Les armées vont supprimer 1.000 postes en Polynésie française

Les armées vont sérieusement réduire leur présence en Polynésie française. Cela ne constitue pas une surprise puisque cela a été prévu par la réforme de la carte militaire, dévoilée en juillet 2008.

Le contre-amiral Jérôme Régnier, le commandant supérieur des forces armées en Polynésie française depuis l’été dernier, a abordé la question au cours d’un entretien accordé au journal La dépêche de Tahiti.

Ainsi, dans le cadre de la Révision générale des politiques publiques (RGPP), ce sont 1.000 postes qui seront supprimés d’ici à 2016 en Polynésie. Près de 750 militaires seront concernés par cette réduction d’effectifs, ainsi que 250 civils.

En juillet, les effectifs déployés en Polynésie s’élevaient à 2320 militaires, dont 700 pour l’armée de Terre, 200 pour l’armée de l’Air, 600 pour la Marine nationale, 540 pour la Gendarmerie nationale et 280 au titre du service militaire adapté.

Concrètement, le Régiment d’Infanterie de Marine du Pacifique – Polynésie (RPIMaP-P) laissera la place à deux compagnies à partir de 2012 et la base aérienne 190 va disparaître au profit d’un « détachement air ». Quant à la Marine nationale, qui dispose actuellement d’une frégate de surveillance, d’un BATRAL, de 2 Patrouilleurs P400 et de 3 avions de type Guardian avec la flotille 25F, va également réduire la voilure.

Bien évidemment, qui dit suppression de poste signifie réduction des moyens, et donc des missions. Les forces armées présentes dans l’archipel polynésien doivent notamment veiller sur une zone économique exclusive de 5 millions de km2 et à participer aux tâches de service public.

Pour la Marine, il s’agit aussi d’assurer la surveillance des pêches. Or, depuis 2003 et le sommet France-Océanie, des mesures ont été prises pour renforcer cette dernière, ce qui s’est traduit par une hausse importante des missions dévolues aux marins, qui viennent de perdre le BATRAL Dumont d’Urville, désormais basé à Fort de France, et qui s’attendent à voir partir leurs deux P400 (La Railleuse et La Tapageuse) au cours des deux ans qui viennent.

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