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Un officier russe condamné pour espionnage au profit des Etats-Unis

11 février 2012 – 13:56

Même si la guerre froide est terminée depuis la chute du mur de Berlin et l’effondrement de l’URSS, les affaires d’espionnage entre la Russie d’un côté et les Etats-Unis et, plus généralement, les pays membres de l’Otan de l’autre continuent.

En juillet 2010, un réseau d’agents du SVR, le service de renseignement extérieur russe héritier du premier directorate du KGB, avait été démantelé aux Etats-Unis après une longue enquête. Mais Washington n’est pas en reste.

Ainsi, un officier russe, le lieutenant-colonel Vladimir Nesterets, affecté en qualité d’ingénieur au cosmodrome de Plesstsk, dans le nord ouest de la Russie, vient de reconnaître, selon le FSB, d’avoir transmis « contre rémunération des informations concernant les missiles stratégiques de la dernière génération qui constituent un secret d’Etat ». Les engins en question pourraient être le Topol M ou le IARS

Cette affaire a été rendue publique après qu’un tribunal militaire a condamné l’officier à une peine de 13 ans « de camp à régime sévère ».

Trois jours plus tôt, le président russe, Dmitri Medvedev, a indiqué que le FSB avait, au cours de l’année 2011, démasqué près de 200 espions, parmi lesquels se trouvaient des citoyens russes. « Ces chiffres montrent que l’activité des services spéciaux étrangers ne faiblit pas, ils remplissent leur tâche » a-t-il souligné.

Si les Etats-Unis sont montrés du doigt à l’occasion de l’affaire « Nesterets », ils ne sont pas les seuls à s’intéresser de près à ce qu’il se passe en Russie. Ainsi, en octobre dernier, le FSB avait annoncé l’arrestation d’un ressortissant chinois qui s’intéressait d’un peu trop près aux codes sources des systèmes antimissiles S-300.

Par ailleurs, la Russie est fortement soupçonnée d’être impliquée dans une autre affaire d’espionnage. Mais au Canada cette fois. En effet, un officier de marine canadien âgé de 40 ans a été arrêté en janvier dernier pour avoir communiqué à une « organisation étrangère » des données secrètes concernant probablement l’Otan. Les autorités canadiennes sont restées relativement discrètes sur ce dossier mais selon des analystes, il ne fait pratiquement pas de doute que le GRU, le service de renseignement de l’armée russe, soit mouillé dans cette histoire.

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  1. 4 commentaires à “Un officier russe condamné pour espionnage au profit des Etats-Unis”

  2. Pas besoin d’avoir une guerre froide pour avoir des motifs d’espionnite aiguë. Ceux qui resteraient planté sur cette idée ont du soucis a se faire.
    La guerre économique elle a un champs d’investigation beaucoup plus large que le recherche de la suprématie par les armes….et ils sont nombreux à avoir compris cela depuis un moment. cette guerre n’est pas prête de se terminer.

    Par Nonmaisdisdonc on fév 11, 2012

  3. Perso ça me rassure. Il y a encore de quoi produire de bons James Bond…

    Par Myshl Mabelle on fév 11, 2012

  4. Ce que l’on voit, c’est que les Etats-Unis, en dépit de leur supériorité technologique, font tout pour faire en sorte que la Russie garde la tête sous l’eau.

    A l’heure où nos « alliés » américains nous mettent à genoux économiquement (Goldman&Sachs), il serait bon de redéfinir nos partenariats stratégiques.

    Si la Russie est si crainte, c’est qu’elle dispose d’un énorme potentiel.

    Le seul mal la guettant étant sa corruption endémique et sa dénatalité très inquiétante.

    Par Rumi on fév 11, 2012

  5. Partant de leur logique. Il est obligatoire d’aller à la recherche d’informations.
    Partant des USA, afin de garder leur « supériorité » mondiale. Et en tant que tel, c’est (encore une fois d’après leur logique) un devoir de le rester, donc de vérifier ce qui se passe là où il y aurait danger potentiel.
    Partant des russes, chinois et autres grandes puissances qui cherchent à s’imposer sur le plans internationales: afin de gagner du temps, de l’énergie et de l’argent.

    La guerre froide n’est pas la cause, mais un point fort de ces faits, la guerre étant semi-déclarée car les russes cherchaient à s’imposer dans la grande région Europe-Moyen-Orient-Asie.

    Mis en déclin, le danger est moins fort mais toujours présent.

    Par Noway on fév 12, 2012

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