Golan : Les casques bleus philippins prêts à se défendre contre les groupes armés

Si l’on en croit la diplomatie américaine, le groupe armé qui retient en otage 43 casques bleus fidjiens de la Force des Nations unies chargées d’observer le dégagement (FNUOD), déployée entre Israël et la Syrie, sur le plateau du Golan, depuis 1974, serait le Front al-Nosra.

Cette organisation jihadiste, bras armé d’al-Qaïda en Syrie (mais aussi concurrente de « l’État islamique », malgré leur proximité idéologique), a en effet livré de violents combats dans le secteur contre l’armée syrienne.

Outre ces 43 casques bleus retenus dans le secteur de Quneitra , 75 autres, de nationalité philippine, sont actuellement privés de leur liberté de mouvement par des groupes armés depuis le 28 août.

« Les rebelles qui les bloquent depuis jeudi exigent qu’ils déposent leurs armes, a affirmé le colonel Roberto Ancan, le responsable, à Manille, des opérations de maintien de la paix de l’armée des Philippines. « Aucun coup de feu n’a été échangé mais les soldats philippins sont prêts au combat, a-t-il poursuivi. Et d’ajouter : « Nous pouvons faire usage de nos armes pour défendre les positions des Nations unies. Nos soldats sont bien armés, ils sont bien entraînés (…), ce sont des soldats du maintien de la paix disciplinés ».

Selon le président philippin, Benigno Aquino, la confrontation entre les casques bleus et les rebelles est « tendue ». « Pour le moment, nous ne devrions pas être inquiets. La situation semble stable », a-t-il affirmé.

En juin 2013, le Conseil de sécurité des Nations unies avait autorité la FNUOD à s’armer plus lourdement afin de prendre en compte l’évolution de la situation sécuritaire dans la partie syrienne du plateau du Golan. Auparavant, ses contingents ne disposaient que d’armes de poing, ce qui est insuffisant dans le cas où il faudrait recourir à la force dans une position de légitime défense.

Cette décision avait été prise suite à plusieurs affaires de casques bleus retenus en otage par des groupes armés et au retrait de l’Autriche de la FNUOD. Les Philippines ont été à deux doigts de faire la même chose, en octobre dernier, après l’enlèvement de 4 de ses soldats (21 autres avaient subi le même sort 2 mois plus tôt).

« Les gens qui ont enlevé nos gardiens de la paix étaient assiégés et utilisent nos concitoyens pour se sortir de la situation dans laquelle ils se trouvent. Ce genre de chose n’est pas pour nous. Nous ne voulons pas exposer (au danger) nos hommes plus longtemps, pas plus longtemps que ce qu’il est nécessaire », avait fait valoir, à l’époque,  Albert del Rosario, le ministre philippin des Affaires étrangères.

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