En 3 mois, la force Chammal a formé plus de 1.000 soldats irakiens

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Dans son compte-rendu hebdomadaire des opérations, l’État-major des armées a donné le total des missions effectuées par l’aviation française depuis le lancement de la mission Chammal, lancée le 19 septembre 2014 dans le cadre de la coalition internationale anti-État islamique (EI ou Daesh) emmenée par les États-Unis.

Le dispositif aérien français a constamment évolué depuis l’automne, avec le renforcement des Rafale basés aux Émirats arabes unis, puis l’engagement, depuis la Jordanie, de 6 Mirage 2000D et l’arrivée sur zone, fin février, du porte-avions Charles de Gaulle. Des ravitailleurs C-135 FR et des avions radar de type AWACS ont par ailleurs été ponctuellement envoyés dans la région.

Actuellement, les moyens aériens engagés reposent sur 6 Mirage 2000D, 6 Rafale et 1 avion de patrouille maritime Atlantique-2, lequel a été sollicité dès le début.

Les chiffres maintenant. Au total, donc, au 1er juillet 2015, l’aviation française a effectué 964 sorties au-dessus de l’Irak et procédé à 162 frappes, lesquelles ont permis de détruire 252 objectifs. Le ratio sortie/frappes peut paraître faible mais il s’agit avant tout d’éviter de possibles dommages collatéraux, qui seraient immédiatement exploités par la propagande jihadiste. D’où l’importance des missions de renseignement afin de bien identifier les cibles possibles.

Si les projecteurs sont souvent tournés vers les aviateurs (et marins de l’aéronautique navale), il ne faut pas oublier l’armée de Terre qui a envoyé en Irak 130 instructeurs issus du 31e Régiment du Génie et de la 13e Demi-Brigade de la Légion Étrangère (DBLE) pour armer des détachement d’instruction opérationnelle (DIO) affectés auprès des forces irakiennes.

Ainsi, toujours au 1er juillet, légionnaires et sapeurs ont, depuis mars 2015, formé 1.000 stagiaires de l’Iraqi Counter Terrorism Service (ICTS) au combat en zone urbaine (ZURB), au sauvetage au combat (SAN) et la lutte contre les engins explosifs improvisés (IED). En outre, 300 moniteurs de la 6e division irakienne ont reçu une formation dans les mêmes domaines en plus d’une instruction au travail d’état-major.

Ces chiffres ne prennent pas en compte le DIO mis en place auprès des combattants kurdes et formé par des opérateurs des forces spéciales.

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