, en Malaisie, à Singapour et en Malaisie.

Cette partie du monde revêt une grande importance pour les intérêts stratégiques de la France, laquelle avait été soulignée, en 2014, par la Délégation aux affaires stratégiques (devenue, depuis, la Direction générale des relations internationales et de la stratégie). C’est pourquoi un rapport du Sénat, publié à la même époque, insistait sur la nécessité d’y réaffirmer la présence française en y élargissant la coopération militaire et en s’y engageant pour la sécurité.

Mais avant de mettre le cap vers la mer de Chine et l’Océanie, la mission Jeanne d’Arc sera d’abord déployée en Méditerranée orientale puis fera escale à Djibouti. Son périple passera, sur le chemin du retour, par un « renforcement temporaire des forces de souveraineté » à La Réunion.

Outre le Groupe Ecole d’Application des Officiers de Marine (GEAOM), le BPC Tonnerre a également embarqué un groupe tactique fourni par la 6e Brigade Légère Blindée (soixante militaires et des véhicules à haute mobilité (VHM) du 21e Régiment d’Infanterie de Marine) ainsi que des hélicoptères de l’Aviation légère de l’armée de Terre (ALAT).

Les élèves officiers n’ont pas tardé à entrer dans le vif du sujet puisque, au lendemain de leur départ de Toulon, soit le 4 mars, ils ont pris part à un exercice amphibie au large de la Corse.

Pour rappel, la mission Jeanne d’Arc doit remplir 5 objectifs : participation à la défense de l’avant, contribution à la fonction connaissance-anticipation, coopérations interarmées et interalliées, soutien naval à la diplomatie et, enfin, soutien à l’exportation.

À noter que, pour la première fois, la mission Jeanne d’Arc accueille 29 officiers ayant intégré l’ École d’Application des Officiers de Marine après avoir obtenu un diplôme d’études supérieures, dans le cadre d’un contrat dit de « nouvelle génération ».

6 commentaires sur “La Mission Jeanne d’Arc fait à nouveau la part belle à la région Asie-Pacifique”

  1. Il vaut mieux avoir un BPC pas trop loin des coins où ça chauffe. On ne sait jamais ça peut toujours servir… et rien de telle qu’une vraie OPEX comme formation pour les jeunes midships.

  2. A quand une mission vers l’archipel France dans le Pacifique ? A quand remonte la dernière mission d’un PA ou d’un BPC/Porte hélico vers la Polynésie ou la Calédonie ? 1995 pour les unités majeures de la Royale ? Ce serait quand meme une belle affirmation que la France est présente dans le monde et pas seulement en Europe.

    1. C’est tout autant une mission militaire qu’une opération de relations publiques internationales et une démonstration du savoir faire des industries de défense françaises aux pays visités.
      En ces temps de vache maigre, déployer la mission Jeanne d’Arc en Polynésie ou Calédonie n’apporterait rien.

Les commentaires sont fermés.