Un sous-marin nucléaire d’attaque britannique victime d’une fuite radioactive
26 février 2013 – 15:49Un rapport, rédigé en 2009 mais dont une partie des conclusions furent rendues publiques deux ans plus tard, mettait en garde contre la vulnérabilité “potentielle” des réacteurs des sous-marins nucléaires de la Royal Navy.
Ainsi, le commodore Andrew McFarlane, l’auteur du document, avait identifié évoque le risque de “défaillance structurelle du circuit primaire” de ces réacteurs, et donc la menace de “libéation de produits de fission hautement radiactifs”, autrement dit, de fuite.
Et c’est ce qui est arrivé il y a une dizaine de jours au HMS Tireless, un sous-marin nucléaire d’attaque (SNA) de la classe Trafalgar, qui participait alors, au large de l’Ecosse, à un exercice de formation pour les nouveaux officiers du bord.
Selon la Royal Navy, une “petite fuite” de liquide de refroidissement a pu être contenue dans le compartiment du réacteur du sous-marin. ” Il n’y a aucun risque pour le public, l’environnement ou l’équipage”, a-t-elle souligné. Cependant, ce dernier a reçu l’ordre de rejoindre en urgence la base navale de Faslane pour y subir une évaluation de l’avarie.
Depuis, le HMS Tireless a rallié Plymouth, où il restera immobilisé pour au moins 10 mois, soit le temps nécessaire pour effectuer les réparations une fois qu’il sera mis en cale-sèche.
Le souci est que ce n’est pas la première fois que le HMS Tireless connaît des problèmes. Mis en service en 1984, il avait déjà été immobilisé pendant un an à Gibraltar après, là aussi, une fuite radioactive au niveau du système de refroidissement du réacteur.
Plus tard, le sous-marin avait été une nouvelle fois mis à l’arrêt après avoir heurté un iceberg. Mais l’incident le plus important à ce jour reste celui qui coûta la vie à deux sous-mariniers, en 2007, lors d’une explosion au niveau du système de génération d’oxygène alors qu’il prenait part à des exercices avec l’US Navy dans l’océan Arctique.
Initialement, le HMS Tireless aurait dû être désarmé cette année. Seulement, en raison du retard pris dans le programme des nouveaux SNA de classe Astute, appelée à remplacer la classe Trafalgar, la Royal Navy a décidé de prolonger sa vie opérationnelle de 4 ans supplémentaires.
Tags: fuite, HMS Tireless, nucléaire, réacteur, Royal Navy, Royaume-Uni, SNA, sous marin







8 commentaires à “Un sous-marin nucléaire d’attaque britannique victime d’une fuite radioactive”
Il est tout de même incroyable qu’une nation comme l’Angleterre ne soit plus capable de produire des navires de guerre de très grande qualité. Elle est dépassée par des nations comme la France ou même les USA, alors qu’elle était la meilleure (sur le plan qualitatif) jusqu’à la moitié du XXème siècle.
Par Roland on fév 26, 2013
L’Angleterre a encore un savoir faire sur les navires de guerre, même si l’obsession des réductions de coût conduit forcément, au final, à réduire la qualité.
Le problème sur un réacteur nucléaire est plus spécifique au savoir faire nucléaire qu’au savoir faire navale, même si la Royal Navy connaît pas mal de problèmes sur ses sous-marins.
Par Fred on fév 26, 2013
Le Tireless porte mal son nom et semble avoir la poisse, dans la zone de Gibraltar il avait provoqué il y déja quelques années une sacrée bagarre diplomatique entre l’Espagne et le R-U.
Par Flak on fév 26, 2013
@roland
En tout cas pour les sous-marins, les anglais n’étaient pas les meilleurs, mais c’était l’Allemagne (d’ailleurs ils en font toujours des bons)
Par l'ancien cuirassier on fév 26, 2013
Petite orthogaffe a “menace de libéartion de produits”.
Par Frédéric on fév 27, 2013
C’est le K-19 britannique ?
Par Vroom535 on fév 27, 2013
Cherche plombier pour chaudière défectueuse.
Écrire au journal qui transmettra!
Par Platoon94 on fév 27, 2013
Les SNA Astute, un exemple parmi d’autres (porte-avions CVF, destroyer T45) d’équipement au coût exorbitant. Et dont on peut se demander s’ils sont bien adaptés au combat en zone littorale vu leur tonnage et leur tirant d’eau.
Par MP3 on fév 28, 2013