Le ministère de la Défense fait des économies… d’énergie

Mieux vaut tard que jamais. Par un communiqué diffusé ce 8 avril, le Secrétariat général pour l’administration a indiqué que le ministère de la Défense avait été récompensé il y a plus d’un mois par un chèque de 200.000 euros remis par la société CertiNergy et correspondant aux économies réalisées « au titre des Certificats d’économies d’énergie (CEE) depuis 2009. »

C’est dans le cadre de la loi de programme fixant les orientations de la politique énergétique du 13 juillet 2005 que les CEE ont été créés, afin d’obliger les fournisseurs d’énergie à inciter leurs clients à « promouvoir l’efficacité énergétique. » D’où le chèque en question remis par CertiNergy, une entreprise avec laquelle le ministère de la Défense avait signé un premier partenariat.

En 2012, d’autres conventions de CEE ont suivi, notamment avec Total et BHC Energy pour les hôpitaux militaires, EDF pour les bases de défense ainsi que Sollis et Energie Perspective pour les établissement publics placés sous la tutelle du ministère de la Défense.

Premier consommateur d’énergie de l’Etat, le ministère de la Défense a de la marge pour réaliser quelques économies, qui, compte tenu de la conjoncture, ne seront pas un luxe. Son objectif est de faire baisser sa consommation énergétique de plus de 700 TWh pour la période 2014-2017.

Pour y arriver, l’Hôtel de Brienne va concentrer ses effort sur les sites « industriels de la Défense », comme les installations portuaires, les centres d’essais de la Direction générale pour l’armement (DGA), les data-centers ou encore les ateliers dédiés au maintien en condition opérationnel des équipements de défense. « Soit les 100 entités les plus fortement consommatrices sur les 10.000 sites que compte la Défense », précise le SGA.

En outre, il est aussi question d’appliquer la norme ISO 50 001 pour certains sites pilotes, ce qui permettrait de gains de 20 à 50% sur une période allant de 2 à 6 ans, en terme d’économies d’énergie.

Pour faire simple, ISO 50 001 est une norme internationale d’application volontaire qui permet une meilleure gestion de l’énergie via un des exigences et des recommandations à mettre en oeuvre.

Par ailleurs, la semaine passée, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, et son homologue à l’Ecologie, Delphine Batho, ont signé un protocole sur la biodiversité, lequel comprend 4 volets.

Ainsi, au niveau foncier, le ministère de la Défense s’est engagé à céder ses emprises n’ayant plus un intérêt opérationnel au profit, entre autres, du Conservatoire des espaces littoraux et des rivages lacustres (CELRL) et des parcs nationaux. Le second point porte sur la préservation de biodiversité terrestre sur les sites militaires, alors que le troisième concerne plus précisément la Marine nationale, notamment en matière d’intervention en cas de pollution en mer et d’amélioration des connaissances sur le milieu marin. Enfin, le dernier volet a trait aux ressources hydriques, les armées pouvant désormais bénéficier des conseils techniques de l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques (ONEMA).

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